Bien le bonsoir, mes agneaux. C'est toujours aussi agréable de voir que vous revenez me rendre vi...
Miaaooooww ! Frrrr !
Oh ! Faites attention, mon chat a une fâcheuse tendance à s'allonger partout. Cela fait la troisième fois qu'on lui marche dessus cette semaine.
Bon... aucun de vous ne semble avoir de bosse, cette fois-ci. Fort bien.
Disclameur : Je rappelle que les vidéastes présents dans cette fanfiction ne sont ici qu'en tant que personnages tels que je les imagine.
Nous pouvons donc continuer.
Chapitre 3 : Course-poursuite
o
Antoine et le Visiteur du Futur ont pris la voiture pour se rendre à Paris afin de stopper l'épidémie. Durant le trajet, notre cher vidéaste a fait plus ample connaissance avec son drôle d'acolyte. Mais les voilà qui arrivent à destination.
o
En effet, la circulation sur la route s'est faite plus dense et les modestes maisons de banlieue ont laissé place aux larges avenues bordées de bâtiments haussmanniens qui caractérisent la capitale. Au dehors, quelques bars accueillent encore des clients et les rues de la ville sont bondées de voitures, si bien que l'une d'elles frôle la collision avec celle d'Antoine. Quelques instants plus tard, c'est un piéton imprudent qu'il manque de renverser.
- Je n'aime pas me déplacer en voiture dans cette ville ! bougonne-t-il pour lui même.
Le téléphone dans sa poche vibre soudain de nouveau.
- Je crois que quelqu'un essaie de te joindre, lui fait remarquer l'homme assis à sa droite.
- Eh bien il attendra ! Elle ne m'a pas l'air très avancée, votre soi-disant apocalypse, constate le vidéaste en regardant autour de lui. En plus, ils n'ont pas l'air de beaucoup fêter Halloween, à Paris.
- Détrompe-toi, lui annonce alors le Visiteur d'une voix sentencieuse. Regarde. Ça a déjà commencé.
Et il pointe du doigt un petit groupe de personnes amassées devant la vitrine d'un magasin. A première vue, rien de très extraordinaire à cela. Mais en y regardant de plus près, le vidéaste remarque que les protagonistes sont tous vêtus pour l'événement du jour : l'un d'eux porte un semblant de citrouille sur la tête, celle d'un autre est surmontée de deux petites cornes pointues et rouges, et le visage d'un autre encore est totalement masqué par un ample drap blanc.
- Oui. Et alo... ?
Mais Antoine se tait immédiatement à la vision d'une silhouette à califourchon sur un vieux balais qui... Oui, qui s'élève bien haut dans les airs, au-dessus de ce drôle d'attroupement ! Bien que prévenu de ce genre de phénomène, l'esprit du youtuber se vide totalement, entièrement focalisé sur l'anomalie qui se déroule devant lui. Il reste figé ainsi une seconde... deux secondes... La sorcière (car oui, ce n'était pas un cachalot volant) fend soudain l'atmosphère en s'envolant plus haut que les immeubles adjacents et disparaît derrière le toit de l'un d'eux.
… Trois secondes...
Au niveau du magasin, un cri strident retentit soudain. Une jeune femme tout à fait normale s'échappe soudain du groupe de monstres en hurlant. Mais l'homme aux deux cornes rouges la retient en l'agrippant violemment par une épaule...
… et la mord jusqu'au sang.
… Quatre secondes...
Deux doigts viennent claquer devant les mirettes du jeune homme qui sort de sa torpeur en bafouillant une suite de sons indéchiffrables. Il ne sent même pas le téléphone qui vibre une nouvelle fois dans sa poche au même moment.
- Allez Daniel, roule ! Il ne faut pas que ça se propage plus ! lui ordonne le clochard.
- Mais... Mais... Mais la fille ? bégaye l'autre, complètement abasourdi.
- On ne peut rien pour elle. Fonce, maintenant !
