Pardonnez-moi de pardonnez-moi pour vous mettre la suite aussi en retard alors qu'elle était déjà écrite depuis que je poste cette fanfic En plus j'ai eu des reviews et tout, et moi... je suis capable d'oublier de poster la suite...

Pardonnez-moi TTwTT (*mille courbettes*)

En tout cas, je remercie encore et toujours mes chers reviewers... j'espère que vous ne vous êtes pas désespérés d'attendre la suite TwT


Chapitre 6 : L'épreuve du hobbit

Bilbo ouvrit un premier œil. Mais cela ne changeait pas beaucoup de chose car il faisait noir. Complètement noir. Il était incapable de discerner quoique ce soit. Ce qu'il savait en tout cas, c'était qu'on ne voulait pas qu'il s'échappe. Il avait poings et pieds liés. Ses articulations lui faisaient mal d'ailleurs, à cause de la position si peu confortable dans laquelle il a du rester pendant quelques heures.

Il entendit des bruits de pas et conversation. Ces voix, elles lui rappelaient quelque chose. Il les avait déjà entendu quelque part. D'ailleurs, les possesseurs de ces voix devaient se rapprocher, car il les entendait plus clairement.

« Notre Hobbit semble être réveillé…

-Je pense qu'avant de commencer, nous devrions lui offrir un doux rêve… »

Ces voix, pourquoi n'arrivait-il pas à s'en rappeler ? L'un de ses geôliers n'attendit pas en tout cas qu'il trouve une réponse. Il releva la tête de ce pauvre Bilbo et lui fit boire une gorgée d'un liquide fort étrange et au bien mauvais gout. Le hobbit sentit alors une nouvelle fois sa conscience disparaître et remplacer le monde dans lequel il se trouvait actuellement, par un rêve, un doux rêve qui lui manquait.

Il se revoyait assis sur son bac, observant en silence les plaines de la Comté et en fumant paisiblement du bon vieux Toby. Quelle vie agréable et tranquille. Pas de monstre en vue, pas d'odeurs fétides, pas de longues marches éprouvantes. Tout simplement, pas de nains. Oui, il était de retour à la Comté, reprenant ses bonnes vieilles habitudes de Hobbit. Il allait au marché faire ses cours, il regardait son courrier, il fumait sa pipe, il prenait ses sept repas journaliers. Il avait enfin retrouvé le confort de sa demeure. Il pouvait lire tranquillement lire des livres, imaginant un tas d'aventure dans sa tête, tout en ayant l'avantage du foyer. Adieu l'hostilité de la Terre du Milieu.

Pourtant, le hobbit se sentait las. Il était fatigué. Mais elle ne provenait étrangement pas de cette aventure. Non, au contraire. Il était fatigué de cette vie platonique. Une vie qui, au fond, se répétait sans cesse. Une vie où rien de véritablement intéressant ne se produisait. Une vie où il se sentait vraiment seul.

Où était la compagnie de ses amis, les nains ? Où étaient leurs chansons qu'ils aimaient chanter ? Pourquoi n'était-il pas à arpenter la Terre du Milieu pour les aider à reconquérir un royaume longtemps perdus ? Pourquoi n'était-il plus aller à Fondcombe, comme si tout ça ne s'était jamais produit. Comme si le jour de l'arrivée de la Compagnie, il avait finalement totalement refusé de les accompagner. Mais pourquoi ?

Oh certes, ce n'était pas facile tous les jours, d'accompagner ces nains. Mais certains d'entre eux étaient devenus leurs amis. Il avait fait la rencontre des elfes de Fondcombe, il avait eu la chance de visiter leur demeure. Alors pourquoi était-il encore ici ? S'il n'avait pas accompagné ces nains, ils allaient se faire manger tout cru par des trolls. Et si certains d'entre eux réussissaient à en réchapper, qui irait cambrioler Erebor à la fin ?

