Destinées Liées - By Mayou
Chapitre 13
Hyuuga Hiashi sentit ses épaules se contracter lorsqu'il lu la missive que le daimyo du pays du Feu lui avait envoyée. Cette lettre était là depuis une semaine déjà, posé sur une pile de documents importants, et le leader du clan Hyuuga n'avait pas jugé nécessaire de la lire plus tôt – après tout, ces derniers jours, tout ce que le daimyo espérait était un rapport de ce que faisait Tenten chez lui, les améliorations qu'il observait chez son neveu et ce qui n'avait toujours pas changé chez Neji. Hiashi n'aimait pas ça : il avait l'impression d'être en mission pour le daimyo avec tous ces rapports qu'il rédigeait. Il n'y avait pas grand-chose à dire pourtant. Neji n'acceptait pas la présence de Tenten à la demeure. Et cela faisait après tout qu'une seule semaine et demi qu'elle était là, et, ne précipitons pas les choses.
Mais le daimyo était exigeant, et il obtenait tout ce qu'il voulait. Y compris la fausse permission qu'il désirait de lui dans sa lettre, comme quoi sa petite fille, "l'héritière" Nanako, allait venir vivre à la résidence pour observer son futur fiancé de près, bientôt, le 18 de ce mois-ci. Hiashi aurait dû lire la lettre plus tôt. Parce que ça voulait dire qu'elle serait là dans deux jours déjà.
Il soupira. Cela n'allait pas plaire à son neveu. Cela allait même compliquer tout. Néanmoins, en tant que chef du clan, Hiashi se devait de s'assurer du bon comportement de Neji.
Il leva les yeux sur son assistant, Aoi, et lui ordonna d'appeler son neveu.
O.o.O.o.O
Neji était, comme d'habitude, en plein entraînement lorsqu'il reçut l'ordre d'aller voir son oncle. Malgré les blessures qu'il avait le prodige s'était levé très tôt ce matin et, après une douche bien froide : hop, direction l'entrainement. Il avait tenté, parce que son chakra avait été littéralement vidé une semaine plus tôt de permettre à son Jyuuken de ne pas utiliser trop de chakra, et par conséquent, pouvoir tenir plus longtemps. Mais c'était grâce au chakra qu'il arrivait à paralyser ses adversaires, en touchant parfaitement un de leur point vital avec son index rempli de chakra mortel. Neji devait trouver un moyen de canaliser son énergie, et de l'économiser aussi. Il était un Hyuuga. Les Hyuuga maîtrisait leur chakra mieux que quiconque. Il essayait dans cet entraînement-là d'utiliser le moins de chakra tout en étant efficace.
C'était à cause de son chakra que Tenten, Tenten par-dessus tout, avait réussi à le vaincre et à le blesser. Il était un Hyuuga, un prodige. Il était le meilleur ninja de sa génération. Il ne pouvait pas se permettre de perdre à cause d'un tel problème.
Neji enchaîna des coups dans le vide, imaginant se battre contre un adversaire invisible.
Il pourrait observer le fruit de ses entraînements lors de l'évaluation Jounin, qui arrivait à grand pas. C'était l'examen où tous les Jounins de Konoha s'affrontaient afin de mesurer le niveau de chacun et de mettre à jour leurs capacités inscrites sur leur dossier. Le Hokage observaient les combats et c'était à l'issu de cela que les formations ANBU se présentaient. Neji voulait atteindre l'ANBU. Après tout, que y'avait-il de plus prestigieux que d'entrer dans les services secrets du Hokage à seulement 18 ans ?
Le jeune Hyuuga tourbillonna sur lui-même et effectua son tourbillon divin, et, alors que son ennemi invisible lui envoya une pluie de kunai, il tenta d'élargir la puissance de son tourbillon et de sa protection. Il tressaillit lorsqu'il ressentit sa côte protester de douleur et s'arrêta aussitôt lorsqu'il eut trop mal pour bouger. Saleté de Tenten !