Sans plus attendre, Antoine écrase l'accélérateur et double la voiture devant lui en débordant sur la voie en contre-sens, manquant une nouvelle fois de finir dans le décor, tandis qu'une peur glaçante se répand dans ses veines tel un poison mortel. Pendant qu'il tente de circuler le plus vite possible au milieu des autres véhicules, il jette un regard inquiet, presque maladif dans la direction de chaque piéton qu'il croise dans la rue, guettant le moindre phénomène anormal. Son seul but : se rendre le plus rapidement possible au cimetière du Montparnasse pour mettre fin à ce cauchemar qui semble être loin de prendre fin. Mais l'épidémie n'a l'air d'être qu'à un stade encore faible.
- Daniel, c'est bon maintenant, tu roules trop vite !
- C'est Antoine, par la Sainte Pelle ! Et non, je roule très bien, fulmine le concerné dont les jointures des doigts ont blanchi à force de serrer son volant.
- Pas du tout ! Tu vas vraiment finir par tuer quelqu'un ou nous tuer nous ! lui reproche de nouveau le Voyageur.
- Mais ce n'est pas bientôt fini ? Je n'ai pas besoin que l'on m'apprenne à cond...
Soudain, au détour d'une rue mal éclairée, une silhouette surgit et traverse la route à vive allure, ne laissant pas assez de temps au conducteur pour freiner avant la collision brutale. Un cri, un choc, puis le corps est propulsé sur le capot de la voiture et s'affaisse sur le pare-brise, inerte.
Le véhicule freine des quatre roues et Antoine, pâle comme la pleine lune au-dessus, fixe l'homme percuté avec une expression horrifiée. Dans la voiture, le silence est écrasant.
- Eh bah voilà ! Bravo ! Ah mais bravo, là, vraiment ! explose son passager en l'applaudissant sarcastiquement. Ça devait bien finir par arriver, de toute façon, à conduire sur la route comme un ouf, là ! Et qu'est-ce que tu vas dire à sa famille, hein ?! Que tu n'as jamais fait de stage de prévention routière ?! Et qui va payer les obsèques ? Eh bien c'est toi ! Et ne compte pas sur moi pour t'aider, je n'ai pas un rond, moi ! Mais ne le regarde pas avec cette tête d'abruti ! Bah oui, il est mort, le gars ! Tu vois ?!
Le « mort » s'anime soudain avec virulence, l'interrompant dans sa litanie, et se met à frapper le pare-brise à coups de poings répétés tout en éructant un flot d'insultes plus ou moins vulgaires sur le chauffard qui vient de le renverser, y compris une remettant en cause la dignité de sa mère.
- Je suis désolé ! Vraiment désolé ! baragouine le fautif en fixant avec impuissance les deux yeux qui lui lancent des éclairs des plus électrisants au travers de la surface transparente.
Mais aucun de ses mots ne semble calmer l'énergumène qui, de toute façon, n'en a cure.
- Mais qu'est-ce que tu attends ? Sors donc l'aider ! lui ordonne son voisin excédé.
Recouvrant ses esprits, Antoine ouvre sa portière d'une main tremblante et va à la rencontre du diable colérique écrasé tel un moustique sur son pare-brise. Alors qu'il tente tant bien que mal de l'apaiser, l'autre se relève, l'agrippe par les deux épaules et le secoue comme un prunier en continuant de gueuler :
- Espèce de sale balais à chiottes ! Vous auriez pu me...
Mais il se stoppe aussitôt pour dévisager avec stupeur celui qui lui fait face.
- Oh ! Antoine, c'est toi ? demande-t-il alors en lui souriant de toutes ses dents.
- Alex ?
- Ah ! Salut, mec ! Ça me fait plaisir de te voir ! s'exclame l'autre en lui donnant une tape amicale sur le bras. Désolé, je ne t'avais pas reconnu.
- Vous vous connaissez ? questionne le Visiteur qui a abaissé sa vitre.
- Euh... oui. Je vous présente Alexis Breut. C'est l'un de mes amis qui travaille également sur le Web. Alex, je te présente le Vi... un gars qui m'accompagne ce soir.
- Oh ! Je suis vraiment content de te voir, Antoine ! s'exclame Alexis. Je t'en prie, laisse-moi monter dans ta voiture, je suis poursuivi ! Je t'expliquerai tout.
