Fandom : HP

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à JK Rowling

Personnage : Rusard

Résumé : Par un coup de maladresse, Argus Rusard se retrouve confronté à son passé et livre ses souvenirs à une Miss Teigne attentive. Plongez, vous aussi, dans l'univers de ce personnage énigmatique...

Titre : Errance

Chapitre 11 : Rusard - 14 ans : 4 avril 1959


Argus avait les larmes aux yeux lorsqu'il reposa la photo. Il en saisit ensuite une autre où on voyait ses deux parents tout de noir vêtus, la mine sombre sous un soleil éclatant. Argus lâcha la photo et caressa doucement la tête de Miss Teigne qui ronronnait tendrement.

Comme tous les matins lorsqu'il ouvrait les yeux après une courte nuit de sommeil, Argus vit son ami Louis plongé dans un livre. Il se demandait même si Louis dormait de temps en temps.

- Qu'est ce que tu lis aujourd'hui ?

- Salut Gus' ! Je lis le livre sur les chats dont tu m'as tant parlé.

- Tu en penses quoi alors ?

- Y'a des choses intéressantes comme sur l'empathie de ces animaux mais je ne crois pas trop à ce qui est dit dans le chapitre sur le fait que tous les chats soient des réincarnations de sorciers.

- Je n'y crois pas non plus. Surtout que ce livre a été écrit par des moldus qui n'ont surement jamais vu de sorciers de toute leur vie…

- Ce n'est pas faux. En tout cas, j'aimerais bien avoir un chat pour voir si tout ce qui est dit dedans est vrai, avoua Louis.

- J'y songerai pour Noël, dit Argus en rigolant.

- Au fait, Joyeux Anniversaire Gus ! fit Louis en lui tendant un paquet jusque là caché sous son lit.

Argus prit le paquet, très ému, avec un grand sourire. Il défit lentement l'emballage pour ne pas faire de bruit et ne pas déranger leurs autres camarades qui dormaient encore. En découvrant le cadeau, Argus fut très étonné, il s'agissait d'un carnet avec une reliure en cuir et du parchemin ancien.

- Pour mettre tes photos ou écrire des choses. Je sais que tu aimes beaucoup ça, s'expliqua Louis.

- Merci ! C'est génial ! On demandera à un surveillant d'immortaliser ce moment et je le mettrai sur la 1ère page.

La conversation s'arrêta là, car leurs camarades commençaient à se réveiller annonçant le début d'une longue et pénible journée.

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Alors que le soleil déclinait à l'horizon, Argus mit un point final au devoir qu'il était en train d'écrire. Il rejoignit ensuite son dortoir espérant y trouver comme l'année précédente un cadeau de sa sœur. Sa sœur arrivait toujours à faire mouche pour ses anniversaires. A chaque fois, elle arrivait à lui trouver un cadeau qui le touchait et qui lui correspondait. C'est donc très impatient qu'il pénétra dans son dortoir et il fut très déçu de ne rien y trouver. Il vérifia qu'il n'y avait pas de paquet caché nulle part autours de son lit. Il s'assit alors sur son lit, un peu dépité, et c'est dans cette position que le trouva Louis.

- Qu'est ce qu'il t'arrive ?

- Sandy a oublié mon anniversaire…

- Impossible ! Ce n'est pas le genre de ta sœur !

- C'est bien ce qui m'inquiète et me chagrine. Peut-être qu'elle est trop occupée à Poudlard et qu'elle est trop occupée avec ses amis…

- Ne dis pas de bêtises ! Tu devrais la contacter…

- Et comment ? Elle est à Poudlard ! Ils n'ont pas le téléphone là-bas et la poste moldue mettrait des jours à apporter ma lettre.

- Il doit bien y avoir une solution…

- Si seulement j'avais un balais, un hibou, une voiture volante, un sombral…, débita Argus plus pour lui-même que pour Louis.

- Mais ! J'ai un hibou moi !

Argus le regarde avec de grands yeux. Il ignorait totalement que son meilleur ami avec qui il passait la plupart de son temps avait un hibou. Il n'en revenait pas.

- Tu as un hibou, toi ?

- Oui, un cadeau de maman, elle en avait ras le bol de ne pas avoir de mes nouvelles.

- Tu ne me l'as jamais dit !

- J'y ai pas pensé. Mais je veux bien te le prêter si tu veux.

Argus se mit immédiatement à écrire un petit message à sa sœur pour s'assurer qu'elle allait bien. Pendant ce temps, Louis avait appelé son hibou qui l'attendait sagement sur le rebord de la fenêtre du dortoir. Les deux garçons se dépêchèrent d'attacher le message à la patte du hibou. Ils avaient peur que leurs camarades arrivent à ce moment-là et se posent des questions.

Argus alla ensuite s'allonger sur son lit le cœur lourd. Il était à la fois inquiet pour sa sœur et triste car il avait l'impression que sa plus grande crainte se réalisait. Cassandre l'oubliait peu à peu au profit de ses amis de Serdaigle, ou des livres de l'immense bibliothèque de Poudlard. Il ne voulait pas lui en vouloir, mais un petit pincement au cœur persistant lui rappelait qu'il aurait bien aimé être à sa place plutôt que dans ce pensionnat où les élèves ne pouvaient pas le comprendre.

