Holà ! Je suis de retour avec un chapitre archi long ! 5132 mots, oui, oui, je sais, je suis trop sympa :D
Bonne lecture. Ceci étant une fanfiction, je ne possède donc rien sur Naruto. Je m'éclate juste.
Destinées Liées
Chapitre 17
Tenten se demanda, par le silence lourd qui suivit sa question, si elle l'avait vraiment posée ou si elle avait juste pensé très fort la scène. Tout portait à croire que oui car l'expression de Neji affirmait son doute. Elle lui avait vraiment demandé s'il voyait le passé. Qu'allait-il penser d'elle ? C'était de la folie ! Et puis elle n'était même pas sûre d'elle-même. Et vu la façon dont il la regardait, elle aurait dû se taire : Neji ne montrait jamais ses émotions et son visage avait toujours une expression neutre, si ce n'est ennuyée ou agacée, mais là, n'importe qui aurait pu voir que sa question le prit au dépourvu. Il avait le regard froncé, et un pli barrait son front.
- ...Neji ?
- Que veux-tu dire ?
Tenten, soudainement nerveuse, commença à jouer avec le bout de sa natte. Elle ne savait pas ce qu'il lui avait prit de lui en parler, après tout, ce n'étaient que des rêves – même s'ils avaient l'air très réalistes. Et Neji allait probablement ne pas la prendre au sérieux alors...
- Tenten.
Son ton insistant l'obligea à lever les yeux, et ne voyant que le violet clair des siens, Tenten fut incapable de détourner le regard. Cette triche qu'avaient les Hyuuga d'utiliser leur charme à leurs dépens... !
Lentement, elle s'entendit dire :
- Je fais des rêves. Souvent, presque tous les soirs. Je vois... Konoha. Konoha y a environ une quinzaine d'année, dit-elle après un rapide calcul. Ca peut sonner ridicule, mais Neji, je te jure que tout semble tellement vrai que j'ai l'impression de m'être téléporté à chaque fois ! La dernière fois, j'ai vu du monde réparer les ruines de Konoha après l'attaque de Kyuubi. C'était... c'était...
- Et depuis quand ?
Le fait qu'il ne la prenne pas pour une folle la soulagea, et l'encouragea à continuer.
- Je ne sais même pas. Ca fait assez longtemps...
- Imprécis, marmonna le Hyuuga en croisant ses bras. Si tu veux de l'aide, soit claire.
- Je sais pas, marmonna Tenten en levant les yeux au ciel. Trois semaines, un mois ?
- Tu les avais déjà en mission pour le daimyo ?
- Mh... Oui ! D'ailleurs, maintenant que tu le dis, c'est là que j'ai commencé à en avoir, acquiesça-t-elle.
Neji croisa les bras.
- Hn. Et tu vois des gens ?
- Je...
Se sentant sur le point de pleurer, Tenten prit une profonde inspiration et ne cilla pas.
- Ma mère.
Neji fronça les sourcils.
- Tu ne connais pas ta mère, dit-il d'un ton neutre.
- Écoute, je sais que ça à l'air fou, mais je suis pratiquement sûre... je l'ai vue, et elle l'a dit. Elle l'a dit au Hokage.
- Sandaime ?
- Oui. Il lui donnait une mission S, murmura Tenten à mi voix. Qu'elle ne voulait pas faire à cause de sa fille. Tenten. Moi, en l'occurrence.
Il y eut un petit silence, où Tenten n'osait pas croiser son regard et où elle se demandait ce qu'il en pensait. Elle n'eut pas à attendre longtemps :
- Tu ne peux pas appeler cette femme ta mère simplement parce que sa fille se nomme comme toi.
Elle s'était dit ça au moins mille fois aujourd'hui. L'entendre le dire faisait encore plus mal. Elle serra les poings et tenta de ne pas trop faire de bruit alors qu'elle lui hurla :
- Si, je peux ! T'en connais plusieurs des Tenten, toi ?
- Tu ne peux pas baser ta parenté avec cette femme seulement sur cela, déclara alors le Hyuuga, qui l'observait avec une lueur presque compatissante. Je sais que tu veux retrouver tes parents et savoir qui tu es, mais tu vas bien trop vite. Et on ne sait pas si cette femme est ta mère. Elle ne l'est probablement pas.
Tenten se mordit la lèvre, n'osant même plus le regarder. Elle était énervée et agissait comme une gamine, elle le savait, et une petite voix cessait de lui répéter l'infâme vérité au fond d'elle : il avait raison. Elle ne devrait pas aller aussi vite, elle devrait prendre son temps et analyser ses rêves et non pas sauter sur la première déclaration. Surtout qu'on parlait de rêves – rien d'authentique. Mais elle avait été tellement contente de voir que oui, elle avait une mère, qu'elle était kunoichi tout comme elle et qu'elle n'avait pas été abandonnée comme elle l'avait plusieurs fois pensé qu'elle n'avait pas pensé au contraire.
