Fandom : HP

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à JK Rowling

Personnage : Rusard

Résumé : Par un coup de maladresse, Argus Rusard se retrouve confronté à son passé et livre ses souvenirs à une Miss Teigne attentive. Plongez, vous aussi, dans l'univers de ce personnage énigmatique...

Titre : Errance

Chapitre 4 : Rusard – 11 ans


Les yeux d'Argus se posèrent alors sur un autre cliché pris peu de temps après. On le voyait seul, sur le parvis d'un bâtiment sombre et austère : « Brighton Secondray School »

Après avoir fait ses valises avec l'aide de sa petite sœur, Argus, le cœur lourd, monta dans un véhicule moldu qui devait le conduire à son nouveau foyer. Quand il monta dans la voiture, sa mère avait quelques larmes au coin des yeux et sa sœur ne voulait plus le lâcher. Seul Animus regardait la scène avec détachement comme si tout cela concernait un étranger.

- Deviens un vrai homme Argus !

Voila les dernières paroles qu'il entendit prononcée par son père avant de quitter le domaine. La voiture, puisque c'est ainsi que ça s'appelait, mis de longues heures à rejoindre le Sud de l'Angleterre où se situait le fameux pensionnat. Argus se demandait pourquoi ils n'avaient pas tout simplement pris la cheminée en famille pour y aller. Mais il n'avait pas vraiment eu le temps, ni le loisir de poser ce genre de questions. Bien des zones d'ombre persistaient pour lui.

Quand ils arrivèrent face au bâtiment, Argus fut bien déçu du spectacle. Lui qui avait toute son enfance rêvé du château de Poudlard, il se retrouvait maintenant dans une école ressemblant plus à une vieille prison. Le chauffeur descendit de la voiture avec lui et l'aide à porter ses valises. Alors qu'il était sur le seuil près à partir, il prit la parole :

- Tu veux que je prenne une photo ?

- Euh…

- Ta maman m'a laissé cet appareil, c'est avec ça que les moldus font des images fixes. Tu vas voir. Ne bouge pas.

Une lumière aveuglante sortie de la boite noire que tenait le chauffeur. Argus ferma les yeux avec réflexe.

- Voila, je te laisse l'appareil. Quand le chiffre du dessus arrive à zéro, tu dois aller voir un spécialiste. Je n'en sais pas plus. C'est tout récent et très rare comme appareil, tu as bien de la chance. Au revoir petit !

L'homme remonta dans la voiture et laissa Argus seul devant les grilles du pensionnat. Ce dernier prit une profonde respiration et s'avança dans le domaine. Après avoir passé les grilles, il frappa à l'énorme porte d'entrée. Un homme assez vieux arriva essoufflé.

- Qui es-tu ? Où sont tes parents ?

- Je suis Argus Rusard, mes parents sont restés chez moi avec ma sœur.

- Bien, suis moi. Nous allons aller voir la directrice, c'est elle qui s'occupe des admissions.

Après avoir suivi l'homme pendant ce qui sembla être une éternité au petit Argus, le concierge s'arrêta devant une porte en bois très simple.

- Attend ici, je vais voir si Mme Pimkin est disponible.

Argus s'assit sur une chaise qui était mise à disposition dans le couloir, et posa sa valise sur ses genoux. Il observait le pensionnat avec étonnement. Un peu plus loin des portraits semblaient le regarder curieusement. Il leur fit un petit signe de main, mais aucun ne lui répondit. Un peu dépité d'être seul dans ce monde hostile, Argus se mit à regarder ses pieds en pensant à sa petite sœur restée à la maison. La porte de Mme Pimkin finit par s'ouvrir et Argus fut invité à pénétrer dans le bureau.

- Bonjour M. Rusard. Nous avons bien reçu votre dossier qui nous a été envoyé très récemment par votre père. Ceci dit, quelques zones d'ombre persistent. Votre père n'a rien renseigné au niveau de sa profession. Il a aussi oublié d'inscrire votre adresse postale pour leur envoyer vos bulletins de notes et les informations diverses. Il manque aussi les coordonnés de votre ancienne école et vos résultats ultérieurs. Pourriez-vous nous indiquer les informations que vous avez à votre disposition pour que nous puissions compléter ce dossier dans les plus brefs délais ?

Argus se contenta de hocher la tête n'ayant pas la moindre idée des réponses à fournir à ces questions.

- Bien maintenant je vous pris de me suivre, je vais vous indiquer votre dortoir. Puis vous irez au réfectoire, l'heure du repas du soir approche. Tous vos camarades sont déjà arrivés hier. Vos parents vous ont envoyé avec un peu de retard.

