Holà ! Voilà la suite ! :D

Certains mots japonais vont vous déranger, je pense, alors un rapide dico :

- Du yakitori : c'est un plat japonais, des brochettes de viandes enroulées de sauce soja.

Senbons : ce sont des armes ninjas : des petites aiguilles mortelles qui contiennent du poison.

Voilà, bonne lecture, et merci de lire, et merci à ceux qui me donnent leur avis ensuite !


Chapitre 8

Tu ne sers à rien ici... tu n'es rien d'autre qu'une gêne... personne ne veut de toi ici.

Tenten courut, le plus vite qu'elle put. Elle ne sentait même plus ses jambes elle entendait seulement les battements de son cœur tambouriner dans sa poitrine et dans ses oreilles. Mais qu'importe la vitesse qu'elle utilisa, elle entendait encore ses mots résonner dans ses oreilles, aussi fort que s'il les lui criait encore.

Tes parents ont choisi de te quitter.

Elle se sentait furieuse, trahie, blessée, dégoûtée et triste. Ses pas étaient violents et, dents serrées, Tenten essayait de ne pas pleurer, même si elle avait mal au cœur et qu'elle savait que cela soulagerait sa douleur. La kunoichi courut sans but à travers la forêt, droit devant elle, effrayant quelques animaux sauvages qui s'échappèrent à son passage. En temps normal, Tenten se serait sentie coupable de les avoir fait fuir comme ça, mais elle n'était pas dans son état normal. Elle avait mal. Des pensées confuses remplissaient sa tête, et elle eut honte d'avoir littéralement pris la fuite comme ça, sans même lui renvoyer le mal qu'il lui avait fait en lui disant ce qu'elle pensait vraiment de lui – qu'il était un salaud. De quel droit se permettait-il de dire que ses parents l'avaient quitté de leur gré ?! Ca l'amusait, de lui faire mal comme ça ? Ne ressentait-il rien ?

Tenten s'arrêta brusquement dans sa course et colla son dos contre un arbre pour respirer, même si c'était difficile. Elle en avait marre de la façon dont il traitait elle et Lee à chaque fois, et elle haïssait Neji de lui avoir parlé comme ça, et sans raison. Son attitude froide et méchante était quelque chose dont elle s'était habituée au fil des ans, mais le fait qu'il l'insulte était insoutenable, utilisant même le fait qu'elle n'ait pas de parents pour la blesser.

Comment pouvait-il dire ça ?

Aussi méchants que ses mots étaient, Tenten savait qu'il avait raison. Il ne voulait pas d'elle et elle ne savait rien faire d'autre que de lancer des armes. Personne ne la trouvait importante, pas même l'Hokage. Et, concernant Neji, elle n'avait rien fait pour améliorer son entrainement ses temps-ci, lui parlant de choses que clairement il ne voulait pas partager. Mais Neji faisait partie de la team Gai. Et La team Gai était sa famille, personne ne la connaissait mieux que ses coéquipiers. Le fait que ces mots sortent de la bouche d'un de ses coéquipiers, Neji en plus (lui qui était si talentueux et si intelligent) était beaucoup plus douloureux qu'autre chose. Pourquoi lui avait-elle raconté tout ça sur sa vie, de toute façon ? Pourquoi s'était-elle plainte sur sa vie, sur ses parents qu'elle cherchait ? Elle aurait dû savoir que Neji s'en ficherait, ou pire, qu'il s'en servirait pour l'attaquer. Il était un Hyuuga, avec une famille qui l'aimait, et il avait tout : de l'argent, du talent, et même l'apparence. Tenten était fatiguée de toujours vouloir l'aider alors que clairement il ne voulait pas d'elle. Aujourd'hui, c'était fini. Elle finirait cette mission, et ne le dérangerait plus. Après tout ils étaient majeurs : maintenant, chacun faisait ce qu'il voulait de sa vie.

