Bonjour à tous ! Je tiens à remercier LesMaraudeuses1, AnkaaBlack, Sealion Razowski Joker et Ero-Chikachu pour vos adorabes reviews, ça fait très plaisir de voir que ce premier chapitre vous a plus :3
Ainsi que Alexanderya pour tes remarques pertinentes et constructives, qui m'ont été utiles et qui ne peuvent que me faire progresser. Promis je ferais plus attention aux fautes ! Je vous souhaite une bonne lecture, comme d'habitude n'hésitez pas à me faire part de vos impresssions ~
J'ai changé en T au cas ou.
Disclaimer : Tout l'univers appartient à J.K Rowling sauf les OC.
Mon père Argus n'a jamais vraiment accepté le fait qu'il ne possédait pas de trace de magie. Son frère en avait, ses parents en avaient, ses grands parents et tout ses ancêtres en avaient. C'était une imposante famille de sang pur, m'avait-il expliqué. Une longue lignée de Serpentards, fiers et talentueux, aux principes bien définies et aux traditions bien ancrées. Ils étaient très respectés et même si ils avaient cette drôle de passion pour la magie noire et cette condescendance avec moldus et autre sang-mêlé, ils ne mettaient pas leur capacités en pratique au profit du mal. La monté en puissance du Seigneur des Ténèbres était lente mais sûre tout comme leur radicalisation.
Pour mon père, tout s'était déroulé de manière progressive. Tout d'abord aucune manifestation d'un pouvoir quelconque durant son enfance.
– Tant pis, il ne sera pas aussi doué que les autres Rusard mais je suis certaine qu'il développera ses capacités et se découvrira en entrant à Serpentard.
Puis aucun instinct sorcier face à la baguette ébène que son père Apodemus voulait lui léguer.
– Oh ce n'est pas grave on en trouvera une qui te correspondra, après tout c'est devenue une mode depuis Ollivander de dire que la baguette choisie son propriétaire, t'en as de la chance elle sera flambant neuve pour ta rentrée à l'école !
Enfin... aucune lettre pour son admission à Poudlard.
– Il doit bien avoir une erreur, j'ai pourtant envoyé un dossier d'inscription, je vais immédiatement écrire au directeur pour régler cette histoire et croyez moi, il y aura des conséquences !
Fergus savait. Il savait que son frère était un cracmol. Néanmoins et contre toute attente il continuait à se comporter naturellement avec Argus, feignant d'ignorer la triste réalité. Ils avaient toujours été très proches malgré leur différences ! Ils se disputaient comme deux enfants avant de faire la paix comme deux adultes et de se protéger mutuellement contre tout et tout le monde comme deux amis. Mais Fergus n'avait plus le choix, même si sa mère Merida s'était si longtemps rendue aveugle par sa propre vanité, il allait devoir couper les ponts dès que la vérité éclatera. Dès que sa plus proche famille sera reniée et expulsée loin d'ici. Car mine de rien lui aussi avait honte. Et cette vérité ne tarda pas à être mise au grand jour car une lettre avait effectivement été envoyée, Argus l'avait juste intercepté impatient de lire la liste des fournitures scolaire pour sa nouvelle vie. Elle ne contenait pas ce qu'il espérait. Elle contenait ce qu'il avait toujours redouté.
– Je ne veux plus te voir, avait-elle soufflé.
– M...mère...
– Pars.
Mon père avait été envoyé dans un orphelinat moldu. Un endroit glauque et insalubre. Il n'avait que 11 ans à l'époque, c'était un tout jeune garçon et il faut dire que l'Angleterre de 1941 était une période sombre et tendue... Pour lui apprendre la discipline on lui donnait des coups de bâton, pour lui apprendre l'obéissance on lui faisait subir des privations, si bien qu'il était devenu cet homme aigri et psychorigide que les élèves prenaient plaisir à taquiner.
