Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre, vraiment plus court que les précédents, promis je me rattraperais.
LesMaraudeuses1 : Ohh merci tu es adorable, j'avoue que je profite de mon temps libre pour poster à un rythme assez soutenu ! Atticus est vraiment confuse niveau sentiment, mais nous verront bien où est ce que ça mènera, l'espoir fait vivre XD Elle a déjà 15 ans et a vécu avec une mère sorcière, elle n'a montré aucun signe de magie et aucune lettre de Poudlard n'est arrivée par hibou, elle est définitivement une cracmolle... mais cela ne veut pas dire qu'elle ne réserve pas de surprises pour la suite héhé ! Alors j'ai 16 ans et demi et je suis en première littéraire, tu peux aussi lire mon profil pour en savoir plus si tu en as envie. Bisous sur ton museau de maraudeuse (a)
Disclaimer : L'univers d'Harry Potter appartient à J.K Rowling et je ne tire aucun bénéfice de cette fanfiction si ce n'est un plaisir personnel !
Certains personnages m'appartiennent.
Contre toute attente, peu de monde avait quitté la salle de classe. Lily se disputait toujours avec Justin se menaçant mutuellement de leur baguette et Sirius montrait à Peter comment plier un parchemin pour qu'il prenne la forme d'un dragon. C'était étrange... peu importe dans quelle situation je le trouvais, il avait toujours cette grâce naturelle et décontractée qui me laissait bouche bée. Il tirait le bout de sa langue, complètement absorbé par son origami. Si j'avais été à la place de Queudver, j'aurais eu exactement le même regard brillant d'admiration. Il pourrait être en train de se moucher qu'on le vénérerait. Quant à James, il avait sorti un vif d'or de sa poche et jouait distraitement avec, prenant soin d'ébouriffer ses cheveux bruns pour paraître encore plus keuwl, ne cessant d'observer furtivement la rousse pour savoir si elle l'avait remarqué.
– Votre professeur est de retour, annonça joyeusement Remus.
– La revoilà ! s'écria Peter.
– Le revoilà, corrigea Sirius sans même m'adresser un regard, l'air concentré.
Ces mots m'atteignaient bien plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Et en cet instant si, comme Lily, je pouvais cracher du feu par les narines, je l'aurai fait. Lupin avait remarqué mon trouble et s'apprêta à me parler. Sans même réfléchir, oubliant totalement mon plan, je m'étais jetée sur Sirius et je frappais chaque parcelle de sa peau que je pouvais atteindre. Ça n'allait peut être pas m'aider à être plus féminine mais ça faisait du bien. Autour de nous le temps s'était arrêté et alors que je me déchaînais comme une furie, je sentais James me tirer en arrière pour éviter que je ne lui casse le nez. Patmol ne bougeait pas d'un poil... il avait ce regard ennuyé que je ne lui connaissais pas.
– James tu ne crois quand même pas qu'une petite souris comme elle aurait pu réussir à me blesser ? Avec ses 40 kilos tout mouillé elle aurait limite pu me chatouiller.
Je grognais, totalement désespérée par ses paroles. J'avais l'impression de n'être qu'une impuissante. Une impuissante en colère. Contre tout et tout le monde.
– Ah maintenant c'est elle ? Tu es un espèce d'arrogant prétentieux et vaniteux ! Insensible ! Tu ne t'étais même pas excusée à mon réveille alors qu'à cause de toi je m'étais retrouvée à moitié morte à l'infirmerie, et le pire, c'est que je t'ai pardonné ! T'en a rien à foutre de moi ! Ni de personne ! Alors je me demande pourquoi je devrais continuer à te parler ! Sors de ma tête Sirius, retourne voir ta pimbêche de Lily et laisse moi tranquille !
– T'es jalouse ? s'enquit-il, un sourire fier étirant ses lèvres.
– Non ! rugissais-je.
– Parfait.
– Parfait ?
– D'accord !
– D'accord !?
– Tu vois tu continues à me parler, arrêtes de déblatérer des sottises et dis moi ce qui ne tourne pas rond chez toi.
– J...je...
Lily avait haussé un sourcil et me fixait. Ça y est, je n'étais plus invisible. J'étais une hystérique qui s'acharnait et qui hurlait au milieu de la pièce, traitant une élève que je ne connaissais même pas. Je sentis mes yeux s'embuer, une nouvelle fois. J'ouvrais et fermais la bouche comme un poisson tandis ce que Patmol attendait une réponse. Si je ne disais rien, il retournerait à son dragon. Si je ne répliquais pas, je redeviendrais transparente. « Utilise ta tête Atticus, pas tes poings ».
Argus ne répondit pas. Il me ressemblait étrangement, sauf que son visage de quarantenaire était déjà abîmé et froissé.
– Suis moi, dit-il de sa voix grinçante.
J'obtempérais comme une bonne fifille, mettant ma déception de côté. Il me fit entrer dans son bureau, une petite pièce poussiéreuse pleine d'instruments de torture. Oui vous m'avez entendu ! Des instruments de torture ! Tout neufs et enchaînés sur les murs comme pour faire la déco' ! Ça me faisait peur pour être honnête. Soudain, une élève entra en trombe dans le bureau. Elle était châtain avec des yeux foncés comme deux puits sans fonds, sur sa poitrine était épinglé le signe des Serpentard.
– Monsieur, monsieur ! Y'a James et Sirius qui font léviter le calamar géant !
– Ils ne vont pas y échapper cette fois ci ! Je vais les attraper sur le fait et enfin les écarteler jusqu'à ce qu'ils...
