Vous connaissez le refrain. Merci à tous et toutes!
Enjoy!
Chapitre 13
Les rayons du soleil nous éblouirent à peine que nous ayons posé un pied hors de la forêt. Je portais ma main à mes yeux, écartant les doigts pour que mes globes oculaires s'habituent petit à petit à la lumière. Cameron tourna la tête en couinant. Il ne pouvait pas faire comme moi. Au bout d'un moment, il redressa la tête et j'enlevai ma main et regardai devant moi.
Une allée pavée s'étendait devant nous. En la suivant, on arrivait à une place principal, elle aussi pavée, au milieu de laquelle trônait une fontaine. Tout autour, il y avait des maisons dont aucune n'était faite en pierre ou en brique. Seulement du bois, de la paille et du chaume. Comme au moyen âge pour les maisons des paysans habitant les campagnes. Depuis la place centrale, quatre allées s'étendaient. Une se dirigeait vers la forêt. C'était celle que nous avions emprunté. La deuxième allait vers la falaise, située en face de celle menant aux bois. Les deux autres emmenaient aux habitations et étaient prolongées par des ramifications permettant d'atteindre les maisons éloignées ou les petits chemins. L'allée que nous avions emprunter semblait être la galerie marchande. L'endroit où toutes les étales et petites boutiques se trouvaient, formant une ligne de chaque côté. Les vendeurs à l'étale criaient pour faire leur publicité. Amenant les curieux devant leur articles.
Sur la place, des enfants jouaient au ballon ou à la marelle. Ils riaient. Les mères les surveillant de loin. Une odeur de pain frais arriva à mon nez et me fit renifler. Par contre, elle attira Cameron que je dus retenir pour qu'il n'aille pas dévaliser la boulangerie. Je soupirai. Étaient-ce ces personnes que je devais massacrer? Ces enfants? Rendre ce village à l'aspect joyeux fantomatique? Je serrai les poings. Non. Je ne devais pas le faire. Je ne pouvais pas. La vie était un cadeau trop précieux. On m'appela. Buffalo. Je me retournai et le regardai avec des yeux inexpressifs et froids. Il me tendit un escargophone. Joker. Je le pris et regardais la minuscule créature affichant l'expression de la personne à l'autre bout. Un grand sourire malsain étirait donc ses lèvres? Je vais lui retirer de suite. Je serrai les bretelles de mon sac.
- Que se passe t-il, demanda t-il, pourquoi n'entend-je pas les villageois crier?
- Tout simplement parce que je ne le ferai pas.
Les acolytes sursautèrent et Joker fronça les sourcils à l'autre bout. Son sourire avait également disparu. Je ne lui laissais pas le temps d'en placer une. Je ne devais pas me dégonfler. Je ne pouvais plus faire de retour en arrière.
- Je n'exécuterais pas cet ordre. Tout simplement car je ne serai plus sous tes ordres. Cameron et moi quittons ton équipage. La prochaine fois qu'on se verra, se sera pour ta tête le flamand.
Je raccrochais alors et regardais Baby 5 et Buffalo avant de mettre en position combat. Mon sac calé contre mon dos ne risquerait pas de me gêner. Ils se mirent eux aussi en position et Cameron retroussa ses babines et laissa échapper un grondement, ses oreilles plaquées sur son crâne. Je pouvais entendre les gens crier et fuir dès que les premiers coups tombèrent. Esquivant la plupart du temps, j'essayais d'économiser mon énergie. J'attendais juste une faille. Cameron occupait comme il pouvait Buffalo tandis que j'évitai les balles que me lançait la mitrailleuse de Baby 5. Je regardais la fumeuse, un sourire sournois aux lèvres. Elle transforma le haut de son corps en épée tandis que Buffalo prenait ses jambes. Il était maintenant armer d'un sabre. Cameron revint à mes côtés. Je ricanai et esquivai un coup avant de poser ma main sur le côté de la lame.
- On dit que les métaux ainsi que le corps humain sont de très bons conducteurs, commençai-je avec un ton calme. Laissez moi vérifier…
J'envoyai alors une décharge électrique dans ma main. Le courant utilisa le métal de l'arme pour se diriger jusqu'aux jambes de la jeune femme. Buffalo ne compris que trop tard. L'électricité atterrit dans sa main, l'électrocutant à son tour. Des filaments s'échappèrent, faisant comme un nuage d'éclairs instables. Je retirai ma main et grimpais sur le dos de Cameron, que je fis filer dans la forêt. Notre objectif? Partir le plus loin possible.
- Je n'exécuterais pas cet ordre. Tout simplement car je ne serai plus sous tes ordres. Cameron et moi quittons ton équipage. La prochaine fois qu'on se verra, se sera pour ta tête le flamand.
