Bonjour tout le monde !
Je suis en plein partiels et poster sur fanfiction m'étais complètement sorti de la tête ! gomen
Du coup, il n'y aura qu'un chapitre cette semaine et sûrement aucun la semaine prochaine, vraiment désolée mais je n'ai pas le temps d'écrire (sauf miracle) :s
En tout cas, une fois tout ça fini promis je reviens ! :p
Bonne lecture ;)
Chapitre 2 : Thranduil, le diabolique
Quand Thorïn rentra dans leur chambre il découvrit Alrin en pleure dans son berceau et Thindra était introuvable. Le roi récupéra son fils et tenta d'apaiser son chagrin en songeant que sa fille devait sûrement être quelque part en vadrouille dans la montagne. Il était presque sûr qu'elle était allée voir Dwalïn qu'elle affectionnait tout particulièrement. Tout en berçant tendrement Alrin dans ses bras il fit le tour de leur chambre, qui était plus une suite, et ne trouva Níniel nul part. Il sentit son cœur se serrer doucement et retient un soupir.
Il était de plus en plus difficile pour lui de la voir partir ainsi. Chaque fois la culpabilité qu'il ressentait se faisait plus cruelle. Il était persuadé que si elle fuyait ainsi c'était à cause de ce qu'il s'était passé lors de sa crise de folie. Il n'en avait plus eu depuis lors mais il avait l'impression que Níniel craignait toujours sa présence. Le pire dans tout ça, c'était qu'il ne se souvenait plus exactement de ce qu'il avait fait mais le peu qu'il avait appris de ses amis, la jeune demi-elfe refusait de lui en dire plus, suffisait à l'emplir de honte.
Thorïn décida d'aller marcher pour essayer de se changer les idées. Alrin s'était rendormi dans ses bras mais il appréciait le contact de son nourrisson contre son torse, c'était quelque chose que de tenir ainsi son enfant dans ses bras. Il marcha tranquillement jusqu'à un des balcons de la montagne qui donnait vu sur Dale. Les gardes le saluèrent respectueusement et certains chuchotèrent sur son passage en le voyant avec son fils. Dans la tradition naine il était plus que rare de voir un roi s'occuper de ses enfants à moins que ce soit un fils en âge d'apprendre à se battre. Pourtant, au lieu de dénigrer leur roi, les gardes se sentirent toucher de cette vision qui leur donnait l'impression d'un souverain plus attacher aux valeurs de la famille qu'à l'or. Mais, Thorïn était loin de se douter de ce que pensaient ses hommes quand Ori s'approcha de lui l'air inquiet.
-Ori, mon ami, qui a t-il ? Demanda t-il.
-Je... Níniel est partie, je suis désolée Thorïn, s'excusa le jeune nain qui savait combien cette nouvelle pouvait faire souffrir son souverain et ami.
-Je sais, avoua t-il en tentant de dissimuler sa peine derrière un sourire de façade, merci de m'avoir prévenu.
Il lui serra l'épaule puis continua son chemin jusqu'à un endroit un peu à l'écart où il pu s'asseoir tout en contemplant le paysage. Depuis deux ans les choses avaient bien changé : ils avaient replanté des arbres, Dale se reconstruisait. Pourtant, il manquait quelque chose de crucial à Thorïn, quelque chose qu'il n'avait pourtant pas cherché à obtenir dans cette quête, mais qui lui était maintenant indispensable.
Son fils s'agita doucement dans ses bras.
-Chuut, ça va aller, le rassura t-il. Ta mère est partie mais je sais qu'elle t'aime, je m'occuperais bien de toi, tu verras, elle sera fière de nous.
Pendant qu'il disait cela sa gorge se serra et il ne pu retenir une larme de couler le long de sa joue avant de se perdre dans sa barbe.
Aslinn qui cherchait Thorïn l'entendit prononcer ces mots et elle serra les poings. Níniel, mais que fais tu... Pourtant, malgré tout, la jeune humaine ne perdait pas espoir en son amie : elle la connaissait, elle savait qu'elle ne pouvait pas abandonner ceux qu'elle aimait. Même s'il lui faudrait sûrement du temps pour le réaliser.
La nuit avait été courte pour Thorïn, même si Thindra dormait avec lui quand sa mère n'était pas là et était plutôt sage, Alrin lui n'arrêtait pas de se réveiller et sans Níniel pour lui donner le sein il devait compenser avec du lait de chèvre. Finalement, le soleil se leva et il n'avait pas du dormir plus que quelques heures.