Argus reprit sa valise qu'il trouvait bien lourde. Il pestait contre les elfes de maison avant de se souvenir qu'il était dans un pensionnat moldu sans elfe de maison. Il suivit donc la directrice qui s'arrêta assez rapidement devant une nouvelle porte en bois qui ressemblait à toutes les autres. Elle poussa la porte et entra.

- Donc, voila votre dortoir. Vous avez un lit à votre disposition et une armoire. Pour le reste vous verrez avec vos petits camarades. Le refectoire se trouve au fond du couloir à gauche. Vous devez y être dans 10 minutes. Au revoir M. Rusard.

La directrice partit sans se retourner d'un pas rapide. Argus se retrouva seul dans la pièce, il s'approcha d'une première armoire, mais celle-ci semblait déjà avoir trouvé acquéreur. Il répéta l'opération plusieurs fois avant de finalement trouver une armoire vide. Il posa sa valise sur son lit et se hâta de trouver le réfectoire pour ne surtout pas être en retard.

Argus sortit du dortoir sans un regard pour les 10 lits qui l'occupaient et regarda de manière perplexe le couloir qui semblait très long aussi bien sur sa gauche que sur sa droite. Et il n'avait aucune idée de la direction à prendre. Aucun bruit ne lui parvenait, et les tableaux étaient toujours aussi immobiles. Argus avait envie de s'assoir dans un coin et de pleurer, en espérant qu'en ouvrant les yeux il s'aperçoive qu'il ne s'agissait que d'un mauvais rêve. Mais à son âge, on sait qu'un garçon ça ne pleure pas ! Ce sont les filles qui pleurent !

Il s'engagea donc dans le couloir en choisissant la direction au hasard. Il avança longtemps, le couloir ne semblait pas avoir de fond. Mais il finit par arriver à une grande porte. Derrière on entendait beaucoup de bruits. Il la poussa et fut rassuré de voir qu'il s'agissait bien du réfectoire tant recherché. Il vit que des garçons étaient déjà assis à des tables et que d'autres faisaient la queue. Il suivit donc la file et attendit son tour lui aussi.

Quand il arriva devant une surveillante, il fut très étonné de voir que celle-ci l'attendait avec une cuiller pleine d'un liquide dense et transparent. Il avala le contenu de la cuiller et failli s'étouffer face au gout écoeurant qui avait empli sa bouche. Il se dirigea ensuite vers les tables, mais il ne savait pas où il pouvait s'assoir. Il resta donc debout un moment scrutant le réfectoire avec un regard perdu.

Le concierge qui semblait avoir repéré son manège lui fit un petit signe désignant une table. Argus pas très rassuré s'en approcha. Tout de suite un garçon de son âge se leva et lui serra la main :

- Tu dois être le nouveau ! Moi c'est Junior. Je suis le responsable de la table. Assis toi là, on va bientôt commencer le repas.

En effet, la directrice s'assit et les plats furent apportés à l'entrée du réfectoire sur de grands plateaux. Junior se leva et alla chercher un plat pour la table.

- Pourquoi c'est Junior qui y va ? Personne ne l'apporte ?

- Chut, on n'a pas le droit de parler pendant le repas !

Argus regarda stupéfait le garçon qui venait de parler, mais ne dit rien et reporta son attention sur Junior qui portait un plat bien trop lourd pour un enfant de 11 ans. Et, une fois encore, Argus regretta l'ambiance familiale et les plats arrivant tranquillement sur la table en voletant. Le repas se déroula en silence. Les plats étaient très étranges aux yeux d'Argus qui n'avait jamais mangé ce genre de choses. Il aurait voulu savoir ce que c'était, mais c'était impossible puisqu'il ne pouvait pas parler.

A la fin du repas, quelqu'un vint inspecter la table sur laquelle il avait fallu regrouper les assiettes en pile bien nette, empiler les verres… Argus se sentait l'âme d'un parfait elfe de maison. Ils eurent ensuite le droit de se rendre à leur dortoir.

Après un rituel complexe auquel Argus ne comprit strictement rien et où il se contenta de suivre le mouvement, il put enfin se coucher dans son lit, tentant de trouver un repos plutôt mérité.

Sortant à peine de ses pensées, Miss Teigne poussa une photo vers Rusard en ronronnant. Le concierge prit la photo avec émotion. Sur cette dernière on pouvait voir Cassandre tenant fièrement une baguette dans sa main.


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