Bonjour tout le monde, pardon pour le retard !
LesMaraudeuses1 : Merci encore de me suivre, désolé de t'avoir fait attendre j'espère que cette suite te plaira, il y aura plus de Mumus dans les prochains chapitres :p
Erza Robin : Merci beaucoup, contente que tu aimes !
Kervana : j'ai essayé de m'arranger pour créer une histoire cohérente autour d'Argus qui est un personnage qui fait un peu parti du décor et qui pourtant peut avoir une vie intéressante à exploiter... merci, bonne lecture !
Merci à mon premier lecteur anonyme XD
Bonne lecture à tous ~
– J'en ai marre ! On nous traite comme des elfes de maison dans cette école !
– Arrête de te plaindre Sirius... je te signale que tu parles à la concierge...
– Comment ai-je pu oublié, répondit-il, sarcastique.
J'étais en train de frotter le sol dans un couloir du dernier étage avec Patmol qui ne cessait de geindre en luttant contre l'envie irrépressible de sortir sa baguette magique. Je n'en pouvais plus j'étais fatiguée et courbaturée, comme si ça ne suffisait pas d'avoir ce genre de corvée comme boulot pour qu'en plus on m'en donne comme punition. Je regrettais d'avoir répondu à ses provocations...
– Alors ma belle, tu te fais punir par ton papa parce que tu fricotes avec le magnifique Sirius Black ?
– On ne fricotait pas ensemble, dis-je outrée, on était en train de se battre !
– Tant d'innocence...
Je levai les yeux au plafond en soupirant sans pour autant pouvoir m'empêcher de sourire.
C'était impossible de retenir mes rires lorsque j'étais avec lui.
– Je vais te prouver à quel point je suis innocente !
Il haussait les sourcils alors qu'une fois encore je me jetais à son cou. Maintenant à terre, il me réceptionna tant bien que mal, surpris par tant d'audace de ma part, mais d'après son expression, pas mécontent non plus. Je crois que c'était une qualité qu'il appréciait de la part des autres. Lui et son esprit rebelle !
Mon visage juste au dessus du sien j'en profitai pour lui adresser un clin d'œil entendu, toute contente de l'effet produit. « Prépare toi Sirius, tu vas voir ce que tu vas voir ».
Le souffle court, je plongeais mon regard dans le sien pour tenter de sonder ses pensées. Seulement, je me perdais totalement dans l'univers gris acier de son iris et plus j'observais ce garçon tout près, bien trop près, plus je peinais à empêcher mes yeux de descendre jusqu'aux lèvres qui s'offraient à moi. Et je m'en voulais car bientôt je ne pu m'en détacher. Un désir grandissant me contractait l'estomac, mon cœur battait à tout rompre. J'avais une envie pressante de les caresser, de les embrasser, de les goûter. Sirius dû comprendre les pensées peu catholiques qui me traversaient l'esprit car sa bouche qui avait l'air si douce s'étira en un sourire victorieux. Il était calme, passif, alors que moi j'étais rougissante et angoissée.
D'un geste presque tremblant, mes doigts se posèrent délicatement sur sa peau, frôlèrent sa nuque, remontèrent jusqu'à son menton, sa mâchoire, effleurèrent quelques mèches noires et soyeuses qui retombaient sur ses tempes, caressèrent le bout de son nez. Je l'entendis soupirer d'aise, très légèrement, tandis ce que ses paupières se refermaient instinctivement. J'enfouissais ma main dans ses cheveux bouclés si agréable au toucher et m'arrêtais pour prendre quelques secondes afin de graver cet instant dans ma mémoire. Il était paisible... ni gêné ni paniqué, comme si c'était une habitude pour lui. Je tendis mon autre bras, attrapa ma bouteille d'eau et la déversa rapidement sur sa tête. A califourchon sur son ventre je poussais un petit cri en levant les bras, contente d'avoir enfin gagner la partie.
Il ouvrit les yeux et se redressa soudainement. Sirius se mit à secouer ses cheveux trempés dans tout les sens pour les sécher. Évidemment, qui se recevait les éclaboussures... ?
– Arrêeeeeete, gémissais-je, on dirait un chien !
