Le chapitre tant attendu par toi, Lee-ann ! Je l'ai fait un chouia plus long, mais il y a plus de phrases qui ont un double sens. S'il y a quelque chose que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à demander, je sais que c'est compliqué. Neji s'améliore un peu dans ce chapitre. Enfin, à voir :)

Bonne lecture !

Tout l'univers de Naruto appartient au grand débile Masashi Kishimoto qui a osé tué les meilleurs personnages de la série. Le reste, à moi, qui aide juste Neji et Tenten dans le leur relation ! ^^


- On ne pourrait pas... s'arrêter ?

Tenten déposa son regard sur le daimyo qui, marchant à ses côtés, avait l'air vraiment fatigué. Son teint était pâle, ses yeux à demi ouverts, et il transpirait à vue d'œil. Ca devait être dur pour lui. Après tout, il n'avait jamais été habitué à un tel rythme, surtout que c'était Neji qui marchait devant, et il traçait sa route, comme d'habitude. Et malgré le fait qu'ils avaient décidés de faire des pauses toutes les heures à peu près, ils marchaient tellement vite pour le vieillard que c'était difficile de suivre. Il fallait constamment l'attendre, et Tenten avait mal au coeur pour lui. Elle se rappelait elle-même, quand, plus jeune, la team Gai partait en mission, et avec Rock Lee et Gai devant, le rythme était fou furieux. Tout le monde suivait, sauf elle. Heureusement, avec tous ses entrainements, Tenten avait maintenant une endurance de choc, mais elle savait à quel point ça devait être dur pour Sâto.

Surtout que ça faisait trois jours que ça durait maintenant.

- Tenez le coup, Sâto-sama, encouragea-t-elle. On arrive bientôt dans une ville, n'est-ce pas, Neji ?

Le jeune homme interpellé ne répondit pas. Tenten soupira. Depuis ce voyage, le prodige c'était renfermé comme une huître. Il marchait devant, byakugan activé, et scannait les horizons. Et il prenait les premiers tours de garde la nuit, les plus longs. Il était là, mais il était comme invisible, parce qu'il ne parlait pas. Tenten avait abandonné toute approche. Peut-être pensait-il à son mariage ? Peut-être ça le tracassait ? A quoi bon se poser des questions, elle n'en savait absolument rien ! Il ne lui avait même pas dit qu'il se mariait. Si ça se trouve, Neji ne l'aurait même pas invitée à son mariage.

Super l'amitié !

Elle décida d'insister. Elle en avait marre de se faire marcher sur les pieds comme ça.

- Neji, répéta-t-elle avec plus d'entrain. Est-ce qu'il y a un village plus loin ?

- Dans trois kilomètres.

- Merci, répondit-elle et elle se retourna vers le daimyo. Vous voyez monsieur. On arrive dans pas longtemps !

- Mais je suis fatigué, et la nuit tombe...

Compatissante, Tenten leva la main, et tapota son dos.

- Ca ira, vous verrez.

Neji baissa les yeux. Heureusement que Tenten était là. Il n'aurait pas supporté entendre les plaintes du daimyo et devoir les gérer, et c'était ce que le vieille homme faisait depuis le début du voyage. « J'ai chaud, » « j'ai froid, » « j'ai faim, » « c'est quand qu'on arrive, » « je suis fatigué » bref, un vrai enfant. Et encore, lui enfant ne s'était jamais plaint.

Neji n'était pas employé dans cette mission pour faire du babysitting. Et il se demandait même comment Tenten tenait le coup, avec toutes ces plaintes.

Elle était patiente, ce qu'il pensait être avant de découvrir le daimyo.

Ou alors tout simplement gentille.

Ou alors, se dit-il, elle ne faisait tout simplement pour avoir la note « S » tamponnée sur le cachet de la mission.

Neji pensa que la dernière raison était plus logique, mais il savait au fond de lui qu'elle était malheureusement gentille.

...

Neji aurait continué de marcher s'il avait été seul, mais le daimyo avait soit disant les jambes fatiguées, alors il décida de poser le camp à un kilomètre du village. C'était absurde, parce qu'ils étaient presque arrivés à Mage, village où ils pourraient acheter de quoi manger et remplir leurs provisions qui étaient maintenant bientôt finies. Mais non, il a fallut que le daimyo fasse son bébé, et que Tenten lui donne raison en plus :

- Neji, Sâto sama n'a pas ton âge ! Il faut qu'il se repose !

