Jacky: Merci à ceux/celles qui ont eu le courage de poster des reviews. J'apprécie ce geste.

Hansel: c'est un exploit ça!

Jacky: Et également ceux qui ont ajouté mon histoire dans leur favori ou la suivent.

Hikaruchan89, Esprit Tordu, TheCrazKyitty, Eztia, merci beaucoup! j'espère que ce chapitre vous plaira ainsi qu'à toi, la personne derrière ton écran qui lit ce message. Merci encore!

Hansel: Et mainte-...

Jacky: ENJOY! Mouahahahah! Je t'ai eu!

Bref...


Chapitre 16


Je courrai, ne me demandez pas pourquoi, je risquerai d'être désagréable. Tout ce que je pouvais dire est que j'ai eu la mauvaise idée d'aller voler de l'argent à un pirate. Quoi? Je commence à faire des économies! J'en ai besoin pour m'acheter des vêtements! J'haletai et vis de loin Cameron qui m'attendait à la lisière de la forêt. J'y étais presque! Vas y Jacky! Alors que je n'étais qu'à quelques mètres de mon loup, mon nez heurta brutalement un torse. Le propriétaire de celui-ci se fit éjecter par mon élan vers l'arrière et atterrit lourdement sur le dos. Moi? Ben j'ai suivi le mouvement pardi! Malheureusement pour moi, la victime fut mon coussin d'atterrissage.

Je grognai en me redressant, tenant mon nez, je rouspétai, injuriant copieusement la personne en dessous de moi. Devinez qui s'était! juste un rouquin super pâle, les cheveux flamboyant tenaient en place grâce à des lunettes. Des lèvres bordeaux, un manteau marron ressemblant à de la fourrure.

- 'tain tu peux pas regarder devant toi, râlai-je en me relevant.

J'entendis un grognement désapprobateur. Soudain, alors que je reprenais mon chemin vers Cameron, mes pieds se soulevèrent du sol et je fis face à un certain roux pas content du tout.

- Tien salut Kidd!

Ce dernier hocha un de ses sourcils invisibles. Je vis alors apparaître une veine sur sa tempe. Hum... Evitons de l'énerver... C'est pour ça que je n'attendis pas qu'il me tue ou autre. Non. A la place, je lui ai juste envoyé une décharge qui le fît me lâcher. Je n'attendis pas plus avant de prendre mes jambes à mon cou. On va dire que je n'ai pas trop envie qu'il me zigouille. Arrivée à la lisière de la forêt, j'attrapai la croupe de Cameron et montai habilement sur son dos. Il ne lui fallut qu'un léger coup de talon pour qu'il décolle. Disons qu'il n'avait pas trop envie de se faire empaler par les énormes barres de fer qui nous poursuivait.


Cinq longues années d'acharnement plus tard...


- Tu me termines cette série pendant que je vais aller faire une sieste.

- D'accord!

Je regardai le vioc partir tout en soulevant des poids. Ma cinquième année d'entraînement avec le vieillard allait bientôt se terminer. Il allait me manquer celui-là. Continuant de soulever les poids, je soufflai. J'avais grandi. Je m'étais musclée. Mes bras pouvait porter le poids de mon sabre et le manipuler comme s'il n'était qu'un vulgaire crayon. Mon endurance avait augmenté à force de faire le tour de l'île. Résultat? Je la connaissais par cœur. Ah oui, autre chose. Je m'entraînais à faire passer mon pouvoir dans ma lame. Histoire qu'elle s'électrifie. Ça va être fun. Je souris en terminant ma série et me tournais vers la maison du vieillard. Mine de rien, il s'était vachement affaibli durant ces dernières années. Je n'avais certes pas réussi à le battre mais les combats avec lui se faisaient rares. Résultat des courses? Les combats, je les faisais en donnant la rouillée à des pirates primés et les échangeais contre leur prime à la Marine. Ça me permettait de gagner ma vie. Il fallait également que je m'entraîne au corps à corps un jour… le problème c'est que je ne veux pas. La peur de la douleur m'en empêche.

Je soupirai. Je finis par aller chez le vieux qui ne répondait pas a mes appels. Quand j'ouvris la porte, il dormait. Couché sur le côté dans son lit au chaud sous ses couvertures. J'eus un sourire sadique et allai le secouer pour qu'il se réveille. À la place, il ne bougea pas. Mon Dieu mais il dort comme une masse le bougre! J'essayais de le réveiller. Sans succès.

- Le vieux, l'appelai je. T'as le sommeil lourd… debout… réveilles-toi!