C'est bien vrai que cette aventure ne le concernait pas. Que c'était beaucoup de risque pour de l'or. Mais s'il était partit, ce n'était pas parce que depuis petit, il aimait vivre des histoires qu'on lui racontait dans les livres ? Et puis… ne s'était-il pas fait des compagnons qui pouvaient parfois valoir tout le confort du monde ? Alors oui, il devait subir les risques des aventures, les humeurs de Thorin, les odeurs des nains et toute autres choses peu agréables. Mais au moins il vivait.

Et ce qu'il vivait actuellement, ce retour à la Comté, ce n'était qu'un rêve qui lui rappelait son confort d'avant. Sa vie d'avant. Mais maintenant il devait aider ses amis. Et pour cela, se réveiller.

« Déjà réveiller, hobbit ?

-Qui êtes-vous ? Où suis-je ?

-Certainement plus dans votre Comté. Pourquoi vous être réveillés ? Votre vie d'avant ne vous intéresse plus ?

-Je l'aimais toujours, mais l'avenir de mes compagnons est en jeu.

-Je vois. Amenez-moi la torche. J'aimerais faire regretter notre cher prisonnier pour s'être réveillé. »

Une torche fut allumée. Bilbo qui n'était plus habitué à la lumière, dû plisser les yeux, le temps qu'ils s'y accoutument. Une fois fait, il découvrit avec stupéfaction l'identité de ses ravisseurs.

« Non, c'est impossible !

-Alors comprenez-vous tout ce que vous avez sacrifié pour aider… pour m'aider ?

-Vous n'êtes qu'un imposteur, vous n'avez rien de Thorin !

-Que sais-tu ? Tu ne me connais même pas, hobbit. »

La raison de Bilbo lui hurlait que ce n'était qu'un mensonge et un leurre. Pourquoi lui feraient-ils du mal, alors qu'il était venu les aider ? Pourtant, il s'agissait bien d'eux, c'était leur corps, celui de Thorin et Fili. Mais où était Kili ?

« Qu'avez-vous fait de Kili, si vous êtes bien Thorin ?

-Kili ? Ne t'inquiète pas pour lui. On se débrouillera bien sans toi. »

« Non, c'est faux… vous n'êtes véritablement pas Thorin » se rassura Bilbo.

« Tu n'as pas l'air de croire en notre déguisement. J'admire ta fidélité envers des compagnons que tu connais à peine. Mais ça ne changera rien. Car pour tes yeux, je suis Thorin, et lui c'est Fili. Alors quoique t'as raison en pense, il nous suffit de la détruire. »

Bilbo écarquilla les yeux. Qu'est-ce qui allait lui attendre, encore ? Il fallait qu'il trouve un moyen pour se sortir de ce pétrin. Mais comment ? Lié ainsi, il n'avait pas beaucoup de mouvement possible.

« Par quoi allons-nous commencer ?

-Si le rêve parfait ne lui convenait pas, alors faisons-lui un cauchemar parfait ?

-Alors allons-y. »

Les deux imposteurs firent boire une nouvelle potion, toujours aussi infecte au pauvre hobbit, qui se rendormit aussitôt pour un terrible cauchemar, qui dura bien plus longtemps que le rêve auquel il avait renoncé.

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« Mon oncle, où est Bilbo ?

-Il ne nous a pas abandonné, puisque ses affaires sont encore là.

-Que s'est-il passé alors ?

-J'aimerais bien le savoir. Quelqu'un a dû s'en prendre à lui. Nous devons le retrouver. »

Les deux nains déménagèrent leur campement dans un lieu plus sûr pour Kili et Gandalf (qui continuait toujours son rituel ou se reposait). Ils partirent ensuite à la recherche du hobbit en pleine nuit.

Fili trouva alors des marques sur la terre qui montrait bien que quelqu'un s'en était pris à Bilbo.

« Mon oncle, nous savons où aller maintenant.