Ce à quoi le prodige avait grommelé quelque chose, et avait finalement cédé. Tenten était trop stupide en étant gentille. Et à cause d'elle, ils arriveraient en retard à sa réunion.

Néanmoins il sembla qu'elle eut raison. Car à peine assis dans sa tante, le daimyo fut tellement fatigué qu'il s'endormit sans manger. Tenten voulut même le réveiller pour qu'il mange le repas que Neji avait préparé (un ragoût de viande) mais avait abandonné en voyant comme profondément endormi le politicien était.

Finalement, Neji et Tenten avaient mangés seuls, autour du feu qu'elle avait bâti. Durant tout le diner, Tenten raconta à Neji comme vite il avançait, et elle le mit en garde contre le fait de fatiguer l'état du daimyo, au risque de gâcher la mission en rendant le daimyo malade. Ensuite, Tenten décida de lui parler de ce que Rock Lee avait dissimulé dans sa valise, un joli shuriken vert. Elle parlait, Neji restait silencieux, et finalement, après lui avoir sèchement ordonné de la fermer, Tenten ne parla plus.

Non, il n'était pas dur avec elle. La jeune fille était constamment en train de lui parler, et il n'aimait pas ça. Et même s'il y avait du vrai dans ses paroles, il n'était pas obligé de l'avouer. Il se surprit même à se dire qu'elle avait une vie bien mouvementée par rapport à la sienne, et c'était dangereux. C'était comme s'il l'enviait.

Neji, ayant fini son repas, décida de méditer. Il croisa les jambes, ferma les yeux, et tenta de se calmer.

Sauf que Tenten choisit ce moment précis pour parler à nouveau :

- Je prends le premier tour de garde, annonça-t-elle brusquement alors qu'elle mangeait. J'ai décidé que c'était à mon tour de le faire.

- Hors de question, trancha le Hyuuga.

Il ouvrit ses yeux pour voir sa réaction. Elle cligna ses yeux noisette, puis eut une expression agacée.

- Mais enfin Neji, depuis le début du voyage, c'est toi qui les fait. Laisse-moi le faire ce soir, et va dormir un peu au moins.

- Je n'ai pas besoin de dormir. Toi vas-y.

- Neji ! Arrête d'être têtu, insista-t-elle. Si tu dors pas, tu vas finir par tomber !

- Occupe-toi de tes affaires. Je monte la garde, point à la ligne.

Neji décela de la détermination et de l'inquiétude dans le regard de la jeune fille. Détermination parce qu'apparemment, cette fille était trop têtue pour renoncer, et inquiétude parce que, sans doute, la fille s'inquiétait pour lui, une fois encore.

Comme toujours.

Pourquoi cette inquiétude permanente dans son regard ? Il haïssait ça. Il n'avait pas besoin qu'on s'inquiète pour lui - Neji était seul et fort, il n'avait besoin de personne. De toute façon, se dit-il, qu'elle le regarde comme ça ou non, ce n'était pas son problème. Tenten perdait son temps, au lieu de s'entrainer davantage. Si Neji tenait à ce point-là à monter la garde, c'était parce qu'il n'était pas fatigué, un, et de deux, il préférait se protéger plutôt que de laisser ça à Tenten.

Il ne faisait confiance à personne d'autre que lui-même.

- Tu ne me fais pas confiance, murmura alors Tenten, la voix tremblante. C'est ça ?

La lumière des flammes du feu qu'elle avait elle-même fait illuminait son visage, lui donnant un air plus calme, plus sérieux. Elle qui avait toujours un sourire débile aux lèvres avait enfin adopté une expression moins gaie.

Enfin elle ouvrait les yeux sur le monde ! Tenten, selon Neji, avait toujours vécu dans un monde de bisounours. Tout était beau, tout le monde était gentil. Il fallait vraiment qu'elle se réveille et qu'elle observe comme corrompu le monde était.

Et voilà maintenant que, parce qu'il ne lui faisait pas confiance, elle perdait sa gaité éternelle.

Peut-être le laissera-t-elle tranquille après ça.

Tenten l'observait, l'expression faussement calme alors qu'elle attendait sa réponse. Il voyait comme ses mains étaient tendues.

- Non, avoua Neji, sans ciller. Je ne te fais pas confiance.

Même si la jeune fille essaya de cacher son chagrin évident, Neji remarqua comme ses sourcils se courbèrent. Elle baissa la tête une fraction de seconde – sans doute pour ne pas le regarder, mais, contre toute attente, quand elle la releva, Tenten souriait.