Ledit flamand ne souriait plus. Au contraire. Il frappa son bureau et se leva. Non, cela ne devait pas se passer comme ça. Il sortit de sa cabine, furieux et traversa les couloirs pour aller sur le pont. Il y vit alors une sorte de vive lumière et fronça les sourcils. Une idée lui vint alors. Il retrouva son sourire et pouffa. Personne ne trompait Joker. Non. Il allait la faire connaître. Il la surveillera ainsi de loin. La faisant se faire traquer pour qu'ainsi il la récupère. Il regarda alors un groupe de sous-fifres glandant et les envoya à sa poursuite. Il allait la faire primer. Et ce, peu importe ce qui allait en couler. Il regarda alors sans bouger, le groupe de matelots entrer dans la forêt. Il ne la reverra peut être pas de sitôt. Mais quand cela se fera, il lui fera clairement payer son audace.
Il fronçât les sourcils en voyant des oiseaux s'envoler en masse puis une épaisse fumée noire sortir de la forêt avant que des flammes ne commencent à manger les feuillages. Elles se répandaient d'ailleurs rapidement. Mangeant les végétaux. Joker se retourna alors et ordonna de partir sur le champs dès que Buffalo réussi à se poser sur le pont, blessé et tenant Baby 5 toujours pas revenue à elle. Doflamingo grinça des dents. A la vitesse avec laquelle se propageait le feu, il ne voulait prendre aucun risque et préféra s'éloigner. Il regarda alors de loin l'île brûler. Qu'est ce qui s'était passé?
Cameron courait à en perdre haleine. Il s'essoufflait plus vite que s'il courait à la même allure dans une prairie. Sûrement à cause des nombreux obstacles qu'il devait éviter. Je me retournais pour voir des hommes nous suivres. Comment ils font ça?! Je me concentrai. Je devais viser juste. Je tendis mon bras, index pointant l'un des hommes. Jinspirai un bon coup avant de lancer une boule d'électricité. Je le manquais de peu. Je continuai donc de tirer sur nos poursuivant avant de me retourner. Une odeur de brûlé parvint à mes narines et je regardais autour. Une fumée se faisait. Je regardais derrière moi pour voir si les sous fifres de Doflamingo nous suivaient toujours. Non. A la place, je vis un arbre en feu enflammer d'autre arbres. Je retins mon souffle en me demandant comment il s'était déclenché quand soudain une question se posa a mon esprit. Où avait atterrit les boules d'électricité qui avaient manqué leur cible? Je tiltai. L'incendie, c'était à cause de moi…
- Cameron, criai-je, tu peux aller plus vite?! On a le feu au cul!
- Non! Je suis déjà à mon max!
Et le feu qui se propageait vite mangeait les quelques mètres qui nous séparaient de l'incendie. Je pouvais entendre des gens crier. Nous arrivâmes à un village tandis que les braises, volant avec le vent, atterrissaient sur la chaume formant les toits des maisons. Les faisant prendre feu à leur tour. Cameron évita de peu un arbre s'effondrer dont le tronc se faisait dévorer avidement par les flammes. Le loup le contourna et continua son périple. Le feu faisait comme s'il nous poursuivait. Les animaux s'enfuyaient. Voulant à tout pris échapper à ce cauchemar. Je regardais des gens brûler autour de moi ou être asphyxiés par la fumée. Cameron s'arrêta un moment pour reprendre son souffle. Il dût repartir très vite avant que les flammes ardentes ne se rapprochent trop.
Continuant de courir, il entra dans une clairière et dût se dépêcher. On arriva vers une maison baignant dans la mer. Pleins de bateaux étaient dans les alentours. Sûrement un vendeur. Une fois arriver devant, je regardais les différents navires et fit Cameron monter dans le plus gros. Derrière nous le feu prenait de l'ampleur. J'entendis un "au voleur" et montai à mon tour, détachant avec empressement la corde qui reliait le bateau au ponton. Je regardais alors le marchand s'agiter puis sauter à la mer quand le feu s'attaqua à sa maison et ses bateaux. Malheureusement pour lui, il se trouva sur le chemin des flammes lorsqu'il remonta sur la terre ferme un peu plus loin. Du con! Retourne dans l'eau! Mais non. Il ne le comprit qu'au dernier moment. C'est-à-dire quand les flammes l'enveloppèrent dans un souffle. Je soupirai et me tournai. Regardant dans mon dos. Malgré toute cette agitation, mon sac, heureusement pour moi, n'avait pas quitté mon dos.
Dans ma précipitation, je n'avais pas vu que le bateau possédait une cabine. Pour ça que je fus surprise en découvrant cela. Cameron le vit et rentra dedans et se mit dans un coin pour se poser. Il se roula en boule et s'endormit très vite. Je regardais autour de moi. L'espace était déjà meublé et ne possédait que les choses importantes comme une cuisinière ainsi qu'un frigo et une malle avec tous les ustensiles. Un coffre, un lit et pour terminer une table avec une chaise. La pièce était assez grande pour que Cameron se roule en boule sans gêner dans la circulation et le plafond assez haut pour sa taille. Visiblement, on avait trouvé le bateau parfait pour nous deux. Je vis une autre porte et allai doucement l'ouvrir. Les wc. Indispensables eux aussi avec à côté une petite douche. Problème sanitaire résolu. Maintenant, il me faut un log… chose que je n'avais pas. Et merde.