Il n'arrêtait pas de marmonner tout en s'activant pour trottiner le plus vite possible jusqu'au jardin extérieur, boitant étrangement. Je suivais le mouvement, agacée de voir qu'il se consacrait à la chasse aux méchants au lieu de m'aider à intégrer cette nouvelle vie dans le château.
La vue sur le lac était... époustouflante. Les derniers beaux rayons de soleil de septembre le faisait briller de mille feu. Mais le plus surprenant ce fut l'animal. Un truc gluant plein de tentacules et surtout GIGANTESQUE flottait dans les airs ! Les deux garçons qui levaient leur baguette en sa direction sous les cris d'angoisse et d'admiration, la baissèrent brutalement faisant faire au calamar un gros plongeon dans l'eau éclaboussant tout les spectateurs.
– AHAH ! PRIS SUR LE FAIT !
– Hm, pardon ? fit une voix polie.
Celui qui avait parlé portait des lunettes sur le nez et sur sa tête, sa brune chevelure se dressait en épis. Une coiffure plus que chaotique. Quant à l'autre, qui ne pouvait retenir un joli sourire ironique, avait des yeux d'un gris surprenant. Captivants.
– Vous allez me suivre jusqu'au bureau du directeur jeunes hommes.
– De quoi est ce que vous nous accusez ? fit l'autre, faussement indigné.
– Vous venez d'exercer votre magie illégalement sur u...
– De la magie ? Tu sais faire de la magie Sirius ? s'étonna le garçon à lunettes.
Le prénommé Sirius se mit à loucher de façon particulièrement stupide en faisant quelques pas boitillant.
– Non Jamesie, je n'ai jamais fait de magie de ma vie, je suis un débile congénital.
J'avais envie de me jeter sur lui pour lui faire bouffer sa baguette et sa saleté de fierté de sorcier. Une phrase de ma mère me revint en mémoire. « Utilise ta tête Atticus, pas tes poings. »
– Heureusement que des cracmolles comme moi sont là pour rattraper le niveau intellectuelle des élèves de ce château. Je suis navrée de découvrir ta condition Sirius, mais ne t'en fait pas, dans mon monde la bouillie qui te sert de cerveau est comestible.
Depuis toute petite, j'avais l'habitude de régler mes problèmes en cognant de toute mes forces. Je m'étais fait virée de plusieurs écoles primaires, de plusieurs collèges. En entrant en première année de lycée, j'avais appris à mûrir. Désormais, la violence serait mon dernier recours.
Je ravalais mes larmes.
– P... Pardon... Sirius, bégayai-je, tétanisée.
– Pourquoi tu dis pardon ? demanda-t-il en plissant les yeux.
– Uh... parce que je viens juste de t'agresser ?
– Tu ne m'as pas vraiment fait mal, constata-t-il.
– Peut être que je n'essayais pas assez fort ? me défendis-je.
– Même si tu y mettais toute ton énergie j'en ressortirais indemne.
– Je reverrais mes certitudes à la baisse si j'étais à ta place.
– Et moi si j'étais à la tienne j'essayerais de prouver ce que j'avance.
Je balayais la salle des yeux. Apparemment les élèves ne s'étaient jamais autant amusés durant un cours de soutien. Le visage hilare de Remus me rassurait... Je savais que si la situation était réellement mauvaise, il serait intervenu pour me soutenir. Après tout, Black et moi, on était comme chien et chat.
– Baston ! Baston ! scandait la classe en chœur.
Je levai les poings et me mis en position de combat.
– C'est à ces jumeaux là que tu voulais parler en même temps tout à l'heure Justin ? ricana James.
– La ferme Potter...
Les paris étaient lancés.
– Trois noises sur Rusard.
– Un gallion sur Black !
J'étais mal partie. Je passai à l'attaque en lui sautant carrément dessus, bah oui autant y aller direct. Il évita l'assaut sans aucun effort si bien que je me retrouvai la tête dans l'armoire du fond. Lui et ses réflexes de sportif... Les bouteilles d'encre me tombèrent dessus, se déversant sur mes vêtements. J'étais devenue toute colorée ! Tout le monde se mit à rire, je me retenais de sourire parce que faut quand même garder son sang froid quand on fait la guerre, et alla droit sur Sirius pour l'achever. Je mis mes mains partout où je le pouvais, sur son visage, dans ses cheveux, dans son cou, tout ça pour le recouvrir d'une encre rouge sang. Non je n'en profitais pas pour le tripoter. Chut !
Il fit de même, utilisant ma robe encore trempée pour récupérer des « munitions », me peignant la nuque et le front à l'aide de ses mains écarlates. On était tout sale, tout rouge, il n'arrêtait pas de rire, un rire qui sonnait comme un aboiement et voyant que j'étais d'un sérieux à toute épreuve, il s'en prit à mon flanc !
– Je crois bien qu'elle est chatouilleuse ! s'exclama-t-il, victorieux.
– NON ! JE T'EN SUPPLIE ! ARRÊTE ! BLACK ! T'ES QU'UN...
Mes cris se perdirent dans un rire incontrôlable. Argus trouva certainement que c'était le bon moment pour franchir la porte de la salle de classe. Il poussa un hurlement terrifié.
Je su pourquoi.
On aurait cru que j'agonisais à force de m'époumoner, haletante et nos corps étaient couverts de "sang". Sirius s'était interrompu dans son geste, si bien qu'il était à moitié allongé sur moi (pour mon plus grand plaisir je dois vous l'avouer).
Une vraie scène de crime !
– On me doit un gallion, fit une petite voix.
J'espère que ce tout petit chapitre vous a plu les amis ! Pauvre Argus, on ne le ménage pas dans ce château... A très bientôt pour une suite, n'oubliez pas de donner vos avis ! Bybye !