Neji fronça les sourcils, ne décelant aucun mensonge dans ce sourire. Comment faisait-elle pour changer son humeur aussi vite ?

- Je le savais déjà, tu sais, marmonna-t-elle. Je voulais juste te l'entendre dire. Est-ce que je peux te demander pourquoi ?

Neji ouvrit la bouche pour répondre, puis, finalement, la referma.

Pas parce qu'il jugeait inutile de lui répondre, mais simplement parce qu'il ne le savait pas lui-même. Elle marquait un point. Pourquoi ? Pourquoi ne faisait-il pas confiance à Tenten ? Après tout, elle n'avait jamais rien fait de mal, et preuve du contraire, elle était une bonne coéquipière. Et il la connaissait assez pour savoir qu'elle n'était pas hypocrite dans ses gestes.

Pourquoi ne lui faisait-il pas confiance ?

Parce que faire confiance à quelqu'un, c'est dangereux. Tu dépends de cette personne malgré toi.

Milliers de shinobis avaient vécus la trahison d'un proche. Neji était trahi par son propre clan, Sasuke par son frère, Sandaime par Orochimaru, Jiraya par ses propres élèves... et la liste était encore longue, et ça, que dans Konoha. Et Neji était faible, oui il était, parce qu'il avait peur d'être vulnérable, d'être trahi une fois encore, alors il préférait ne fonder aucun lien, pour risquer de ne rien perdre.

Pour faire confiance, il fallait bâtir un lien. Et Neji n'en avait pas.

- Faire confiance, finit-il par répondre après un long moment, c'est être faible. Et je ne veux pas l'être.

Tenten sembla méditer sa réponse, sourcils légèrement froncés. Elle avait changé sa position assise, et avait maintenant étendu ses jambes loin devant elle, dos appuyé contre un arbre. Elle avait presque fini de manger, mais la discussion qu'elle avait avec lui la distrayait.

- Faire confiance, finit-elle par dire, c'est justement tout le contraire. C'est combiner ta force à celle d'un autre, pour être deux fois plus fort.

- C'est la diviser, trancha Neji sans ciller. Tu dépends de quelqu'un d'autre. Tu deviens donc plus faible.

- Donc c'est pour ça que tu ne me fais pas confiance ? S'enquit Tenten en penchant la tête sur le côté. Parce que tu deviendrais moins fort ?

Elle eut une moue triste, encore.

- Neji, tu es très fort. Mais tu es tellement aveugle, en même temps.

Et avec ces mots-là, elle rentra dans sa propre tante. Et Neji observa le dos de la kunoichi, méditant ses mots. Lui, aveugle ? Quelle ironie, elle était la seule qui n'avait pas de yeux ! Elle risquait d'être trahie à tout moment, avec toutes ses liens. Il n'y a qu'à voir sa gentillesse. Elle ne voulait même pas avouer à ses amies qu'elle avait le vertige quand il y avait du monde, et elle allait quand même aux magasins. Elle se négligeait en pensant aux autres. Elle avait tout faux. Elle était susceptible de trahison à chaque seconde, avec toute sa confiance.

Et être trahi affaiblissait. Tout comme il l'était par sa propre famille.

...

Tenten se leva le plus tôt possible, histoire de pouvoir monter la suite de la garde. Cette fois-là, Neji ne protesta pas, trop fatigué, présuma-t-elle. Il était aux environ cinq heures du matin, et le soleil allait bientôt se lever déjà. La kunoichi s'occupa du feu, le couvrant pour éviter d'attirer les ennemis, plus fréquents à cette heure-là de la journée qu'ailleurs, car ils avaient compris qu'il fallait attaquer lorsque personne n'était éveillé. Tenten se souvenait bien de ce que Gai sensei lui avait enseigné dessus, plusieurs années auparavant. Les ennemis étaient imprévisibles, tout comme devaient l'être les shinobis.

Tenten enfila un pull manche-longue pour se protéger du vent qui soufflait fort aujourd'hui, car ils se rapprochaient de plus en plus du pays de l'eau, mais ils devaient d'abord passer par celui de la pluie. Tenten n'aimait pas du tout ce côté-ci du monde car, étant habituée à vivre dans le pays considéré comme étant le plus chaud de la map, elle n'appréciait pas être dans celui de l'eau. Et même, ici était carrément le contraire de son humeur... elle avait toujours été solaire, dirons-nous, et l'être dans le froid demeurait difficile. Mais elle ne devait pas baisser espoir. Cette mission, même si elle ne la dirigeait pas, était importante. Elle escortait le daimyo, pas n'importe qui. Et Tenten se dit que, qu'importe qui était leader ou non, elle avait été désignée pour effectuer cette mission, donc c'était déjà un grand honneur. Elle ne devait pas baisser les bras !