Cette femme pouvait ne pas être sa mère. Mais, pensa Tenten, pourquoi voyait-elle cela si elle n'était pas liée avec la femme ?
Tenten entendit un bruit de pas, et lorsqu'elle releva les yeux sur Neji, le jeune homme se tenait un peu plus près d'elle. Son regard était grave.
- Surtout que je ne pense pas que ce soit seulement des rêves.
- Je sais bien, persifla-t-elle d'un ton amer malgré elle. Un rêve, c'est joyeux.
Sûrement pas de son avis, Neji secoua la tête.
- ...J'ai un mauvais pressentiment.
- Ah oui ?
Brusquement, Neji fit un pas de plus et posa ses mains sur ses épaules. Tenten rougit violemment, et décida de mettre ça sur le compte de sa peine :
- Neji, qu'est-ce que tu fais ?
- Quelque chose. Ne bouges pas.
Byakugan activé, Neji scannait avec attention le flux de son chakra, et Tenten rougit davantage. Le Hyuuga était bien trop près pour qu'elle se calme, et même s'ils parlaient de choses importantes telles que ses rêves ou encore la possibilité que ce soit sa mère qu'elle voiyait – tout ce à quoi elle pensait était l'air mignon qu'il avait lorsqu'il réfléchissait comme ça ou encore le fait qu'il sentait affreusement bon. Tellement qu'elle avait une envie folle d'enfouir son visage dans son cou pour le respirer sans fin ! Du grand n'importe quoi, mais finalement, Neji finit par désactiver son byakugan et par, Dieu merci, reculer.
- Rien d'anormal, dit-il, l'air confus. Rien que je puisse détecter, et mon Byakugan voit tout.
Tenten, qui ne trouva rien à dire, se contenta d'acquiescer. Apparemment, Neji n'avait pas fini de parler :
- Ce serait plus simple de comprendre ce qui t'arrive si je pouvais t'observer pendant que tu vois ces flashs.
- Oh ! S'écria Tenten en rougissant. Oui, tu as probablement raison.
- Hn.
Silence. Puis sa phrase eut soudainement du sens dans son esprit :
- Alors quoi, bafouilla Tenten. Je... je dors ici ?
Neji ne répondit pas. A la place, il fit volte face et s'en alla de la pièce. Tenten n'eut pas le temps de demander où il allait que, déjà, il revenait avec un coussin et une couette supplémentaire.
- Je dors par terre, annonça-t-il.
- Par terre ? Non, Neji, c'est ta chambre, prends ton lit. Je ne veux pas abuser de...
Sauf qu'il éteignit la lumière, et ce fut alors le noir complet.
Tenten, qui n'avait pas bougé, déglutit bruyamment. Il s'attendait à ce qu'elle dorme dans son lit ?
Elle s'arrêta un moment de respirer. Son lit. Où les draps devraient probablement être parfumés de son odeur...
Stop ! Il fallait qu'elle se ressaisisse ! Tenten n'allait pas faire comme une de ses fan et s'exciter parce qu'il lui prêtait son lit, elle était une kunoichi renommée ! Surtout qu'il faisait ça juste pour comprendre ce qu'il lui arrivait, non pas parce qu'il désirait sa présence dans son lit.
Nuance.
C'était purement professionnel. Et Neji dormait par terre. Pas à côté. Il ne se passait rien de grave.
Elle allait juste dormir dans le lit de la personne qu'elle aimait, c'est tout. Et voilà, c'était dit. Elle l'aimait.
Tenten sentit son cœur s'accélérer. Rien que le dire éveilla une sensation de papillonnement dans son estomac.
Elle était tombée amoureuse...
- Tu vas aller te coucher, ou quoi ? Grommela le Hyuuga. Endors-toi vite pour qu'on puisse voir ce qu'il t'arrive, tu m'exaspères.
...d'un salopard arrogant !
O.o.O.o.O
Tenten s'endormit rapidement, et Neji n'avait jamais vu une personne capable de le faire aussi vite. Si elle avait été fatiguée, il ne l'avait pas remarqué. Ses rêves devaient donc vraiment prendre de son énergie. Au son de la profondeur de sa respiration, Neji sut qu'elle s'était profondément endormie.
Il ne se passa rien pendant un moment et il décida d'activer son Byakugan pour pouvoir la voir dans le noir. Neji, qui décida de s'asseoir à côté, l'écouta respirer et l'observa, n'étant pas habitué à avoir une fille dormir dans l'univers aussi intime qu'était son lit. S'il y avait une chose qu'il avait apprise de Tenten depuis qu'il la connaissait, c'était qu'elle était un vrai cauchemar quand elle dormait : elle ne restait jamais en place.
