Salut salut! :D De retour pour vous poster le chapitre "20ème Siècle"! :D J'espère qu'il vous plaira autant que le premier! ;) Je tenais à vous remercier tous et toutes pour vos reviews, favs et follow(s) qui m'ont encouragée comme pas possible! Merci! Merci, merci ,merci! Je vous aime!

leia26: Merci beaucoup! :'3 J'espère que la suite te plaira autant ;) Biz et à la prochaine 3

"Guest": Merci merci ! ;'3 Je suis heureuse qu'on ressente les émotions que j'ai envie de faire passer ;) J'espère que la suite te sera aussi plaisante ;) ENcore merci et à la prochaine! 3

Pour les éventuels lecteurs du "Scorpion" (petit clin d'oeil à leia26) qui passeraient par là: patience! J'essaie de boucler mon TFE et je vous poste un nouveau chapitre dès que j'ai appuyé sur "enregistrer le travail!" :3 Promis! Et puis, si j'y arrive, je vais même le poster avant! ;D

Allez, sur ce, enjoy!


Chapitre II : 20ème Siècle.

« Froide est la douleur de croire que la chaleur ne reviendra pas »

John Berger.

« J'ai terriblement souffert de la mort de Kardia, tellement que j'ai refusé tout porteur jusqu'ici.

Je ne voulais qu'une chose : retrouver mon porteur tant aimé, mon porteur le plus méritant.

Retrouver ce que la mort m'avait arraché de force.

Kardia.

Mais, alors que j'étais déterminée à ne plus choisir de porteur pour ne plus souffrir de leur mort et de la lumière que dégageait Kardia et qu'il leur manque, Il est entré dans ma vie. Et ce fut comme un électrochoc.

Je l'avais retrouvé.

En mieux.

J'ai ressenti son cosmos dès son arrivée au Sanctuaire : un brave garçon intelligent et fougueux mais témoignant un respect sans pareil envers ses supérieurs.

Il m'impressionnait.

Un brave garçon que je n'avais encore jamais vu et que je savais digne.

Digne de moi mais surtout, digne de succéder à Kardia…

J'étais enfin prête à tourner la page… »

$s$s$s$

Nos prétendants passent la porte de la chambre du Pope.

Lorsque nous les apercevons, mes sœurs et moi sursautons : ces garçons…

Ce ne sont que des enfants !

Des enfants ayant entre 7 et 10 ans !

Quelque chose en moi se révolte : comment pouvait-on prendre ainsi la jeunesse de ces enfants pour les destiner à mourir si tôt ?! Comment le Grand-Pope pouvait-il laisser faire ça ?! Comment être si insensibles à la valeur d'une vie humaine ?!

Puis, je reporte mon attention sur eux et là, je comprends ce qui m'attirait tant chez Lui : dans le regard si clair du plus jeune d'entre eux, je retrouve Kardia.

Mon Kardia est revenu ! Sans cet air de tortionnaire et sans sa maladie !

En mieux !

Comme s'il n'avait été qu'un prototype pour créer un original mille fois amélioré.

Parfait.

Je suis estomaquée : ce petit garçon me faisant bravement face m'observe avec un mélange de curiosité, de respect et de crainte. Tant de maturité déjà chez cet enfant…

Pauvre petit…

Pauvres enfants obligés de grandir trop vite.

De mourir trop vite…

L'enfant aux boucles mauves-bleues jette un bref coup d'œil à sa gauche, à son meilleur ami que je sais bien plus encore, un petit garçon aux cheveux verts d'eau : Camus…

Si semblable à Dégel au même âge.

L'émotion me submerge : ce sont eux. C'est exactement comme s'ils étaient revenus !

Et mes sœurs ressentent la même chose. Ainsi, les enfants n'ont même pas à nous effleurer : ils font un pas en avant et nous fusionnons immédiatement avec eux, nous modifiant pour nous mouler à leurs petits corps.

Mon porteur me sourit :

-Bonjour.

-Bonjour Milo, j'avais hâte de faire ta connaissance.

-Moi aussi. Je suis heureux que tu m'aies choisi.

-Il n'y avait aucune solution possible Chevalier : tu es le seul pouvant se montrer digne de moi.

Souris-je lorsque Shion pose et accroche la cape à ses petites épaules. Alors, mon porteur, mon tout petit, s'agenouille, porte le poing à son cœur et prononce fièrement ses vœux et son serment.

Sans que j'aie à les lui souffler.

C'est à mon tour de me gorger de fierté : Milo, le plus jeune d'entre eux, promet de faire un Chevalier exceptionnel. J'en suis sure.