- Neji !
Arrêtant son entrainement, l'adolescent déposa froidement ses iris sur Aoi, le secrétaire personnel de son oncle, et avant que ce dernier n'ouvre la bouche, le jeune Hyuuga attrapait déjà sa serviette pour s'essuyer le front, le devançant dans ses paroles :
- J'arrive.
Aoi ne fut pas surpris : il n'avait jamais besoin de parler pour que Neji le comprenne. A la place, il acquiesça et fit volte-face pour s'en aller. Neji, visage sec et cheveux attachés, bu une gorgée d'eau et s'enfonça dans la résidence. Sur son chemin vers les quartiers de son oncle, il croisa Hirofumi, qui, comme d'habitude, eut un sourire supérieur en le voyant. Neji ne s'occupa pas de lui. Le « bel Hiro », comme il était surnommé, était tout ce que le clan désirait : intelligent, beau, jeune et de la Sôke. Malgré le fait qu'il était évident qu'il n'avait pas le talent de Neji dans la pratique du Jyuuken, Hiro était favori aux prochaines élections du nouveau leader du clan. Neji ne l'appréciait pas. Il était tout ce qu'il méprisait : il était superficiel et faible.
Quand il poussa la porte en or massif du bureau de Hiashi, Neji comprit face à son air exaspéré qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond.
- Ah, soupira le leader avec fatigue. Te voilà enfin.
Neji ne répondit pas et se contenta de croiser les bras, l'observant avec une telle intensité que son oncle poursuivit :
- Le daimyo m'a envoyé une lettre. Elle dit que sa petite fille – mademoiselle Sâto, arrivera le dix-huit pour vivre à la résidence pendant environ deux semaines. Comprends-tu ce que cela veux dire ?
Son oncle l'observa avec un air grave – il ne faut pas gâcher ce plan là, disait ses yeux.
Neji acquiesça.
- Elle est là pour te tester, Neji. Ne gâche pas tout. Elle t'a choisi alors, essaye de ne pas la repousser. Tu sais comme sont les femmes.
- Je serai moi-même, oncle, répondit calmement Neji, déjà ennuyé.
- C'est bien ce qui m'inquiète. Elle arrive dans deux jours. Essaye de t'amadouer un petit peu.
Neji fronça légèrement les sourcils.
S'amadouer ?! A croire qu'eux d'eux n'étaient pas de la même famille. S'amadouer pour une fille, et puis quoi encore. Tout ça pour de la politique, et rien d'autre. Neji dissimula son expression dégoûtée en prenant une profonde inspiration. Ne comprenaient-ils pas ? Il n'était pas là pour jouer les gentils. Il était là pour devenir fort et s'en aller. Ce n'était pas parce qu'une petite gamine pourrie gâtée voulait l'épouser qu'il allait s'amadouer. Jouer les gentils n'était pas dans son caractère. C'était le travail d'Hinata.
- Essaye au moins de ne pas la repousser, dit le leader. Devrais-je demander à Tenten de t'aider à ...
- Je n'ai pas besoin de Tenten, déclara-t-il sèchement.
- Pourtant, d'après le peu que j'ai entendu, toi et elle semblez vous entendre.
- Des bêtises. Je ne désire que son absence, répliqua Neji avec exaspération. Puis-je m'en aller ?
Il ne rata pas la lueur amusée dans l'œil gris de son oncle lorsqu'il lui répondit :
- Tu peux.
O.o.O.o.O
Tenten, pensa Neji en observant son reflet dans le liquide chaud de son médicament, était persévérante.