Il devait revêtir son habit royal et assister à la séance du matin sur son trône d'où il recevait les émissaires et les gens du peuples. Il prit Alrin dans ses bras et Thindra à peine réveillée par la main. Thorïn se présenta devant les appartements d'Aslinn qui heureusement était elle aussi réveillée. Les cernes sous ses yeux lui apprit qu'elle avait dû passer le même genre de nuit que lui.
-Mauvaise nuit, hein, soupira t-elle en tenant son bébé dans les bras. Maya ne fait toujours pas ses nuits...
-Pareil pour Alrin, expliqua Thorïn.
Ils se mirent à sourire devant leur état pitoyable et Aslinn s'étonna de cette nouvelle complicité qui c'était développée entre eux alors qu'elle avait toujours eu du mal à accepter Thorïn.
-Allez, laisse moi m'occuper de tes enfants et va rejoindre ton trône, le taquina t-elle en tendant la main pour récupérer Alrin.
-Merci, fit Thorïn, sincèrement.
Aslinn lui dédia un sourire puis retourna s'occuper des trois enfants. Elle eut un autre sourire plus sadique en imaginant ce qu'allait subit Fili avec autant d'enfants dans la même pièce. Déjà qu'il avait du mal à s'occuper de leur fille...
Thorïn avait revêtu sa lourde cape brodée, une tenue princière et une couronne sertie de diamants blancs était posée sur sa tête. Il reçu patiemment tout les représentants, principalement des nains et régla quelques différents entre des habitants de Dale et des nains d'Erebor. Balïn se tenait à ses côtés et l'aidait à diriger la séance, Thorïn songea qu'il avait bien de la chance de l'avoir avec lui car ces journées pouvaient des fois s'avérer difficile avec des dizaines de cas différents à traiter le plus justement possible. Le vieux nain l'aidait à les préparer pour qu'il ne soit pas pris au dépourvu le jour venu. Et, c'est pour ça qu'il n'aimait pas ceux qui venaient à l'improviste. Comme cela se produisit.
Balïn se pencha vers Thorïn pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille.
-Thranduil vient d'arriver, il souhaite annoncer quelque chose, expliqua t-il brièvement. Apparemment il n'est pas venu seul.
-Merci.
Thorïn fronça les sourcils, pourquoi diable cet elfe venait-il l'enquiquiner. Bien qu'ils soient en meilleur terme depuis la bataille des cinq armées, le nain avait toujours du mal à apprécier le roi elfe.
-Faites le entrer, déclara t-il finalement.
Thranduil apparut accompagné de quatre de ses gardes elfes. Le roi elfe était habillé de façon luxueuse, une couronne d'argent cernée sa tête, tout cela donnait un mauvais pressentiment à Thorïn. La façon dont le roi elfe se présentait laissait présager quelque chose de très important. Et qui n'allait sûrement pas lui plaire.
-Je vous salue, Thorïn, Roi sous la montagne, déclara Thranduil avec une déférence marquée.
-Je vous salue à mon tour Thranduil, Roi des elfes sylvains, répondit Thorïn avec autant de politesse qu'il pouvait. Que me vaut l'honneur de votre présence en mon humble royaume ?
Thranduil prit son temps pour répondre, son sourire s'accentua et Thorïn eut la confirmation que la suite n'allait pas lui plaire. Le roi elfe observa ceux qui étaient présents : la garde naine du Roi, certaines personnes du peuple, le conseil du Roi (composé essentiellement des nains présents lors de sa quête), puis il répondit.
-Il m'est apparu que nos deux royaumes liaient une amitié des plus sincères, et il insista sur le mot, et des plus importantes pour nos deux peuples. C'est pour cela qu'il serait temps que nos deux royaumes soient liés par plus qu'une simple amitié. Je vous propose donc un mariage. Il est de notoriété publique que vous n'avez pas de femmes et que vous avez déjà refusé plusieurs propositions. Pourtant, j'espère que vous n'oserez pas refuser celle-ci. Car ce n'est pas un simple mariage que je vous offre mais un gage d'une paix et d'une amitié sincère pour nos deux peuples.
