Helloooo ! Je suis de retour avec un nouveau chapitre pour vous ^^

J'espère que vous allez bien, que vous allez profiter de votre week-end à 3 jours et nia nia nia... Moi je dois commencer à réviser pour mon bac de français, et je vous avoue avoir la fleeemmmeee totale, comme d'hab.

Anyway, je me tais. Lisez, et profitez :)

Tu es mon ami.


Tenten faisait jamais des rêves sombres.

C'était rare pour elle d'en faire, et surtout, jamais d'aussi réalistes. Mais elle sut, alors qu'elle se voyait traverser un village inconnu au ralenti, qu'elle n'allait pas s'amuser. Pourquoi ? Parce qu'elle était désarmée. Et Tenten ne sortait jamais désarmée (et oui, elle n'était pas appelée la maîtresse des armes pour rien). La jeune fille était habituée aux rêves lucides, qu'elle faisait deux fois par semaine au moins. D'habitude, elle se trouvait dans une grande pâtisserie et mangeait du chocolat à volonté. Mais cette fois-là, c'était loin de l'ambiance enfantine qu'elle trouva dans son rêve… Non. L'ambiance était pesante, sombre. Il faisait nuit dans son rêve.
Elle finit par apparaître devant une maison – devant la fenêtre d'une chambre se tenant à l'étage du bâtiment. La maison lui était inconnue. Tenten ne pouvait pas se contrôler. C'était comme si la maison était sa destination, et qu'elle devait rester là, et observer.

Une famille était présente. Il y avait un vieil homme, une femme et un homme plus jeune.

Tenten se figea quand la femme leva les yeux vers la fenêtre, sans la voir pourtant. Tenten se cacha néanmoins discrètement derrière un arbre feuillu. Si elle était désarmée, il fallait qu'elle soit discrète. Était-elle dans un genjutsu ? Est-ce qu'on l'avait piégée une fois endormie ? Impossible, Neji surveillait sa chambre et celle du daimyo ! Ou peut-être qu'il était lui aussi sous l'emprise de l'ennemi ?

Il fallait qu'elle sorte de là.

Elle s'apprêtait à concentrer assez de chakra pour casser le genjutsu, mais une voix l'arrêta net dans sa concentration. Une voix qu'elle n'eut aucun mal à deviner, même si ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas entendue.

Celle du Troisième Hokage.

Tenten fronça ses sourcils, perdue. Que diable faisait le Troisième ici ? Il était… il était mort. Non. Elle devait halluciner ! Pourtant, quand Tenten se pencha pour vérifier, elle ne rêvait pas. L'homme, vieux, ne portait pas sa tenue de chef des shinobis, mais c'était bien lui. Il faisait face au lit double, main derrière son dos. Et même si elle ne le voyait pas très bien, Tenten savait. Était-elle bel et bien dans un rêve ? Mais si elle était dans un rêve, elle aurait pu tout contrôler. Or, elle n'en avait pas la capacité. Elle n'était pas dans son rêve. C'était un genjutsu. Pourquoi la mettrait-on dans un univers illusoire si l'on ne la torturait pas ? C'était là tout le principe d'un genjutsu, non ?

Soudainement, Tenten entendit une autre voix. Masculine. L'Hokage n'était pas seul. Elle décida d'écouter pour comprendre. Hiruzen Sarutobi parlait à voix basse. Comme si… comme s'il ne voulait pas se faire entendre. Mais elle ne voyait pas bien ; elle voyait la scène comme à travers un brouillard. Qu'étaient ses voix qui parlaient au Troisième ? Une était féminine, l'autre masculine.

- Sandaime, plaidait la femme d'un ton meurtri. Il y a sûrement un autre moyen de….

- J'ai déjà réfléchi à tous les moyens possibles, Hana. Ne mélange pas ton travail avec tes sentiments personnels. C'est la guerre. Il n'y a pas d'autre solution.

Un cri.

- Non ! Je… j'irai à sa place ! Je veux… je veux protéger mon enfant.

Tenten avait l'impression d'observer quelque chose qu'elle connaissait déjà. Non, pas qu'elle connaissait déjà… un truc qui lui appartenait. C'était un sentiment bizarre, sachant qu'elle ne l'avait jamais ressenti auparavant, mais ce sentiment la poussait à écouter et à regarder. Elle voulait savoir. De quoi la femme – Hana – parlait ? Et que faisait le troisième dans cette maison inconnue ?

- Hana, calme-toi. Je vais revenir !

Une autre voix. Celle d'un jeune homme. Elle ne le voyait que de dos, mais percevait ses cheveux sombres et sa tenue ANBU.

- Je ne vais pas te laisser. Et puis c'est mon devoir, tu sais ?

Tenten ne comprenait pas. De quoi parlaient-ils ? Et que faisait-elle là ? Elle avait envie de savoir, mais alors, l'image se brouilla. Non ! Il fallait qu'elle voie la suite. Il le fallait ! Mais l'image, déjà floutée, grésilla, comme à travers un écran, et alors, plus rien.