Il avait mené une vie bien triste ! Il ne se sentait pas à sa place dans le monde des moldus lui qui avait toujours baigné dans la magie mais il ne se sentait pas non plus à sa place auprès des sorciers, eux qui le traitaient comme un moins que rien et qui lui lançaient ces regards moqueurs et haineux. Je crois que je peux comprendre ce qu'il ressentait. L'impression de n'être chez sois nul part.
Un beau jour il a rencontré ma mère... Il lui arrivait d'aller boire un coup au Chaudron Baveur, malgré les regards, malgré les insultes, et par un coup je veux dire une chope immense et remplie à ras bord. Une fois bien bourré il pouvait se prendre pour qui il voulait, un grand mage noir aussi puissant que vous-savez-qui lui même, un employé du ministère qui connaissait tout les sortilèges du Dictionnaire Magique Des Sorciers en Détresse sur le bout des doigts ainsi que toute ces grandes personnalités qu'il aspirait à imiter. Emilie McGethyn une ancienne Pouffsouffle dresseuse de hiboux, avait sourit face à ce comportement pathétique. Elle l'avait soutenu et avait pris soin de lui jusqu'à ce qu'il soit en sécurité dans son lit. Ils se sont revus plusieurs fois. Ils se sont aimés. Je suis née.
De nombreux changements ont bouleversés le monde des sorciers. Dans les années 60, l'augmentation d'adepte des idéaux de Voldemort fut flagrante. Elle touchait certaines grandes familles de sang pur, pressées de se débarrasser de la vermine moldue. Les Rusard prirent bientôt part à ces massacres, souhaitant prouver leur implication dans cette véritable révolution du sang. Fergus tout d'abord septique, avait mis de côté les quelques principes moraux qu'il possédait pour céder à la pression familiale et à l'évidence de sa nouvelle condition de mangemort. C'est alors que Merida s'était rappelée le nuisible qu'elle avait mise au monde... Il fallait qu'elle rectifie son erreur si elle voulait pouvoir se vanter d'avoir une famille parfaite et supérieure !
– Professeur Dumbledore... J'ai une femme... J'ai un enfant... J'ai entendu parler de votre grande tolérance vis à vis des gens de mon espèce. Tout ce que je vous demande c'est m'accepter au sein de votre école, j'occuperais le poste de concierge qui vient de se libérer. J'ai beau ne pas être apte à me servir d'un baguette magique, je sais me rendre utile, suppliait-il.
Le Directeur voyait là une belle manière de faire un pied de nez à tout ces esprits étriqués qui pensaient qu'il fallait être un sorcier pour intégrer ce monde. Il faut dire qu'il avait l'esprit rebelle ce Albus. Merida et Apodemus durent se rendre à l'évidence, il était impossible de s'en prendre à leur fils sous le nez du second plus grand sorcier du siècle...
14 ans plus tard, une information filtra. Une jeune fille portait le nom de Rusard dans une petite maison moldue située à Little Whinging, et cette fille, c'était moi. Ma mère Emilie avait tenu à garder ce nom de famille, persuadée que de toute manière aucun sang pur n'irait nous retrouver dans cette banlieue londonienne. Elle était très sentimentale et considérait que cette appellation était tout ce qui me restait de mon père, ce géniteur que je n'avais jamais connu. Seulement Merida voyait là une occasion de supprimer une partie de son arbre généalogique pourrie par cette vague cracmolle.
Je peinais à croire que ma mère avait pu abandonner une existence aussi passionnante que celle de la sorcellerie pour s'enfermer dans un quartier moldu avec moi... Elle me parlait souvent de son ancienne vie avec un enthousiasme non dissimulé. C'est sûr, c'était mieux que d'être caissière. Elle m'aimait, un amour inconditionnel.
J'étais dans ma chambre en train de faire mes devoirs de math. J'étais très assidue, je passais beaucoup de temps sur mes cahiers pour comprendre le cours ! Malheureusement je n'avais pas cette fameuse aptitude qui permettait d'assimiler les paroles du prof immédiatement. Allongée sur mon lit dans la position de la grosse larve, je potassais tranquillement lorsqu'une explosion retentis. Je sursautais violemment. J'avais peur. Il faut dire que mes amis avaient pris l'habitude de me faire trembler pour un oui ou pour un non, j'étais un chat mais j'étais aussi une petite souris craintive. Encore une comparaison paradoxale. Je prenais quand même mon courage à deux mains pour descendre au rez de chaussé, hésitante, trébuchante.