Thorïn était tellement choqué par ces paroles qu'il ne se rendit pas compte tout de suite que Thranduil s'était tu. Celui-ci en profita pour faire un mouvement vers ses guerriers : ceux-ci introduirent alors la personne dont il était question : la mariée. Celle-ci était vêtue entièrement de blanc, avec une robe cousue en fin fil d'ivoire qui donnait l'impression qu'elle était une étoile, son voile recouvrait entièrement son visage mais laissait deviner les oreilles elfes qui pointaient de chaque côté de son visage. La jeune elfe s'avança jusqu'au pied des marches menant au trône et y resta immobile et silencieuse, attendant la réponse du roi sous la montagne.
Thorïn repris difficilement contenance, il dut faire un effort colossale pour reprendre le dessus sur son agacement. Il haïssait par dessus tout ces demandes en mariage qu'il se faisait un point d'honneur de refuser systématiquement. Mais ce qui l'insupportait encore plus c'était que Thranduil, le propre père de Níniel, puisse trahir sa fille ! Il ne savait pas s'il cherchait à tester son amour envers Níniel ou quoi que ce soit mais son comportement le mettait hors de lui.
Thorïn se redressa de toute sa stature près à expliquer le fond de sa pensée mais Balïn l'interrompis avant qu'il n'ait eu le temps de prononcer un seul mot.
-Nous vous remercions pour cette demande des plus appréciables, Lord Thranduil, mais le Roi ne peut donner sa réponse sans avoir consulté son conseil. Nous vous prions de nous excuser le temps que nous nous réunissions.
Thranduil hocha la tête avec son sourire en coin pour leur signifier son accord.
Balïn retient un soupir de soulagement puis entraîna Thorïn à sa suite. Celui-ci le suivit sans accorder un seul regard à la mariée qui attendait patiemment.
A peine furent-ils entrés dans la salle du conseil que Thorïn laissa éclater sa colère :
-Il est hors de question que j'épouse qui que ce soit d'autre que Níniel ! S'emporta t-il. J'espère bien qu'aucun de vous n'as à voir avec cette mascarade !
-Thorïn calmes toi, lui demanda Balïn d'un air apaisant. Tu sais très bien que nous voulons tous que Níniel soit notre reine. Mais, tu sais aussi bien que moi qu'il te faudra prendre une épouse et pas une qui reste ici une fois par an. Thranduil t'offre une chance inespérée de faire une paix durable avec les elfes !
-Il pourrait me proposer une paix durable avec n'importe qui ma réponse serait toujours la même ! Je ne vois pas en quoi il m'est nécessaire de prendre une autre épouse ! J'ai déjà un fils pour prendre ma suite !
-Thorïn... Alrin ne peut pas être reconnu officiellement, tu le sais aussi bien que moi. Aux yeux de nos lois c'est un bâtard sans mère, pour qu'il soit reconnu il faut que tu épouses quelqu'un qui le reconnaisse comme son fils.
-C'est hors de question Balïn. Cela ne sert à rien, j'ai pris ma décision et elle ne changera jamais.
Le vieux nain poussa un soupir à fendre le cœur qui apaisa la colère de Thorïn. Celui-ci s'approcha de son vieil ami et conseiller, puis il posa une main sur son épaule.
-Je sais que tu fais ça pour mon bien, apprécia t-il, mais comprends moi. J'aime Níniel.
Balïn plongea son regard dans celui bleu de son roi et y lu tout ce qu'il ressentait pour la jeune demi-elfe. Il ne pouvait pas lutter contre ça.
-Allons apporter ton refus à Thranduil alors, s'avoua t-il vaincu.
Tout le monde attendait dans la salle du trône et tout le monde se demandait ce qu'il allait se passer. Est-ce que leur roi allait refuser une telle proposition ? Ou l'accepter ? Le silence se fit instantanément quand Thorïn refit son apparition. Celui-ci n'accorda pas un seul regard à la marié et concentra son regard sur Thranduil.
-Je décline ton offre généreuse Thranduil, il est impossible pour moi de prendre épouse.
Le sourire narquois du roi elfe s'accentua un peu plus tandis qu'il s'avançait pour rejoindre la mariée.
-Es-tu sur de vouloir refuser alors que je ne t'ai pas encore présenté ta future mariée ? Demanda t-il en tentant de le faire douter.
-Je n'ai pas besoin de la voir, et tu sais très bien pourquoi, répliqua froidement Thorïn que ce petit jeu commençait à mettre hors de lui.