Tenten ouvrit grands ses yeux.

Et la première chose qu'elle vit fut le visage sans expression de son coéquipier. Ok, se faire réveiller par Neji était une chose, voir ses yeux blancs en gros plan était une autre. Bonjour le réveil !

Pourtant, au lieu d'avoir peur, elle se figea ; ne comprenant d'une part pas ce qu'il se passait ni où elle était et pourquoi Neji se tenait dans sa chambre, mains fermement enveloppées autour de ses bras. Elle avait la respiration lourde et difficile, et était essoufflée. Tenten plissa le nez, bougea le bras pour que Neji la lâche (ce qu'il n'hésita pas à faire) et essuya son front, où sa frange s'y était collée par la sueur.

- Neji, murmura-t-elle, la voix saccadée. Que… qu'est-ce que tu fiches dans ma chambre ?

- Tu as eu un cauchemar. Je suis venu te réveiller.

Tenten ne répondit pas, yeux grands ouverts, alors qu'elle essayait de comprendre ce qu'il venait de se passer. Un cauchemar, disait-il. Quel cauchemar ? Elle n'avait aucun souvenir de son rêve.

- Un cauchemar, tu dis ?

Le prodige acquiesça, puis fronça les sourcils.

- Tu ne t'en souviens pas ?

- Non.

Il resta silencieux, l'humeur visiblement irritée, et Tenten se redressa afin d'être assise. Le silence n'était bruité que par sa respiration lourde, et Neji, énervé, avait croisé les bras, le regard sombre. Elle décida de couper le silence en lui demandant comment il savait pour son cauchemar.

- J'étais dehors quand j'ai senti ton chakra se brouiller, expliqua sa voix grave. Quand je suis arrivé, tu donnais des coups de poings dans le vide.

- Oh ! Je… je t'ai frappé ?

La surprise pouvait être perçue dans sa voix. Inutile de préciser qu'elle espérait secrètement avoir réussit à le faire mal...

- Non. Je t'ai immobilisée sans problème.

Bien évidemment ! Tenten secoua la tête, déçue, puis, levant les yeux sur lui, elle s'apprêtait à le remercier, mais n'en fit rien. Il la regardait. Encore. De la même façon qu'il avait la veille, alors qu'ils avaient mangé au café. Comme s'il essayait de résoudre une énigme. Était-elle l'énigme ? En tout cas, son regard était beaucoup plus pressant que d'habitude. Beaucoup plus beau aussi, se surprit-elle à penser. Tenten n'avait jamais vraiment remarqué, mais il y avait dans ses yeux autre chose que du violet pale. Il y avait une partie légèrement claire, quand on regardait bien, comme un dégradé. C'était troublant. Peut-être était-ce à cause de la lune qui s'y reflétait ? Quoi qu'il en soit, ses yeux étaient incroyablement beaux ce soir. Surtout avec cette expression profonde...

Tenten finit par rougir et détourna le regard.

- Désolée de t'avoir dérangé, finit-elle par marmonner. Va dormir, je prends la relève.

Il était quatre heures du matin environ. Neji montait la garde depuis vingt-deux heures, sans parler du fait qu'il n'avait pas fermé l'œil de la nuit la veille. A son tour de faire le travail.

Il ne discuta pas quand Tenten lui laissa la chambre pour qu'il se repose. Et, alors que Tenten pénétra dans la chambre du daimyo – qui ronflait comme un ours – ; elle se laissa choir sur un fauteuil.

Dire que Neji était dans le lit où elle venait de dormir. Tenten leva les yeux au ciel alors qu'elle rougissait encore. Quelle pensée idiote !

Elle ferait mieux de se concentrer au lieu de penser n'importe quoi.

Assise jambes en tailleurs sur le sofa, elle se concentra sur le silence, aux aguets faces à chaque son suspects.

-O-

La route était moins longue de Mage à Johatsu, et Neji, étant Neji, jugea plus astucieux de ne faire qu'une seule pose. Ils avaient quitté Mage dès le lever du soleil pour être sûr de ne pas arriver en retard à Sôsu no Izumi, la ville où siégeait le daimyo de l'eau. Elle était positionnée pas loin de Kiri, village dirigé par le Hokage de l'eau, et Neji pensa passer par là pour trouver ce qu'il cherchait. La veille, alors qu'il avait prévu d'aller au marché seul, Tenten l'avait suivi et lui avait prit la tête. Parce qu'elle n'arrêtait pas de parler ; de poser des questions sur ce qui ne la regardait pas et de persister, Neji avait dut, contraint et forcé, lui avouer qu'il devait se marier avec la fille du daimyo sous ordre du clan.