Peut-être qu'elle le croisera dans la rue, et qu'il sera déjà marié. Quoi qu'il en soit les faits seront les même :

Tenten ne lui pardonnerait jamais d'avoir fait une chose pareille.

o-O-o

Le soleil se levait lentement sur leur campement, teintant le ciel d'un magnifique dégradé de rouge, de orange, de jaune et même de rose. Il était encore très tôt, et le soleil n'était pas assez présent pour réchauffer les corps endormis. Neji, yeux fermés, méditait. Il n'était que six heures du matin, et le shinobi, incapable de dormir, avait décidé de se lever tôt pour s'entrainer. Le vent était froid alors qu'ils s'approchaient de la capitale du pays de l'eau, mais Neji tenta tant bien que mal de rester dehors, vêtu simplement d'une tunique légère, afin d'habituer son corps à la sensation. Chacun de ses muscles luttaient contre le tremblement, mais Neji s'était habitué à la température. Il s'était entrainé ce matin, avec plus de puissance que d'habitude, repoussant ses limites au plus loin. Neji serra les dents lorsque le vent se leva. Il avait un pull plus chaud, mais c'était Tenten, encore une fois, qui l'avait. Elle ne le lui avait pas rendu depuis... ce jour. Neji soupçonna qu'elle eut oublié, parce qu'après ce qu'il lui avait dit, elle ne désirait sûrement pas garder un de ses vêtements. Il pouvait deviner la colère qu'elle avait à son égard, et même si son regard ne croisait plus le sien quand elle lui parlait, Neji savait que le sourire qu'elle avait aux lèvres était faux. Même quand elle s'exprimait à Murasame.

Neji serra les dents une fois encore quand le vent secoua ses cheveux et troubla sa méditation. Le froid ne l'avait jamais dérangé auparavant. Plus jeune, Neji se levait toujours à l'aube pour s'entrainer loin, habituant son corps aux conditions climatiques de sorte que, même à 0 degré Celsius, il parvenait à ne pas être dérangé par la température. C'était nécessaire Neji était né dans un pays chaud, le plus chaud du monde, le Pays du Feu. Il lui fallait donc ne pas être dérangé ailleurs. Pourtant, le jeune Hyuuga ne pouvait pas nier. Il s'était affaiblit. Tout sa à cause d'elle. Cette petite personne inutile qui passait sa vie à fourrer son nez dans ses affaires pour lui poser des questions insensées qui le troublaient au plus au point... Et le voilà maintenant, incapable de rester dehors sans trembler comme un crétin. Neji prit une profonde inspiration et tenta de calmer les battements de son cœur. Tout ça était fini à présent. Tenten avait arrêté de le coller. C'était pour le mieux. Pour son compte.

Neji posa ses yeux pâles sur sa main et, sans même se concentrer, provoqua du chakra pour envelopper ses paumes. Lentement il se leva, se mit en position, et tapa le tronc de l'arbre sur lequel il était appuyé auparavant. Des centaines de feuilles tombèrent de l'arbre, voletant irrégulièrement, soutenues par le vent, et Neji tendit le poing. Sa main bougea tellement rapidement que quelqu'un d'extérieur n'aurait pas comprit ce qu'il faisait. A la vitesse de l'éclair, le Hyuuga attrapa toute les feuilles qui s'échappèrent des branches de l'arbre, n'en laissant tomber aucune.

Il observa sa main, puis, ouvrant ses doigts, laissa tomber les feuilles par terre et commença à enchaîner coups de poings et pieds chargés de chakra afin de travailler sa nouvelle technique : hakke hyakuniju kara hachi shou, les 192 poings du Hakke. Dans cette version plus évoluée, Neji devait utiliser plus de chakra, tout en étant plus endurant, plus rapide et plus fort. Il avait mis au point un enchaînement de coups où l'ennemi ne pourrait pas se remettre de ses blessures, visant les points faibles mortels du corps humain. Néanmoins la technique n'était pas au point. Avec la mission, Neji trouvait moins de temps pour s'entrainer.

Quoi qu'il en soit, Neji ne faiblirait pas. Même si le Destin l'enchaînait, il allait faire son possible pour faire de ces chaînes quelque chose de ne pas trop difficile.

o-O-o

- Je vais chercher de l'eau !