C'était samedi matin, très tôt, vers sept heures. C'était l'heure qu'il appréciait le plus. L'heure où il avait l'habitude de se lever pour aller s'entrainer sans sentir l'air pollué. Mais le voilà ce matin, assis dans un des canapés de sa grande chambre, à réfléchir. Il avait poussé son corps à bout la veille – et ne pouvait, par conséquent, pas s'entrainer aujourd'hui. Tsunade lui avait dit de rester deux semaines sans rien faire afin de bien permettre à son corps de se rétablir – mais têtu comme il était, il n'avait pas écouté. Tenten lui avait bien répété, pourtant. « Neji, disait-elle alors qu'il boitait vers le dojo, tu n'as pas le droit de t'entrainer ! » Il lui répondait naturellement de se taire et de s'occuper de ses affaires. Là maintenant, il allait malheureusement devoir l'écouter : il ne pouvait pas risquer que son corps se paralyse encore.
Se sentant littéralement handicapé, Neji grimaça et décida qu'il ne pouvait rien faire d'autre qu'observer son reflet dans sa tasse de thé ainsi que d'écouter Tenten blablater derrière sa porte. Oh parce que, eut-je oublié de préciser, Tenten tentait maintenant de se lever en même temps que lui pour passer toute la journée en sa compagnie. Le cauchemar.
Et c'était curieux parce que, pendant qu'elle lui racontait sa vie et qu'il ne voulait rien d'autre qu'elle la ferme, il pouvait parier que Tenten souriait en lui parlant. Pourtant ce qu'elle racontait n'avait rien de joyeux. Et quand il lui répliquait quelque chose de méchant, elle riait, comme si ça ne l'atteignait pas. Et c'était la vérité. Depuis le jour où il lui avait dit ses quatre vérités, Tenten n'était plus la même.
M'enfin, Neji était là, semi allongé sur son canapé, et écoutait (malgré lui) ce qu'elle disait, priant il ne savait qui pour qu'elle le laisse enfin tranquille.
- …C'était la première fois que je voyais une femme aussi forte. Depuis ce jour, j'ai toujours voulu être comme Tsunade. Je veux montrer au monde que je suis capable, tu comprends ? Je ne suis pas là pour rien. Je ne suis pas chuunin pour rien. Je m'entraine aussi chaque jour. Si un jour j'atteins le niveau de Tsunade-sama, j'aurais enfin le mérite d'avoir travaillé à mort et être la meilleure kunoichi de tout le pays du feu ! Et puis, si un jour je rencontre mes parents, ils pourraient être fiers de moi, tu sais ?
Neji activa son byakugan et l'observa à travers la porte. Elle tremblait.
- Mais peut-être que je les verrai jamais, aussi, ajouta-t-elle, sourire triste. Je ne sais même pas s'ils sont en vie, ou s'ils veulent me voir. Je ne sais même pas qui ils sont, Neji. Alors pourquoi est-ce que je ne veux pas abandonner ?
Elle colla son dos contre sa porte et leva la tête.
- Ce... ce serait tellement plus facile d'arrêter ! Chaque jour, je me lève avec l'espoir de les voir, de savoir d'où je viens, qui je suis et… et c'est dur, tu comprends ? Et je me dis parfois que je me sens si seule, si vide et que.. que peut-être t'aider à comprendre certaines choses m'aiderait moi-même ? Je pense que… je veux pas admettre que je suis seule, tu comprends ?
Un long silence s'ensuit, lourd de pensées. Neji avait désactivé son byakugan et avait fermé les yeux.
- Neji, appela-t-elle soudain, et il ouvrit machinalement les yeux. Ca t'arrive de te sentir seul, parfois ?
Le prodige cligna des yeux. Sa question l'avait pris au dépourvu.
S'il se sentait seul ? Neji était seul. Il avait lui-même choisi ce mode de vie, parce qu'il préférait avoir aucune autre présence que la sienne. Mais pour être sincère, Neji ne connaissait pas de réponse à sa question. Il était toujours seul après tout. A travers toute sa vie, il avait toujours été froid et amer envers les autres – et ce depuis la mort de son père. Ca avait toujours semblé être la meilleure solution pour s'empêcher de souffrir encore en perdant un proche. S'il restait seul, il ne pouvait pas souffrir de trahison, donc il se protégeait, il protégeait sa force. Le silence était mieux qu'une série de mots sans sens qui n'étaient pas sincères. Il avait accepté il y a longtemps ce que la vie lui offrait. Il n'osait pas espérer beaucoup : le mieux était de garder ses espoirs réalistes et atteignables, comme ça, aucune déception de ce côté. Chacun avait sa façon de voir les choses.