Cinq secondes plus tard, les voilà tous les trois installés dans le véhicule.
- Mais... Mais vous êtes le Visiteur du Futur ! fait le nouvel arrivant en direction de l'autre homme assis à l'avant.
Un éclat de stupéfaction passe sur le visage de l'intéressé.
- Comment me connaissez-vous ?
- J'ai tout simplement déjà entendu parler de vous. Peu importe, il faut absolument que nous fassions un selfie.
A peine a-t-il terminé sa phrase que le jeune homme et le Voyageur prennent ensemble la pose sous le flash d'un téléphone portable.
- Bon, plus rien ne m'étonne depuis le début de cette soirée, déclare Antoine, mais je trouve ça dingue que nous te trouvions à cette heure-ci, à Paris et précisément dans cette rue, Alexis. Que fais-tu là, si loin de la Bretagne ?
- Ne cherche pas à savoir, lui répond le Visiteur, c'est juste l'auteure qui voulait intégrer LinksTheSun dans sa fanfiction. Et ça ajoute des facilités scénaristiques.
- Ah ! C'est pour ça que rien ne me semble logique depuis ce soir ? réalise Links.
- Mais de quoi parlez-vous, à la fin ?
- Laisse tomber, Antoine, explique son ami. Pour faire court, j'étais dans un bar du coin quand un petit groupe d'enfant déguisés de la tête aux pieds m'a accosté à ma table. Ils m'ont alors réclamé des bonbons. Ils avaient l'air adorables. Mais lorsque je leur ai répondu que je n'en avais pas, l'un d'eux qui était habillé en mort-vivant s'est aussitôt jeté sur moi et a essayé de me mordre. Oui, oui, il a bel et bien essayé de me mordre ! Sans ménagement, il m'a bousculé hors du bar jusque dans la rue. C'est alors qu'un autre garçon vêtu en une sorte de mage démoniaque est arrivé et... (sa courte explication s'avérant trop longue, l'auteure se permet de vous en faire un résumé. Le mage a débarrassé Links du zombie en jetant un sort, avant de l'attaquer lui aussi. Notre cher youtuber a réussi à fuir, mais un homme déguisé en loup-garou l'a alors pris en chasse à son tour, au coin d'une rue sombre. Malgré la rapidité du mutant, Alexis a finalement réussi à le semer sans pour autant s'en rendre compte immédiatement. C'était l'explication claire et précise.)
- … Mais je ne me suis pas aperçu que je traversais une route. La suite, vous la connaissez. Et ne me regardez pas comme ça, je vous jure que vous n'avez pas percuté ma tête !
- Tu appelles ça court ? lui lance narquoisement son collègue d'Internet.
- Je confirme. Heureusement qu'il y avait le résumé ! s'exclame l'homme à la machine. Mais rassure-toi, nous ne te croyons, confie-t-il à leur nouveau camarade.
Et il lui explique la situation dans laquelle Antoine les a tous fourrés et comment faire pour s'en dépêtrer.
- Ce qui m'inquiète le plus, c'est que l'épidémie semble se propager rapidement. Il va falloir faire vite, conclue le chef du groupe.
- Et pourquoi avant minuit ? s'interroge le nouveau.
- De un, parce que c'est plus classe, et de deux, parce qu'après cette heure-là, l'apocalypse sera quasiment inarrêtable.
- Ça me paraît totalement fou, mais comme c'est une fanfiction, on va dire que je suis assez con pour accepter de venir avec vous, déclare Alexis.
- Alright ! Dans ce cas, en route !
La voiture redémarre et le petit groupe repart dans le but d'arriver au cimetière sans dommages. Durant une partie du trajet, aucune activité anormale ne vient leur faire obstacle. D'un œil distrait, les trois hommes prennent même le temps de jeter un œil à la Seine tandis qu'ils la longent, paisible ruban d'eau qui serpente tranquillement sous les ponts, parmi les bâtiments haussmanniens.