D'emblée, Tenten se leva et attrapa les bouteilles personnelles de chacun, évitant soigneusement de croiser son regard. C'était ce qu'elle ne faisait que de faire depuis ce matin l'éviter. Et Tenten était fatiguée. Parce qu'à chaque fois, son regard à elle voulait l'observer, lui, qu'elle admirait tant aussi. Tenten avait remarqué une chose : depuis qu'elle était dans son équipe, c'était ce qu'elle faisait. L'admirer. Et le plaindre, d'une certaine manière. Parce que Neji ne connaissait pas le bon goût des choses.

- Je viens avec vous, Tenten ! Intervint brusquement le daimyo. Il ne faudrait pas qu'il vous arrive quelque chose.

Tenten eut un rire sarcastique. La bonne blague ! Apparemment, il la connaissait très mal. S'il pensait que Tenten n'avait pas dissimulé un rouleau provoquant des senbons (ses préférés, forgés récemment par elle-même) autour de sa cuisse, il était bien naïf.

- Oh, mais il ne m'arrivera rien. N'oubliez pas que je suis responsable de votre sécurité.

Un sourire étira les lèvres du vieillard alors qu'il se levait.

- Je voulais juste vous aider. Neji n'aura qu'à garder le camp. N'est-ce pas, jeune homme ?

- Hn.

Typique du prodige. Une réponse sans en être une. Lentement, Tenten s'autorisa à l'observer. Il était assit près du feu, vêtu d'un tee-shirt noir, d'un bermuda vert foncé et de ses éternelles chaussures bleues. Comme lorsqu'il était plus jeune, il avait enroulé autour de ses mains des bandes blanches, comme d'habitude maladroitement mises, parce qu'habituellement, c'était Tenten qui les lui mettait – mais il avait vite arrêté de porter des bandes protectrices. Tenten ignora le sentiment qu'elle ressentit, comme à chaque fois qu'elle l'observait. Elle ignora comme sa respiration devint lourde et comme son cœur s'affola. Elle finit par lever les yeux au ciel et d'aller chercher de l'eau, ignorant le fait que le daimyo la suivait.

- Qu'est-ce qui vous arrive, vous deux ?

Tenten fronça les sourcils et se pencha dans la rivière pour remplir les gourdes d'eau. Il avait donc remarqué quelque chose. Elle avait pourtant tenté de jouer la même personne. Décidément, ce daimyo était plus observateur que prévu !

- Rien du tout, finit-elle par nier après un petit silence.

- Tenten, ça va faire une semaine qu'on travaille ensemble. Ne pensez pas que je ne remarque rien.

- Rien de quoi ? Il n'y a rien à remarquer.

- Voyons, Je vois bien que le jeune Hyuuga ne vous laisse pas indifférente...

Là, ce fut la goûte d'eau qui fit déborder le vase – jeu de mot, parce que Tenten, exaspérée, remplit tellement une bouteille d'eau que l'eau en déborda – et la jeune kunoichi se retourna, yeux pétillants de colère soutenue.

- Neji est mon coéquipier. Rien d'autre. Et vous, vous êtes mon travail. Je dois m'occuper de vous, pas vous confier ma vie.

- Pas besoin de vous énerver.

L'espace d'un instant, Tenten eut peur qu'il se plaigne d'elle sur le rapport de la mission, mais quand elle déglutit et qu'elle osa l'observer, elle remarqua qu'il souriait, sincèrement.

- Vous êtes quelqu'un de bien, Tenten, dit-il alors qu'elle ouvrait grand ses yeux noisette. Je vois bien comme vous essayez de l'aider, le jeune Neji. Et je vois bien comme il réagit.

- Tch ! Neji s'en fiche.

Il me l'a bien fait comprendre, faillit-elle ajouter.

- Pas du tout. Il réagit plus que vous ne le croyez.

Tenten fronça les sourcils. Pourquoi lui disait-il tout ça ? Clairement le vieux avait voulu être seul avec elle pour lui parler. Que cherchait-il à faire ? Elle voyait bien dans ses yeux sombres qu'il désirait quelque chose.

- Où voulez-vous en venir, daimyo-sama ?

Son sourire s'agrandit d'avantage, et le politicien acquiesça vigoureusement.

- J'ai un travail, pour vous.

- Pour moi ?