Ce n'était pas un problème s'il était seul ou non.
Neji ouvrit la bouche pour répondre, mais rien n'en sortit. Parce que le silence semblait s'éterniser, Tenten prit la parole à nouveau :
- C'est pour ça que t'es si froid ? S'enquit-elle. Parce que tu n'as pas d'amis ?
Neji répondit en un seul mot.
- Non.
- Neji, murmura-t-elle contre la porte, et l'adolescent ferma les yeux. Je suis là. Tu n'es pas seul.
Neji baissa les yeux sur son poing serré. Il l'avait fait inconsciemment.
O.o.O.o.O
L'arrivée de Nanako Sâto au sein de la résidence provoqua un chamboulement abominable dans les plans de Tenten. Elle arriva l'après midi, le 18 comme prévu, et à peine arrivée, elle fut appréciée de par sa politesse et son physique. Il était vrai qu'elle était très belle. Peau aussi claire que du lait, yeux d'un gris aussi brillant que des diamants, cheveux noirs soyeux et coiffés en une coiffure compliquée et élégante le tout orné d'une pince dorée. Elle portait ce jour-là une robe rose pale aux motifs fleuris, longue, mettant en valeur sa taille fine et la beauté de ses traits.
Tenten s'entraînait avec Neji la première fois qu'elle la rencontra. Le Hyuuga lui avait dit de s'entrainer avec lui un jour, probablement pour tester une nouvelle technique, et Tenten avait bien sûr accepté. Elle avait, elle aussi, eut besoin d'évoluer la portée de ses armes. Ce jour-là il pleuvait et ventait beaucoup, et leur combat était rude. Neji, même blessé, restait un adversaire redoutable et Tenten essayait, elle-même, de faire attention à son chakra pour ne pas le blesser d'avantage.
Cela ne lui plut pas :
- Vu ton niveau, j'éviterais.
Tenten serra les dents et sorti un rouleau, libérant huit haches qu'elle lui jeta de manière à viser tous ses membres. Il les esquiva avec son kaiten, mais s'ensuit alors une série de tomahawk, plus lourd donc plus lents mais plus forts. Neji s'en prit un contre l'épaule et serra les dents. Son état blessé l'handicapait beaucoup trop. Jamais il ne se serait pris cette arme en temps normal !
Tenten fronça aussitôt les sourcils, inquiète, mais aussitôt, le Hyuuga chargea son chakra sous ses pieds pour s'approcher d'elle en un clin d'oeil et toucha sept de ses 361 tenketsus, appuyant son index chargé en chakra dans ces points vitaux. Tenten cracha aussitôt du sang, et fit plusieurs pas en arrière pour prendre du recul. Mais Neji avait touché un des points de sa colonne vertébrale, et elle s'effondra alors sur ses genoux, ayant perdu toute force.
Toute essoufflée, elle leva les yeux sur lui, et elle le vit tout juste retirer la hache de son épaule que déjà elle fut prise d'un violent vertige.
Il avait réussi à la toucher. Elle devait absolument mettre au point son Bouclier du Dragon ! Neji eut un sourire moqueur, comme fier de son coup. Alors c'était comme ça ? Le salaud ! Tenten allait lui répliquer de ne pas la sous-estimer lorsque des applaudissements se firent entendre.
Tenten comme Neji tourna brusquement la tête vers la véranda. Une jeune fille s'y tenait, grand sourire éclatant aux lèvres. Tenten plissa les yeux. Elle lui disait quelque chose...
- Impressionnant ! Commenta l'adolescente au visage familier. Neji-san, tu es très talentueux !
Neji, Byakugan activé, observa brièvement la personne avant de détourner aussitôt le regard, le la jugeant pas digne de son attention. Il finit par l'ignorer et s'asseoir jambes croisées pour méditer.
