Bonjour tout le monde !
J'espère que la reprise n'est pas trop dur ! Même si ça l'est pour moi _ (je suis actuellement en cours à la fac mais chuuuut faut pas le dire)
Je suis super contente d'avoir reçue toutes vos reviews ! :D Merci à tout le monde :D
Allez, je mets fin au suspence ;)
Chapitre 30 : Catabase
Si on remontait à la naissance de Bilbo, celui-ci avait connu plusieurs tournants majeurs durant son existence. Quand il vient au monde il fut un bébé hobbit comme les autres : pleurant peu mais avalant goulûment le lait maternel. Plus tard, le côté Touque de son être prit le dessus vers ses quatre ans et il devient un enfant téméraire qui passait son temps à tenter d'explorer au delà des limites du petit monde que s'était composé les hobbits de la Conté. Cela durant longtemps, il se fit même une petite réputation au près des autres résidents mais tous le considéraient avec un sourire attendrit, même si être si aventureux était mal vu, tout le monde connaissait le petit Bilbo et trouvait ce côté plus attendrissant qu'autre chose.
Puis, un drame s'était produit. Enfin, tout le monde considérait ça comme étant normal mais pour Bilbo ce fut le plus grand choc de sa vie. Il vécu la mort de ses parents presque coup sur coup, et même si cela pouvait paraître étrange, après tout sa mère avait eu une longue vie et il avait dû la laisser partir alors qu'il avait bien 44 ans, cela le marqua profondément. Le jeune hobbit téméraire laissa place au Bilbo Baggins propre sur lui que Thorïn Okanshield rencontra plusieurs années plus tard. Cela peut paraître idiot mais Bilbo avait grandi dans la Comté, un coin tranquille et reculé de la terre du milieu, et pour lui la mort avait toujours été quelque chose de lointain et de vague qui n'arrivait qu'aux autres. Et la disparition de ses deux parents lui avait fait brutalement prendre conscience de la vérité : La vie pouvait vous être ôtée à n'importe quel instant.
Mais l'aventure qu'il avait vécue dans la compagnie de Thorïn lui avait fait oublié cette horrible vérité qu'il avait pourtant durement acquise. Alors, quand il se retrouva avec la dépouille sans vie de celui-ci dans les bras ce fut un choc pire que celui qui lui avait ouvert les yeux une première fois. La douleur qui lui transperça le cœur tandis que son ami prononçait ses derniers mots faillit le rendre fou de tristesse. Alors qu'il pensait ne pas pouvoir se sentir plus mal que ça il vit Niniel arriver vers eux d'une démarche hésitante et un air hagard sur le visage. L'horreur de la scène était tout simplement indescriptible et aussi insupportable. Le peu qu'il pouvait imaginer de la douleur de son amie ne faisait que le rendre encore plus malheureux. Ce jour là, à cet instant là, ils étaient les deux êtres les plus tristes de la Terre du Milieu.
C'est pour ça que quand Thorïn se redressa soudainement en toussant violemment comme s'il venait de se noyer, Bilbo faillit mourir littéralement de peur.
-Thorïn ! S'écria le hobbit sans oser en croire ses yeux.
Le nain avait le regard hagard comme s'il ne savait plus ce qu'il faisait ici mais petit à petit Bilbo vit son regard redevenir plus net, plus brillant et reprendre son air qu'ils lui connaissaient tous.
-Bilbo ? Que s'est-il passé ? Demanda t-il d'une voix enrouée. J'étais pourtant sur... La mort m'avait prise.
Il regarda avec perplexité ses mains devant ses yeux et agita mollement ses doigts sans sembler vraiment y croire.
-Níniel ! S'exclama Bilbo réalisant soudain que la jeune femme voudrait sûrement voir ça.
Elle était toujours là, mais elle ne bougeait pas, la tête repliée dans ses bras comme si elle voulait cacher son visage. Peut-être s'était-elle évanouie de chagrin ? Bilbo ne pouvait que la comprendre, il avait lui aussi vraiment crû que Thorïn était mort.
-Níniel ? Fit à son tour Thorïn en entendant Bilbo le faire.
Son regard tomba alors sur son corps inanimé.
-Qu'est-ce qu'elle a? Demanda t-il soudain plus inquiet pour elle que pour son étrange résurrection.
-Je... Je ne sais pas, bredouilla Bilbo qui pensa soudain au bébé mais ne pu se résoudre à l'évoquer devant Thorïn sans la permission de la mère.
Le nain se releva brusquement, complètement paniqué, apparemment revenir de la mort l'avait complètement bouleversé et toutes ses réactions passaient directement à l'extrême, Bilbo pouvait presque voir des larmes dans ses yeux.
