Scène de Ménages
One-Shot 3 : Happy Birthday
Auteur : Lovy-San (alias moi)
Genre : Yaoi, Humour, Romance
Disclaimer : Malgré toutes mes revendications, les personnages m'appartiennent pas...
Mot de l'auteur : Dans cet O-S j'ai surtout eut envie de mettre de l'humour, mais aussi un éclairage sur les personnages et comme toujours, de l'humour avec un petit élément perturbateur dans le quotidien du couple ;)
Tapotant une fois de plus sur la vitre du terrarium, Greed esquissa une grimace en regardant le reptile à l'intérieur. Il frémit quand le regard jaune du serpent le survola avant de s'attarder sur la souris morte que l'avidité tenait avec une paire de pinces et des gants, décidé à ne surtout pas toucher le rongeur mort. Dieu que cet animal le dégoûtait ! Il frissonna à nouveau, ouvrit le terrarium, jeta le pauvre animal mort à l'intérieur puis le referma comme il faut. Avec une légère appréhension, il vérifia de nouveau une petite dizaine de fois que le terrarium était bien fermé avant d'en faire de même avec la porte, l'autre porte, et la porte du couloir qu'il ferma bien à double-tour.
C'était la dernière lubie de son amant... Pour son anniversaire, Greed l'avait emmené dans une grande animalerie réputée pour aller chercher un bon chien-chien... Tout le monde aimait les chien-chien... Ou un petit chat... tout doux. Tout mignon... Mais c'était sans compter sur Solf qui s'était dirigé immédiatement dans le rayon des serpents pour revenir avec la cage d'une couleuvre américaine qu'il avait très mignonnement appelée Méduse. Quelle horreur...
Non pas qu'il en avait peur – l'avarice n'avait peur de rien – mais il ressentait une légère... appréhension envers le reptile... Les yeux, la taille, la queue... tout cela le rebutait... Et encore, il préférait Méduse qu'Arachnée, l'ancienne grosse araignée tropicale de Solf... Son amant avait été catastrophé quand il avait découvert d'Arachnée avait disparut. Greed n'avait pas osé lui dire que la bestiole s'était évadée de sa cage et qu'il avait paniqué quand elle était grimpé sur la jambe au point qu'il avait sorti son révolver et l'avait explosé. Quand il s'était aperçut que c'était l'animal de compagnie de son amant, il avait tout nettoyé dans l'aspirateur qu'il avait jeté ensuite à la décharge. Après quoi, il avait dit à Solf que la bestiole était morte dans sa cage.
- Je crois qu'elle s'est laissé mourir... Elle devait manquer d'affection, avait-il lancé avec un léger sourire.
Et au final, il obtenait un serpent... Rien que d'y penser, il en frissonna. Pourquoi un serpent ? Pourquoi pas un bon toutou, comme les gens normaux ? Tout simplement parce que Solf n'est pas normal, fit une petite voix dans son esprit. Oui, ce n'était pas faux...
Parcourant d'un pas rapide le couloir de son immense appartement, il se débarrassa des gants et de la pince avant de se laver les mains trois fois avec du gel hydroalcoolique. Puis une fois de plus, pour être bien sûr que la bestiole ne lui avait rien transmit.
- Espèce de psychorigide, lança une voix dans le salon.
- Je ne suis pas psychomachin !
- Psychorigide. Tu l'es.
- N'importe quoi ! C'est juste que j'en ai marre de nourrir un monstre avec des rongeurs clamsés !
- C'est pas un monstre.
- Il a bouffé le chien du voisin la semaine dernière !
- C'est pas un monstre.
- Il a mangé un rottweiler ! Un rottweiler merde !
- C'est pas un monstre, insista Solf en tournant vers lui. Et tu vas avoir besoin de lunettes pour confondre un rottweiler et un chiwawa.
Greed eut un frisson en le regardant dans les yeux. L'air blasé de son amant lui signifiait qu'il devait arrêter d'insister sous peine d'une nouvelle et douloureuse abstinence... Tout ça à cause d'un serpent meurtrier qui était en train de le ruiner en petites souris...
- Soit... Tu sera prié de lui donner à manger toi-même la prochaine fois !
- Et alors ? ricana Solf en s'allongeant de tout son long sur le canapé. Tu me bassine pour avoir un gosse, t'as qu'à le considérer comme un enfant.
L'avidité cligna un instant des yeux avant de décrocher de force ses iris de la silhouette élancée alanguie de Solf sur le canapé.