– Dis moi où elle est et je ne te ferais aucun mal, murmurai une voix doucereuse.
– Comme si j'allais te le dire, cracha-t-elle.
– Ferme ta sale bouche de traître à ton sang où je ne répondrais plus de ri...
– Atticus ! ENFUIS TOI !
Les yeux ronds comme des soucoupes, j'assistais à la scène, tétanisée. J'aurai bien voulu partir en courant. Seulement mes jambes n'obéissaient plus ! Figée comme deux statues ! Je croisais alors le regard du dangereux sorcier. L'homme avait les mêmes yeux que moi, la même forme, la même couleur... je l'observais, fascinée, jusqu'à ce qu'il brandisse sa baguette longue et rigide dans ma direction. Je détalais comme un lapin.
Miss Figg était ma voisine, c'était une cracmolle et elle s'entendait très bien avec ma mère. Elles passaient leur après midi à siroter du thé en parlant chat ! Minouche, Frimousse, Patouche et compagnie. Pour ma part, alors qu'elle m'aidait à me cacher dans son sous sol, j'étais en état de choc et vivais les événements que je subissais comme dans un rêve. Un éclair vert avait foudroyé l'intérieur de ma maison alors que j'abandonnais la personne qui comptait le plus pour moi … J'ignorais si l'homme nous avait suivi mais je me sentais frissonner à l'idée qu'il puisse me retrouver. A l'idée qu'il ai pu tuer ma mère … Miss Figg chuchotait des paroles rassurantes comme si elle s'adressait à un animal apeuré, caressant mon dos secoué de hoquets. Je ne me rendais même pas compte que je sanglotais sans réussir à m'arrêter, un torrent de larmes se déversant sur mes joues. Ma voisine remonta pour envoyer un message et je restais seule dans le noir rongée par la culpabilité, mordant ma lèvre jusqu'au sang pour me détourner de la douleur qui transperçait mon cœur. J'étais si lâche.
– Tu ne pouvais rien faire, dit une voix douce.
Je levai mon visage couvert de larme et de sang pour savoir qui s'était adressé à moi. C'était un homme grand et mince, aux longs cheveux argentés, une barbe de la même couleur lui arrivant à la taille. Il portait une robe violette peu commune et sur son nez aquilin reposait des lunettes en demi lune. De lui émanait une sagesse sans pareil, et même si ma lèvre inférieur tremblotait encore, je m'efforçais de me calmer.
– Atticus... il existe un endroit où tu serais en sécurité. Tu devras renoncer à tout ce que tu connais, entrer dans un monde bien différent du tien, mais ta vie sera sauve et tu retrouveras un membre de ta famille que tu as perdu il y a 14 ans de cela.
J'étais prise d'un mal de tête insupportable. J'ouvrai doucement les yeux, les frottant pour mieux les décoller. C'était comme si j'avais dormi une semaine entière ! Je me sentais sale et moite de sueur, la bouche pâteuse et les membres engourdies j'avais juste envie de me téléporter dans une salle de bain pour que personne ne me voit dans cet état. Avec une main je tentais d'aplanir mes cheveux, ce qui fut chose aisée vu qu'ils étaient lisses et fins. Un peu plats aussi.
Je me trouvais à l'infirmerie. Je ne me souvenais de rien à part Sirius me jetant un sort et m'abandonnant par terre comme si j'eus été un joncheruine invisible. Une créature imaginaire qu'on ne peut voir. On atteint un tel degrés d'indifférence...
– C'est bon elle est réveillée ! s'exclama Peter.