-On doit se dépêcher. »

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Bilbo était exténué. Chacun de ses cauchemars lui montraient soit la Comté détruite pendant son aventure. Soit tout ce qu'il lui arrivait pour aider la Compagnie de Thorin. Au début, il arrivait effectivement à résister, faisant encore la part entre réalité et cauchemar. Mais la fatigue physique avait vite raison de lui. Ses tortionnaires le nourrissait peu, et l'hydratait peu aussi.

« Alors, cher Hobbit, qu'as-tu gagné dans cette aventure ? A part de veine souffrance.

-Je… ne sais… pas…

-Mais maintenant c'est trop tard. Tu es plongé dans les ennuis jusqu'au coup. »

Bilbo ne répondit pas, bien trop épuisé pour perdre de l'énergie pour rien. Alors qu'il espérait que ses compagnons viendraient le chercher, il commençait à perdre espoir. Après tout, bien que cela ne faisait qu'une heure tout au plus, d'avoir été prisonnier ainsi, Bilbo, piégé à chaque fois dans ses cauchemars, avait l'impression que cela faisait des jours qu'il était coincé ici.

« Qu'allons-nous faire de toi ? Te libérer définitivement, ou te laisser te perdre dans ces lieux inquiétants ?

-Il va perdre sa raison, après tout. Autant l'éliminer définitivement après tout. »

Le Hobbit ferma les yeux par dépit. Il ne voulait pas voir sa propre mort après tout. Alors que l'imposteur sortit son épée pour vaincre le hobbit.

« Bilbo ! »

Tiens, quelqu'un l'appelait par son véritable prénom, et non par « hobbit ». Mais cela devait être encore un piège… ou un rêve. Voulaient-ils lui donner de l'espoir là où il n'y en avait pas ? Non, il ne se laisserait pas avoir, s'il devait mourir, ce n'était pas en voyant un infime morceau d'espoir naitre et réduit en morceau à la seconde qui suivit.

Pourtant, aucun coup mortel ne le toucha. Même aucun coup du tout. Le hobbit rouvrit les yeux, et quelle surprise ne fut-elle pas en voyant ceux qu'il avait considéré comme camarade de voyage, puis tortionnaire, le libérer et lui tendre la main.

« Bilbo, c'est terminé… Viens avec nous maintenant, il faut retrouver Kili et Gandalf.

-Non…

-Bilbo ?

-Vous n'êtes pas réel, ou vous mentez. Vous en voulez au peu de ma raison !

-Bilbo, non ! On veut te sortir de là.

-Fili, arrête. Je pense qu'il vient lui aussi de subir une épreuve, et encore, la raison a été mise en jeu. C'est à nous de le sauver.

-Et comment mon oncle ? Ses ravisseurs ont surement dû se faire passer pour nous »

Fili avait vu juste. Cela expliquait bien pourquoi Bilbo ne leur faisait aucunement confiance et n'avait plus aucune idée de la réalité. Le roi sous la montagne s'approcha du pauvre Hobbit mal en point.

« Je ne peux laisser un hobbit ici, surtout avec sa raison fragilisée. Et comme tu nous as sauvé une fois déjà, je n'ai encore aucune raison de le faire. Alors je n'ai guère de solution pour t'aider, à part celle-là ».

Thorin fit couler de sa gourde, de l'eau bien froide sur la tête de Bilbo. Ce dernier gémit, puis se sentit revigoré d'un coup, comme s'il lui suffisait d'un peu de rafraichissement pour remettre les idées en place.

« Thorin, Fili ? Vous êtes bien les vrais ?

-Te revoilà enfin, Bilbo. J'avais bien peur que tu resterais ici à te morfondre jusqu'au restant de tes jours.

-Je suis rassuré que vous ne m'ayez pas laissé.

-C'était juste pour te remercier de la dernière fois, c'est tout.

-Merci, répondit Bilbo, laissant ensuite un peu de silence avant de reprendre. Thorin, c'était une épreuve, n'est-ce pas ?

-Je pense que oui.

-J'espère qu'on s'approche du bout, ajouté Fili. Kili ne pourra pas résister encore très longtemps.