- Un enfant ? Mais c'est un tueur en série !
- Il avait faim !
- Il a bouffé un chien !
- Et alors ?
- Mais c'est pas toi qui ait du trouver un alibi pour expliquer ce que le chien du voisin faisait dans un immense serpent ! J'ai une vie sociale !
- Eh, ne mélange pas tout, siffla l'autre. T'as peur de Méduse, j'ai comprit.
- Moi ? Peur ? N'importe quoi.
Le regard intense de Solf le transperça et il craqua sa nuque. Pour se détendre. Un peu...
- Franchement, en plus d'être un millionnaire pervers, t'es maniaque !
- Milliardaire, je te prie. Et je ne suis pas maniaque ! S'exclama Greed, piqué dans son orgueil.
- Alors pose ce putain de flacon de gel hydroalcoolique !
Greed baissa la tête sur ce qu'il tenait dans ses mains. Ses mains tripotaient nerveusement le flacon de désinfectant dont il s'était emparé inconsciemment. Ah. Oui. C'était une habitude... Merde.
Et comme d'habitude, Solf utilisait ses petites manières pour se foutre de sa gueule. Quel étrange couple que l'avidité personnifiée et le sociopathe asocial. Depuis un certain temps, la petite vie confortable de Greed lui avait créé des petites manières et rendu un peu plus... humain. Ce que Solf qualifiait de débile. Évidemment.
Après un profond soupir, il posa le flacon et s'assit sur le canapé. Comme à son habitude, Solf resta lui-même, il ne bougea même pas du canapé pour lui laisser de la place.
- Merde, on dirait un vieux couple... laissa échapper l'avarice.
- C'est toi le vieux. Et on est pas en couple.
- Ah bon ?
- Hm. J'me casse si j'veux et quand j'veux.
- Tu m'aime trop pour ça.
Comme à son habitude, Greed se pencha sur son amant. A y regarder de plus près, le psychopathe n'était pas une bombe, mais il avait un certain charme. Notamment ses yeux jaunes brillants alors qu'il rapprochait son visage du sien. L'avidité posa un main sur sa hanche, par habitude et se pencha un peu plus sur son homme. Il vit les lèvres de Solf se rapprocher des siennes, mais au lieu de l'embrasser, les yeux jaunes se plissèrent imperceptiblement, signe que Greed avait reconnu comme étant de l'amusement chez Solf.
- Crève, lança ce dernier en le regardant droit dans les yeux.
- Je sais, moi aussi.
- J'ai faim. On mange quoi ?
- J'ai pas envie de cuisiner.
- Tu cuisine jamais.
- Justement, sourit l'autre.
- Crève. J'ai la flemme de faire à manger ce soir.
- Sushis ?
- Ouais.
Fidèle à lui-même, Solf se leva en silence et parti vers la porte qui menait à son serpent. Ses sourcils fins se levèrent et il tourna la tête vers Greed en constatant que la porte était fermée.
- T'as même fermé cette porte ?
- Oui. Pour sa sécurité, ajouta l'avarice en prenant son téléphone dernier cri pour passer la commande.
- C'est plutôt pour ta sécurité.
- Pff, n'importe quoi.. Allô, oui monsieur ?
Solf leva les yeux ciel. Décidément, lui qui était un bloc de glace commençait à fondre... De tout façon, depuis qu'il avait emménagé avec Greed, il avait découvert de nouvelles émotions : exaspération ; satisfaction ; blasitude ; (si, si, ce mot existe dans le dictionnaire xD) ; enthousiasme et sa légère bipolarité avait beaucoup augmenté à cause des réactions débiles de amant. Solf le suspectait même d'avoir le comportement digne d'un enfant de 4 ans juste pour le voir piquer ses crises. Il était même sur à 99% que son amant avait parfaitement calculé tous ses débordements, exprès pour voir Solf s'énerver.
Quel étrange couple ils formaient... Même s'il s'acharnait à avoir l'air blasé, il reconnaissait s'être attaché au grand brun et il prenait lui aussi un malin plaisir à le taquiner. Comme par exemple un serpent de compagnie. En réalité, Sol n'en avait rien à faire, sinon qu'il connaissait la phobie de Greed.
Parce qu'il avait une fois vu son amant devenir blanc devant un anaconda albinos quand ils étaient allé à Reptiland, Solf s'était juré de lui en coller un dans les pattes. Et puis, en quelque sorte, son cadeau d'anniversaire était sa petite vengeance contre les crises de nerfs que lui faisait avoir son amant.
