Salut à tous !
Voilà le chapitre 5, qui est plus court, mais Neji est moins méchant dedans ^^
Tout l'univers de Naruto appartient à Masashi Kishimoto.
" quand tu as les yeux fermés, on te croirait presque sympa."
Destinées Liées
Chapitre 5
Un homme blond inconnu s'approcha du daimyo, tenant une longue lance entre ses doigts. Il était vêtu chaudement, d'un tissu brun épais, et ses épaules étaient couvertes de fer. Un garde. Murasame lui jeta un regard méfiant.
- Qui êtes vous ?
- Euh... votre nouveau garde du corps ? Cette fille là-bas (il désigna Tenten du menton) espère que je m'occupe de vous jusqu'à la tombée de la nuit.
- ...Elle vous as payé ?
- Non. Mais y'a pas besoin, c'est mon travail !
- Ah.
Pensif, Murasame leva ses yeux sombres pour les poser sur Tenten, si sa mémoire était bonne, qui suivait son futur gendre. L'homme plissa ses yeux. Il observa comme Neji, ennuyé, lui répondit, et comme elle persista, têtue. Les gens gentils et innocents comme elle pouvait percer le cœur de n'importe qui, tout comme sa défunte femme l'avait fait avec lui. Donc Tenten pouvait le faire avec celui de son gendre. Peut-être pouvait-il se servir d'elle pour que Neji se radoucisse un peu ? Nanako n'apprécierait pas son comportement antisocial, pensa-t-il alors. Elle pourrait alors annuler leur accord et par conséquent épouser son Ken. Manquerait plus que ça !
Après un moment, le politicien pensa que c'était une bonne idée. Oui, voilà ce qu'il allait faire. Il allait se servir de cette Tenten pour changer le Hyuuga.
- Monsieur ?
- Hm, lui grogna le daimyo. Quoi ?
- Faut pas rester là, on bloque l'entrée. Ou voulez vous aller en premier ?
Il observa Tenten s'en aller, puis finit par hausser les épaules.
« - donnez-moi le meilleur restaurant de la ville. »
-O-
« - Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais une fiancée, Neji ? »
Voilà, elle l'avait dit. Maintenant, plus de retour en arrière possible ! Tenten essaya de garder ses pupilles sur les siennes, mais c'était simplement trop difficile de défier le regard d'un Hyuuga. C'était comme regarder le soleil trop longtemps.
Pourtant, si Neji fut surpris, il ne le montra pas. Les traits de son visage ne s'endurcissent pas ni ne se crispèrent pas. Il resta de marbre : le regard sombre malgré la clarté de ses yeux, la bouche droite et fermée, sourcils fins à leur place habituelle. Il avait attaché ses longs cheveux couleur café dans un élastique basique, mais rien que ça lui donnait l'air d'un top-modèle. Tenten ne put s'empêcher de penser à ce à quoi il ressemblerait s'il souriait vraiment. Ben, il n'en avait pas besoin pour attirer n'importe quelle fille dans ses filets... vu toutes les fans qu'il avait !
La jeune fille, décidant de retrouver son sérieux, remarqua alors comme sa mâchoire se serra alors qu'il la regardait en silence, le regard légèrement désabusé. Mais comme d'habitude, pénétrant.
- Excuse-moi ?
- Hein ?
- Tu me demandes pourquoi je ne t'ai pas parlé de mon mariage ?
Tenten cligna des yeux.
Sa voix, grave et profonde, sonnait comme effarée. Comme s'il se demandait s'il avait bien entendu. Et c'était la première fois qu'il sonnait comme ça !
- Ben oui..., répondit Tenten, gênée. Je veux dire... c'est la moindre des choses, non ?
- Est-tu consciente que je n'ai pas eu mon mot à dire dedans ?
Tenten fronça les sourcils, confuse. De quoi parlait-il ? S'il allait se marier, n'était-ce pas sa décision, d'épouser Nanako ? Est-ce qu'il plaisantait ? Ben voyons ! Neji ne plaisantait jamais.
- Comment ça se fait ?
- Si naïve, cracha-t-il en levant les yeux au ciel. Tu penses vraiment que je me serais marié, si jeune ? Tu le crois, c'est ça ? Tu penses aussi que je l'ai choisie, cette Sâto ?
Tenten ne sut pas quoi dire alors elle préféra se taire. Plus tôt, elle l'avait vu comme étant calme, mais elle avait eu tort. Il était dégoûté, et même énervé. C'est vrai, se dit-elle, évidement qu'il n'était pas du genre à se marier à dix-huit ans ! Neji n'avait même pas de copine – enfin, pas qu'elle ne sache. De toute façon, quand aurait-il eut le temps de s'en trouver une ? Il était toujours là à s'entrainer, et blablabla. Elle aurait dû y réfléchir plus longtemps, au lieu de lui poser la question débile. Parce que pour se marier, il fallait déjà se trouver quelqu'un. Et, maintenant qu'elle y pensait, sa rencontre avec Sâto ne datait que de cinq jours à peine.
Et puis alors, ça fit tilt. On forçait Neji à se marier.