– Et toi chaton, tu as peur de l'eau ?
– Non ! suppliais-je.
Trop tard, il m'avait déjà soulevé du sol et je m'accrochais à ses épaules de toute mes forces comme une noyée à sa bouée. Il se plaça juste au dessus du seau de flotte et me lâcha. En position koala, je me cramponnais, bien décidée à ne pas tomber. Les bras le long du corps, totalement immobile, il prit un petit air amusé. Cette situation était d'un ridicule...
– Il faudra bien que tu prennes ton courage à deux mains un jour ou l'autre et que tu fasses le plongeon de la mort, lança-t-il d'une manière presque nonchalante.
– Bien parlé mister Gryffondor.
– Je sais que je suis irrésistible mais tu ne peux pas rester collée à moi éternellement.
– Épouse moi !
– Tu aimerais hein ?
– Si ça peut me sauver la vie...
Je resserrais un peu plus ma prise sur lui et blottissais ma tête sur son torse pour éviter qu'il ne remarque le rouge qui colorait mes joues. Contre son cœur d'un calme affolant -pourquoi le mien s'emballait à ce point ?- je m'efforçais de trouver une solution pour me sortir de ce pétrin... dans les deux cas, que je saute ou que je m'accroche, j'étais en train de perdre ma dignité.
– Je ne sors pas avec Lily, annonça-t-il de but en blanc.
Un étrange soulagement m'envahit. Je me comportais d'une façon tellement stupide et possessive, avec lui je perdais tout mes moyens, le pire c'est que je ne savais même pas comment l'expliquer ! Est ce de l'amour ? Croyez moi, je ne suis pas idiote, j'y ai pensé. Mais rien que de m'imaginer main dans la main avec Sirius me provoquait un frisson d'horreur... il était tellement... Sirius ? Oui je sais drôle de manière de le décrire. Mais voilà il était prétentieux, imbu de lui même, arrogant, et il se comportait comme un ignoble crétin avec les filles. Ahhh c'était si facile de lister ses défauts pour se débarrasser de ce sentiment insoutenable qui me travaillait dès que je le voyais, et puis si je ne me souciais pas de lui je ne serais pas en ce moment même à chercher à tout prix un moyen de le détester. Il dû remarquer à mon expression mon dilemme existentielle car il continua sur un ton vraiment léger ;
– Lily et moi c'est une longue histoire. A vrai dire on se hait carrément ! Elle se prend pour une princesse, comme si avoir l'extraordinaire don de tolérer l'ignoble l'odeur qui se dégage de Servilus la rendait supérieur. Heureusement depuis quelques temps je fais mine de la supporter, mais c'est pour James, il est éperdument amoureux de cette fille le pauvre.
– Le pauvre, répétai-je d'une voix éteinte.
– Enfin bref en ce moment je suis avec Abigail Gauthier ! dit-il non sans afficher une certaine fierté qui ne le quittait jamais réellement.
– Ah oui, répondis-je tout doucement, elle est vraiment très belle...
Je la connaissais pour l'avoir retenue quelques fois. Une magnifique blonde, assez maquillée pour paraître féminine sans pour autant ressembler à un peau de peinture, avec des seins remarquables qu'elle savait, en dehors de l'uniforme, mettre en valeur avec un décolleté sexy mais peu vulgaire : mon parfait opposé. J'aurais aimé l'avoir envoyé dans la forêt interdite au lieu de lui faire copier des lignes. Elle aurait pu se faire bouffer par un loup garou. Sirius avait un grand sourire collé aux lèvres, et moi, je glissais petit à petit. Si seulement j'étais aussi grande et élancée qu'Abigail, j'aurai pu prétendre l'entraîner avec moi dans ma chute...
– Elle a beau être à Serdaigle, c'est une sorcière talentueuse avec un sacré caractère, continua-t-il, enjoué. D'ailleurs il paraît qu'elle a du sang vélane dans les veines... ça ne m'étonnerait pas, tu l'as vu un peu, elle ressemble à un mannequin !
– Tu... tu en as de la chance.