Je me cachais sous la couette pour épargner un tel spectacle aux autres, c'est à dire moi à moitié réveillée aussi fraîche qu'un scarabé moisi. Et puis pour me protéger de la voix stridente de Pettigrew. C'était le maraudeur le moins connu et les raisons paraissaient évidentes... Il n'était pas très séduisant, minuscule et rondouillard. Il n'avait pas le charisme de James ou les yeux mystérieux de Remus. Il n'avait pas la répartie de Sirius ou son talent pour le Quidditch. Malgré cela ce n'était pas celui que j'aimais le moins bien au contraire, je m'identifiais facilement à lui il avait le mérite de ne pas avoir fait cas des défauts qui le rendait inapte à devenir populaire et n'avait pas reculé devant l'aura que les autres garçons dégageaient. Il avait creusé pour remarquer qu'au fond, ils étaient humains. Au fond ils étaient comme tout le monde. Même si il les admirait d'une manière plus qu'exagérée héhé... En plus il avait ce regard pétillant qui le rendait bien vivant et cette faculté à s'émerveiller de tout !
Une main s'agita devant mon visage. Une main que je me pressais de frapper. Un peu trop faiblement car elle était déjà partie et mon bras retombait bêtement sur le matelas comme si il eu été de mousse. Qui a volé mes réflexes ? Sérieux rendez les moi j'en ai besoin, je vous signale que mon agresseur est à deux centimètres de mon lit.
– T'es toute molle le chat, t'es sûre que Sirius t'as pas métamorphosée en purée de veracrasse ?
– En tout cas elle en a l'odeur, répondit le principal intéressé.
Je suis sûre que dans le regard qu'ils échangeaient on pourrait voir deux miniatures d'eux même en train de faire un high five. Les maraudeurs avaient tendance à me taquiner, peut être pas méchamment, mais leur mots pouvaient aisément devenir blessant. Sans doute parce que ma ressemblance avec mon père leur rappelait à quel point ils le détestaient.
– Patmol tu me déçois sérieusement, se plaignit Remus avec une moue légèrement contrariée, tu la rend malade et après tu l'insultes ? Tu ne voudrais pas t'excuser avant ?
– Il se mettra à mes pieds pour demander pardon une fois que j'aurai pris une douche, murmurais-je dans une phrase inaudible.
Un instant plus tard j'étais repartie dans une violente quinte de toux. Madame Pomfresh débarqua en râlant sur les mauvais traitements qu'on m'avait infligé, sur les maladies moldues qui étaient stupides, sur les maraudeurs qui étaient dangereux et tout ce genre de choses. La potion qu'elle me fit boire avait un goût ignoble et épicé mais eut pour effet de libérer mes poumons et me permettre de respirer correctement. Elle s'en alla en grognant. Sirius s'installa confortablement sur le bord de mon lit sans la moindre gêne.
– Bon écoute, j'ai pas fait exprès, commença à confier le chien en se penchant au dessus de moi.
– J'ignorais que les sorciers pouvaient brandir une baguette et prononcer une formule magique sans faire exprès, dis-je réellement surprise.
– Non ce que je veux dire c'est que le sortilège était censé t'immobiliser pour quelques minutes seulement ! s'enquit-il précipitamment, affolé à l'idée que je puisse penser qu'il avait consciemment tenté de me tuer, mais on m'a expliqué que tu ne savais pas respirer ou un truc dans le genre et c'est pour ça que tu t'es évanouie...
Je baissa les yeux, triste de constater qu'il trouvait mon état de santé risible. Il me sourit gentiment.
– Alleeeeeeeeer Atticus tu vas pas m'en vouloir longtemps pas vrai ? Tu m'aimes trop pour ça ?
Il me fit ses yeux de cocker les plus réussis en battant des cils. Alors c'était ainsi que ça marchait ? En étant si adorable et puis... attendrissant... et attirant... Automatiquement il obtenait tout ce qu'il voulait ce sale clébard. Je me sentais rougir en pensant qu'il tenait peut être vraiment à se faire pardonner. Même si au fond c'était pour soigner son misérable égo sur-dimensionné bien plus énorme que lui bien plus puissant que son immense beauté et...
