HEY ! HEY ! HEY ! Voilà la suite que vous m'aviez demandé, et j'ai comme un doute que je vais pas me faire assassiner au final moi ^^' mais bref, c'est pas le sujet de ce blabla d'auteur.
Tout d'abord, je voulais vous remercier. Il se trouve que cette fanfiction, depuis son origine, il y a un peu plus d'un an, a désormais dépassée les 25 000 vues et les 2K de votes rien que sur Wattpad. C'est... Wow... Je sais pas quoi dire, alors je vais privilégier de ne rien dire. Mais juste... Je m'y attendais vraiment pas... Et je suis beaucoup plus touchée que je ne voudrais le faire croire ^^|| Et il est clair que vous pouvez tous chaleureusement remercier vingt-quatreetoiles , parce que sans elle, j'aurais tout effacé depuis bien longtemps...
Aussi je voulais mettre un peu plus en lumière ces deux personnages que je ne m'était pas encore offert le loisir de travailler.
Ensuite et surtout, cette petite note reloue c'était pour vous dire que j'ai fait la connaissance il y a quelques mois d'une jeune écrivaine débutante, Debo4824 qui m'a demandé de l'aide, dans son apprentissage de notre passion commune. Il y a jeu que j'aime bien faire avec ma meilleure amie, c'est écrire un texte (un de ses OS ou chapitre par exemple) à deux. Et j'ai proposé à ma petite Padawan de le faire pour ce chapitre-ci dans l'optique de lui montrer comment je bossais et comment j'écrivais, comment elle pouvait améliorer ses textes etc'... Elle a encore un long chemin à parcourir, mais elle fait des progrès à vue d'œil ! Vous pouvez la féliciter, elle a écrit une bonne partie de ce chapitre avec moi, et perso' je suis plutôt fière d'elle ;)
L'obscurité des lieux et leur sombre austérité auraient donné des sueurs froides à n'importe qui, n'importe qui fusse-t-il le plus vaillant des Gryffondors. Les ténèbres qui hantaient les lieux semblaient en imprégner le moindre recoin, et même les deux Lumos qui les fendaient n'étaient pas suffisant à les dissiper entièrement.
"- Dit Luna... Tu ne crois pas qu'on devrait je sais pas moi... Trouver un moyen de faire un peu de lumière. Il fait noir comme dans un chaudron ici... Je doute qu'on puisse trouver la moindre fichue machine...
-Il ne faut pas mettre trop de lumière cela pourrait attirer de mauvaises créatures." répondit-elle de la voix rêveuse qu'on lui connaît.
"- De "mauvaises créatures" ? Mais Luna de quoi tu parles ?
- De celles qui t'empêchent de dormir. De celles qui s'infiltrent dans tes rêves.
- Luna... Tu ne confonds pas un peu entre des créatures à l'existence non fondée et la menace de mort imminente qui planent sur nos épaules ?" la petite blonde haussa les épaules.
"- Ce n'est pas la même chose, Neville ?
- La même chose ? Mais Luna on parle d'une Machine qui pourrait tous nous nous détruire et de créatures dont personne n'a jamais entendu parler... Ce n'est pas tout à fait pareil !" elle se retourna vers lui d'un souple mouvement, et bien que le peu de lumière dont ils disposaient ne lui permettait pas d'en être sûr, il eut l'impression qu'elle lui offrait son regard aux grands yeux ronds naïfs. Celui-là même qui lui avait toujours connu.
"- Moi je pense que c'est la même chose, tu sais. Je crois que ça dépend de la façon dont tu regardes. Il y a plusieurs pièces à un puzzle, et chaque pièce possède deux faces. Ce que tu vois n'est pas ce que je vois, et ce que je vois ce n'est pas ce que tu vois. Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas la même chose que l'un d'entre nous à tort.
-...
- Je me suis toujours dit que les Peurs étaient des créatures. De la sorte c'est bien plus facile de les affronter. Si il y a des monstres sous le lit tu n'as qu'à... allumer la lumière. Et les chasser. C'est plus facile de combattre quelque chose quand elle a une forme. Même si c'est toi qui lui donne." Neville s'arrêta, interloqué, réfléchissant à ses paroles. Avait-elle donc raison de faire ainsi ? Puis il finit par se reprendre, reprendre le cours de la discussion, qui semblait s'éloigner bien trop rapidement de leur mission originelle.