-Niniel ? Appela doucement Thorïn en la touchant à l'épaule.
Ils virent alors tout les deux avec une horreur indescriptible et une lenteur, qui sembla calculée précisément pour les faire souffrir le plus possible, la tête de Níniel dodeliner sans résistance sur son cou.
-Níniel ! Hurla le nain en la prenant carrément dans ses bras.
Mais elle ne bougeait plus, aucuns signes ne pouvaient leur indiquer qu'elle était vivante c'était même tout le contraire. Ses paupières restaient hermétiquement closes, sa poitrine ne se soulevait plus au rythme de sa respiration, sa peau était même gelée. Bilbo regarda horrifié Thorïn devenir comme fou : il secoua la demi-elfe pour la réveiller et il eut envie de lui hurler de faire attention au bébé mais si Niniel était morte, alors lui aussi.
-Qu'est-ce qu'il se passe ici ?! Tonna une voix qui ne fit retourner que Bilbo comme si pour Thorïn rien d'autre n'existait à cet instant que le corps de la femme qu'il aimait.
-Níniel est... Elle ne respire plus, souffla Bilbo toujours en état de choc.
Gandalf se précipita à son chevet, repoussant sans ménagement Thorïn malgré sa résistance, il prit le pouls de Níniel, regarda ses pupilles puis posa sa main sur son front en fermant les yeux et en marmonnant des paroles incompréhensibles qui firent frissonner Bilbo. Soudain, le vieux mage se redressa, les dépassant de toute sa stature, et son regard pétilla.
-Elle n'est pas morte, déclara t-il enlevant du même coup un énorme poids qui pesait sur le cœur de Thorïn. Mais elle est en danger, il faut lui donner des soins immédiatement !
La nain reprit le corps de la femme qu'il aimait dans ses bras et se mit à courir comme si sa propre vie en dépendait. Il voulait plus que tout la sauver, il n'avait aucune idée de ce qui avait pu se produire pendant le temps où il était restait inconscient (même s'il était presque sur d'avoir été mort pendant ce laps de temps), mais en tout cas Níniel ne devait pas mourir. Pourquoi les dieux l'auraient ressuscité lui si c'était pour lui enlever ce qu'il avait de plus précieux au monde ? Une petite voix pernicieuse lui souffla que c'était peut-être car il l'avait abandonnée et maltraitée. Il savait que cette voix avait raison mais dans l'immédiat il devait d'abords la sauver, il s'occuperait ensuite de comment il pourrait se racheter.
S'il pourrait se racheter un jour.
Ils arrivèrent tout les trois en trombe dans le campement elfe et ils durent se débattre pour que quelqu'un s'occupe de Niniel. Il y avait des blessés partout, des personnes (elfes, humaines, ou naines) hurlaient de douleur tandis que des médecins s'occupaient d'eux comme ils pouvaient, avec les moyens du bords. La guerre avait été terrible et beaucoup n'en ressortiraient pas indemne. Mais heureusement un elfe que Thorïn n'aurait pas souhaité voir de si tôt apparut devant eux. Thranduil regarda d'un air hautain le nain qui lui faisait face avec un dégoût visible jusqu'à ce que son regard tomber sur le corps inanimé de Níniel qu'il portait toujours dans ses bras. Le roi sous la montagne aurait juré avoir vu durant une fraction de seconde un air inquiet se peindre sur le visage de l'elfe mais il reprit rapidement contenance.
-Suivez moi, ordonna t-il et sa voix ne souffrait aucunes protestations.
Thorïn ne chercha même pas à répliquer, il savait que s'il voulait la sauver il devrait se fier à son pire ennemi. Il les guida jusqu'à une tente qui servait d'infirmerie, plusieurs malades étaient déjà entrain de se faire soigner par des médecins elfes, Thranduil la traversa sans s'arrêter et dès qu'il tomba sur un médecin qui sembla moins chargé que les autres il lui ordonna de le suivre en elfique, celui-ci ne pouvait désobéir à son roi, obéit. Ensuite, le roi les emmena jusqu'à sa tante et fit signe à Thorïn de déposer Niniel. Il le fit, non pas sans lui lancer un regard noir au préalable qui signifiait bien qu'il ne lui faisait toujours pas confiance.
Thranduil donna un nouvel ordre en elfique mais ils comprirent tous qu'il demanda au médecin de soigner Niniel. Et pour la première fois le roi elfe et le roi nain furent d'accord.
