Fandom : HP

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à JK Rowling

Personnage : Rusard

Résumé : Par un coup de maladresse, Argus Rusard se retrouve confronté à son passé et livre ses souvenirs à une Miss Teigne attentive. Plongez, vous aussi, dans l'univers de ce personnage énigmatique...

Titre : Errance

Chapitre 6 : Rusard – 12 ans

Je m'excuse platement pour le temps que j'ai mis à écrire ce chapitre. Je n'ai pas de bêta pour mes écrits, donc si jamais ça vous tente, c'est avec plaisir.


Alors qu'il reposait la photo de sa sœur avec émotion, Rusard chercha des yeux une autre photo qui semblait lui tenir autant à cœur. Quand il eut mis la main dessus, il soupira avec lassitude. Il s'agissait d'une photo d'un paquet grossièrement emballé dans du papier kraft et posé sur une petite table.

Un courant d'air frais tira Argus de son sommeil. Il n'ouvrit pas les yeux tout de suite, tentant de se rendormir. Mais le lit, grinçant à chacun de ses mouvements, l'empêchait de retrouver la quiétude du pays des songes. Il ouvrit doucement les yeux et regarda son dortoir encore calme baigné de quelques rayons de soleil. Il s'étira le plus discrètement possible et se rendit dans la partie sanitaire pour se préparer avant le réveil de ses camarades. Il lui arrivait souvent de se préparer seul, profitant du calme des parties communes. Argus n'était peut-être pas allé à Poudlard, mais lui aussi pouvait gouter aux joies de la vie en communauté.

Une fois prêt, il retourna dans son dortoir. En ouvrant les portes, il soupira et inspira profondément avant de pénétrer dans la tourmente. Autours de lui, les autres courraient dans tous les sens, lançaient leurs oreillers sur ceux qui n'étaient pas encore levé. Tout en regardant tout ça, il alla s'asseoir sur son lit sans que personne ne vienne lui parler.

Cela faisait maintenant plus de sept mois qu'Argus avait rejoint cette école de moldus. Sept mois qu'il tentait difficilement d'avoir le niveau dans toutes les matières, même s'il trouvait qu'il avait fait de grands progrès. Sept mois qu'il n'arrivait pas à se faire des amis. Mais il ne désespérait pas et en apprenait tous les jours plus sur les habitudes de ses camarades moldus, ce qui lui permettait au moins de comprendre les conversations, à défaut de pouvoir y participer.

La matinée était déjà bien avancée lorsqu'Argus réalisa quelque chose en inscrivant la date sur son cahier d'anglais :

- Joyeux Anniversaire mon grand.

Il avait beau l'avoir seulement murmuré, son voisin l'avait entendu le dire. Et c'est dès la pause du repas qu'Argus fit les frais de cette écoute intempestive. Ses camarades semblaient s'être donné le mot pour le tourmenter.

- Gugus a pas d'amis ! Gugus a pas d'amis !

Puis d'autres se prirent au jeu chantant des chansons tout aussi démoralisante pour ce pauvre Argus, qui en plus de fêter ses douze ans sans amis, devait affronter le fait que sa famille ne risquait pas de lui envoyer un cadeau par hibou transporteur. Argus alla s'isoler dans la salle de classe, loin des chansons démoralisantes de ses petits camarades.

Le petit garçon profita donc de sa pause déjeuner pour travailler encore et toujours et tenter de combler les lacunes qu'il avait concernant le monde des moldus et surtout leurs étranges disciplines scolaires, la pire de toute étant le cours de sciences et c'est justement ce qui l'attendait l'après-midi même.

Après un repas fatigant aux yeux d'Argus, le pire cours de la semaine arrivait enfin. Le garçon stressait déjà car il savait que le professeur aimait bien les interroger et les mettre mal à l'aise sans raison, il avait beau relire son cahier sur les énergies, il ne comprenait rien à ce qu'il avait écrit et n'était même pas certain d'avoir écrit les bons mots.

En effet, le Royaume-Uni venait de rentrer dans l'ère du nucléaire et le professeur tentait vainement d'expliquer en quoi cela consistait. Le cours aurait déjà été bien difficile pour un petit garçon lambda, mais Argus était complètement dépassé par la situation. Il avait néanmoins fini par comprendre que les moldus ne s'éclairaient pas grace à des Lumos permanents et qu'ils avaient des appareils qui avaient besoin d'énergie comme son appareil photo. Mais il ne voyait pas trop ce que c'était ni d'où ça venait. Il n'y avait pas à dire, la magie était quand même bien plus simple.