Mais, Thranduil ne se laissa pas impressionner par la colère du Roi sous la montagne et il se posta derrière la mariée pour que Thorïn puisse la contempler. Puis, il plaça ses mains de chaque côté de son voile avant de le retirer lentement.
Thorïn sentit sa colère retomber brusquement tandis que toutes pensées quittées son esprit. Balïn à côté de lui laissa échapper un hoquet de stupeur.
-Celle que je te propose d'épouser Thorïn fils de Thraïn fils de Thror n'est personne d'autre que ma propre fille de sang, la princesse de mon royaume Níniel fille de Thranduil.
Níniel dédia un sourire intimidé à Thorïn et celui-ci fut bien incapable de lui rendre tellement il était surpris. La jeune femme commença à se demander si cela avait été une bonne idée en fin de compte au vu de la réaction du Roi sous la montagne qui continuait de la fixer avec un air abasourdi. Elle tendit sa main vers la sienne et leurs doigts se frôlèrent à peine mais cela suffit à Thorïn pour reprendre pieds.
-Níniel, murmura t-il.
Elle hocha la tête en souriant. Thorïn lui attrapa la main et la serra brièvement dans la sienne en lui souriant. Puis, il la contourna pour se mettre face à Thranduil qu'il jugea de toute sa hauteur. Avant, d'incliner profondément la tête.
-Merci.
Le sourire narquois de Thranduil disparut de son visage tandis qu'il se faisait plus grave mais aussi plus fier.
-Il était temps que nos peuples s'unissent, déclara t-il. Mais, c'est mon enfant que je te confie, prends en soin où tu devras en répondre.
Níniel faillit soupirer devant son comportement surprotecteur mais elle préféra les laisser faire : ce moment était cruciale.
-Vous pouvez compter sur moi, promis t-il.
Puis, Thorïn se tourna vers elle avec un air grave sur le visage. Il la contempla encore quelques secondes puis posa un genou à terre.
-Níniel, fille de Thranduil, acceptez vous de m'épouser ? Demanda t-il humblement.
-Oui, accepta t-elle la voix tremblante d'émotion.
Elle lui prit la main et le força à se relever, horriblement mal à l'aise de le voir agenouiller devant elle ainsi. Il lui dédia son plus beau sourire avant de s'adresser à son peuple encore présent dans la salle du trône.
-Mes amis, après toutes ces années il est temps qu'Erebor retrouve une reine à sa tête. Notre maison va pouvoir assister à un nouveau mariage !
Tout le monde se mit à applaudir, même les gardes nains présents. Balïn essuya discrètement une larme, heureux de voir enfin les choses rentrer dans l'ordre. En son cœur, il fut comblé de voir que Níniel avait réussi à trouver une solution à leur situation : devenir la fille légitime du Roi Thranduil était la seule façon de la légitimer aux yeux de leur peuple. Enfin, cette famille pourrait être heureuse.
Thorïn regardait avec un air comblé sa famille : Níniel s'occupait de leurs enfants avec patience, ceux-ci peu habitués à avoir leur mère tout les jours en profitaient pleinement. Enfin, surtout Thindra. La jeune naine-elfe-humaine voulait tout faire comme sa mère qu'elle avait idéalisé pendant ces deux ans et finalement elle la trouvait moins impressionnante que son oncle Dwalïn. Pourtant, elle restait à ses côtés pour observer le moindre de ses gestes comme si elle avait peur qu'elle disparaisse si elle la perdait des yeux ne serait-ce qu'une seconde. Níniel ne pouvait pas lui reprocher ce comportement : après tout c'était de sa faute si sa fille ressentait cette peur. Du coup, elle s'occupait d'elle autant qu'elle pouvait, découvrant les joies d'être une vraie famille.
Thorïn s'approcha d'eux et récupéra Alrin dans ses bras qui commençaient à s'agiter, il se calma instantanément dans les bras de son père ce qui fit soupirer Níniel.
-J'en connais un qui aime son père, ironisa t-elle en lui tirant la langue.
-C'est la solidarité masculine, plaisanta le roi sous la montagne. Je vais voir Bilbon, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu.
-Je viens avec toi, fit Niniel mais Thindra la retient par son pantalon.
-Apprends moi à tirer à l'arc maman, supplia t-elle avec un air déterminé.