C'est vrai, c'était ce qui lui fallait. Une fille qui puisse prétendre être à la hauteur de sa beauté et de son charme, de ses capacités magiques et de son intelligence. J'étais plus jeune de presque deux ans. J'étais une moldue. Une cracmolle... Petite. Insignifiante. Et je tombais.
– Par Merlin qu'est ce que tu fous !
Tout s'était déroulé très vite, j'avais lâché Sirius qui avait vainement tenté de me rattraper avant que je ne plonge dans l'eau... Résultat nous étions tout les deux par terre, j'avais les fesses dans le seau et les pieds en l'air, il était à mes côtés totalement mouillé à cause de la quantité de flotte qui s'était échappée après ma chute. En plus elle était savonneuse ! On avait l'air bien avec de la mousse partout dans les cheveux, les serpillières abandonnées depuis bien longtemps, assis sur le sol hébétés par ce qui venait de se passer.
– Pourquoi t'as fait ça ? demanda-t-il sèchement.
– J'ai abandonné ! C'est bien ce que tu voulais non ?
– Ce que tu peux être bête, tu aurais pu te faire très mal.
– C'est normal que ça soit douloureux, répondis-je sans être bien sûre que je parlais de ma chute.
A quatre pattes comme un petit chien, il s'approcha de moi et pris mon visage entre ses mains. Je détournai immédiatement les yeux. Je n'avais plus envie de le regarder. Sirius ne semblait pas percevoir ma gêne et s'amusa à me tirer les joues comme si j'étais son jouet. C'est qu'il me traitait comme une gamine en plus !
– Elles sont élastiques ?
Je lui donnai une claque sur les doigts avant de me rendre compte que j'avais toujours les fesses coincées dans le seau. J'avais beau pousser sur mes pieds, je ne parvenais pas à m'en extirper. Patmol ne m'aidait pas le moins du monde, il semblait trop fasciné par les capacités improbables de ma peau.
– Bon arrête, ordonnai-je. Écoute... tu as cours demain. Va dormir, je me charge de tout ça.
– Mais bien sûr, répondit-il ironiquement, Atticus tu vas y passer la nuit, ta taille n'est pas proportionnelle à celle du couloir.
– Tu veux dire que tu évalues les capacités à nettoyer d'une personne en fonction de sa hauteur ?
– Bien sûr. Regarde Hagrid, il ferait un très bon demi-géant de ménage.
– Ne dis pas de bêtises et va au lit.
– Je vois... tu m'accompagnes ? fit-il, enjôleur.
– Pfff... ne commence pas !
– Sinon quoi ? Tu vas me lancer un sort ?
Il avait osé.
J'avais blêmit en entendant la phrase. Ça n'était ni méchant ni provoquant. Mais je me sentais blessée, encore une fois. J'étais minable.
– Sinon je te colle.
– Oh oui s'il te plaît punis moi, j'adore ça, dit-il en me tirant la langue.
– Sirius, repris-je très sérieusement, tu dois suivre des cours de magie. Moi je suis là uniquement pour passer mon diplôme de...
Je déglutis avec difficulté.
– ...d'entretien... d'hygiène, tout ce bordel... donc va faire ton boulot pendent que je fais le mien. S'il te plaît.
Il haussa les épaules et s'en alla, les mains dans les poches, avec cette démarche à la fois gracieuse et jemenfoutiste. Quand il fut loin, je me sortis enfin de ce stupide seau et donna un coup de pied dedans.
– Patmol tu le préfères frit ou à la vapeur ton cerveau ? se moqua James.
– Qu'est ce qu'une espèce de larve inutile dans ton genre vient faire dans les pattes des sorciers, ronchonna un jeune homme aux cheveux sales et au nez crochu.
James lui lança un sort qui l'étouffa à moitié avec des bubulles roses. BUBULLES ROSES !
– Une cracmolle tu dis ? De ton âge ? à Poudlard ? s'enquit Sirius.
– Oui ! Et tu as intérêt à être sage comme une image car en tant que nouvelle concierge je suis en droit de te punir autant que je veux.
– Ne t'en fais pas, je ne te décevrais pas, sourit-il.
En effet. Il ne m'a jamais déçu.
