Scène de Ménages

One-Shot 2 : Happy New Year

Auteur : Lovy-San (alias moi)

Genre : Yaoi, Humour, Romance

Disclaimer : Malgré toutes mes revendications, les personnages m'appartiennent pas...

Mot de l'auteur : Dans cet O-S j'ai surtout eut envie de mettre de l'humour, et de continuer d'exploiter les deux personnages. Je m'excuse par avance du léger O.O.C. mais j'en avais besoin. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture ;)


De retour dans ses propres quartier, dans le grand hôtel spécifique The Devil's Nest, Greed arpentait son salon de long en large en écoutant le compte de rendu de ses dépenses du mois. Même s'il connaissait parfaitement les chiffres, il écoutait avec grande attention son assistant débiter.

- ... 500000$ dans votre séjour à Las Vegas, 80000$ dans la location de voitures de courses...

Cela faisait plus d'une demi-heure qu'il énumérait tout ces dépenses. Plus loin, allongé sur le canapé de cuir, Zolf était totalement désespéré. De toute façon, quoi qu'il dise, l'avarice riait en disant qu'il faisait ce qu'il voulait de son argent gagné "si durement". Quel doux euphémisme pour son travail si noble... Le "travail" de son amant se résumait à blanchir de grosses sommes pour ses "clients" aux activités tout aussi douteuses... Et bien sur, il recevait régulièrement quelques 36% de l'argent qu'il recevait. Un gros rentier, pensait souvent Solf.

C'était incroyable de penser à quel point ce crétin pouvait être aussi calculateur... Vraiment, depuis que Solf était avec lui, il vivait dans la démesure. En l'espace de 5 ans de couple, Greed lui avait offert une cinquantaine de voiture de courses, trois villas, une à Rome, un à Londres et la troisième à San Francisco. Ajoutez à cela un somptueux hôtel à Macao (avec le casino qui allait avec, bien évidement !) et on aurait pu croire que Solf était millionnaire... Et le pire dans cette histoire était qu'il n'aimait pas les voitures de courses (bien qu'il soit fan de Porsches), qu'il détestait les maisons trop grandes et qu'il n'avait jamais mit les pieds à Macao...

Mais cette grosse truffe qui lui servait d'amant aimait étaler son argent. Il savait bien sur qu'à chaque fois qu'il faisait un "petit cadeau" à son amour, il pouvait espérer s'en sortir avec au minimum une semaine d'abstinence et quelque coups dans les côtes assez douloureux. Mais il continuait toujours dans sa démesure. Solf le soupçonnait d'être masochiste...

Là allongé sur le grand canapé, Solf continuait d'énumérer mentalement les folies de son amant. La fois où il avait eu l'idée de le demander dans son lit, ce grand romantique l'avait emmené dans un immense hôtel. Solf avait ricanné intérieurement. Il s'était dit "Et la bague, elle où ?". Il s'était très vite étouffé en buvant son vin lorsque l'homme lui avait tendu un chèque blanc d'une valeur vertigineuse. En ce temps là, Solf n'avait jamais vu autant de zéro à la suite...

Il ne savait même plus ce qu'il faisait avec cet andouille... Au début, il avait accepté tout les "cadeaux" de son amant sans rechigner, car il ne faisait que profiter. A la base ce devait juste être une relation de deux ou trois jours... Puis finalement, l'ancien militaire avait prit goût au fait de se réveiller tout les matin contre un torse muclé. Il devait bien l'avouer, Greed était plutôt bien golé. Il avait tout ce qu'il avait la où il fallait, et savait être très calculateur. Si avec son amant, il se permettait de passer pour un demeuré, c'était un cruel dominateur et il aimait le rappeler. De même en affaire, il savait bluffer et obtenir tout ce qu'il voulait de ses clients.