Même si la fille était assez loin, Tenten n'eut pas besoin de plisser ses yeux marron pour comprendre que la fille était Nanako. Que diable faisait-elle ici ? La dernière fois qu'elle l'avait vue, c'était au palais de son grand-père ! Peut-être venait-elle pour voir si elle faisait bien son travail ? Après tout, Murasame lui avait probablement raconté ce qu'elle faisait là... Tenten tourna de suite la tête vers Neji, qui, déjà, était profondément plongé dans sa méditation. Ca se voyait avec la manière dans le quel il se tenait, ses cheveux longs voletant dans le vent d'une manière hypnotisante. Et Tenten savait, même s'il était droit comme un i et immobile comme une statue, qu'il avait était parfaitement conscient de la présence de sa... fiancée.
Tenten secoua la tête. Pourquoi ce mot était-il difficile à prononcer ?
- J'adorerai venir te féliciter en face, dit Nanako d'une voix douce, mais il pleut. Alors si tu pouvais...
Tenten s'attendait à ce qu'il ne réponde pas, mais à sa grande surprise, il le se leva et s'approcha d'elle.
La brune observa la scène avec des yeux aussi ronds que Lee. Neji se leva et alla saluer la fille en face. On parlait de Neji là ! Il était ingrat et égoïste ! Jamais auparavant il ne se serait soumis à un geste aussi... la kunoichi l'observa serrer la main de la fille – qui lui jeta un regard surpris, et il lui marmonna quelque chose qui la fit rougir. Tenten en fut presque jalouse : après tout elle galérait chaque jour pour qu'il s'adoucisse ! Pour le plaisir de qui ? Cette fille !
Mission Tenten, se dit-elle en gardant son calme. Mission.
Pourtant elle ne pouvait pas s'empêcher de se dire que le Neji qu'elle connaissait l'aurait totalement ignorée. Bah, elle pouvait au contraire en être fière...
- Bonjour, dit Neji, mais Tenten entendit parfaitement son ton forcé.
- Neji-san ! Quel honneur de te rencontrer, j'en suis toute émue ! Mais…. ! Quel est donc cet accoutrement ?! Oh, tu es blessé ! Qui a fait ça ?!
Nanako ne le laissa pas répondre. A la place, elle jeta un regard accusateur à Tenten. Aussitôt, son index se pointa sur la kunoichi :
- Toi ! Tu as osé blesser mon fiancé, tu vas...
- Oh, ne t'en fais pas pour ça, il a l'habitude...
- L'habitude ? Tu veux dire que vous vous fréquentez ?
- On s'entraine, expliqua la brune. Je ne vais pas le tuer...
- Humpf, persifla Neji. Comme si tu en étais capable.
Son ton supérieur l'agaça grandement, et Tenten sorti un kunai et le lui lança à la tête. Le kunai effleura ses cheveux et se planta sur un tronc d'arbre : Neji n'avait pas bougé. Comme d'habitude, il ne la prenait pas au sérieux et il savait qu'elle ne le viserait pas vraiment.
Tenten joua avec un autre kunai qu'elle tenait entre ses doigts.
- Tu sais que j'ai cent pour cent de précision. Ne me sous-estime pas.
Et à sa grande surprise, Neji acquiesça.
- Je sais.
Tenten fronça les sourcils, se demandant brièvement s'il n'avait pas été touché sur la tête (rare de voir Neji avouer que quelqu'un d'autre était talentueux), et Nanako qui, visiblement, ne comprenait rien, intervint :
- Et si tu me montrais la résidence, Neji-san ? J'adorais visiter.
- Tu n'as qu'à demander à Tenten. J'ai à faire.
Et avec ça, Neji dépassa une adolescente choquée sans même la regarder et s'enfonça dans la demeure sans se retourner. Tenten fut désolée pour Nanako. La pauvre, elle ne connaissait pas le prodige. Niveau filles, il ne détectait rien.