Je remontai sur le pont et éloignais le bateau tout en restant proche de l'île. Je fis le tour. Cameron se reposait dans la cabine. Je cachais la barque habitable dans une grotte et déposais mon escargophone personnel sur la table. Je rangeai également mes affaires dans le coffre. Cachant mon album numerique et mon appareil photo au passage. Je retournai sur le pont et descendis du bateau. Je sortis de la grotte et allai dans les ruines d'un village. Il ne restait presque rien. Heureusement pour moi, l'incendie s'était calmé. Je m'avançais entre les habitations dont il restait en majorité la moitié des murs.
Des cadavres calcinés étaient par terre. Je les regardais. Indirectement, j'avais tué ces personnes. Je me mordis la lèvre. Mortes. Elles étaient mortes par ma faute... Elles n'avaient rien demander. Non. Nous étions arrivez sur leur île et j'ai eu pour mission de tous les tuer... Peu importe le choix que je faisais, entre l'incendie et le génocide, elles seraient quand même mortes. Toutes ses personnes décédées par ma faute... Je ne sais plus que penser. Je me mordis la lèvre, retenant avec grand peine les larmes qui menaçaient de couler sur mes joues telles les cascades du Niagara. Je les ravalai alors rageusement. Assumes ma vieilles! Arrêtes de pleurer! Cela ne te servirai à rien! Qu'en penserait Law? Il serait déçu s'il te voyait comme cela! Sèches ses larmes et relèves la tête. Continu d'avancer sans regarder derrière toi. Le passé est passé et il n'y a maintenant que le futur qui t'attends devant toi. Va vers lui et accompli ce que tu dois faire! Tu as dis que tu voulais avoir sa tête. Soit! Mais agis et ne restes pas là à pleurnicher! T'es venu pour chercher des choses qui te permettront de voyager et pas chialer pour des personnes que tu ne connaissais même pas! Relèves ta tête et ressaisis toi bordel!Prenant une grande respiration, je bombai le torse et me remis en marche. Oui, j'avais quelque chose à faire. Quelque chose qui ne pourrait se réaliser que si l'on agit en conséquence! Je veux sa tête! Et je l'aurai!
Voyant une maison à peu près en état, j'y entrai. Un bazar. J'avançais doucement et entrepris de prendre ce que je pouvais trouver. Comme les berrys dans la caisse intacte ou dans une autre boîte. Je fouillais encore un peu et réussi à dénicher une montre ainsi que l'objet que je cherchai. Un log pose. Le cuir pour le bracelet avait étai un peu brûlé. Je pourrai toujours essayer de le mettre sur un autre. Je cherchai un bracelet sans en trouver et sortis. Je continuai à rentrer dans les magasins et prendre ce qui pouvaient mettre utile. Les bras pleins, je retournais au bateau et rentrai dans la cabine. Je n'avais pas trouver de bracelet mais j'avais trouvé un log et ça c'était bien. De plus, il indiquait déjà la prochaine île. Je rangeai les autres affaires et planquais les Berrys. J'avais réussi à dégoter cent mille berrys et un katana classique ainsi que le matériel pour le nettoyer. J'accrochai l'arme à ma ceinture et rangeai les berrys. Je sortis et me mis à la barre. Usant de mes quelques connaissances sur la navigation, je mis les voiles et sortis de la grotte. Cap vers l'île indiquer par le log!
Un jeune roux était posé sur une plage. Regardant au loin avant de se recevoir un journal sur le visage. Il le prit et commença à le lire tout en sirotant une grenadine. Il le feuilleta quand un article retint particulièrement son attention. Un incendie ayant dévasté la moitié d'une île marchande. Le rouquin lut l'article rapidement et alla à la page des avis de recherches. Les regardant tranquillement. Il recracha alors soudainement la grenadine qu'il venait d'avaler. Un tigre pas très loin leva la tête et le regarda. Voyant qu'il n'y avait rien à craindre, il reprit sa sieste.
Hansel prit une longue inspiration. Sur l'un des avis, une brune au yeux bleus virant sur le gris avait été pris en photo. Elle avait la tête légèrement inclinée et était dans un lieu contenant des ruines. Probablement des maisons calcinées. Elle avait un regard inexpressif et un visage froid. Il se frotta les yeux activement et relut une deuxième fois ce qui était marqué en dessous ainsi que la prime. Il se laissa ensuite retombé dans sa chaise et soupira.
- Tu es vraiment pas douée…
Sur l'avis de recherche. Sous la photo. En gras et majuscule, des lettres formant deux mots. En dessous, huit chiffres s'affichaient. Lesquels?
"Ligthning Jacky
B 60,000,000"
L'épopée de notre héroïne vient de commencer! Continuerez vous de la suivre dans son aventure? Rendez au prochain chapitre!