Milo…

Si semblable à Kardia et pourtant si différent…

Tellement parfait.

Milo se relève et je lui souffle :

-Toi et moi allons soulever des montagnes, je te le garantis.

Sourire :

-Je ne te décevrai pas Scorpion.

-Et je te crois.

Milo…

Mon Milo…

-Bienvenue à toi Milo, Chevalier du Scorpion. Que ton chemin soit long et lumineux sur le chemin de la Déesse.

Termine alors le Grand-Pope. Milo esquisse un sourire lumineux et jette un regard à son ami, à Camus.

Je souris à Verseau : nous les avons retrouvés.

Milo…

$s$s$s$

Milo et moi nous entendons merveilleusement bien.

Nous sommes liés comme si nos esprits ne faisaient qu'un, comme si nous n'étions qu'une seule et même personne.

C'est vraiment… Fascinant…

Le jour de ses 15 ans, le Grand-Pope le nomme premier assassin officiel du Sanctuaire…

Si jeune et pourtant voué à donner la mort…

Milo est fier comme un paon et veut vite partir en mission pour se montrer digne de son titre mais quelque chose en moi en est intrigué : depuis quand le Sanctuaire doit-il employer les Chevaliers d'Or, les premiers défenseurs de la Déesse, comme simples assassins de bas étages ? N'y a-t-il pas des Chevaliers d'Argent qui feraient l'affaire ?

Car après tout, pour régler une simple petite affaire avec des Chevaliers de Bronze ou d'Argent, pourquoi ne pas les faire venir ici ou envoyer des Chevaliers « secondaires » ? Car il ne s'agit pas de punir quelques spectres ici, non… Le Grand-Pope veut que nous nous occupions de quelques rebelles et de leurs mouvement de contestation face au Sanctuaire et à son autorité…

Alors, je repense au Chevalier du Bélier et à celui des Gémeaux, eux qui ont fui le Sanctuaire à la manière du Chevalier de la Balance… Mais je pense surtout à Sagittaire, désormais sans porteur…

Et portée disparue…

Comme si quelque chose nous était caché et que nous devions rester dans le secret.

Comme si on ne nous disait pas tout…

Non, ça n'est pas normal : quelque chose ne tourne pas rond. J'en suis persuadée…

Mais je ne dis rien parce que Milo est heureux. Car lors de nos missions, nous partons souvent avec l'espion du Sanctuaire, Camus. Quand il n'est pas en Sibérie, le porteur de Verseau passe le plus clair de son temps avec le mien, resserrant ainsi le lien qui les unit.

Ils me rappellent tellement leurs prédécesseurs…

Mais leur relation est plus tendre que celle qu'entretenaient Kardia et Dégel, moins destructrice et passionnelle. Là où Kardia exaspérait Dégel, les menant inévitablement à de violentes disputes, ils se comprennent parfaitement et, avec Milo, Camus peut abandonner son masque et sourire.

Sourire à la vie et à l'amour.

Ils sont tellement… Adorables.

Oui, c'est le mot.

Néanmoins, lorsque je vois les gens que nous devons tuer lors de nos missions punitives, je ne peus m'empêcher de douter une fois encore. Mais Milo a foi : il fait confiance au messager d'Athéna. Alors je me tais, de peur de semer le trouble dans son esprit.

Pourtant, un jour, les rebelles arrivent jusqu'à nous, au Sanctuaire.

Milo a foi et sait ce qu'il doit faire, il décide d'affronter le disciple de Camus…

Comprend son erreur.

Et laisse passer le Chevalier qu'il était censé arrêter.

Je suis fière de lui : il a fait le bon choix. Mais, alors que mon porteur suit les combats de son temple, c'est le drame…

Camus meurt…

De la main du disciple que Milo a laissé passé.

Mon porteur est dévasté : il s'en veut.

Il s'en veut et il souffre…

Terriblement.

Il s'en veut d'avoir causé la mort de Camus et il souffre d'avoir perdu son âme sœur…

Il est seul…

Il passe énormément de temps sur la tombe de Camus et reste longtemps sans m'adresser un seul mot.

Il n'est plus que l'ombre de lui-même… Lui d'un naturel si lumineux a été réduit à une brillance mille fois moindre à celle de d'habitude... Comme si Antarès perdait peu à peu de sa vigueur.

Mais petit à petit, il se reprend et il me parle de ce qu'il ressent, la meilleure façon d'aller mieux.

Et je le sens revivre…

Redevenir celui qu'il a toujours été.