- T'en fais pas, conforta Tenten en récupérant ses armes. Neji est comme ça avec tout le monde.
- Mais je ne suis pas tout le monde ! Répliqua l'héritière, vexée. Je suis Nanako Sâto, héritière du pays du Feu ! Et toi ! Qu'es-tu ?
Tenten ne comprit pas vraiment sa question – demandait-elle qui elle était, ou qu'est-ce qu'elle était ? D'accord, elle n'était pas issue d'une famille riche et renommée, mais ça se voyait qu'elle était humaine, non ?
- Je m'appelle Tenten, soupira la kunoichi. Et Neji et moi sommes dans la même équipe.
- Ugh, fit l'autre, dégoûtée. Une femme Ninja. Rien de plus masculin ! Une femme n'a pas à voir le champ de bataille. Plus, vous vous prostituez en mission, quelle horreur !
C'est grâce à nous si tu peux t'asseoir dans ton salon et jouer la conne, idiote !
Evidemment, Tenten ne prononça pas cette phrase. A la place, elle tenta de la convaincre :
- Il faudrait savoir se défendre. La vie n'est pas en sucre ! Il y a des dangers partout !
Nanako ajusta sa robe et croisa les bras.
- Quoi qu'il en soit, n'essaye même pas de voler mon fiancé. Même si je doute que tu fasses le poids contre des gens comme nous, n'essaye même pas !
Nanako fit volte-face et disparut du champ de vision de Tenten, qui leva les yeux au ciel. Pathétique ! Elle ne savait absolument pas à qui elle avait à faire. La mission allait s'avérer plus difficile que prévue avec une femme comme elle dans les pattes !
O.o.O.o.O
- SOSHORYU !
- KONOHA DAI SEPUU !
Une pluie d'armes s'abattirent sur Lee qui tenta de tout esquiver et frappant toutes les armes. Plusieurs déchirèrent sa peau, et une fois la technique des deux dragons jumeaux finie, Tenten descendit au sol. Le combattant lui avait dit, avant l'entrainement, de se battre à 100% avec lui, comme ça son bouclier du dragon pourrait se parfaire rapidement. Lui-même ne se laissait pas faire. Voilà pourquoi Lee, blessé et mal en point, décida d'utiliser sa technique interdite. L'ouverture des portes célestes.
- HACHINMON TONKOU ! SEI MON !
- DRAGON NO SHILUDO !
Seule solution pour se protéger des portes célestes de Lee. Plus son ouverture des portes de la vie, il était deux fois plus fort et rapide et son taijutsu deux fois plus puissant. Lee enchaîna coups de pieds, coup de poings, coups de coude et coups de genoux sur son bouclier, et Tenten serra les dents pour résister. Elle sentait l'intensité de ses coups vibrer en elle alors qu'elle mettait son coude chargé de chakra devant elle pour se protéger, et au moment même où Lee allait ouvrir la porte suivante, elle se dit non, elle n'y arrivera pas ! Son bouclier n'était pas assez performant pour... contrer la... porte de la... blessure !
Une exclamation de surprise d'échappa de ses lèvres lorsque son bouclier la lâcha et elle ferma les yeux, prête à sentir les coups dévastateurs de Lee lorsque...
- HAKKESHO KAITEN !
Neji créa son tourbillon divin, déviant toute attaque que Lee tenta de faire. Ca, c'était le meilleur bouclier crée de chakra possible. Si seulement elle maîtrisait son chakra aussi bien ! Seuls les Hyuuga pouvaient être aussi talentueux et ninjutsu !
L'image d'après, Lee avait arrêté son attaque et accourait vers Tenten.
- TENTEN ! Hurla-t-il comme d'habitude, Ca va ?! Je m'excuse d'avoir tenté d'ouvrir une autre porte alors que tu n'étais pas prête ! C'est juste que ton Soshoryu est TELLEMENT puissant ! Heureusement que Neji était là !