Un mariage forcé. Neji allait se marier avec quelqu'un qu'il n'aimait pas qu'il ne connaissait même pas. Tenten en avait entendu parler, évidemment, mais généralement, ce genre d'évènements arrivait aux gens inconnus, ceux qu'on commentait par un simple « oh c'est triste ! » pour ensuite les oublier. Là c'était pire, ça arrivait à Neji. Son coéquipier. Celui qui s'était toujours battu pour la liberté, et qui, à cause de ce mariage...
Tenten fut si secouée qu'elle ne sut pas quoi répondre. Levant des bras tremblants, elle couvrit sa bouche avec ses mains, sentant un sentiment de tristesse l'envahir.
- Je suis désolée…, balbutia-t-elle. Je suis vraiment bête. C'est vraiment… c'est…
Horrible. Monstrueux.
- Le destin, coupa-t-il avec un haussement d'épaules.
- NON ! Pourquoi tu dis ça ? Ca n'a rien avoir !
- Tu ne comprends rien.
- Neji... qui as décidé pour ton mariage ? Le clan ?
Neji resta silencieux, se demandant probablement s'il devait lui en parler ou pas. Finalement, il pivota et poursuit ses courses, sans s'occuper d'elle. Sauf que Tenten n'allait pas laisser tomber ça comme ça. Elle courra pour le rattraper.
- C'est ton clan, c'est ça ? C'est eux qui l'ont décidé...
- Ca ne te regarde pas.
- Si ! Tu es mon ami.
- Ton ami ?
Le mot lui était apparemment étranger. Tenten l'encouragea d'un sourire, hésitant soit-il. Il l'observa un moment, sans rien dire, yeux plus ouverts que d'habitude, avant de tourner la tête ailleurs.
- Pas que le clan, finit-il par répondre. Sâto l'a décidé aussi.
- Mais... je comprends pas. Pourquoi le daimyo voudrait-il... ?
- Pour renforcer l'amitié entre Konoha et le pays du feu. Tu sais bien comme notre village n'accepte pas leurs décisions.
- Et le Hokage est d'accord ? Elle a quand même son mot à dire ! Et ton clan ?
Neji haussa les épaules.
- Comme mon clan, elle veut sûrement devenir plus connue.
Les yeux de Tenten s'écarquillèrent brièvement alors qu'elle pensait à ce que tout cela voulait dire.
- Je vois..., marmonna-t-elle. Je suis désolée. J'aimerais t'aider.
- Je n'ai besoin de l'aide de personne. Maintenant, si tu racontes ça à quelqu'un, je te jure que tu vas me le payer.
La maîtresse leva les yeux au ciel.
- Pourquoi, c'est censé être un secret ?
Neji se contenta de l'ignorer. Tenten essaya de ne pas rester derrière lui, mais il marchait beaucoup trop vite. Elle accéléra.
- Je peux au moins en parler à Lee, non ? Et Gai ?
- J'ai dit personne.
- Oh c'est bon, j'ai compris... !
Elle fit la moue, dégoûtée. Si Gai était au courant, il pourrait faire quelque chose ! Il avait toujours des super idées, et, même si elles étaient folles, elles étaient intelligentes quand même.
Mais, décida Tenten, elle-même pourrait essayer de l'aider.
-O-
Une fois les courses terminée, une demi heure plus tard, Neji décida d'aller s'installer dans un café pour aller manger un morceau. Il portait trois sac, Tenten en portait un, tous remplis à ras bord de bouffe. S'ils avaient fait si peu de courses, c'était parce qu'ils allaient s'arrêter dans une autre ville après celle-là, dans trois jours précisément. Tenten, alors qu'il lui avait expliqué ça, l'avait observé avec de gros yeux, lui disant « ça, pour toi, c'est peu comme courses ?! » Eh bien... oui. Neji avait failli sourire, parce que vraiment, son expression était quelque chose à voir. Il aimait bien cuisiner, même en mission. Manger était important pour son organisme et ses entrainements d'acier. Voilà pourquoi, chaque soirs, il préférait préparer un bon repas qui lui apportait tout ce dont il avait besoin.
- Wahouu, t'a vu leur carte ! Regarde les desserts !
Neji jeta un regard curieux à sa coéquipière, qui observait la carte du café avec des yeux grands ouverts. Il avait remarqué, au fil des années auquel ils avaient travaillé ensembles, que Tenten s'excitait pour rien. Non, pas rien. Un rien l'excitait, quelque chose que lui-même jugeait généralement banal. Il jeta lui-même un regard sur la carte, sur les desserts précisément – même s'il n'aimait pas les choses sucrées – et se demanda brièvement ce qui la rendait si heureuse.
- Bonjour.
- Un tiramisu, commanda Tenten avec un grand sourire. Celui aux framboises.
- C'est noté, répondit le serveur. Vous, monsieur ?
- Un... café.
Rien d'autre ne l'intéressait de toute façon. Et au moins le café enlèverait la migraine permanant qu'il avait depuis ce matin, parce qu'il ne dormait pas assez. D'ailleurs, pensa-t-il, il profiterait du fait qu'ils soient en ville pour s'entrainer un peu plus ce soir.