- Je sais bien que vous avez besoin d'argent. Et le travail que je vous offre vous donnera tout l'argent qu'il vous faudra pour pouvoir payer vos dettes et tout ce dont vous auriez besoin.

Comment sait-il que...

- Ce sera votre mission. A vous, et à vous seule, Tenten.

- Une mission ? Tenten eut un petit rire gêné. Sâto-sama, les missions sont données par le Hokage, pas par le daimyo...

- Je dirige le Hokage. Elle n'aura rien à dire dessus.

- Qu'est-ce que vous voulez ? S'entendit répéter Tenten, perdant tout sourire.

- Vous êtes jeune. Belle. Innocente et pure. Neji est un prodige, issu d'une famille d'une noble lignée, et il est l'homme parfait pour ma petite fille. Pourtant, Nanako est très difficile. Elle est prétentieuse mais très intelligente. Même si Neji feint de l'apprécier – ce qu'il ne fera sans doute pas, elle ne supportera pas d'être avec une personne qui ne l'aime pas.

- Et quel rapport avec moi ?

- Neji va se marier avec Nanako. Qu'il le veuille ou non. Mais je veux que vous, Tenten, vous rendez Neji plus... humain.

Tenten ouvrit grands les yeux. Que lui disait Sâto ? Qu'était cette... bêtise ?

- Humain ? Qu'entendez-vous par là ?

- J'ai besoin que vous lui montrez ce qu'est la vie... parce qu'il est tellement renfermé sur lui-même que c'en est limite une maladie, soupira Sâto en se pinçant l'arrête du nez. Son oncle avait raison, finalement. Mais vous Tenten... Neji vous écoute. Plus que vous ne croyez. Et j'ai besoin de vous pour lui montrer comment vivre.

- Tout ça pour votre compte ?! Neji n'est pas un objet !

Elle ne pouvait pas s'empêcher de le défendre, malgré ses paroles de la veille. Elle ne supportait pas le fait qu'on le prenne pour un outil, et qu'on se serve d'elle, elle, sa coéquipière, pour le rendre « humain » soit disant... Tenten voulait l'aider, oui, mais ma parce que c'était une mission, non, parce qu'elle était son amie (du moins elle le pensait) et que c'était son devoir d'aider son ami.

- Il est mon futur gendre. Et je veux le mieux pour mon pays. Notre pays. N'aimeriez-vous pas protéger Konoha ?

Tenten serra les poings. Toujours protéger son village. Il usait cet argument contre elle !

- Pensez-y. L'argent que tu gagneras pourra te rendre la vie plus simple. Et grâce à vous, Neji pourra goûter à la vie, et mieux apprécier ce mariage.

- Et épouser votre fille, pour assurer votre bonheur à vous. C'est égoïste !

Sâto secoua la tête, commençant à s'énerver. Tenten le poussait à bout.

« - Tout ce que je te demande... » (Tenten nota le tutoiement), « c'est faciliter la vie de ton coéquipier, qui va se marier malgré son choix. Tu en es capable. Et tu refuses. »

- Je veux aider Neji.

Une lueur d'intérêt s'alluma dans les yeux noirs du daimyo, et il tapa dans ses mains.

- Très bien ! Alors c'est tout ce qu'il me fallait entendre. Et pas un mot à personne. Maintenant il nous faut retourner au camp pour ne pas réveiller ses soupçons.

Tenten soupira. Elle n'aimait pas ça. Mais au final, tout le monde serait content, non ? Si le daimyo jugeait qu'elle était capable d'aider Neji, elle l'aiderait. Et l'argent qu'elle gagnerait lui permettrait de rembourser ses dettes. Et elle aiderait Konoha. Tout en aidant Neji.

Elle leva le bras et attrapa le pan en soie de la robe du daimyo.

- Comment est-ce que je l'aide ? Parler, j'essaye tous les jours. C'est pas comme si ça fonctionne.

- Hiashi et moi décideront de ça dans les plus bref délais. Il est en ce moment même en réunion avec un de mes agents.

- Tout ça pour un mariage...

- Et c'est là que tu te trompes, Tenten. Tout ça pour notre paix.