– Je crois qu'on la perd, fit James en me désignant. Sirius évite d'user de tes charmes sur une petite fille inexpérimentée, elle n'a pas fait long feu. Je devrais peut être appeler madame Pomfresh avant qu'elle ne s'étouffe dans ses hormones.
– T'es sûr que c'est une fille ? répondit-il alors qu'il ébouriffait les cheveux (que j'avais soigneusement aplati) tout en m'adressant un clin d'oeil. Un geste qui me fit rater un battement de coeur qui allait déjà bien trop vite...
– Je n'avais pas remarqué qu'il avait activé son pouvoir « chauffe-minette ». Je dois être immunisé à force, s'enquit Remus avec un petit sourire.
– Regardez elle reprend vie ! Elle a exactement la même couleur que le dragon rouge qu'on a étudié en cours tout à l'heure, tu te rappelles James tu disais que tu aimerais bien en voir un en vrai ? ajouta Peter.
– Si je m'en rappelle... Il ressemblait tellement à Lily... Quand elle est en colère et qu'elle crache du feu par les narines... ahhhh... ma belle Evans...
– Cette fille te rend complètement gaga.
– T'as déjà vu notre préfète cracher du feu par les narines toi ?
– Laisse, il divague. Elle a du adopter l'attitude « anti-James » qui l'attire comme un doxy sur une crotte de boursouflet. Elle devrait essayer de le draguer un jour, je suis sûr qu'il se jettera par la tour d'Astronomie à cause du dégoût. On serait tous gagnant...
Ils s'étaient totalement désintéressés de moi ce qui n'était pas pour me déplaire. Seul Sirius continuait de me fixer, super concentré, toujours avec la même expression beaucoup trop mignonne pour être réelle.
– BON CA VA, JE TE PARDONNE ! T'ES CONTENT ? MAINTENANT VA JOUER AU QUIDDITCH ! J'ESPERE QUE LE VIF D'OR TE CREVERA UN OEIL !
J'avais le visage en feu, j'étais sûre que ma gêne pouvait produire de la chaleur depuis mes joues jusqu'à mes oreilles. Une énergie renouvelable moi je vous le dis. Pour ce qui est de la voix un peu trop forte... l'accumulation de fatigue sûrement.
– T'emballes pas chaton, sourit Sirius appuyant une main sur ma tête m'enfonçant encore plus dans ma couette. Je t'ai amené un petit cadeau.
Si seulement je pouvais lui arracher son beau visage pour retirer l'air fier qu'il affichait... Mais avant que je puisse tenter une quelconque vanne (perdue d'avance) il fourra une plume en sucre dans ma bouche. Je restai immobile, les yeux grands ouverts, le bonbon dépassant d'entre mes lèvres.
– Non mais t'es fou Sirius ?! Imagine elle est allergique ! s'exclama James dans un ton mélo dramatique très convainquant. Patmol ne sembla pas prendre ça à la légère.
– Tu te moques de moi ? Comme si respirer comme un crapaud troué ne lui suffisait pas !
Il m'arracha la plume de la bouche et l'avala d'un coup. Un vent d'incompréhension souffla autour du lit de la convalescente.
– Pour faire disparaître les preuves de mon crime, expliqua-t-il simplement. J'espère que l'asmisthie n'est pas contagieuse.
Ils se mirent à rire de bon cœur et même moi qui n'étais pas d'humeur esquissa un sourire irrépressible. Remus qui depuis tout ce temps assis sur une chaise un peu éloignée, lisait un livre en balançant distraitement quelques phrases, se leva et se décida enfin à intervenir. Il attrapa Sirius par une oreille tandis ce que le rigolo de service gémissait de douleur.
– Patmol arrête d'embêter Atticus, comme si ça ne lui suffisait pas de supporter tes bêtises la nuit pour qu'en plus tu viennes la déranger alors qu'elle essaye de guérir d'un sort que tu lui as toi même lancé.
