Nous étions le lendemain matin, et je regrettais déjà la bouteille de la veille. Un marteau s'amusait à tapé sur ma cervelle, cette dernière était déjà assez mal en point comme ça, pas besoins d'en rajouter !

Je descendais les marches de l'escalier quand soudain un bruit très, mais alors très perçant vînt détruire les quelques neurones qui me restait.

Téléphone ? Non. Radio ? Non. Putain on dirait que quelqu'un s'acharne sur… une Sonnette ?

Sonnette !

« Scott qu'est-ce que tu fous la ? »

« Abruti ! »

« Hein ?! »

« Ma mère vient de m'apprendre la nouvelle. Et la simple idée de prévenir ton meilleur pote ne t'ai passé par l'esprit ?! »

Et merde la boulette…

« Désolé frère mais tu sais j'avais pas trop la tête à parler hier… »

Bon on va oublier de mentionner le moment Derek hein.

« Mec… ça va ? »

« J'encaisse… »

Il me prit dans ses bras. Je sentais ses larmes rouler sur mon tee-shirt. Ça serait presque à se demander qui de nous deux est le plus malade !

Il m'aura fallu plus de deux heures pour réussir à me débarrasser de Scotty. Ce mec je l'adore mais là j'ai tout sauf besoin d'une fontaine à larmes à mes côtés. Je lui fais signe de la main en le regardant partir sur sa moto. Je ferme la porte et me laisse glisser le long de celle-ci.

Je suis de plus en plus fatigué.

Malgré le fait que j'ai refusé le traitement, le médecin m'a tout de même prescrit deux trois comprimé pour limiter les ''mauvais côtés'' de la maladie. C'est-à-dire en grande partie les hallucinations et les nausées. Mais ces médicaments entraînent eux aussi des complications : l'envie de poser ses fesses et de fermer les yeux tout le temps !

Et c'est à ce moment précis que quelqu'un toqua à la porte.

« Derek ? »

« Prends ta veste et suis moi »

« Et je peux savoir où tu m'emmène ?! »

« Tu la ferme et tu me suis. Point. »

« Sympa… »

« Ah oui et prends une écharpe aussi »

Après avoir roulé pendant un quart d'heure dans sa SUBLIME camaro, Derek s'arrêta et coupa le moteur.

« Et on est où là ? »

« C'est l'ancienne usine métallurgique de Beacon Hills »

« Oh, une usine désaffectée… c'est… cool ? »

« Ouvre le coffre, il y a un sac de sport dedans, pendant ce temps je vais ouvrir la porte du bâtiment. »

« Dacodac chef ! »

Un coup d'épaule plus tard, nous rentions dans l'usine. Une forte odeur de poussière et de renfermé me donna une envie de vomir. Je glissais mon écharpe sur mon nez.

Derek déplaça une table, rouillée par le temps, pour dégager un pan de mur en béton.

« Bon tu peux enfin m'éclairer sur tous ces mystères ou bien ? »

Le loup ouvrit le sac pour y faire apparaître des bombes de peintures.

« Tu veux te mettre au Street Art ?! »

Il leva les yeux au ciel.

« Tu as devant toi ta page blanche ! »

« Excuse –moi de te contredire, mais ça, c'est un mur. »

« Va y prends moi pour un con… ce n'est pas toi qui voulais écrire une liste ? »

Oh alors il avait entendu… enfaite hier je n'étais pas vraiment sérieux en ayant dit ça. C'est vrai quoi merde, il me reste plus que 4 mois, et on peut faire quoi en 4 mois ? RIEN, exactement !

Mais après tout à quoi sa servirais d'attendre comme un con que la faucheuse ramène ses fesses alors que je pourrais essayer de faire ce que j'ai toujours rêvé ?

« OK t'a gagné »