Le tout accompagné d'une bosse. Mais nada. Rien. Il ne bougea pas. Ne grimaça pas. Ne renifla pas. Au fur et à mesure que je l'observais, je finis par me rendre à l'évidence. Le vieux forgeron qui me servait de coach avait rendu l'âme. Dans sa maison. Et je n'avais même pas été à son chevet. Je le couchais sur le dos et le recouvrai. Lui donnant l'air de quelqu'un d'endormit. Soudain, je réalisai une chose. Durant cinq ans de cohabitation, je ne lui avais jamais demandé son prénom. Je l'appelais toujours par des surnoms désignant son métier ou son âge avancé. Il ne m'avait jamais dit son prénom. Je soupirai et me levai. Je remarquai alors une lettre en mon nom sous son oreiller. Je la pris doucement et partis. Je pris mes affaires, accrochant Raintoningukirā à ma ceinture et allai côté forge ou j'allumai un feu. Je le fis prendre à un bâton et retournai vers la maison du forgeron. Un vieux sonnet de Baudelaire me revint en mémoire. "La Fin de la Journée". Je regardai dehors. En effet, le soleil se couchait. Ne sachant pas à quelle culture religieuse il appartenait, je ne pris pas de risque et commençais à lui réciter le poème.

"Sous une lumière blafarde

Court, danse et se tord sans raison

La Vie, impudente et criarde.

Aussi, sitôt qu'à l'horizon

La nuit voluptueuse monte,

Apaisant tout, même la fin,

Effaçant tout, même la honte,

Le Poète se dit: «Enfin!

Mon esprit, comme mes vertèbres,

Invoque ardemment le repos;

Le cœur plein de songes funèbres,

Je vais me coucher sur le dos

Et me rouler dans vos rideaux,

Ô rafraîchissantes ténèbres!»"

Je fermais ma bouche et me dis que pour une fois, les apprentissage de poèmes ne serviront pas à rien. Je souris tristement et attrapai ma cape. Je lâchai la torche que je tenais toujours sur le lit du vieil homme et sortis de la maison en mettant ma cape. J'avançai et me retournai une dernière fois vers la demeure en feu de cet homme qui m'avait entraîné durant ces cinq dernières années.

Je la regardai brûler avec son propriétaire quelques secondes avant de poursuivre mon chemin tout en mettant ma capuche. Laissant derrière moi la maison d'un vieillard en feu, offrant des obsèques digne d'un roi à l'homme qui avait été mon sensei. Les larmes me montèrent aux yeux. Je m'arrêtai et levai la tête. Prenant une grande inspiration, je criai haut et bien fort en faisant attention de bien articuler.

«Ô rage ! ô désespoir ! ô viellesse ennemie !

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,

Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,

Tant de fois affermi le trône de son roi,

Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?

Ô cruel souvenir de ma gloire passée !

Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !

Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !

Précipice élevé d'où tombe mon honneur !

Faut-il de votre éclat voir triompher Le Comte,

Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?

Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;

Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;

Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne

Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.

Et toi, de mes exploits glorieux instrument,

Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,

Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,

M'as servi de parade, et non pas de défense,

Va, quitte désormais le derniers des humains,

Passe, pour me venger, en de meilleurs mains.»

Un passage du Cid de Corneille. Acte I scène 4. Un monologue de Don Diègue si je me souviens bien. Je souris avant de reprendre mon chemin, le bras posé sur le manche de mon katana. Un léger vent se leva, faisant voler ma cape et donnant de l'ampleur au feu. J'arrivai dans la grotte et rentrai pour aller sur mon bateau. Je le fis sortir doucement, levant l'encre et ouvrant la voile. Cameron sortit sa tête de la cabine en bayant. Il me regarda à la barre. Je fis sortir le bateau. Évitant la végétation à l'entrée de la grotte qui avait doublée voir tripler. Lorsqu'on fut assez eloigné de la grotte, je descendis dans la cabine et je regardai mes réserves pour en déduire qu'on en avait pour deux semaines au max. Je souris avant de sortir la lettre que m'avait laissé le vieillard. Je l'ouvris et la parcouru vivement des yeux. Mon sourire s'agrandit. Windiness Black. Ceci était donc ton nom. Je replaçais une mèche derrière mon oreille. Allez. Direction Shabondy!


Ça va faire un an vieux forgeron que tu n'es plus de ce monde. Un an qu'à travers les mers je vagabonde. Me voilà maintenant grande. J'ai vingt-quatre ans. Je suis une femme. Un bretteur qui a le pouvoir de la foudre. Je tranche mes ennemis. Je foudroie mes adversaires. Je suis une pirate sans équipage. J'ai gardé ta lettre et je ferai tout ce que tu m'as dis. Je la suivrai au mot près. J'ai donné rendez-vous à Hansel à la dernière île avant le nouveau monde. Il a des infos sur la personne en question. On a rendez vous au Groove un.

J'ai du changé de bateau pour un plus grand. Le précédent étant mal au point. Cameron va bien et se sent à l'aise. La pièce est plus grande et la chambre à coucher est séparé de la salle commune. J'ai pus m'acheter ce joujou avec mes économies obtenus grâce aux primes acquises de pirates moyennement célèbres. Je me suis améliorée au sabre aussi. Comme tu l'as dis. Maintenant, j'espère juste que tu es fier de moi de la où t'es et que tu t'y plaît. Tu as été comme un parent pour moi. C'est pour ça que je te dis:

Adieu vieux père…


Jacky: ...

Voilà! Chapitre fini! Des reviews?

Hansel: c'est quand que je reviens?

Jacky: avec un peu de chance, dans très longtemps -

Hansel: hey!

Au revoir chers lecteurs ^^"