Profitant que son amant était au téléphone, il s'avança derrière lui, glissa une main dans la poche arrière de son jeans et en sortit les clés avec lesquelles ils ouvrit les portes pour voir son reptile. N'étant pas très fan des serpents, il avait apprit à apprécier sa petite couleuvre dans le seul et unique but d'embêter son conjoint.
- Allez ma belle, tu vas sortir un peu...
Avec précaution, il attrapa la couleuvre. L'animal sortit sa langue en sifflant pour goûter l'air et se laissa manipuler docilement. Solf avait choisit celle-ci car c'était une espèce assez simple à manipuler. Malgré sa légère appréhension au départ, il avait apprit à l'apprécier. Fixant les yeux jaunes du reptiles, il commença à l'enrouler lentement autour de ses bras, caressant doucement l'animal dont les écailles étaient chaudes et glissantes. L'animal, réputé pour sa docilité et son inoffensivité se laissa porter au niveau de la tête et du corps.
Lorsque Solf le portait ainsi, c'était la seule fois où il faisait preuve de patience, pour ne pas brusquer sa petite Méduse. Non pas qu'il était tombé sous le charme de la bête, mais il la trouvait fascinante, et il passait souvent du temps seul dans la pièce à l'apprivoiser. Bien sur, il était dérangé toute des 3 minutes par Greed qui venait contrôler si son amant était toujours en vie – allez lui expliquer que la couleuvre était inoffensive,à celui-là...–.
Une idée germa lentement dans son esprit et il plissa légèrement les yeux en tenant sa précieuse Méduse qui siffla pour toute réponse. Pendant que Solf marchait lentement, le serpent enroula sa queue autour de son poignet pour plus de stabilité.
S'avançant à pas feutrés derrièr son amant toujours au téléphone.
La main dans la poche et dos à lui, Greed s'affairait à passer la commande d'un grand plateau de sushis quand Solf s'approcha de lui. De sa main délicate, il fit passer la tête de Méduse sur l'épaule de son amant qui se retourna immédiatement en sentant les écailles glisser sur sa peau. Le téléphone toujours collé à l'oreille, il devint aussi blanc que sa chemise en voyant la tête du reptile aussi proche de son visage et ne put s'empêcher de faire un bon arrière en poussant un horrible cri qui lui fit lâcher son téléphone.
- OH PUTAIN DE SA MÈRE DE FILS DE PUTE ! ÉLOIGNE ÇA DE MOI !
Un sourire de vainqueur greffé sur les lèvres, Solf repartit aussi silencieusement qu'il était venu, ramenant sa couleuvre dans son terrarium. Avec un de ses rares gestes affectueux, il la reposa sur son tapis de mousse et referma la porte avec soin. Son sourire encore affiché sur le visage, il rejoignit Greed, en train de ramasser les débris de son téléphone portable. Solf n'eut pas besoin de trop s'approcher pour savoir qu'il était encore pâle comme la mort.
- Pas peur, hein ? susurra-t-il, heureux de remuer une fois de plus le couteau dans la plaie.
- Va te faire mettre, siffla l'autre en lui lançant un regard assassin.
- Enfin, tu avais l'air tellement courageux que je voulais juste te présenter Méduse de très près...
Son ton mielleux arracha une grimace de dégoût à l'avidité. Les rares fois où Solf avait utilisé ce ton était au début de leur relation, quand il il n'avait d'autre intérêt que son compte bancaire. Puis voir son amant bipolaire utiliser son charme et roucouler relevait surtout du foutage de gueule. Parce qu'il avait trop d'égo pour montrer ne serait-ce qu'un semblant d'intérêt, d'attachement et encore plus de romantisme.
- Meurt !
- Tu te sentirai trop seul sans moi, ricana Solf.
- T'as raison. Je t'aime trop, sale con.
Solf plissa le nez et esquissa un sourire camouflé dans une grimace. L'avidité personnifiée reprit des couleurs en riant à gorge déployée. Il fallait toujours qu'il y ai des masques. Seulement, il n'était plus dupe ; le légers sourire de son amant n'était pas passé inaperçu.
Si Greed avait l'habitude de lui courir après, l'autre avait faillit se couper la langue quand il lui avait dit – une seule fois – qu'il pensait l'aimer. Mais ça lui avait suffit. Avec lui, l'avidité avait appri à se contenter des plus petites marques d'affections. Oui, il y en avait. Rares, certes, mais le bipolaire savait des fois mettre son égo surdimensionné de côté pour lui tendre de petites perches que l'autre avait apprit à saisir dès le début.
