Je me mets à rêver de sujets de fanfics. Je crois que mon état est grave… XD

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Riza fixait le vide. Perdue dans ses pensées, elle ne s'apercevait pas qu'une odeur de brûlé montait de la casserole qu'elle remuait mollement. Elle posa son menton sur sa main en soupirant, se mettant presque la tête dans le chocolat fondu. La chaleur la fit sursauter et se rendit soudain compte de l'inquiétant fumet. Elle se maudit et retira vivement la casserole du feu. Trop tard. Tant pis.

Elle jeta le chocolat, abandonnant l'idée de faire un gâteau. Le déjeuner pouvait très bien s'en passer de toute façon. Elle dressa la table pour deux et mit une troisième assiette sur un plateau. Elle remplit les trois assiettes et monta le plateau à son père. Celui-ci la renvoya dans la cuisine et lui dit qu'il enverrait Roy dans peu de temps.

Riza redescendit et s'assit tristement à la table, replongeant dans ses pensées. Un grand sourire s'installa toutefois sur ses lèvres lorsqu'elle sentit deux larges mains sur ses épaules. Monsieur Mustang se pencha vers elle et lui sourit avant de se mettre à sa place habituelle, en face d'elle. Il poussa une exclamation de joie en voyant des roulés au jambon, son plat préféré depuis qu'il avait goûté à ceux de Riza. Elle rit et lui enjoignit de manger. Pendant le repas, ils discutèrent joyeusement, effaçant l'état sombre de la jeune fille et le remplaçant par une humeur malicieuse.

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Riza sourit en arrivant au pied de la colline. Dominant la forêt, un vieux marronnier en haut d'une colline offrait une ombre rafraîchissante en été et un abri contre la neige et le vent en hiver. La jeune fille s'adossait parfois à son tronc et y restait, yeux fermés, écoutant le vent, le bruissement du feuillage, sa propre respiration… Et il y avait deux choses qui ne rataient jamais : elle s'endormait toujours et quand elle se réveillait, M. Mustang dormait aussi, la tête posée sur ses genoux.

Riza s'assit donc et s'adossa au tronc comme à son habitude, et cacha un bouquet de coquelicots sur le côté, entre deux racines. Puis elle appuya sa tête contre l'écorce et ferma les yeux, faisait mine de s'endormir.

Non pas qu'elle soit rancunière, bien au contraire, mais elle refusait d'être la seule à avoir une tête de coquelicots. L'occasion était parfaite, d'autant qu'il dormait bien et ne se réveillait jamais lorsqu'elle jouait avec ses cheveux.

Et immanquablement, Roy arriva peu de temps après. Riza ne l'entendit que lorsqu'il fut proche d'elle et faillit sursauter. L'apprenti alchimiste lui toucha doucement l'épaule, pour s'assurer qu'elle était endormie, puis, rassuré, s'étendit et posa sa tête sur les genoux de la jeune fille. Une fois que celle-ci fut certaine que son ami était endormi, avec des gestes infiniment lents, elle saisit le bouquet de coquelicots et commença à les coincer dans les cheveux du jeune homme.

Sa revanche accomplie, elle sourit et s'endormit, pour de vrai cette fois.

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Roy ouvrit les yeux et bailla. Prit d'une envie de s'étirer, il s'assit toutefois lentement, précautionneusement avant, pour ne pas réveiller son « oreiller ». En s'étirant, sa main effleura quelque chose de doux et fin, comme un voile. Il fronça les sourcils et en attrapant ce voile, il se rendit compte que c'était une fleur. Il l'extirpa de ses cheveux et découvrit un coquelicot. Le jeune alchimiste ne put retenir un sourire et se retourna vers Riza. Elle dormait paisiblement. Roy se mit à la chatouiller. Elle se réveilla en poussant un cri de surprise. Elle comprit immédiatement ce qu'il se passait et éclata de rire en se débattant. Pour se libérer, la jeune fille roula dans l'herbe jusqu'au bas de la colline, et s'enfuit avant que Roy ne la rattrape. Il la poursuivit à travers la forêt, même en sachant qu'il ne pourrait l'attraper. Mais c'était plus fort que lui, il ne supportait pas d'entendre son merveilleux rire s'éloigner.