– Par contre les images ont tendances à être turbulentes quand elles le veulent.
– Ah... ? D'ailleurs... James... Jamesie... peu importe... Tu vas devoir me suivre. Attaquer un élève sous mon nez, hmmmm pas très malin.
– Il t'a insulté !
– Oui. C'est mes affaires !
J'avais ramené mon lecteur de vinyle au milieu du couloir et une musique résonna entre les murs. Je m'efforçais de ne pas mettre trop fort, mais l'idée de me laisser envahir entièrement par la mélodie était trop tentante. Année 1977, le single de David Bowie « Heroes » sortait et quelque chose explosait littéralement en moi. Il ne se passait pas une journée sans que je ne l'écoute, elle m'insufflait une forme de courage fictive, les paroles criaient dans ma tête que moi aussi je pouvais être une héroïne, que c'était facile, que c'était possible. Je relevais mes manches, plaçais la serpillière à mes pieds et me préparais pour la grande course. Je me mis en position... un... deux... trois... top départ ! Je courrais d'un bout à l'autre de mon « parcours », glissant sur le sol mouillé, tombant, me relevant, accélérant, riant, couvrant quasiment tout d'un parfum fleurit et d'une mousse légère. Peeves l'esprit frappeur s'amusait à me pousser pour me permettre d'aller encore plus vite. C'était bizarre, lui qui adorait tout saccager pendent la journée (pour mon plus grand désarrois) prenait tout autant de plaisir à m'aider à nettoyer parfois. Ou peut être que c'était juste pour espérer me voir trébucher et me casser le nez un jour ou l'autre. We can be heroes, just for one day.
Je me redressai, essoufflée et toute contente de mon travail. Un sifflement admiratif retentit.
And we kissed, so nothing could fall.
Je me retournai, surprise, et fut contente de voir qu'il ne s'agissait que de Remus.
Que de Remus.
– M... mais qu'est ce que tu fais là ? Il est tard ! Va dormir toi aussi !
Je m'empressai d'arrêter la musique.
– Ne m'en veux pas, je viens juste délivrer un message, répondit-il sagement.
Lui en vouloir ? Impossible. Il était bien trop adorable... un véritable petit ange. Et j'étais soulagée de voir que les cernes sous ses yeux s'étaient un peu estompés. Il semblait moins fatigué. Il devait vraiment avoir une santé fragile pour se retrouver dans cet état.
– Sirius a rendez vous avec Abigail mais il veut que tout le monde le rejoigne.
Mon cœur fit un bond. Franchement il allait finir par me donner des crises cardiaques.
– Ah, dis-je soudainement sarcastique, il veut nous faire profiter de ses ébats ?
– Non non, s'empressa de répondre Remus, il veut qu'on vienne avec lui faire une balade dans la forêt interdite.
– Il est stupide ou quoi ? La forêt interdite est INTERDITE ! Tout est dans le titre ! Bon sang les maraudeurs vous commencez à me taper sur le système à me prendre pour une abrutie comme ça, franchement je sais pas ce que je vais faire de vous...
– Il savait que tu régirais comme ça, me coupa-t-il.
– Han ?
– Il tenait à préciser qu'il y avait des dragons dans la forêt interdite.
– Oh...
– Des licornes...
– …hm...
– Et puis des centaures.
– Il... il fait froid. Et puis il fait nuit, grelottai-je. Vous êtes impossibles.
Je marchais dans le parc de Poudlard droit vers la dangereuse forêt. Remus ne put s'empêcher de laisser échapper un rire, un son à la fois doux et communicatif.
– Je ne te force à rien tu sais.
– Je veux voir une licorne !
– Hm, les licornes sont certes magnifiques, mais courantes. Tout le monde en a déjà vu une, au moins dans un parc protégé. Ou durant un cours de soin aux créatures magiques.
Je lui lançai un regard de reproche.
– Mais toi tu vas adorer ! ajouta-t-il précipitamment.
Je me collai à lui toujours frigorifiée et il me tendit gentiment son écharpe rouge et or. Je le remerciai et l'enroulai autour de mon cou, enveloppée par son odeur sucrée. Décidément c'était un grand fan de chocolat.