- Câlin ? sourit Greed en prenant l'air le plus enfantin qu'il pouvait avoir.
- Tsssss...
Encore une fois, il faisait exprès d'avoir une tronche d'enfant. Juste pour le faire chier. Le psychopathe n'aimait pas les enfants.
- Tu me désespère, je vais me coucher, fit Solf, en plissant les yeux.
- Déjà ? Et la bouffe ?
- On en a pour 30 minutes avec toi, ça ira vite, glissa l'autre en se dirigeant à pas lents vers la chambre.
Le temps que le message monte complètement au cerveau de Greed, le bipolaire l'attrapa d'un coup par le col et le tira dans la chambre. Lorsqu'il aperçu la lueur d'amusement dans les yeux doré, Greed sourit et il le suivit de lui-même. Solf ravala son envie de rire quand il s'aperçu une fois de plus qu'il n'avait qu'a enlever sa chemise pour que son amant le suive partout en remuant la queue.
- T'es vraiment un animal, lâcha-t-il.
- Tss, sous tes airs de "petite vierge blasée", tu n'es pas mal non plus.
- Crève, répliqua Solf avant de disparaitre sous les assauts fougueux de son amant.
Goûtant l'air une fois de plus, Méduse rampa avec précaution le long du couloir. Sans savoir pourquoi ni comment, sa cage avait été une fois de plus mal fermée et la petite chipie avait saisie une fois de plus l'occasion de visiter la maison de son gentil maître. Glissant lentement dans le grand salon, elle parcourut l'appartement luxueux à la recherche de nourriture. Silencieusement, la couleuvre se glissa dans la chambre.
Greed remua lentement dans le lit en sentant quelque chose de froid passer sur ses jambes dans le lit. Croyant à une nouvelle frasque de Solf, il tourna la tête vers lui. Allongé sur le ventre, ses cheveux noir en bataille étalés sur draps beige, il leva un sourcil. Il dormait vraiment ? Mais alors... Il sentit à nouveau la sensation glisser le long de son corps, remonter par la couette.
Deux cris retentirent dans la chambre auparavant silencieuse ; le premier fut celui de Greed qui hurla en voyant la tête de la couleuvre contre son précieux service trois pièces ; puis celui de Solf qui se réveilla en sursaut quand l'avidité avait sortit son révolver de sous le lit et tiré une balle dans le lit, entre eux deux, ratant le serpent de peu.
C'est donc après une dispute acide qui Solf quitta la pièce en boxer, ramenant sa précieuse Méduse dans son terrarium en hurlant que le serpent n'était pas dangereux ni venimeux et que le psychopathe était parti pour une abstinence de plusieurs semaines. Il ajouta une fis de plus qu'il ne savait pas ce qu'il faisait avec un con pareil.
Seul dans le lit, le révolver à la main, Greed regarda le trou qu'il avait fait dans le matelas, pile entre lui et Solf. Il avait eut chaud. Très chaud que Solf n'ai pas le rapprochement avec le tragique sort de son ancienne araignée.
Il baissa la tête vers ses jambes. Ses petits copain aussi avaient eut chaud... Machinalement, il remit son boxer. Pour plus de sécurité. Pis il partit aussitôt miauler auprès de amant qu'il n'avait pas fait exprès.
- T'as faillit nous buter !
- Mais non, c'est le serpent que je visais !
- Raison de plus ! Arrête de te servir d'une arme que tu ne sais pas utiliser ! cria l'autre en lui claquant la porte au nez.
Bon...
C'était vraiment impressionnant. Au lieu d'être encore alanguit par leurs étreintes, Solf avait démarré une fois de plus au quart de tour, balayant leur partie de jambe en l'air pour gueuler à tue-tête dans la maison la stupidité de son amant.
Et c'était parti pour une nouvelle ruine en bougies et dîner luxueux pour que Solf lui pardonne. Et surtout qu'il retire l'abstinence. Merde quoi... Greed posa son arme sur la commode et se maudit une fois de plus de son idée d'offrir un animal à son amant.
- Anniversaire de mes couilles... la prochaine fois je choisirai moi-même un chien !
Tadam !
J'ai tenu ma promesse et fait un long O-S cette fois ;)
Comment le trouvez-vous ?
Surpris par le choix du serpent de Solf ?