Mais, pile au moment où il avait enfin réussi à faire son deuil et à aller de l'avant, Camus revient.

Verseau se sent terriblement trahie : son porteur est revenu avec un surplis sur le dos.

L'armure des spectres et des traîtres.

Mais très vite, même si Milo manque de tuer son meilleur ami dans sa rage et sa peine, nous apprenons le pourquoi du comment et nous pardonnons tout à Camus. Même Milo…

Nous arrivons au château d'Hadès et quelle n'est pas ma surprise lorsque je comprends que nous allons affronter celui qui m'a enlevé Kardia... Rhadamanthe...

La rage s'empare de mon coeur et de mon âme: je hurle à Milo de tuer ce monstre! Mais il ne peut pas... Coincés sous cette barrière qui réduit nos forces, je ne peux rien faire lorsque, une fois de plus, le Spectre de la Wyverne envoie son attaque de plein front sur mon porteur.

Je ferme les yeux pour ne pas voir le visage de Milo se tordre de douleur: il ne meurt pas, je sais qu'il est plus fort que ça.

Je le sens...

Quand je rouvre les yeux, nous sommes sous la glace, dans le Cocyte.

Il fait froid... Si froid...

Néanmoins, j'oblige Milo à se relever. Je l'oblige à accomplir son devoir.

Et il se redresse, fort et brave comme à son habitude.

Je suis si fière de lui…

Très vite, nous nous retrouvons tous, porteurs et armures, morts ou vivants, face au mur des Lamentations.

Nous sentons la fin approcher.

Une fois encore…

$s$s$s$

Milo et Camus se jettent un regard et se sourient, rassurés par la présence de l'autre.

Enfin ils se retrouvent.

Ils s'empêchent de s'embrasser, de se serrer contre l'autre, nous le sentons.

Verseau, attendrie, me sourit. Mais je n'arrive pas à faire de même…

Je n'ai pas peur : je suis terriblement triste.

-Je ne veux pas te perdre comme j'ai perdu les autres.

Souffle-je à Milo, ne parvenant pas à faire taire le désespoir en moi. Mon porteur sourit, apaisé :

-C'est mon devoir.

-Non !

-Si. (Répond doucement Milo, comme s'il raisonnait un enfant) Mais… Il y a quelque chose que je dois te dire.

Je retiens des sanglots qui ne viendraient pas et je souffle :

-Qu'y a-t-il ?

Toujours ce sourire sur ses lèvres, ce sourire qui me fait si mal car e sais que c'est le dernier :

-Merci, merci pour tout.

Je retiens difficilement un cri de douleur :

-Milo… Je t'en prie, ne fais pas ça… J'ai déjà trop souffert de ces situations.

-Je reviendrai Scorpion.

-Comment ?! Tu vas mourir Milo ! Tu vas m'abandonner comme Kardia et les autres avant vo…

Soudain, je comprends :

-Comme… Kardia…

Milo sourit :

-Il est en moi Scorpion, tout comme je serai en ton prochain porteur. Ne l'as-tu jamais remarqué ? Kardia ne t'a jamais quitté et je ne le ferai jamais. Parce que tu nous retrouveras… Ce lien qui nous unis ne se brisera jamais…

Je suis estomaquée : je savais bien que Milo était presque le sosie de Kardia mais… Jamais je ne m'étais doutée qu'il avait… « Fusionné » avec lui… Je n'avais jamais prêté attention à cela…

Mais maintenant que Milo le dit, cela me semble tellement logique !

-Milo…

-Merci et adieu… Ma grande.

Ajoute-t-il avec un clin d'œil malicieux. Je souris à demi : il est magnifique dans son armure d'or, ses cheveux brillent à la lumière du jour qu'ils sont en train de créer… Mon garçon… Il n'a que 20 ans… 20 ans… C'est si jeune et si vieux à la fois…

Milo et Camus se regardent et dans leurs têtes résonnent des mots qu'eux seuls peuvent entendre…

Puis, ils se sourient et leurs mains se trouvent, leurs doigts s'entremêlent…

Enfin.

Milo serre la main de Camus dans la sienne puis, le mur explose…

Et je me retrouve seule…

Une fois de plus…

Pour la première fois dans ma longue vie, une larme de sang roule sur l'or de ma "peau ".

Kardia…

Milo…

Mes enfants…

J'ai mal…

Tellement mal…


Et voilà ;) J'espère que ça vous a plu ^^

Dites-moi ce que vous en avez pensé et à bientôt pour l'avant-dernier chapitre "21ème Siècle"!

Bisous!