Tenten acquiesça, retrouvant son humeur habituelle. Si ses encouragements étaient aussi efficaces, c'était parce que, depuis toute petite, Tenten s'encourageait à ne pas perdre espoir, même si ses parents n'étaient plus là. Elle s'était habituée à être forte quoi qu'il arrive, d'où son admiration pour Tsunade, et pour Neji aussi, malgré elle. Et même si ce dernier était méchant, dur et froid, elle l'admirait, parce qu'il était fort, quoi qu'il arrive.

Faire confiance, c'est être faible, et je ne veux pas l'être.

Tenten ferma doucement ses yeux, pensant aux paroles de Neji la veille. Jamais Neji n'avait autant conversé avec elle, et elle regretta presque d'avoir eu l'audace de lui demander s'il lui faisait confiance. Sa réponse lui avait fait mal, mais elle le comprenait malgré tout. Neji était quelqu'un de détruit, de gâché et d'utilisé. Elle ne connaissait pas parfaitement l'histoire des Hyuuga – le jeune homme ne lui en avait jamais parlé – mais, d'après Gai, Neji était situé au centre du clan, et il recevait donc tous les problèmes. Tenten, plus jeune, n'avait pas cherché à comprendre. Mais aujourd'hui plus que tout, elle voulait savoir. Que s'était-il passé pour que quelqu'un décide de rester seul pour ne pas souffrir ? Soit fou au point de ne se coucher que trois heures par jour ? Ne pense qu'à une chose, devenir plus fort, encore et encore, sans repos ni pose ?

Tenten déposa ses yeux sur le Hyuuga, qui, sans surprise, avait décidé de dormir dehors, à même la terre. Sans doute considérait-il ça comme étant un entrainement. Comme ça, même endormi, son système immunitaire combattait contre le froid, la maladie, par conséquent, la faiblesse. C'était dangereux. Vraiment dangereux. N'y avait-il personne au clan capable de lui dire d'arrêter ?
Ses longs cheveux parfaits tombaient dans son dos où Tenten pouvait apercevoir ses muscles se contracter lorsque le vent se leva. Apparemment, malgré lui, son corps ne semblait pas apprécié d'être utilisé comme ça.

- Arrête de me regarder, grommela Neji.

Tenten laissa échapper un petit cri de surprise alors qu'elle sursauta. Il ne dormait pas ! Pourtant, elle aurait juré qu'il le faisait, vu comme son corps était soulevé par sa respiration régulière et... Il avait la tête tournée vers la foret, et son dos lui faisait face, alors comment avait-il fait pour savoir que...

Le Byakugan.

- Tu m'espionnes ?! S'énerva alors la brune, excédée. C'est pour ça que ton byakugan est activé, c'est ça ?!

Neji se retourna pour l'observer, yeux pâles sur elle. Il fronça les sourcils, l'expression calme.

- Qui a dit que mon byakugan était activé ?

- Je...

Tenten rougit.

- J'ai juste pensé que, avec ce que tu m'as dit la nuit dernière...

- Tu n'es pas assez forte pour me piéger même si tu en aurais l'envie, trancha Neji. Alors je peux dormir même si je ne te fais pas confiance.

Sympa... pensa Tenten, ayant une soudaine envie de l'étrangler.

- Et sinon, je n'active pas mon byakugan quand je dors. Autrement je brûlerais mes cellules héréditaires, expliqua le prodige avec un ton simple.

- Mais alors, comment as-tu su que...

- Simple déduction. Je sais ce qu'on dit de moi. Maintenant tait-toi, je dors.

Et avec ça, le Hyuuga reprit sa position du départ, laissant Tenten toute éberluée. Simple déduction ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Oh, et, venait-il de sous entendre qu'elle le reluquait ?

L'enfoiré !

...

- J'ai faim...

- On approche la ville, coupa Neji avant même que Tenten puisse répondre. Vous pouvez bien tenir un peu, non ?

Tenten lui jeta un regard noir.

- Ce que Neji veut dire, reprit-elle au daimyo, c'est que manger maintenant ne fera rien. Vous mangerez largement mieux en ville !