Il fut réveillé au milieu de la nuit par le concierge qui lui ordonna de s'habiller en silence et de rejoindre le hall d'entrée. Argus ne comprenait pas vraiment de quoi il en retournait mais il obéit néanmoins à la demande, ne souhaitant pas s'attirer les foudres du surveillant de nuit. C'est à moitié endormi qu'il enfila tant bien que mal les premiers vêtements qui lui passèrent sous la main, puis il se rendit là où on l'attendait.

Argus se figea en reconnaissant la silhouette de sa mère. Cassiope ne serait pas venu pour un motif sans importance. Elle se serait contentée de contacter le collège ou bien de lui envoyer une lettre. C'est donc très tendu qu'il s'approcha de sa mère.

- Argus, suis-moi. Nous allons aller faire un tour.

Le jeune garçon suivit sa mère sans poser de questions, mais lorsqu'il vit son père à l'extérieur il se douta que quelque chose n'allait vraiment pas. Ils marchèrent un peu sans rien dire. Argus avait l'impression de vivre une scène toute droit sortie de son esprit et il se demanda s'il n'était pas en train de rêver. Avoir son père et sa mère autours de lui ne pouvaient être qu'un rêve. Mais le rêve vira au cauchemar lorsque son père prit la parole.

- Cassandre est morte.

Argus resta figé sans bouger un instant alors que ses parents continuaient de marcher lentement. Il se pinça pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, mais il fut bien obligé d'admettre qu'il s'agissait de la vérité. Il laissa alors quelques larmes glisser le long de son visage. Son père s'arrêta à son niveau et le regarda d'un air sévère et dur.

- Un Rusard ne pleurt pas !

- Que s'est-il passé ? demanda Argus en se tournant vers sa mère.

- Ta sœur a été emportée par sa maladie, répondit Cassiope la voix cassée.

- Ne lui ment pas ! C'est lui qui l'a tuée ! Il faut qu'il le sache, s'emporta soudainement Animus.

- Animus calme toi, tu sais très bien qu'il n'y est pour rien.

- Les médicomages ont dit que si elle n'était pas sortie pour lui acheter ce fichu cadeau, il ne lui serait rien arrivé !

- C'est faux, ils ont dit que ça n'avait fait que précipiter l'inévitable.

- Ils auraient pu la sauver ! Il y a toujours un espoir ! Maintenant tout est perdu ! Mes enfants sont morts et c'est la faute de ce cracmol que tu défends !

- Animus ne parle pas comme ça de ton fils !

- Ce n'est pas mon fils !

Argus qui était resté immobile tout le long de l'échange, tentant de mieux comprendre ce qui c'était passé s'enfuit en courant pour retourner à son pensionnat. Il fut rattrapé en chemin par sa mère qui le serra fort dans ses bras.

- N'écoute pas ton père, il est encore trop bouleversé par ce qui c'est passé.

- Je veux aller à son enterrement.

- Argus… Ta sœur a déjà été enterrée… C'était hier.

- Depuis combien de temps est-elle morte ? Depuis combien de temps me cachez-vous la vérité ?

- Depuis 5 jours Argus, répondit doucement sa mère après un temps d'arrêt.

- Et vous comptiez me le cacher encore longtemps, ou vous attendiez juste mon anniversaire pour rendre cette nouvelle encore plus horrible ? Je vous déteste !

Cassiope eut juste le temps de tendre une petite photo à son fils avant qu'il ne retourne dans son collège où il se précipita sur son lit pour pleurer tout son saoul. Après quelques temps, il observa le papier que lui avait tendu sa mère. Il s'agissait d'une photo de ses deux parents en deuil. Au fond on apercevait une petite tombe fleurie qu'Argus devina être celle de sa sœur. Il eut envie de la déchirer comme pour nier ce qu'il venait d'apprendre mais quelque chose en lui l'en empêcha et il se contenta de pleurer toute la nuit jusqu'à ce qu'un nouveau jour se lève. Un jour sans sa sœur.

Les larmes au bord des yeux Rusard laissa tomber la photo dans un coin, comme pour l'oublier une nouvelle fois, et caressa longuement Miss Teigne. Il prit ensuite toutes les photos de son enfance et les posa dans la boite, preuve que les années ayant suivi le décès de la sœur étaient encore difficiles à revivre. Il attrapa ensuite une photo encadrée où on le voyait tout fier avec son diplôme en main.


Je suis vraiment désolée pour le délai de publication (oui, encore une fois). J'ai eu des vacances très chargées, doublé du fait que j'avais beaucoup de mal à écrire ce chapitre et que je me suis beaucoup mis la pression. Rassurez-vous la publication devrait reprendre de manière plus régulière à partir de maintenant.

Un grand merci entre autre à Bewitch_Tales pour sa relecture du chapitre qui m'a beaucoup aidée. Je vous conseille au passage son excellente fic "Schizophrenia".

Et pour finir un grand merci à vous de me laisser des commentaires. Ca n'a l'air de rien, mais c'est ce qui me pousse à continuer d'écrire.

Sinon, des idées pour le chapitre qui arrive ? (une carte de chocogrenouille pour ceux qui devinent ^^)