" - Malheureusement il y a certaines peur que tu ne peux pas affronter... " Le jeune homme ne se rappelait que trop qu'il n'avait pas osé avoué ses sentiments à la jeune fille quelques mois auparavant.
Il se sentait pourtant si fier, si fort, si près de la mort. Il avait crut tout pouvoir lui avouer. Confesser ce qu'il n'avait jamais eu le courage d'être, jamais le courage de dire. Lui crier qu'il l'aimait comme un dingue, comme il n'aimerait jamais personne d'autre. Il avait crut pouvoir être au moins aussi romantique que les hommes des romans qu'il avait vu Hermione lire en cachette. Il avait crut que l'imminence certaine de leur mort à tous les deux lui donnerait enfin ce fichu courage que le Choixpeau magique avait sut déceler chez lui, alors que lui, ne l'avait encore jamais rencontré. Il avait crut que ce courage, et l'absence d'un lendemain probable lui confèrerait la force de l'embrasser comme il n'avait jamais eu l'idée de l'embrasser.
Alors il avait courut. Courut comme un fou, dans tous les couloirs, dans toute l'école. Courut en fendant la foule compacte des élèves qui étaient restés, des élèves qui allaient ce cacher, trop jeunes pour se battre, et de ceux qui se préparaient au combat.
Neville avait traversé les lieux de part en part, en courant comme un dingue, sans même trouver la fille de ses rêves, la fille qui lui avait fait la tête.
Quand il l'avait trouvé, quelques heures plus tard, la bataille battait son plein. Ce n'était pas le moment. Ce n'était plus le moment. Et le courage était parti, parti depuis longtemps, parti pour ne jamais revenir.
La Guerre s'était terminé, et contrairement à ce qu'avait pensé Neville, ils avaient tout les deux survécu. Tout était fini alors et il ne restait plus qu'à enterrer les victimes, penser les plaies, sécher les larmes... Enfin ce qu'il avait crut... Avant d'entendre la Prophétie...
Luna le regarda par dessus son épaule, enfin il lui sembla :
"- De quoi tu parles ?" le jeune homme trop gêné garda le silence.
"- Tu ne réponds pas ? Ta langue à été mangé par des Chapichofleurs à queue ?
- Des Chapichofleurs à queue ?
- De petites créatures invisibles qui raffolent des langues et des orteils humains. Mais là tu changes de sujet.
- Je ne change pas de sujet...
- Si tu changes de sujet. Je sais bien parce que je le fais souvent.
-...
- Cette peur tu l'as toujours ?" enchéri l'ancienne Serdaigle
" - Et toi Luna... ? Tu as déjà eu une peur qui t'empêchai de faire ce que tu voulais ? Ce que tu voulais vraiment ?" elle se plongea dans ses pensées, un court laps de temps, avant d'affirme d'une voix claire et étrangement sage pour une personne si étrange :
"- On a tous nos peurs... Pourquoi je n'en aurais pas ?" Neville hésita, chercha ses mots, ignorant comment verbaliser ce qu'il ressentais au fond de lui.
- Je ne sais pas... Je te regarde et tu as l'air si innocente, si joyeuse, si naïve... Tu as l'air capable de tout comme si aucune chaine ne pouvait t'entraver ou te ralentir... Pas même la peur... Alors que moi... On se demande bien comment j'ai put atterrir à Gryffondor...
- Ce n'est pas vrai. Moi je ne me le demande pas d'abord. Je sais pourquoi le Choixpeau t'y a envoyé.
-... Luna ?" il ne pouvait pas le parier, mais il sentait qu'elle souriait.
"- Bah oui Neville ça coule de source. Tu es l'un des garçons les plus courageux que je connaisse.
- Tu dis ça pour...
- Je ne dis pas cela pour te faire plaisir, je le pense alors je le dis. Et c'est tout. Et puis j'ai des peurs moi aussi. Même si je n'ai pas peur d'exprimer mes sentiments. Ce n'est pas parce que tu es un Gryffondor que tu n'as pas le droit d'avoir peur. " Neville bloqua, s'arrêta net, failli se prendre les pieds sur un quelconque objet qui trainait au sol. Que venait-elle donc de dire ?