L'infirmier elfe les jeta en-dehors de la tente à grands renforts de coup de bâtons qui chassèrent les plus résistants (surtout Thorïn qui refusait de bouger, l'entêtement des nains n'est pas légendaire pour rien). Ils se retrouvèrent tout les quatre devant la porte, complètement perdu et sans trop savoir quoi faire. Ils avaient tous la même boule d'inquiétude logeait dans leur poitrine qui les tenait en perpétuel état de peur. Gandalf semblait soudain tellement vieux que Bilbo crût un instant qu'il ne supporterait pas tout ce stress, tandis que lui aussi avez un visage affreusement pâle sur lequel se disputait une anxiété visible et un quelque chose d'autre que lui même ne parvenait pas vraiment à identifier. Quant à Thorïn il jeta un regard noir à Thranduil qui s'en alla sans dire un mot de plus, pour le nain sa seule façon de s'exprimer était au travers de sa colère mais il ne restait plus personne sur qui passer légitimement ses nerfs. Tout ça car il était incapable de juste s'inquiéter pour Níniel, il avait besoin de se mettre en rogne pour exprimer la douleur sourde qui lui comprimait le cœur.
La bataille avait duré plus qu'une journée et le temps qu'ils rapatrient leur amie chez les elfes la nuit était tombée. Maintenant, les étoiles luisaient doucement dans le ciel noir qui les regardait tous de haut, Thorïn sentait toujours cette rage sourde en lui qui menaçait de déborder mais depuis qu'il avait réussit à la faire taire et à reprendre le contrôle, il refusait de se laisser à nouveau dominer. Personne n'avait encore pu lui dire d'où était venu cette soudaine folie, et encore moins lui dire comment il avait mystérieusement ressuscité d'entre les morts pourtant, à cet instant précis, la seule chose qui l'inquiétait était l'état de Niniel. L'infirmier avait fait garder la porte par des gardes (après la trentième tentative d'invasion du roi nain, et celles tout aussi nombreuses du reste de la compagnie composait d'une douzaine de nains, on pouvait aisément comprendre que sa patience soit à bout).
Les elfes pouvaient maintenant admirer une jolie brochette de nains qui se tordaient les mains avec un air doublement inquiet puisque Fili avait rejoint Níniel sous la tente pour un traitement intensif suite à ses blessures toutes aussi inquiétantes. Finalement, alors que le soleil commençait à darder ses timides rayons sur l'horizon, le tissu qui servait de porte à la tente bougea pour enfin laisser sortir l'infirmier. Ils se retrouva immédiatement questionné, bousculé par toute une compagnie de nains, d'un hobbit, d'une drôle d'humaine rousse à moitié hystérique et d'un magicien qui posaient tous leurs questions en même temps. Il dût presque crier pour se faire entendre mais cela marcha comme par magie.
-Suivez moi, les invita t-il.
Sur le premier lit ils trouvèrent Fili qui semblait s'en sortir plutôt bien Kili se jeta sur lui en hurlant de joie accompagnée d'Aslinn qui tentait de contenir ses émotions malgré les larmes plus que visibles qui coulaient sur ses joues.
-Haha, je n'étais pas du tout inquiète, protesta t-elle sous le regard entendu de Fili.
-Votre neveu est résistant, fit l'infirmier en s'adressant directement à Thorïn. Il s'en sortira très bien s'il reste au repos pendant quelques temps. AU REPOS, insista t-il quand il remarqua Kili qui tentait d'écraser son frère sous le prétexte d'un prétendument câlin fraternel.
Thorïn jeta un regard noir à ses neveux qui se reprirent immédiatement, en même temps Fili avec un bras cassé et de multiples bleus aurait eu du mal à faire autre chose. Puis, l'infirmier l'invita à le suivre jusqu'au lit qu'occupait Niniel. Le roi remarqua avec un pincement au cœur qu'elle n'était toujours pas réveillée, il avait bêtement espéré que son état ce serait amélioré mais il devait se rendre à l'évidence : son état ne faisait que s'empirer.
-Pour elle je ne sais pas quoi vous dire, avoua l'infirmier. Physiquement à part quelques blessures et contusions elle n'a rien de très important, une grande fatigue mais ce n'est pas dramatique. C'est comme si toute volonté de vivre l'avait quittée. Ou qu'elle attendait quelque chose pour se réveiller.
-Plus la volonté de vivre, répéta Thorïn dans un murmure.
Avec effrois il comprit que ce qui pouvait la pousser à inconsciemment ne pas vouloir se réveiller ne pouvait qu'être les événements qui s'étaient déroulés à Erebor. Il serra ses poings jusqu'à sentir du sang couler entre ses doigts là où ses ongles avaient déchiré la paume de ses mains, mais même cette douleur ne suffit pas à apaiser celle qui lui trouait la poitrine. A ce moment là, Bilbo se glissa parmi eux ainsi qu'Aslinn et Balïn.