Comment avouer au vieillard qu'ils n'avaient plus de provision ? Neji avait fini toute leur nourriture en les mélangeant à son ragoût, et, bien que ce dernier fut délicieux (Tenten n'en attendait pas moins d'un prodige) aujourd'hui, alors qu'il était presque une heure de l'après midi, tous avaient faim.

- Ten-tonk, appela l'autre d'un ton souffrant. Vous êtes bien gentille...

- C'est Tenten, rectifia la fille. Et c'est normal. Y'a pas de quoi.

- Vous plairez bien à mon garde du corps, Kensuké.

- Ah, lui.

- Ah, j'oubliais que vous l'aviez déjà rencontré !

- Il nous as attaqué, expliqua Tenten en serrant le poing. Belle façon de nous dire bonjour !

Le daimyo eut un petit rire.

- Kensuké est très protecteur. Il est au service de la famille depuis sa naissance, et prendra bientôt la protection de Nanako.

- Vôtre petite fille, marmonna Tenten en dégageant une branche pour laisser passer l'homme. Et vos enfants ? Il font quoi ?

- Takana est en ce moment même en vacances au pays des Oiseaux, car sa femme, Toki, en est la daimyo.

- Ca me dit quelque chose, intervint Neji. J'ai entendu parler qu'elle était la fille du dernier daimyo du pays, et qu'elle a dû sauver l'économie du pays à elle seule.

Tenten lança un regard impressionné à Neji, se demandant comment il savait ça. Ce prénom ne sonnait rien à ses propres oreilles. Faut croire qu'elle n'avait aucune culture générale, se dit-elle avec un soupir.

- Voilà, confirma Sâto avec un hochement de tête. Takana préfère vivre avec elle. Mais je le laisse faire, comme ça, au moins, notre pays du Feu est bien vu.

- Vous ne le laissez pas là-bas parce qu'il l'aime ? S'enquit Tenten, surprise. Juste pour les réputations ?

Là, Sâto explosa de rire. Limite il était au sol. Neji jeta un regard noir à Tenten.

- Cesse de croire que tout est rose et beau. Tu deviens exaspérante.

- Oh, ça va. Je pensais seulement...

- Bien naïve, Tintin. Kensuké vous aurait adoré, vraiment !

- Je me fiche de ce Kensuké, lâcha Tenten, dégoûtée qu'il ne retienne pas son prénom. Je demande juste si vous pensez un peu à vôtre fils.

- Si je pensais aux désirs de mon naïf enfant, le monde serait déjà perdu, jeune fille. Et je réserve la même chose pour ma petite fille. Elle au moins c'est ce qu'il y a de bon en épousant Neji.

Tenten sentit son corps se tendre. C'était la première fois que le sujet était ramené sur table. Cette fois, elle questionnerait le daimyo, que Neji le veuille ou non. Elle voulait comprendre.

Tenten s'apprêtait à le faire, sauf que Neji annonça sèchement :

- Nous sommes arrivés à Mage. Je sais qu'il y a un restaurant pas loin et qu'il y a un hôtel. Nous passerons la nuit ici, puis nous reprendrons le chemin. En attendant, je vais chercher de quoi remplir nos sac.

Neji entendait par là qu'il laisserait la protection du daimyo à Tenten. Quelle ironie, alors qu'il ne lui faisait même pas confiance ! Mais Tenten savait qu'il évitait tout simplement sa compagnie. Et il avait bien raison. Parce qu'elle n'allait pas le laisser éviter ses questions comme ça.

Voilà pourquoi, avant même que Neji ne s'en aille, la jeune fille fit quelque chose qu'elle ne se jugerait jamais capable – elle le retint par le bras.

- Attends, Neji !

Neji, baissant ses yeux sur sa main, dégagea brusquement son bras, comme si son toucher le brûlait.

- Ne me touche pas, prévint-il sèchement. Qu'est-ce que tu veux ?

- Je me dis juste que je devrais te suivre pour les commissions, répondit Tenten à voix basse. Le daimyo m'a parlé durant le voyage de ce qu'il désirait.

- J'ai faim, se plaignit le vieux plus loin, mais Tenten l'ignora regard concentré sur le Hyuuga.

- Alors il faut que je vienne.

- Tu n'as simplement qu'à me dire ce qu'il désire. Le daimyo a besoin d'une protection ici.

Il l'observait mal, comme si elle le dégoûtait. Tenten résista. Qu'importe comment il la regardait. Elle voulait juste des réponses à ses questions.