Solf avait cru halluciner un soir où ils rentraient bourré d'une partie de poker. Un policier les avait arrêté pour ivresse sur la voie publique. Pour toute réponse, Greed lui avait fourré une liasse de billet dans la poche. Le policier avait été aussi surpris que son amant et le résultat avait été une nuit dans la cellule de dégrisement la plus sale que Solf avait jamais vue. C'était à partir de ce moment là qu'il avait commencé à se disputer avec son amant. Cependant, cette tête de mule trouvait toujours le dernier mot mais Solf avait appris à l'avoir aussi. La menace de l'abstinence était la pire qui puisse être pour Greed.

Un silence envahit la pièce. L'assistant avait terminé son rapport et Greed le congédia avant de s'assoir près de Solf, ses grandes mains caressant lentement les longs cheveux noirs.

Même si des fois il avait une tête à claque, Solf aimait bien Greed. Du moins, il l'appréciait. Aucun d'eux ne pensaient que le terme "amour" était le bon, et pourtant ils étaient fidèles l'un envers l'autre. Après, peut-être avaient-ils leur propre conception de l'amour...

Solf préférait se défenestrer que tenir la main de Greed dans le rue, mais pour autant il appréciait les marques d'affection de son amant, sans pour autant le montrer. Après tout, Greed était un enfant, vous lui donnez le doigts, il vous prendrait tout le bras...

Greed quand à lui, tenait à Solf. Si des fois il aimait le remettre à sa place, il savait céder à ses rares caprices en lui donnant tout ce qu'il souhaitait. Solf voulais un séjour à Londres ; ils y restaient un mois entier. Solf voulait visiter Paris ; ils avaient visité toutes les grandes villes françaises. Solf voulais un livre de Stephen King ; il lui avait offert toute la collection.

- J'ai un cadeau pour toi trésor, murmura l'avarice. Pour la nouvelle année !

- Fou-toi le où je pense, réplique l'autre, les paupières fermées. J'ai déjà été particulièrement heureux de ne pas fêter la nouvelle année alors ne commence pas le 1er jour !

- Tu ne sais même pas ce que c'est !

- Je m'en fou je te dis !

Il sentit un poids sur sa poitrine. En ouvrant les yeux, il remarqua l'immense paquet cadeau qui trônait sur ventre.

- Je sais que tu vas aimer.

- Je sais que je vais te crever, râla Solf en se redressant.

Avec un certaine curiosité, il soupesa la boite. Elle avait un certain poids sans être trop lourde, mais Solf se méfiait... Greed le poussa gentiment et s'assit contre lui. Un léger sourire au coin de lèvres, il posa une main affectueuse sur la cuisse de son aimé qui lui pinça vivement le dos de la main.

- Ah ! Mais ! Sursauta l'autre:.

- Do not touch !

Rien que part le sourire béat qu'affichait son amant, Solf sentit qu'il allait s'énerver en découvrant le cadeau... Après cinq ans de vie commune, ce dernier commençait à se demander si Greed ne faisait pas exprès de l'emmerder... Après tout, le passe-temps favori de Greed était de le regarder s'énerver en souriant, les bras croisés. Comme un gros connard...

Solf tira finalement sur le ruban et défit l'emballage doré, se demandant intérieurement quelle folie cet andouille avait encore fait... Il y avait d'un carton sous l'emballage, et Solf l'ouvrit.

- Non pitié Greed... fit-il en se passant une main sur le front. Dis-moi que ce n'est pas ce que je pense... Dis-moi que tu a passé l'âge je t'en prie...

- Tu verras ! se contenta de sourire l'autre.

A l'intérieur du carton, se tenait un autre carton emballé, à peine plus petit. Quel homme de 35 ans passé s'amusait à emballer un carton dans un autre ? Solf souffla... Il retira tout ce qu'il avait pensé. Dominateur ou pas, Greed était LE PLUS GROS CRÉTIN que la Terre n'avait jamais porté...

Désespéré d'avance, Solf ouvrit le deuxième emballage, ouvrit le carton, et tomba encore sur un autre carton emballé. Bleu cette fois...

- Tu va me faire tout l'arc-en-ciel comme ça ?!

- Mais non !

- Pffff...