Mais c'est en arrivant dans le Boulevard Auguste Blanqui (Gogole map aura bien servi à l'auteure) que la terrible réalité dans laquelle la ville est plongée se manifeste de nouveau. Alors qu'ils croyaient être tirés d'affaires, nos trois coéquipiers se retrouvent soudain confrontés à un spectacle des plus abracadabrants. Au sol, ce sont des dizaines de mutants morts-vivants, vampires, momies, mages, démons, loups-garous ou autres qui grouillent comme une multitude de fourmis. On penserait presque à un gigantesque festival d'Halloween avec ces vitrines de magasins brisées, ces clients sortant des bars en hurlant comme dans un film d'apocalypse, ces divers objets s'écrasant au sol ou sur des crânes et toutes ces explosions et ces traits de lumières multicolores qui jaillissent de tous les côtés dans un chaos très ordonné. Les monstres se battent entre eux ou se jettent sur les malheureux passants encore sains d'esprits qui se sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment. Dans le ciel, des sorcières et sorciers montés sur leurs balais survolent ce paysage dévasté, leurs trajectoires tournoyantes leur donnant un aspect de charognes attendant leur macabre repas.
- Mais what the... cut ?! C'est de la folie ! s'étrangle Antoine.
- Je t'avais bien dit que c'était grave, lui rappelle son acolyte de l'avenir qui n'est pas plus rassuré que lui.
- Mais on ne peut pas rester là ! s'affole Links.
A peine a-t-il achevé sa phrase qu'un enfant zombifié (ce mot existe, l'auteure l'a vu sur Internet) provenant de nulle part s'abat de face sur le pare-brise de la voiture, provoquant trois hurlements de panique dans le véhicule.
- Mais fais quelque chose ! Fonce, tourne ! N'importe quoi ! éructe le Visiteur à l'adresse du conducteur.
Sans réfléchir Antoine fait faire une brusque marche arrière à sa voiture. Par chance, aucun autre véhicule ne se trouve derrière le sien, ce qui évite ainsi un nouvel accident. Grâce à l'effet de propulsion, le zombie glisse sur le capot avant de retomber au sol telle une vulgaire poupée de chiffon.
Aussitôt fait, le jeune homme fait une rapide embardée sur la gauche et repart à toute vitesse dans une rue adjacente. Au passage, il percute une poubelle qui se renverse, répandant son contenu sur la route.
- On a eu chaud ! s'exclame-t-il alors.
- Mais ce n'est pas fini ! annonce Alexis d'une voix blanche en regardant la route derrière lui.
Jetant un œil à son rétroviseur, Antoine met un temps avant d'apercevoir les deux silhouettes planant dans les airs, à quelques mètres de sa voiture, qui se sont lancées à leur poursuite. Mais il n'a pas le loisir de les identifier plus longtemps qu'un jet de lumière bleu vient percuter avec violence l'arrière de son véhicule, secouant ses trois occupants sans ménagement.
- Sorcières ! hurle le Visiteur.
Terrorisé, le conducteur bifurque brusquement dans une autre rue. Mais les deux femmes sur leur balais les suivent à la trace, leurs longues robes noires et déchirées claquant dans le vent.
Une autre secousse malmène la voiture sous le coup d'un nouvel éclat lumineux. Sans vraiment savoir ce qu'il fait, Antoine enfonce un peu plus l'accélérateur.
- A droite ! lui crie son passager.
Le vidéaste aux cheveux plus dressés que d'habitude tourne au maximum le volant et débouche dans une nouvelle rue, envoyant au passage la tête du pauvre Links embrasser la vitre de la portière à sa gauche.
Mais les sorcières ne lâchent pas l'affaire. L'une d'elle lance même un jet de lumière rouge dans leur direction.
- A gauche maintenant ! ordonne de nouveau le clochard.
La voiture vire encore, évitant le trait lumineux qui vient embraser (avez-vous bien lu em-bra-ser ?) les sacs poubelles posés non loin.
- Encore un truc comme ça et c'est nous qui cramons ! s'écrie Links qui a perdu son sang froid.
Malgré les quatre autres poubelles renversées et les deux chats écrasés durant leur course folle, les deux sorcières se sont pourtant rapprochées de la voiture.