Sa réaction l'avait... surpris. Inutile de préciser que Neji était rarement surpris. D'ailleurs, c'était un souvenir qu'il préférait ne pas se remémorer. Néanmoins, plus tard cette nuit-là, Neji n'avait pas pu s'empêcher de méditer sa réaction. Elle avait été sincère en disant qu'elle était désolée et qu'elle voulait l'aider, il en était sûr à 100 %, parce que de toute façon Tenten était bien trop naïve pour arriver à mentir. Elle lui avait dit une chose.

Tu es mon ami.

Ami. Évidemment, Neji savait ce que ça voulait dire. Il pouvait sortir la définition maintenant : « personne avec qui on est lié d'amitié, d'affection réciproque. » - et oui, Neji lisait beaucoup. Il comprenait ce que c'était, et il n'en avait jamais eu parce qu'il n'en ressentait pas le besoin. De toute façon, tout ce qui était « lié » était une faiblesse selon lui. Son père était mort alors qu'il était lié à lui. Voilà où ça l'a mené. M'enfin, là n'est pas la question.

Tenten, comme d'habitude ces temps-ci, l'intriguait.

Comment était-ce possible qu'il soit son ami, soit disant, si lui ne partageait pas ce sentiment ? Tenten était une coéquipière. Elle faisait partie de son équipe, point, rien de plus. Il n'avait pas d'ami. Il avait une équipe, soit, mais c'était tout. Neji était seul.

Mais si cette amitié n'était pas réciproque, pourquoi n'avait-il pas pu s'empêcher de l'aider ce matin-là ? Enfin, si, il aurait pu s'en empêcher. Mais il n'avait pas voulu. Il avait senti son chakra se brouiller violemment (d'ailleurs, il fallait qu'il réfléchisse sur ce point aussi), et il avait, machinalement, traversé le couloir pour la réveiller. Il s'était dit, en la voyant endormie, qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Tenten souriait toujours, du moins la plupart du temps – d'ailleurs, c'était vraiment minable de faire ça. Mais cette nuit-là non. Elle avait l'air dérangée, mal en point, tendue. Alors il l'avait réveillée (en la secouant farouchement).

Sa réaction à lui le dérangeait le plus. Pourtant il n'avait en apparence rien fait. C'était normal. Il avait agit normalement. Tenten faisait un cauchemar, donc il était parti la réveiller. Comme un coéquipier le ferait. Pas comme un ami le ferait.

N'est-ce pas ?

Tout ça le démangeait trop. Il l'avait simplement aidée pour ne pas anéantir la mission. Mais bien sûr ! Ca sonnait faux à ses propres oreilles ! Il l'avait aidée parce qu'elle avait besoin d'aide, et qu'il était là, voilà.

Neji, perplexe, fronça les sourcils, puis, supportant cette excuse, il arrêta de se prendre la tête sur ça. Soudainement, il sentit une main sur son épaule, et il se crispa. Un sentiment qu'il jugea dangereux se répandit aussitôt en lui, alors qu'il sentait la douce main de sa coéquipière tapoter son muscle.

- Dit, Neji, ça va pas ? S'enquit-elle, tête penchée sur le côté. Tu n'as pas dit un seul mot depuis le début.

Ses yeux noisette grands ouverts posés sur lui le troublèrent, tout comme cette sensation chaleureuse auquel il était enveloppé. C'était doux... assez agréable ; assez pour en avoir besoin. Dangereux. Et bien sûr, Neji, étant Neji... s'énerva.

- Lâche-moi tout de suite ou tu le regretteras.

Et il fit un brusque mouvement de son épaule pour qu'elle retire sa main, enlevant en même temps la douce sensation qui s'était emparée de lui. La chaleur s'en alla.
Le Hyuuga l'ignora totalement. Et quand Tenten leva ses yeux pétillants sur lui et qu'elle lui fit un sourire, il grogna de plus belle.

Il ignora la voix qui lui dit qu'il s'attendrissait.

- Au lieu de rester là à me coller inutilement, tu ferais mieux de rester avec le daimyo derrière, grogna-t-il sur un ton méchant.

Pour toute réponse, Tenten lui tira la langue et ralentit le pas pour rester avec leur politicien.

-O-

Murasame restait derrière. Et il observait tout. Il avait vu juste. C'est lui qui avait demandé à Tenten si Neji allait bien, et comme il l'avait prévu, la jeune fille avait décidé d'aller lui demander, ne supportant pas d'être dans le doute.

Bien sûr, Neji la repoussa. Mais Sâto ne rata pas la réaction du jeune homme. Il ne l'avait pas repoussée dès le départ. Non, il en avait profité au moins quelques secondes avant de lui dire de s'en aller.

Tenten n'avait pas été blessée. Elle en avait l'habitude, ce qui l'avait désarçonné encore plus. Et c'était parfait.

Murasame sourit. Tenten était vraiment celle qui lui fallait !

- Quelque chose vous amuse, monsieur ?

Il secoua la tête et prétexta avoir faim pour que Neji évite d'avoir des soupçons sur sa personne.

Inutile de préciser que Sâto avait été entraîné par kensuké pour remarquer ce genre de détails.