Et il continua, 7 emballages plus tard, il commençait à avoir les nerfs en pelote. Greed était vraiment un gros connard quand il s'y mettait ! Décidément, Solf se demandait bien ce qu'il devait lui passer par le tête, les fois où il avait des idées comme ça.

De son côté Greed alluma une cigarette. Il regardait son amant ouvrir les boites tout en arborant un sourire en coins. Cela faisait depuis noël qu'il ne l'avait pas embêté, et il avait passé un long moment à préparer son coup. Après tout, la baise après la dispute était la meilleure qu'il connaissait, et il adorait voir son petit Solf s'énerver contre lui. Quand il perdait les pédales, il devenait tellement incontrôlable qu'il brisait tout sur passage et finissait indubitablement par dire des choses incohérentes.

Au bout de la onzième boite, Solf finit par perdre patience.

- Il y a quoi dans la boite ? Siffla-t-il, irrité du jeu enfantin.

- Tu verras, mon poussin... Un peu de patience...

- Tu va voir où je vais te la foutre ta patience moi !

-Allez, continue... tu y es presque...

- Il y en a combien encore ?

- Tu verras...

- Dis-le tout de suite où je le balance par la fenêtre !

- T'es pas drôle.. Il est reste 12 je crois...

- T'es mort !

Une lueur dangereuse brilla dans ses yeux dorés et il sortit son couteau suisse de sa poche. D'un geste rageur, il le plant dans les autres carton, et les déchiqueta de façon de à garder la dernière petite boite dans la main.

- Oh non, tu as tout gâché !

- Rien à foutre !

- Tu sais combien de temps j'ai mit a faire tout ça ?

- Vas-y, fais-moi rire.

- J'ai mit 4 heures à tout bien emballer !

- Quoi ? C'est ça que tu faisait ce matin quand tu m'as enfermé dans les chiottes durant toute la matinée ? !

- Avoue que la surprise n'aurait pas été la même, sourit l'autre.

- T'étais pas obligé de déplacer le meuble de la télé pour bloquer la porte ! Si tu me l'avais dis je ne t'aurais emmerdé !

Et sous le regard amusé de son amant, il ouvrit la dernière boite. Aussitôt ses yeux s'arrondirent alors qu'il fixait d'un ébahit la petite boite dans ses mains.

- Greed...

- Moui ?

- Commence-à-courir...

- Hein ? Mais pourquoi ? Ce cadeau reflète ce que tu es pour moi !

- La boite est vide sombre et funeste crétin ! Tu as fait tout ça rien que pour me faire chier ?

- Vide ? Mais non !

- Si.

- Nooooon...

Il s'empara de l'emballage et regarda dedans.

- Oh zut, j'ai oublié de le mettre dedans...

- Donne-moi une bonne explication où je te jure que tu es un homme mort !

- Je t'aime.

- VA CREVER !

Les joues rougies par la colère, Solf brandit un poing rageur que son amant s'empressa d'éviter. A la place, il le saisit par le poing et l'attira sur lui en riant. Surpris, Solf se rattrapa à califourchon sur lui, plaquant son autre bras a côté de Greed pour éviter d'être déséquilibré.

- Tu fous quoi la ?!

Pour toute réponse, l'autre se tortilla pour baisser son propre pantalon.

- Non mais t'as fumé ! Dégage espèce de pervers alcoolique dégénéré !

- Ne te plains pas, on fait 50/50, bébé, susurra l'autre. Je te laisse me chevaucher cette fois.

- Hors de question.

Pour toute réponse, Greed se redressa sur ses coudes et s'empara des lèvres fines de son amant. Bien qu'énervé, ce dernier ne résista pas a approfondir le baiser, histoire de bien mordre la langue intrusive qui lui donnait beaucoup trop de plaisir à son goût. Une lutte s'engagea alors eux, comme toujours, l'un se battait pour dominer l'autre, à l'image de leurs relations quotidiennes.