-Je crois qu'elle est aussi têtue que toi, se moqua Thorïn.
-Ou que toi, répliqua la jeune mère. D'accord Thindra, amuses toi bien avec Bilbon.
-Comptes sur moi.
Thorïn se pencha pour l'embrasser puis la laissa apprendre les rudiments de l'archerie à sa fille.
-Bilbon ! S'exclama Thorïn en voyant son ami.
Le hobbit fut saisit d'une certaine émotion en revoyant le roi sous la montagne, il se souvenait de la bataille comme si c'était hier et il avait encore l'impression de le revoir gisant sur la glace après son combat contre Azog. Pourtant, il était bien là, en face de lui, tenant son enfant dans ses bras, et Bilbon remerciait les dieux pour avoir eu la chance de voir ça.
-Thorïn, fit-il à son tour, alors c'est à ça que ressemble le bout de choux dont j'ai assisté à la grossesse, plaisanta t-il en s'approchant d'Alrin.
-Tout le monde à assisté à la grossesse de Níniel sauf moi si j'ai bien compris, se vexa à moitié Thorïn.
-Désolé, s'excusa Bilbon qui n'avait pas pensé à mal. Mais, maintenant tu l'auras pour toi tout seul jusqu'à la fin de vos jours.
-C'est vrai, apprécia t-il avec un sourire vainqueur. Elle a été plus difficile à récupérer que cette montagne, plaisanta t-il.
-ça ne m'étonne pas ! Approuva Bilbon. Je suis content de pouvoir assister à votre mariage et tous vous revoir.
-Moi aussi, mon ami, moi aussi. D'ailleurs quand est-ce que tu nous ramènes un descendant ? Même Ori s'est trouvé une naine.
Bilbon se mit à rougir et à balbutier sans trop savoir quoi dire ce qui fit rire Thorïn.
-Je ne suis pas près à avoir un enfant, expliqua t-il finalement.
-Je comprends, tu es encore jeune. Mais, je voulais discuter de quelque chose avec toi.
Bilbon le regarda surpris mais Thorïn lui fit signe de le suivre dans une salle à part, contenant une longue table en pierre et des fauteuils disposés tout autour. Il y avait aussi une grande cheminée dans laquelle flambait un grand feu pour réchauffer la pièce. Thorïn s'installa sur un fauteuil qu'il avait tiré jusque devant les flammes et Bilbon fit de même. Le Roi resta silencieux un moment et le hobbit, un peu gêné observa Alrin qui jouait avec les tresses dans la barbe de son père.
-Bilbon, finit par dire Thorïn comme s'il avait enfin pris une décision, je voudrais que tu me dises tout ce qu'il s'est passé lorsque nous sommes arrivés à Erebor.
Bilbon voulut dire quelque chose mais Thorïn l'arrêta net.
-Je me doute qu'on t'as fait jurer de ne rien me dire, mais c'est important pour moi. Je n'ai que peu de souvenirs de ce qu'il s'est passé, de simples brides qui me donnent déjà honte de moi mais c'est encore pire d'imaginer ce que je ne sais pas. Je vais épouser Níniel dans quelques jours et je ne pourrais pas la regarder dans les yeux sans savoir exactement ce que je lui ai fait subir. Ainsi, quand je saurais enfin, je pourrais m'excuser vraiment.
Le jeune hobbit se leva de sa chaise visiblement mal à l'aise, il marcha dans la salle en marmonnant des propos incompréhensibles.
-Tu me mets dans une situation compliquée, lui reprocha t-il. J'ai promis à Níniel, effectivement, de ne rien te dire. Mais, ta démarche est juste aussi.
Finalement, il revient s'asseoir à côté de lui puis il le regarda dans les yeux avec son air de professeur agacé.
-Si je le fais c'est bien pour que votre couple puisses enfin fonctionner normalement, et si jamais Níniel vient me chercher des comptes je dirais que c'est toi qui m'a forcé la main, expliqua t-il sérieusement.
-D'accord, accepta Thorïn. Je veux tout savoir, dans les moindre détails.
-Pour commencer, ton comportement à commencé à devenir suspect quand je suis entré dans la montagne...
Alors, qu'est-ce que vous en avez pensé? Dites moi tout :D j'ai deux trois idées pour faire quelque chose de sympa après dites moi si vous êtes intéressés ;)