Posant sa tête sur son poing, Neji ferma les yeux. Enfin il pouvait avoir un peu de repos. Depuis l'ambiance folle du marché, c'était tout ce que ses oreilles demandaient. Un peu de silence. Et le café qu'ils avaient trouvé était parfait pour ça : propre et vide, et les sièges étaient confortables. Et puis, pensa-t-il, c'était comme une pose qu'il s'offrait.
Il sentit alors le regard de la brune sur lui. Ca le dérangea.
- Arrête de me regarder, grommela le prodige.
- Ah ! Tu me vois ?
Neji entendait son sourire d'ici. Il finit par ouvrir ses yeux blancs.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- ... Rien. Je me disais juste que, quand tu as les yeux fermés, on te croirait presque sympa.
Neji fronça les sourcils. Sympa ? Ses doigts se crispèrent.
- Tu veux dire que j'ai l'air vulnérable ?!
- Quoi ? Oh, non, pas du tout ! Elle secoua la tête. J'ai dit que tu avais l'air gentil. Pour une fois, tes sourcils ne sont pas froncés comme ça - (elle l'imita, en exagérant du moins) et c'est rare !
- Je ne fronce jamais mes sourcils.
- Ha ! Là, tu le fais !
- M'enfin, laisse tomber. Ah, merci monsieur !
Le serveur, un jeune gamin d'une vingtaine d'année, déposa leurs commandes et leur souhaita un bon appétit avant de s'en aller. Tenten le remercia, Neji n'en fit rien. Sans attendre, elle planta sa cuillère dans sa glace, et la ramena dans sa bouche. Vu l'expression qu'elle eut, cela semblait être à son goût.
Neji fronça les sourcils – encore. Elle n'avait pas vraiment changée, remarqua-t-il. Dès qu'il avait été promu jounin, Neji n'avait pas eu beaucoup de temps. Il enchainait mission sur mission, A sur A, et parfois même S. Donc, ses deux dernières années, alors qu'il travaillait dur pour atteindre le rang d'Anbu, le prodige s'était comme éloigné de son équipe. Il s'entrainait toujours avec Tenten le matin, mais moins longtemps qu'avant. Il ne lui consacrait que deux heures grand maximum à présent. Voilà pourquoi ils ne se connaissaient plus vraiment. A part dans les grandes lignes. Et Neji, prodige, se disait toujours qu'il n'avait pas besoin de la compagnie de son équipe pour devenir plus fort.
Mais durant cette mission, il commençait à se dire que, équipe ou pas équipe, il n'y avait pas de différance. Il deviendrait plus fort.
- Awww, je l'ai déjà fini !
Tenten baissa les yeux sur son assiette, vide. Elle essayait, avec sa petite cuillère, de prendre les restes de la glace, mais il ne restait rien. Neji leva un sourcil.
- T'as qu'a en commander une autre.
- Impossible. J'ai pas d'argent.
- Comment est-ce possible ?
Tenten ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma. Neji attendit qu'elle réponde avec plus d'attention qu'il l'aurait cru. Il se fichait de sa réponse, enfin, il ne pensait qu'à lui, mais il voulait quand même l'entendre. Enfin, elle lui répondit, à voix basse :
- Je préfère économiser l'argent que Tsunade m'a donné.
- Pour t'acheter une arme.
- Non ! C'est pour... pour pouvoir payer mon loyer, finit-elle par avouer, et elle évita son regard. Ce serait bête de ne pas pouvoir avoir un toit, hein ?
Elle rit nerveusement, mais Neji se contenta de la regarder, sourcils froncés. Payer son loyer ? Tenten avait des problèmes d'argent ? Depuis quand ? C'est vrai qu'elle habitait dans un immeuble, et il y avait donc un loyer à payer. C'est pour ça qu'elle s'extasiait devant tout et rien ? Et d'ailleurs, si elle ne pouvait même pas s'acheter ce qu'elle voulait, en avait-elle parlé à quelqu'un ? Il ne le savait pas... il ne le savait pas. Mais, est-ce que ça l'avait une seule fois intéressé, de savoir comment vivait sa coéquipière ? Non. Les rares fois où il était allé chez elle, il n'était pas resté longtemps de toute façon. Et ça faisait trop longtemps pour qu'il s'en souvienne.
Ca par exemple, ça le dérangeait, et malgré lui. Il ne devait même pas s'y être intéressé au départ. Ca ne le regardait pas, chacun ses problèmes. Mais cette phrase sonnait comme vide à présent.
- Commande-en un autre, grommela-t-il. Je payerai. Commande-en mille, je payerai aussi.
Et il ne regarda même pas l'expression de la jeune fille alors qu'il commença à boire son café. Il était tout simplement furieux.
Etait-ce de la pitié ? De la gentillesse ?
Pire, de la compassion ?
Voilà j'espère que vous avez apprécié, et que vous me laisserez une petite review en partant pour me dire votre avis. :)