Bim. Dans ta face ! Remus le super héros pinça un peu plus le souffre douleur du moment qui plissa les yeux.
– Mumus mon cher ami tu ne voudrais tout de même pas me mutiler sous des yeux innocents ?
– J'en serais capable, tu le sais bien Siri : c'est pour la bonne cause.
– Évidemment que tu n'es pas l'ange que tu prétends être même si tu te caches derrière des motifs plutôt noble petit chou, mais m'arracher l'oreille signifierait me faire garder à l'infirmerie dans... ce lit... là... vide... juste à côté d'Atti'.
– Tu sais bien que je serais tout près pour la protéger, ma baguette sur ta tempe, attendant que tu fasses un faux pas pour t'affubler d'un sort qui t'amputerait de ta superbe !
– Tu veux dire... un des sorts interdits...
Je prêtais maintenant une grande attention car j'avais déjà entendu parler de ces fameux sorts interdits qui valaient un saut direct à la prison d'Azkaban à qui serait pris en train de les utiliser. Je sentais que l'ambiance était à la rigolade mais j'étais curieuse de savoir le mal que Lupin était prêt à imaginer faire contre son meilleur ami si ce dernier continuait à m'embêter !
– Le fameux... Exservilus Capigrassus !
– Noooooon ! Tu n'oserais pas ! C'est un destin pire que la mort ! chouina Sirius en tordant son visage comme un gamin en plein caprice.
– Ne fais pas l'idiot Remus, avec tes menaces tu effraies bébé Siri, s'exclama James en attrapant son meilleur ami par les épaules pour lui frotter les bras tel une maman qui essayerai de rassurer son poulain.
– Vous... êtes stupides...
C'en était trop, je riais tellement que j'en avais mal au ventre ! Ils souriaient, contents de voir que leur bêtises avaient fait mouche. Une fois calmée, Remus prit un air grave que je n'aimais pas du tout.
– Atticus on... on t'a entendu crier des choses pendent ton sommeil... tu ne voudrais pas nous parler des raisons qui t'ont poussées à rejoindre ton père ?
C'est comme si ils en avaient discutés entre eux pour désigner celui qui avait le plus de diplomatie afin de me poser la question qui leur brûlait les lèvres. A moins que je ne sois devenue paranoïaque... ça arrive lorsqu'on essaye de vous tuer. Madame Pomfresh trouva le bon moment pour faire son retour ! C'était une femme maternelle et pleine de bonnes intentions bien qu'elle soit souvent de mauvaise humeur. Seulement, elle arrivait accompagnée cette fois ci. Quand on parle du loup... ou plutôt de la mygale. Argus restait à distance, lançant son oeil mauvais sur les maraudeurs, sa chatte Miss Teigne à ses pieds. Sirius compris qu'il était temps de déguerpir et s'approcha de moi pour déposer un baiser sur mon front. C'était soit de la pure provoc' pour faire rager Argus soit un moyen de me rendre si amourachée qu'il serait teeeeeeellement difficile de donner des punitions à ma nouvelle âme soeur. Remus lui donna une tape sur la tête et me fit un signe pour me dire aurevoir. Il était si doux comme garçon. Il n'avait rien à voir avec les trois autre. Je leur adressais à tous une moue l'air de dire "allez y, abandonnez moi à mon triste sort de toute façon je ne peux pas y échapper, c'est le destin qui s'acharne sur ma petite personne comme dans les tragédies grecs mais qu'ai-je fait pour mériter ça". Ok j'abuse c'était juste mon "papa" qui me rendait visite. Notre relation était tout simplement... compliquée.
Ils s'en allèrent, Peter dans une expression concentrée semblait se retenir de donner un coup de pied à la cafteuse de chatte. Adieu les amis, bonjour les problèmes.
J'espère que ce chapitre consacré en partie au passé d'Atticus vous a plu, promis la suite sera plus drôle, avec de nouveaux personnages et de nouvelles situations ! Vous en saurez plus sur la relation d'Argus et sa fille. Bisous à très bientôt (a)