Avait-elle compris qu'elle ne laissait pas le jeune homme indifférent ? Savait-elle combien il chérissait sa présence ? Combien il aimait la voir sourire ? Que le seule fait de l'apercevoir pouvait égayer sa journée entière ?
Se pouvait-il que la petite blondinette fasse attention au monde qui l'entoure ? Elle semblait pourtant vivre dans un autre monde, une autre galaxie même parfois. Cela paraissait tellement invraisemblable...
"- Q-Qu'est ce que... ? Luna ? Pourquoi tu parles de sentiments ?
- Parce que tu as peur des sentiments ? Non ?
- Je... Comment tu sais ça ?
- J'observe. C'est toujours plus simple quand on observe. Peut-être que tu devrais observer toi aussi.
- Observer quoi ?
- Et bien tu sais, tout ce qui t'entoure... Les mystères du monde, les personnes que tu croises et celles que tu connais, les créatures, le ciel, les étoiles, les choses diverses et variées... Bref tout ce que tu peux voir, et encore plus ce que tu ne peux pas voir. Ah par Merlin que ça serait plus simple si les gens observaient ce qu'ils ne peuvent pas voir... Ca éviterai tant de problèmes, tant de désaccords et de mésententes... Le monde serait bien plus beau." Neville aurait bien voulu faire croire qu'il suivait, mais en vérité, il se sentait complétement perdu.
"- C-ça n'explique pas pourquoi tu penses que j'ai peur des sentiments...
- Je ne cherche pas à l'expliquer, je le ressens Neville. Cela se voit.
- "Cela se voit ?" ?!
- Oui. Au fait tu penses que la Machine ressemble à quoi ?" Luna avait sauté du coq à l'âne, et s'en était si habituel chez elle, que l'ancien Gryffondor n'était même pas choqué. Une petite voix dans sa tête soufflait qu'il devait insister, demander à savoir, mais il doutait d'en avoir le courage. Le courage d'entendre sa réponse. Parce qu'il le sentait, soudain, au fond de lui comme une peur viscérale qui lui léchait les entrailles, qu'elle savait. Comment cela se pouvait-il ? Il espérait se tromper, mais une infime partie de lui criait au déni. Le déni de la raison, le déni de la logique, le déni de ce que cela pouvait alors dire, de ce que cela pouvait finalement signifier...
"- Je ne sais pas. Ca doit être gros je dirais...
- Ah oui ? Je pense que c'est petit, et facilement transportable, maniable, qu'elle a été faite pour être cachée aisément.
- Et on ne saura sans doute pas aujourd'hui lequel de nous deux a raison...
- Oui.
- Qu'elle idée de chercher quelque chose quand on ne sait même pas à quoi cela ressemble ?
- Et bien... Il faut observer. Et poser des questions." Neville soupira, fatigué. Fatigué de tourner en ronds depuis des heures, sans même avoir un semblant de lumière décent pour des recherches de cette envergure, fatigué de chercher quelque chose qu'il ne trouverait sans doute pas, fatigué de la menace qui planait sur ses épaules, fatigué de ne pas comprendre ce que la fille qu'il aimait disait une fois sur deux, fatigué de lui même, de ne même pas avoir le courage de lui dire qu'il l'aimait.
Pourquoi il l'aimait au juste ? Parce qu'ils ne se ressemblait même pas. Il n'y avait pas que l'opposition de leurs Maisons, il y avait... tout. Tout le reste, tout ce qu'il y a autour. Elle était rêveuse, lunaire, il était maladroit, condamné à vivre dans l'éternelle ombre du soleil. Elle aimait la divination, elle aimait la magie, et les Sombrals et consulter les étoiles. Lui, il aimait la botanique, uniquement la botanique et rien d'autre, il avait toujours détesté la magie et l'échec cuisant à être réellement quelqu'un avec un "Je" un "moi" et un nom qui se rappelait systématiquement à lui à chaque fois qu'il touchait une baguette. Elle n'avait pas peur d'exister, il n'avait jamais sut come le faire. Elle était un aigle alors qu'il était condamné à rester au sole à tout jamais comme un lion sans crinière, comme un roi déchu, comme le squelette dépouillé de ce qu'il restait des espoirs que l'on avait fondé en lui.