- Tout va bien, Lee, grommela Tenten en se levant péniblement. Tu devrais soigner tes blessures...
- Quel puissant combat que nous avons échangé ! Poursuivit le shinobi, poing levé. Surtout lorsque mon éternel rival est venu te protéger, quelle jeunesse !
Tenten secoua la tête.
- Je n'ai pas été assez forte, marmonna-t-elle. Mon attaque n'est pas au point.
Tenten jeta un coup d'œil à l'état physique de Neji qui, depuis son intervention, avait croisé les bras et observait la scène en silence. Tenten passa outre son visage imaculé et baissa les yeux sur son corps. Ses blessures semblaient cicatriser, et le coup de tomahawk qu'elle lui avait porté à l'épaule deux jours plus tôt ne semblait même plus le déranger. Il allait mieux, oui, mais Tenten jugeait encore qu'il devrait se reposer pour mieux guérir... et quand elle avait voulu s'entraîner avec Lee, le Hyuuga avait grommelé quelque chose comme je m'en fiche, avant de, l'instant d'après, les rejoindre à l'entraînement.
Evidemment, Neji ne pouvait pas s'empêcher de manquer un entraînement.
O.o.O.o.O
- Tu sais, dit-elle alors qu'ils rentraient, même si j'étais en danger, tu n'aurais pas dû faire ce kaiten. Tu... tu n'es pas encore en état. Tu risques de te blesser...
La réponse de Neji fusa aussitôt.
- Je ne l'ai pas fait pour toi. Occupe-toi de tes affaires.
Réponse glaciale, comme on aurait pu s'y attendre. Tenten secoua lentement la tête, ses yeux noisette le regardant sans ciller.
- Ah oui ? C'est sûr que il y avait d'autres personnes quand tu as fais ton kaiten, excuse moi, excuse moi !
Il lui jeta un regard noir.
« - Je n'ai pas fais ça pour te protéger, » se sentit-il obliger de préciser. Plus parce qu'il fallait quelqu'un pour arrêter ce combat inutile.
- Quoi inutile, j'entrainais ma technique !
- Hn.
Parce qu'elle n'aurait rien d'autre de sa part, Tenten lança, amère :
- On ne t'avait pas invité à la base.
- Et j'aurais probablement pas dû venir.
- Non ! Tu... tu as bien fais de venir, c'ets juste que... je sais pas, tu pourrais pas être un peu, honnête ? Tu m'as protégée Neji. Que tu le veuilles ou non. Et c'est pas une faiblesse : c'est une force. Je suis ta coéquipière. C'est tout à fait normal.
Neji ne lui offrit pas l'honneur d'une réponse. Elle pouvait continuer de rêver si ça lui plaisait.
- M'enfin, je te remercie ! S'écria-t-elle soudainement. C'était très sympa. Tu es vraiment sur la bonne voie !
Ils étaient arrivés à la résidence. Neji l'ignora et monta à l'étage. Il ignora Nanako, qui l'appela à son passage, et s'enferma dans sa chambre. Là, une fois encore, il pensa.
Pourquoi ? Pourquoi l'avait-il aidée, encore ? Que lui arrivait-il ?
Salut ! C'est Mayou-chan encore ! J'espère que malgré le retard, ça vous a plus !
J'aimerais juste vous dire que *esquive une tomate* OK JE SAIS QUE J'AI DU RETARD, mais j'ai eu une FLEMME totale et *esquive une machette* wow, du CALME !
Je suis extra désolée. Ca va faire 3 semaines xDD (et en plus ça me fait rire) anyway !
Grâce à Kowata - si je me trompe pas - j'ai arrêté de faire l'idiote et en trois jours j'ai sorti ça, yayy ! A moi la puissance de la jeunesse ! Gai sensei aurait été fieer !
^^ Sinon, je vous avoue que corriger ce chapitre a été victime d'une grande flemme (encore) et du coup, doit y avoir des fautes un peu partout. Je m'en excuse.
Review quand même ? :)
