PARTIE 1: UNE NUIT D'HIVER
Chapitre 2: Souvenir
Bruce Wayne ne trouvait pas le sommeil. Il avait ouvert les larges fenêtre de sa chambre et s'appuyait sur celle-ci pour mettre ses idées au clair grâce au vent frais de la nuit. Le blizzard était bien plus faible dans les hauteurs de Gotham, ainsi le manoir du milliardaire était à l'abri de la tempête et il n'y avait aucun risque à ouvrir les fenêtres. Plongé dans son esprit il observait le voile glacé qui enveloppait la ville en contrebas. Bruce se fit extirper de ses pensées par la voix rassurante de son majordome.
- Vous devriez vous coucher, Maître Bruce... Vous torturez à cause de ce qui est arrivé au jeune Jason n'est pas votre faute.
Bruce ne répondit pas toute suite. Il ne cessait de revoir la scène la nuit depuis une semaine: Jason Todd, son ami à la fois fidèle à Bruce Wayne et à Batman, se faire torturer par le Joker qui finit au bout de ce qui paru pour Bruce durer des heures par l'achever d'une balle dans la poitrine. Il n'avait pu rien faire le clown l'avait coincé.
- Si Alfred, répondit le milliardaire, c'est là que vous vous trompez, j'ai tué Jason Todd.
- Non, non maître Bruce... Le Joker l'a assassiné et il a été arrêter maintenant. Vous n'êtes pas responsable. Ce n'est pas une raison pour vous laisser abattre, ce serait faire ce que souhaite le Joker... Bien je vais allumer votre télévision et vous regarderez quelque chose pour vous détendre, vous ne l'avez pas faites installer pour qu'elle prenne la poussière maître Bruce.
Bruce eu un petit sourire en coin face à son majordome, le seul homme à dire encore "télévision" à Gotham. Alfred ouvrit le placard qui se trouvait à côté du lit et en sortit la télécommande du téléviseur qui se situait à droite de la fenêtre. L'écran afficha un flash spécial présenté par Vicky Vale concernant un événement grave qui serait arrivé trente minutes auparavant.
- Une évasion à l'asile d'Arkham ?s'étonna Bruce. Et une autre à Blackgate ?
Pour réponse son majordome monta le son avec sa télécommande.
- Nous vous affirmons que de nouveaux événements dramatiques, s'additionnant à la récente tempête de neige, secouent Gotham depuis peu. En effet, une heure auparavant deux violentes évasion ont eu lieu au pénitencier de Blackgate et à l'asile d'Arkham. Des témoins, tel que les gardes de ses deux lieux de haute sécurité, affirment que les émeutes ont été déclenchées par des, je cite, "ninjas habillés en noir". Seulement quatre détenus sont actuellement recherchés si nous rajoutons à la liste Mr Freeze qui s'était évadé il y a trois semaines de sa cellule de haute protection. Les forces de police nous ont confiés que les trois évadés de ce soir étaient Poison Ivy, Firefly, l'épouvantail.
Bruce ramassa son manteau qui traînait sur son li, l'enfila et se dirigea vers la porte de sa chambre.
- Maître Bruce, criait Alfred, monsieur !
Le majordome finit par rattraper le milliardaire.
- Quoi ? s'indigna Bruce. Vous vouliez que je ne me laisse pas abattre alors laissez-moi y aller ! Vous ne vous rendez pas compte ? Poison Ivy, Firefly et l'épouvantail ! Trois des criminels les plus dangereux du monde !
- Vous avez oublier un détail, maître Bruce. Des ninjas... Cela ne vous rappelle rien ? Vous vous souvenez il y a cinq ans lorsque vous avez affronter Talia al Ghul ? Vous ne croyez pas que c'est de l'espoir qui vous force à aller là bas ? L'espoir de revoir cette criminelle dangereuse ? Je ne suis pas là pour vous empêcher de faire votre devoir, mais ne laissez pas cette vipère influencer votre jugement !
Bruce soupira. La vérité c'est qu'il avait revu la jeune femme plus d'une fois après les événements catastrophiques d'il y a cinq ans. Il était même aller plus loin avec elle, malgré le fait qu'elle est la fille du plus grand terroriste international du monde.
- Elle ne sera pas là bas, se justifia t-il. Et mon esprit est bien trop occupé pour penser à Talia...
- Faites attention à vous.
Bruce rejoignit le hall de son manoir, puis il s'avança vers le buste de son père. Il le fit tourner de manière à faire apparaître l'ascenseur qui menait à la Batcave. Ce fut avec beaucoup de tristesse, d'espoir et de crainte qu'il se rangea dans le petit espace que lui offrait le point d'accès à sa cachette secrète. Bruce préféra fermer les yeux plutôt que d'accueillir les larmes qui lui montaient aux yeux, ce qui n'était pas arrivé depuis bien des années...