Luna la lune, Luna la Nuit, Luna la Vie, le perpétuel recommencent, la perpétuelle recherche de questions, recherche de réponse, l'intelligence, le renouveau, le sourire, la joie, l'innocence, la naïveté, la sagesse, la force tranquille, la force neutre, la force pacifique.
Lui, il était Neville. Juste Neville. Rien que Neville et rien d'autre. Il ne pouvait même pas prétendre à prononcer son nom de famille, la fierté de ses parents, la seule chose ou presque qu'il lui restait d'eux. Il ne le méritait pas. Il avait tranché la tête d'un serpent et regardé Voldemort dans les yeux ? C'était une bataille, tant de gens y ont perdu la vie, perdu un proche, un être cher, le sourire, la raison de vivre. Comment pourrait-il se sentir fier d'y avoir participer ? Fort d'y avoir survécu ?
Il n'était rien. Rien d'autre qu'un échec sur pattes, tout juste doué de la parole. Mais Luna, Luna elle, elle était prodigieuse, majestueuse magicienne, partisane d'un monde nouveau, d'un monde plus beau, résidente en ce monde une journée sur deux.
Tant de différences. Tant de différences entre eux. Et tout semblait fait pour les séparer. Pour punir Neville d'avoir eut l'audace d'un jour s'octroyer le droit de poser les yeux sur elle. Pourquoi l'avait-il fait ? Il était un idiot. Mais il l'aimait.
Il l'aimait.
Il l'aimait.
Il l'aimait tellement plus qu'il ne pensait un jour pouvoir aimé un être vivant.
Elle était sa fleur sacrée, sa fleur merveille, sa fleur de rayon de Lune.
Il souffla, inspira un grand coup, expira de nouveau.
Tout autour de lui semblait mystérieux probablement parce qu'ils marchaient dans un lieux suintant la magie noire plus qu'il ne l'aurait jamais crut possible, et que le noir complet n'était repoussé que par leur faibles Lumos.
"- Raah ça suffit j'en ai marre ! Il faut que l'on trouve une fenêtre Luna !
- Tu as raison... Peut-être que cela pourrait nous aider à trouver ce que l'on est venu chercher ici...
- A supposer qu'elle est ici... Tu n'avais pas peur que la clarté attire de mauvaises créatures en fait ?" l'interrogea t-il, en s'affairant à trouver une quelconque source de lumière naturelle.
"- Si. Toujours. Mais tu es là avec moi, alors je sais que je ne risque rien. Tu me protégeras.
- Luna..." elle ne répondit pas, elle ne répondit rien, elle se contenta de se diriger vers un coin de la pièce, l'air de savoir ce qu'elle cherchait, ce qu'elle voulait.
"- Reducto ! " une puissante lumière aveugla Neville, et il plissa les yeux quelques secondes le temps de recouvra une vue normale.
Luna était devant une gigantesque fenêtre, aux rideaux visiblement réduits, l'air fière d'elle. Elle faisait tourner sa baguette entre ses doigts, ses célèbres boucles d'oreilles en radis s'agitant sur ses oreilles, et un petit sourire enfantin sur les lèvres.
"- J'avais crut voir des draperies, en promenant ma baguette vers ce coin de la pièce... Elle est plus grande que ce que je pensais. C'est un peu en bazar d'ailleurs tu ne trouves pas ?
- En bazar ? C'est peu dire... " maugréa le garçon, regardant tournant sur lui même pour mieux voir.
La pièce était grande, peut-être plus que toutes celles qu'ils avaient précédemment explosé. Etrangement, Neville doutait qu'elle ait un jour eu une autre fonction que dépotoir de service. Absolument tout était poussiéreux, des meubles en plus ou moins bon états collaient le moindre morceaux de mur (soit dit en passant humides et parsemés de moisissures). Des cartons et objets en tout genre, plus ou moins légaux trainaient au centre de la pièce, s'en éparpillaient au quatre coins et Neville constata que c'était bien la un miracle qu'il ne soit pas encore tombé.