Tenten commençait à détester les Hyuuga de plus en plus.

o-O-o

Sôsu no Izumi, dite « source de la fontaine », était le contraire exact de la Citadelle, où Neji et Tenten avaient été cherché le daimyo. Si la Citadelle était un endroit étouffant et lourd, la capitale du pays de l'Eau était tout autre. Il faisait froid, et il semblait y avoir que des shinobis, des personnes importantes qui peuplait la place. Sûrement était-ce un point de rencontre et un quartier des affaires, pensa Neji. Une grande fontaine se trouvait au Centre, et le daimyo, qui connaissait l'endroit apparemment, leur fit remarquer que sa réunion se trouvait sur la tour qui jonchait la place. Ils étaient pile à l'heure lorsqu'ils déposèrent le daimyo dans la tour, quatorze heures pétantes.

- On vous attend ici, lui murmura Tenten. Prenez vôtre temps.

- Mais non, dit le daimyo, passez donc du temps ensemble ! La réunion se termine tard. Venez ici vers dix-neuf heures.

Tenten ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais le daimyo s'en alla déjà. Finalement, elle la referma, et baissa ses yeux marron ailleurs, sûrement agacée par le fait qu'elle et Neji soit seuls. Neji, lui, ne dit rien. Le silence ne le gênait pas.
Il décida, après deux minutes sans avoir bougé, qu'il était temps d'aller manger. Il se retourna vers la kunoichi pour lui parler.

- Allons manger.

Il n'attendit pas qu'elle lui réponde pour se mettre en marche.

Le repas se passa dans le silence le plus complet, mais cela n'empêcha pas Neji de remarquer que Tenten appréciait vraiment le poulet yakitori qu'elle mangeait – à la façon dans ses yeux se fermaient pour savourer le goût de la viande, comme si elle fondait. Tenten, remarqua-t-il, s'emballait pour un rien. Enfin, ce qu'il ne jugeait rien emballait Tenten. Neji avait droit à de la telle nourriture chaque soir chez lui. Il voyait comme ses yeux noisette, qui, plus tôt, contenaient de la colère à son égard, s'étaient adoucis au vu du repas. Quelle gamine !

Tant mieux pour elle, pensa le prodige en mâchant son riz. Parce qu'il n'était pas désolé. Il lui avait dit ce qu'il pensait d'elle. Il avait été sincère. Du moins, à moitié. Parce que Neji avait parlé sur le coup de la colère – haine – et il avait mentit sur certains points. N'importe qui ne pouvait pas la battre. C'était faux. Tenten était une bonne kunoichi, qui revenait de loin, il le savait parfaitement. Elle était forte, d'une certaine manière, puisqu'elle arrivait à tenir le coup avec lui. Sa « stupidité » comme il l'avait appelé, et son rire, n'ennuyait pas tout le monde. Ca aussi, un autre mensonge dont il était conscient. C'était pire : son rire l'a... l'apaisait. Neji ne riait jamais. Et entendre le rire de sa coéquipière lui montrait que la vie n'était pas remplie que de tragédies.

Il avait menti, oui, pour qu'elle arrête de lui faire croire des choses. Au moins une chose qu'il aura dit de vraie ce jour-là : elle le ralentissait dans son parcours, certes, mais pas parce qu'elle était faible, non.

Elle le ralentissait parce qu'elle était capable de lui faire croire que la liberté existe.

Et c'était faux : le Destin l'emprisonnait clairement pour le lui montrer. Alors hors de question de rester avec quelqu'un qui lui donnait quelque chose qu'il ne pouvait pas avoir.

Tu es mon ami, Neji.

Était-elle son amie ? Se sentirait-il obliger de la protéger si jamais il lui arriverait quelque chose ? Serait-il blessé, si jamais elle mourrait ? Serait-il affaiblit par son absence ?

Neji leva ses yeux violet sur elle, au moment même où elle leva ses yeux chocolat. Aussitôt, elle détourna le regard, alors que ses joues se teintaient de rose soutenu et que ses sourcils se fronçaient.

Elle le détestait. Au moins une bonne chose. Au moins il n'aurait pas à se demander s'il la considérait comme une amie ou non.