- Je vois que Mr Rusard se croit au dessus tout cela à ce que je vois. On ne se donne pas la peine de se lever lorsque j'entre dans la salle.

En effet, tellement perdu dans ses pensées et dans sa tentative désespérée d'apprendre son cours, Argus n'avait pas entendu le professeur arrivé. Lui qui voulait se faire tout petit et discret, c'était raté.

- Venez donc au tableau. Vous allez pouvoir étaler votre culture à vos petits camarades, enfin, si vous en êtes capable.

Alors qu'Argus venait au tableau, ses condisciples ricanaient bêtement aux commentaires de leur instituteur.

- Alors, de quel type est l'usine implantée à Sellafield ?

- C'est euh…

- J'attends !

- Une centrale nucléale ?

Le professeur secouait la tête d'un air désespéré pendant que toute la classe rigolait à la réponse d'Argus qui était pourtant certain d'avoir répondu juste à la question.

- Une centrale nucléaire ! Et grâce à quoi fonctionne une centrale nucléaire ?

- Grace à … des rayons ?

Argus ne savait plus où se mettre, il ne savait déjà pas ce que c'était qu'une centrale alors de là à savoir comment cela fonctionne…

- Une question à votre niveau : Comment fonctionne une usine de charbon ?

Devant l'incompréhension du jeune garçon et les moqueries de ses camarades, le professeur abrégea ses souffrances.

- Grace à du charbon jeune homme ! Vous pensiez que l'électricité arrivait ici par magie ?

Tout le monde se mit à rigoler et le professeur le renvoya à sa place en lui faisant promettre d'être plus attentif. Argus lui rejoignit sa place encore plus déconfit, persuadé que cette journée était la pire journée de sa vie, ou au moins sa pire journée d'anniversaire. Juste devant le jour où son père l'avait accroché en haut d'un arbre et l'y avait laissé la journée en attendant qu'il descende par magie.

Le cours finit par prendre fin et Argus se précipita dans son dortoir pour la pause au lieu d'aller dans la cours de récréation, il n'avait pas envie de se mêler aux autres, préférant rester seul un moment. Lorsqu'il entra dans la pièce, il fut surpris de trouver un paquet entouré de papier kraft sur son lit. Il sortit son appareil photo et décida d'immortaliser son seul rayon de joie de la journée.

Il remarqua ensuite une petite carte faite main qui était posée à coté. Il l'ouvrit et reconnu immédiatement l'écriture de sa sœur.

Joyeux Anniversaire Gus', j'aimerais beaucoup être avec toi aujourd'hui, mais maman a dit que je pouvais pas, pourtant j'ai beaucoup pleuré pour essayer de la convaincre. J'espère que ton cadeau te plaira, je suis allée l'acheter chez les moldus avec maman.

Tu me manques beaucoup grand-frère.

Sandy

Argus regarda l'écriture ronde de sa petite sœur avec émotion. Sa mère avait juste inscrit en dessous : Je t'aime, maman. Bien évidemment, son père n'avait pas signé la carte et il ne savait peut-être même pas que le cadeau lui avait été envoyé.

Il déballa ensuite précautionneusement le paquet et trouva un livre avec une vieille couverture en cuir qui sentait bon et qui donnait envie de lire le livre pendant des heures. En lettres dorées à peine visibles, on pouvait lire :

Capacités extrasensorielles des chats et tout ce qu'on ne nous dit pas.

Argus remarqua immédiatement que le blason de la maison d'édition était le même que celui de l'école de Poudlard et il se demanda s'il s'agissait d'une coincidence. Il serra fort le livre contre lui, le considérant déjà comme son plus cher ami dans cette école et univers hostile.

Alors qu'il reposait la photo, Argus se mit pensivement à caresser la tête de Miss Teigne. Puis, semblant se rappeler de quelque chose, il fouilla parmi les photos répandues sur le sol et en saisit une avec beaucoup de délicatesse. Dessus, on pouvait voir Cassandre dans les bras son frère, tous les deux rayonnants de bonheur.


N'hésitez pas à laisser une review avec votre avis (positif ou négatif) c'est ce qui me motive à écrire.

En temps normal je ne réponds pas aux anonymes (donc pensez à laisser une adresse mail), mais aujourd'hui je suis de bonne humeur :

Pivoine : Désolée pour le délai, j'espère que tu continueras à suivre cette fic.

Talia : Le but c'est de partir du petit Rusard pour arriver au grand.