Solf aimait donner à son amant l'impression qu'il était sous son emprise pour mieux lui faire comprendre le contraire après. C'est ainsi qu'il déboutonna lentement la chemise grise de Greed, traçant du bout des doigt les courbes musclées du torse de son homme. Il aimait contempler celui qui lui appartenait et jouer avec lui jusqu'à le faire craquer. Car au fond, c'était ça qui l'amusait. Faire craquer Greed était toujours prometteur, la partie de jambe en l'air qui s'en suivait était toujours rude et intense, les unissant dans une danse étrange et sauvage où ils se mêlaient et priaient tout les deux pour que l'étreinte dure le plus longtemps possible.

Pendant que son amant était occupé à le dévorer du regard et qu'il allumait en même temps un brasier sous sa peau à force de caresses, Greed se redressa et le renversa sous lui, se trouvant ainsi en position de dominateur. L'autre ne sembla pas apprécier car il lui mordit violemment la lèvre inférieure. L'avarice répondit simplement en mordant la délicate peau blanche révélée par la chemise a moitié déboutonnée de son amant qui n'avait jamais fermé une seule fois ses chemises entièrement. Greed aimait ça car le vêtement ainsi porté le mettait superbement bien en valeur. C'est donc avec une avidité non dissimulée qu'il la retira brutalement, parsemant la peau blanche en dessous de baisers fiévreux alors que Solf finissait de les déshabiller avec autant d'ardeur, son corps répondant avec passion aux avances qui lui étaient faites.

Une fois tout les deux nus, Greed lui releva une jambe et le prépara à l'aide de ses doigts. Une fois Solf prêt, l'avarice s'empara de sa deuxième jambe et le pénétra rapidement, ondulant rudement contre lui et en lui, en réponse aux gémissements de plaisir de son amant qui devinrent vite saccadés. Leur précédente bataille laissa place à une rapide collaboration alors que Solf l'attirait plus proche contre lui. Les deux fauves rentrèrent leur griffes et restèrent un long moment dans cette étreinte, le seul moment peut-être où ils savaient baisser les armes et se donner entièrement l'un a l'autre, dans une confiance et un plaisir infini qui prenait de plus en plus d'ampleur.

A force de déhanchés puissants, Greed finit par buter contre la prostate de Solf, qui se cambra violemment, sa fierté empêchant ses cris de franchir ses lèvres. Quand tout les deux atteignirent le sommet de leur extase, ils se délivrèrent ensemble avant de retomber essoufflés sur les oreillers du canapé. Les yeux encore fermés, Solf sentit Greed se dégager et lui saisir les poignets délicatement. Il se laissa faire, l'esprit encore embrumé et les membres tout ankylosés mais ses yeux s'ouvrirent brutalement un sentant un objet froide passer autour de son annuaire.

- Qu'est-ce que tu fou ?

- J'ai retrouvé mon cadeau héhé, sourit l'autre.

- Une bague ?

- Ouais.

- Je ne porterais pas ça !

- Allez... c'est une super chevalière en argent !

- Plutôt crever que de t'appartenir, lança l'autre en retirant la bague de son annuaire et en la plaçant au majeur de sa main droite.

Greed le regarda faire avec curiosité.

- Au moins, c'est pratique, fit Solf en lui faisant un doigt d'honneur avec la chevalière.

- Tu vois, on peut trouver une utilité à sourit, rit l'autre.

- Ah ouais ? Et tu m'explique l'utilité de tes 36000 emballages ? T'avais tout prévu espèce de con écervelé !

Pour toute réponse, Greed l'embrassa, faisant fit de la morsure qui s'ensuivit. Après tout, il savait que même si son amant avait l'air énervé, il avait joué le jeu parce que s'il avait refusé de coucher avec lui, Greed-bibi aurait encore dormit à l'hôtel du cul tourné, et il le savait très bien...

En se rhabillant, Solf songea lentement comment faire payer à Greed le coup des cadeaux l'un dans l'autre... Dès que l'idée viendrait, le pauvre Greed aurait une bonne raison de lui faire un coup pendable de la même manière...

FIN


Et voila la fin de ce 2ème OS

Pardon encore pour le léger O.O.C. mais il était vraiment nécessaire pour la réalisation de cet OS ;)

Comment vous l'avez trouvé ? :)