A la lisière de la forêt, il me demanda de me faire discrète car nous approchions de la cabane de Hagrid.
– On va longer sa maison et passer juste sous la fenêtre...
– Tu es fou ! m'exclamai-je.
– Chhht ! m'intima Remus.
– Tu es fou, chuchotai-je. Il va nous repérer !
– Ça se voit que tu n'as pas l'habitude de sortir en cachette, de loin il pourrait nous apercevoir. Mais si on se cache juste sous la vitre, impossible d'être vu.
Il se pencha et je l'imitai, sans pour autant être rassurée. Je retenais ma respiration. Il se mit par terre et rampa jusqu'à l'autre bout de la maisonnette, se releva d'un bond et me fit des petits signes pour que je le rejoigne. Je fronçais les sourcils et me lançai à mon tour. Le chien se mit à aboyer. Remus fit de gros yeux qui m'effrayèrent d'autant plus.
– Qu'est ce que tu as Crockdur ?
Le garde chasse s'approcha de la fenêtre et scruta l'horizon avec attention.
– Tais toi un peu !
Il lui lança un steak de dragon et le chiot sembla occupé à mâchouiller car il obéit et cessa son manège. Je pris une grande et trèèèès discrète inspiration avant de me remettre à ramper habilement jusqu'à Lunard qui riait silencieusement.
– Quoi encore ? murmurai-je.
– Patmol a raison... tu sens le chat ! s'esclaffa Remus.
– C'est à cause de Miss Teigne, marmonnai-je sombrement.
Il m'entraîna à sa suite et plus nous nous enfoncions dans la forêt, plus je ne pu m'empêcher de frissonner.
– Tu as encore froid ?
– N... Oui voilà ! L'air est glacé.
Bah ouais quoi ! Je ne voulais pas passer pour la poule mouillée de service. Mais au moindre mouvement suspect, au moindre lapin qui bondissait et hibou qui voletait, je sursautai.
– Ne montre pas que tu as peur, fit Remus brisant le silence.
– Je n'ai pas peur ! mentis-je avec entrain.
– Non mais vraiment, dit-il tout sourire, sinon James et Sirius ne vont pas te rater. Peter en a fait les frais.
– Ils profitent de la faiblesse des autres...
– Oh, c'est vrai qu'il leur arrive d'aller loin dans leur conneries et de faire des blagues de mauvais goût, mais ce sont des amis en or. Ils ne te laissent jamais tomber.
Soudain, le sorcier sembla ailleurs.
Je marchais sans dire un mot de peur de troubler ses pensées.
– Ah vous êtes là ! s'écria Abigaël.
Remus la salua tandis ce que je m'éloignais un maximum de la jeune fille. J'attrapais le Peter qui était aussi imposant que moi pour me glisser dans son dos. Lui aussi c'était une petite souris ! Il ne broncha pas, apparemment il avait la fâcheuse habitude de se laisser faire.
– Atticus, je ne vais pas te manger, dit la sorcière avec légèreté.
Son accent français me mettait hors de moi. Je l'avais toujours apprécié, jusqu'à maintenant... C'est fou ce que la jalousie me rendait mauvaise. Surtout lorsque cette dernière se faisait embrasser par Sirius avec une tendresse qu'il n'avait jamais éprouvé à mon égard.
– Bon j'y vais, dis-je simplement.
– Attends tu ne voulais pas voir ce que j'ai à te montrer ?
– Toi et Abi' en train de vous bouffer les amygdales ? répliquai-je méchamment
– Les animaux magiques, répondit-il rieur.
Ma curiosité eut raison de moi.
– Allons-y...
Entre Peter et James, je m'arrangeais pour ne pas avoir à adresser un mot aux deux tourtereaux. Nous nous enfoncions rapidement au milieu de l'effrayante forêt.
J'espère que ce chapitre vous a plu ! Ce voyage dans la forêt interdite ne sera pas de tout repos, c'est certain. Pour ceux qui ne connaissent pas la chanson Heroes écoutez la, vous ne pourrez pas regretter :p
Bisous les amis à la prochaine, dites moi ce que vous en avez pensé !