Alors elle eut une idée.

- Tu me le laisserais sous ma protection ? Alors que tu ne me fais pas confiance ?

Bingo. Elle constata elle-même comme légèrement surpris il sembla un moment, avant qu'il ne reprenne son expression habituelle. Le Hyuuga serra les dents, les poings, se trouvant dans un compromis. Il ne laisserait pas Tenten aller seule au magasin, parce qu'il devait s'acheter des choses aussi.

Finalement, sèchement, il demanda :

- Qui s'occuperait du daimyo ?

Tenten lui offrit un sourire lumineux, et des fossettes creusèrent ses joues bronzées.
Sans rien dire, elle recula et parla au garde qui gardait l'entrée. Et après ça, elle revint en face de lui.

- Problème résolu. Sâto sama va être protégé par ce monsieur même.

- Rien ne nous dit que cet homme est digne de confiance.

- Mais, Neji, n'as-tu pas dit que tu ne faisais confiance à personne ? Alors où est la différence avec le fait de le laisser sous ma direction ?

Neji, ne sachant pas quoi répondre parce qu'elle venait tout bêtement de le piéger, lâcha un « tch » haineux et, faisant volte-face, il se mit en marche en cherchant le marché où il pourrait se procurer ce dont il avait besoin.

- On vous retrouve à l'hôtel ce soir Sâto sama ! Lança Tenten avant de suivre le Hyuuga, toute heureuse.

Que la fête commence.

...

Tenten regretta presque aussitôt de l'avoir suivit. Parce qu'ils étaient maintenant dans un marché. Et marché égal à monde. Et monde égal à vertige, même s'il faisait froid...

Ce serait bien si Neji pouvait l'aider...

- Tu te débrouilles, lança alors Neji, comme s'il l'avait entendue. Tu es la seule qui a désiré venir.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, nia-t-elle aussitôt. Je vais très bien !

Sa voix était un petit peu trop montée dans les aiguës, mais elle n'allait pas se laisser faire. Elle devait prendre des choses pour le daimyo – qui n'avait en fait rien demandé – et questionner Neji.

Le jeune homme semblait chercher quelque chose. Il observait chaque pièce sur chaque plateau, à la recherche de la perle rare, mais ne semblait pas trouver l'objet de ses désirs. Tenten elle, remplissait le charriot avec toutes les provisions nécessaire pour la fin de la semaine, sans trop le charger parce qu'il faudrait le porter et c'était lourd.

- Après Mage, on s'arrête dans une autre ville ou pas ?

Neji, le regard sérieux, ne sembla pas l'entendre.

- Neji ?

- Oui ?

Tenten fut alors surprise par le ton poli qu'il employa, qui ne contenait aucune trace de méchanceté. Même si ce n'était qu'un seul mot, elle trouva le mot « oui » beaucoup plus joli quand c'était lui qui le disait, aussi bien formulé.

Oh là, voilà qu'elle divaguait ! Décidément, ses vertiges lui faisait raconter n'importe quoi.

- Est-ce qu'on va s'arrêter à une autre ville, après Mage ?

- Tu n'as donc même pas jeté un coup d'œil à la carte que t'a donné Tsunade, lança avec arrogance le jeune homme en se tournant vers elle, la dominant de son mètre 88. Et tu espères un jour devenir leader.

- Tu réponds à ma question, oui ou non ?

- Tu n'as qu'à regarder toi-même.

- Au cas où tu n'aurais pas remarqué, tu es le seul qui porte mon sac là maintenant.

Il leva les yeux au ciel. Elle avait elle-même décidé de porter le sac qui contenait les provisions donc, pour avancer plus vite, Neji avait décidé de porter son sac.

- On doit s'arrêter à Johatsu, rétorqua-t-il rudement. Pourquoi cette question ?

- J'avais juste envie de savoir, commença-t-elle à répondre en déchargeant les tomates qu'elle avait mise en trop dans le sac, si je devais remplir le sac de beaucoup de provision ou non.

Neji haussa les épaules.

- Hn.

Et, avant qu'il ne fasse volte-face, Tenten rassembla tout son courage pour lui poser la question :

- Neji, pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais une fiancée ?


OK, cette fin n'est pas vraiment une fin. Mais j'aurais préféré ne pas couper la scène qui suit cette phrase, alors, j'arrête le chapitre juste là.

J'espère vraiment que vous avez aimé.