-De plus, continua l'infirmier, l'enfant est toujours là, je pense pas qu'il risque quelque chose dans l'immédiat. Mais si elle ne se réveilla pas bientôt je ne pourrais plus rien faire pour lui. Ni pour elle puisque je ne peux que difficilement l'alimenter.
Il y eut un grand silence durant lequel tout le monde, à part Thorïn qui semblait être le seul à ne pas avoir remarqué l'évidence, s'entre-regarda d'un air coupable.
-De quoi ? Fit Thorïn qui avait sentit son cœur s'arrêter de battre tandis que même sa respiration se stoppait. L'enfant ?
-Oui, elle est enceinte d'un peu plus de deux mois, expliqua l'infirmier. Vous ne... Saviez pas, comprit-il trop tard.
Balïn se sentit emplis de pitié pour Thorïn, il posa sa main sur son épaule comme pour le rassurer mais celui-ci ne sembla même pas le remarquer.
-Ce n'est pas de ta faute, tenta t-il de le convaincre.
-Pas de ma faute ? S'emporta Thorïn. Mais tout est de ma faute ! Si je... Tout ça ne serait pas arrivé ! Elle était enceinte !
Thorïn avait l'impression que tout s'écroulait autour de lui mais alors qu'il se sentait perdu dans un flot d'émotions qui le dépassaient quelqu'un vient lui rajouter un supplément : Thranduil pénétra dans la tente en tenant une certaine pierre dans les mains. Tout les nains présents se retournèrent vivement tandis que Bilbo devenait blême.
-Nous avons retrouvé l'arkenstone, déclara t-il puis comme s'il tenait un cailloux vulgaire il le laissa tomber dans les paumes de Thorïn. Faites en ce que vous voulez.
Puis, sans plus se préoccuper de lui, Thranduil se mit à parler à l'infirmier en elfique d'un air très préoccupé et presque inquiet. Balïn et Bilbo regardaient Thorïn avec appréhension, tout deux craignaient l'impacte qu'aurait la pierre sur le mental déjà fragile de leur roi. Pourtant, tout ce qu'il se passa fut un rire nerveux qui finit rapidement par un air noir et désabusé.
-C'est vrai qu'il brille beaucoup, fit Thorïn d'un ton terrible.
Puis, il prit la main de Balïn et posa la pierre dedans puis il posa l'autre sur son épaule.
-Gardes là pour moi mon ami, j'en aurais bientôt besoin, expliqua t-il.
Il se retourna sans même attendre l'accord du vieux nain qui se sentit partagé devant la réaction de son souverain. Quelque part il était soulagé que la pierre ne lui ait pas à nouveau fait perdre la raison comme à Erebor, mais d'un autre côté sa façon terriblement désabusé de réagir avait quelque chose d'encore plus inquiétant. Il ne savait pas ce que cela pouvait signifier ni impliquer mais il ne pouvait que se fier en Thorïn et prier pour que tout ce passe bien.
-ça me fait mal de le dire mais il est le seul qui pourrait la réveiller, fit Aslinn qui venait d'arriver en silence.
Bilbo hocha péniblement de la tête.
Ils le regardèrent tout les trois s'asseoir à ses côtés, il lui prit tendrement la main avant de la porter à ses lèvres et d'y déposer un baiser chaste. Puis, avec toujours autant de précaution ils le virent tous se pencher à son oreille pour lui murmurer quelque chose qu'ils ne purent pas entendre, et tout en parlant il lui caressait tendrement les cheveux dans une caresse apaisante et emplit d'amour. Cette vision avait quelque chose de troublant qui prenait au cœur : Thorïn avait abandonné toute sa fierté et ce qui avait pu détruire celle qu'il aimait. Il ne semblait rester plus qu'un amour sans borne uniquement tourné vers le bien-être de son aimée. Leurs mains restèrent soudées et il continua de lui parler un long moment, sans s'arrêter comme s'il avait énormément de choses à lui dire. Personne ne su jamais ce qu'il avait bien pu lui murmurer cette nuit là à l'oreille. Pourtant, quand plusieurs heures plus tard il se recula légèrement et arrêta de parler les yeux bleus de Níniel s'ouvrirent en grand et un sourire éclatant naquit sur ses lèvres.
-Tu es revenu, fit-elle simplement en souriant comme si c'était le plus beau jour de sa vie.
Alors qu'est-ce que vous en avez pensé? :D Dites moi touuut :D
Je suis trop gentille pour les faire mourir u_u Par contre, il y a une explication là-dessous, mais je vous expliquerais ça plus tard ;)