La lumière pourtant bien utiles, et les quelques sorts qu'ils purent lancer n'y firent rien, ils n'y avaient que l'emprunte de leurs chaussures dans la poussière, et cette maison avait beau être la propriété d'un Mangemort recensé et emprisonné à Azkaban, il semblait bien que la Machine n'avait certainement pas été cachée là. Pour tout dire, la maison n'avait sûrement pas vu âme qui vive depuis des lustres.
Resignés et certains de ne rien trouver de plus qui puissent leur être utile, les deux adolescents quittèrent la pièce, pour s'attaquer à la dernière de l'étage, la dernière avant de rentrer, enfin.
Cette fois-ci, ils cherchèrent une fenêtre bien plus rapidement mais il ne trouvèrent rien. Strictement rien.
Contraints et forcés, ils acceptèrent donc l'idée que leurs recherches se termineraient dans le noir le plus total.
Noir, diable ce qu'il faisait noir. Noir comme les ténèbres. Noir qui collait aux vêtements, aux corps, partout. Noir que même leur Lumos ne parvenaient pas a dissiper le moins du monde. Ils leur étaient impossible de deviner la taille de la pièce, compliqué de sentir les objets avant de rentrer en collision avec eux, et difficile de sentir la présence de l'autre.
Et Neville, il voulait la sentir, il voulait savoir ou elle était. Il voulait pouvoir la protéger, rendre grâce à la -trop- confiance qu'elle portait en lui. Il réfléchit. Il ne pouvait pas la voir ? Soit, ils n'avaient qu'à parler.
Il se racla maladroitement la gorge.
"- Au fait Luna...
- Oui Nev' ? Je peux t'appeler Nev' en fait ? J'aime bien...
- Euh oui...
- Hihi ! Tu voulais me dire quelque chose n'est ce pas ? Mais j'ai perturbé le cours de tes idées, je sens qu'elles s'estompent...
- Et bien..." elle s'arrêta, posa une main sur le bras du jeune homme, qu'elle n'avait eu - semble t-il, aucun mal à trouver malgré la pénombre dans laquelle ils nageaient. Elle marqua une légère pression réconfortante, juste le temps de l'encourager, et puis se retira, l'air de rien, pour continuer ses recherches. Neville dut prendre une ou deux secondes, histoire de se rappeler comment respirer.
"- Comment tu as vu que j'avais... ahem... peur des sentiments ?" il se mordit la lèvre inférieure, dans l'instant qui suivit, regrettant ses propos, idiot qu'il était de ne pas y avoir réfléchi à deux fois avant de tendre la baguette pour se faire battre. Elle aurait bien put lui répondre d'une voix amusée ou moqueuse, colérique peut-être. Mais non, sa voix resta précisément égale à elle-même.
"- Et bien... Ca parait évident que tu en as peur... Je le vois quand tu me regardes. Tu sais... Je me suis toujours dis que, si tu n'avais pas peur des sentiments tu m'aurais embrassé depuis longtemps non ?" un violent bruit lui répondit, et elle fit volte face plus vite qu'elle n'aurait du, son cou lui signalant d'un désagréable craquement. "Neville ? Neville ça va ?
- C'est rien... Juste une chute... Je n'avait pas vu qu'il y avait quelque chose au sol... Il fait si noir...
- Oui je te l'accorde volontiers. Besoin d'aide ? Rien de cassé ? " proposa t-elle d'une voix douce, se baissant pour être à la hauteur du garçon, lamentablement étalé sur ventre, sur le sol poussiéreux, dans un noir de cendre.
Un pressentiment étrange tordit ses entrailles. Il n'y avait personne il en était sûr mais il sentait comme un grave danger. Il avait l'impression d'y voir plus clair, mais les ténèbres des lieux ne lui avaient jamais parut aussi proches. Quelque chose... Quelque chose... Il ignorait quoi mais il avait l'intuition que quelque chose de grave allait se produire. Il devait se relever. Ils devaient s'en aller au plus vite. C'était une question de vie ou de mort.
"- Non c'est bon. Relevons nous vite. Ca devrait aller p-... LUUUUUNAAAAAAAAAA !"
Mais son cri déchira sa gorge, déchira le silence de la pièce, alors qu'un sombre flash lumineux explosait devant lui.
Et la seule réponse qu'il reçut, fut le craquement sonores des os de la fille qu'il aimait, alors qu'elle s'écrasait contre le mur du fond, inerte comme une vieille poupée de chiffons.