La rue dans laquelle ils se sont engagés continue en ligne droite sur une bonne cinquantaine de mètres avant d'aboutir perpendiculairement à une autre, face à un immeuble.
- Daniel, j'ai une idée ! annonce son camarade assis sur le siège avant. Fonce !
Comme s'il n'avait attendu que ce simple mot, Antoine accélère vivement. Pendant ce temps, le Visiteur a abaissé sa vitre. Il sort alors un étrange objet cylindrique de la poche de son manteau. Du coin de l'œil, le youtuber le voit retirer ce qui semble être une goupille et jeter le plus gros morceau sur la route. Trois secondes plus tard, une petite explosion – néanmoins violente – suivie d'un épais nuage de fumée blanche s'en échappe, masquant complètement leurs deux poursuivantes.
- Maintenant, tourne ! lui crie l'autre.
Dans un crissement de pneus, la voiture bifurque et s'élance à gauche au croisement des deux rues. L'une des sorcières réussit à les suivre mais pas la deuxième qui, désorientée par le brouillard artificiel, vient briser son balai sur la façade de l'immeuble d'en face.
- Yeah ! jubile le sauveur du monde. Plus qu'une !
Mais au moment où l'autre se réjouit, Antoine remarque que leur dernière poursuivante a disparu de son champ de vision.
- Où est-elle ?! s'alarme-t-il tout en essayant de conduire le mieux possible.
- Je crois qu'elle est au-dessus de nous, déclare son camarade assis à sa droite.
- AAAARGH ! fait soudain Links en détachant sa ceinture de sécurité pour s'éloigner le plus possible de sa vitre. Non, les gars ! Elle est juste à côté !
En effet, un corps robuste enveloppé dans une ample robe noire est apparu derrière la vitre de la voiture et vole à présent à sa hauteur. Tous peuvent détailler son visage juvénile fendu par un sourire mauvais, dévoilant une rangée de dents jaunies mais bien alignées.
- Daniel ! s'écrie le Visiteur. J'ai une nouvelle idée. A mon signale, tu vas...
Mais le reste de son explication est masqué par Alexis qui a abaissé la vitre de gauche de quelques centimètres pour faire quelque chose de débile et de totalement inutile :
- Eh ! Jeune fille ! Laisse-nous tranquille, tu veux ? Oh... Oh pardon ! Je suis confus.
Et il referme aussitôt la vitre.
- Oh, les gars ! souffle-t-il aux deux autres avec gêne. J'ai gaffé. Ce n'est pas une fille, c'est un jeune métalleux ! (C'est anodin, un métalleux muni d'un chapeau pointu et d'un balai volant, n'est-ce pas ?) Je crois bien que ça l'a énervé.
Et pour cause ! Il n'y a pas que les mains de la sorci... du sorcier qui lancent des éclairs à présent. Le garçon sur son balai tend un doigt en direction de la vitre. Tétanisé, Alexis se roule en boule sur son siège. Le doigt du mage noir s'allume d'une lueur verte et...
- Maintenant ! crie soudain le Visiteur.
Antoine appuie alors avec brusquerie sur la pédale de frein. La voiture se stoppe net dans une secousse encore plus brutale que les précédentes. Pris au dépourvu, le sorcier continue son vole rapide plus loin en même temps que Links qui, non content d'avoir déjà goûté à la vitre arrière gauche, se mange avec violence le siège devant lui.
- Houmpf ! Aïe ! ma tête !
Mais les deux autres ne l'écoutent pas. Ils ont les yeux rivés sur le jeune homme au chapeau pointu qui s'est écrasé au milieu de la chaussée, une vingtaine de mètres plus loin, complètement inconscient.
- Il est faible, rentre-lui dedans ! ordonne Alexis, encore sonné, qui semble avoir oublié à quel point cette expérience est désagréable.
- Non ! s'oppose fermement Antoine.
- Mais il va à nouveau nous attaquer. Il faut en profiter !
- Je pense plutôt qu'il vaut mieux nous méfier du loup-garou, déclare trop doucement le Visiteur en pointant du doigt la rue à leur droite.
A suivre... Revenez le vendredi 28/10.