Allongée sur le ventre, sa jambe dépassait de la couette et elle tenait son coussin comme si c'était une bouée et qu'elle se noyait. Ses cheveux bruns étaient décoiffés et formait comme des vagues autour de son visage endormi. Neji l'observa avec plus d'attention qu'il ne le fallait, et il en était bien conscient. Ce n'était pas la première fois qu'il la voyait dormir, mais c'était la première fois qu'il la regardait dormir. Il se sentait un peu mal à l'aise : il ne devrait pas, sachant qu'il devait la surveiller, mais le fait qu'il appréciât ce qu'il voyait ne devait pas être dans le tableau.
Même si c'était logique. N'importe quel homme aurait fait la même chose que lui, si ce n'est plus, à la vue d'une Tenten endormie et vulnérable. De plus, en plus d'être fortement jolie, la kunoichi avait ce qu'il fallait là où il fallait, et Neji dut détourner le regard lorsqu'elle se remua au point que le tissu de son débardeur ne remonte juste en haut de son nombril, révélant son ventre plat.
Il ignora les picotements qu'il sentit au bout de ses doigts.
Les filles ne l'intéressaient pas. Ce qui l'intéressait, c'était la victoire. Le pouvoir, la puissance, la capacité de pouvoir faire ce qu'il voulait de sa vie – malgré les remparts du destin. Pourtant, avec Tenten, il perdait son objectif de vue. Avec elle, il ne voyait que quelque chose de joyeux et ne sentait que du jasmin.
- ...Soshoryu !
Neji baissa immédiatement les yeux sur Tenten, qui venait de donner un coup de poing dans le vide. Aussitôt, il renforça son byakugan pour voir plus loin en elle, pensant que ses rêves commençaient, mais il le désactiva vite lorsqu'à la place, Tenten marmonna :
- Tarte au citron. Mhhhh... !
Il fronça les sourcils. Tenten parle dans son sommeil ? Se dit-il en l'observant, assez stupéfait. Elle ne l'avait jamais fais en mission, mais c'était compréhensible. On ne dormait pas en mission, enfin, pas complètement. Peut-être dormait-elle profondément pour une fois, d'où le fait qu'elle soit relaxée au point de le faire.
- Lee... arrête... !
Neji faillit sourire lorsqu'il entendit le nom de son coéquipier sortir de sa bouche. Même dans ses rêves, ils étaient exaspérants, n'est-ce pas ? Et comme d'habitude, elle perdait son temps à leur dire d'arrêter, alors que lui, il les ignorait royalement. Même s'ils n'arrêtaient pas pour autant à faire les imbéciles.
- Neji...
Le Hyuuga se figea au son de son prénom, murmuré avec trop de... trop. Il sentit son cœur se serrer et un sentiment inconfortable s'empara de lui, ce qu'il ne lui arrivait jamais. Cette façon qu'elle avait de dire son prénom l'exaspérait. L'ennuyait. L'agaçait. Comme si elle était contente de le voir, ou encore, qu'il était quelqu'un qui comptait pour elle. Neji ne pouvait pas nier qu'elle-même prenait de l'importance pour lui, il se surprenait même à espérer sa présence parfois, et constatait qu'il faisait exactement ce qu'il avait passé sa vie à esquiver : il créait une relation. Malgré lui, il commençait à vraiment apprécier la kunoichi. Et comme toujours, il ne pouvait pas se permettre de laisser les choses durer : et si cette envie se transformait en besoin ?
Neji serra le poing.
- Idiote.
Et comme si elle l'avait entendu, elle sourit, et il desserra son poing, sentant sa haine retomber.
Lentement, il se leva et s'approcha du lit où elle dormait. Neji, sans rien dire, toucha sa joue, doucement, avec le bout de son index. Tenten bougea un petit peu et il se figea, mais elle ne se réveilla pas alors il toucha sa joue avec toute sa paume, la respiration soudainement interrompue. Il ne savait pas ce qu'il faisait ni pourquoi, mais il apprécia sentir la douceur de sa peau contre sa paume.
C'était absurde.
Et quand Tenten remua dans son sommeil vers sa présence en murmurant son prénom encore, Neji retira violemment sa main, comme si elle l'avait brulé.
Tout ceci était mal.
O.o.O.o.O
Tenten se leva à... onze heures. Elle ouvrit grand la bouche lorsqu'elle aperçut les chiffres qu'affichaient le réveil de Neji, et aussitôt, elle sortit du lit, ayant honte d'avoir autant dormi. Lentement, elle fit trois pas en arrière et observa le lit de son coéquipier, le jugeant coupable de sa grasse matinée. Jamais elle n'avait autant bien dormi. Et elle n'avait pas rêvé du tout de sa mère, ni fait de cauchemar ni rien. Neji n'allait pas être content, ils avaient gâché une nuit. Mais sérieux, l'idée de dormir dans son lit était mauvaise, déjà à la base ! Il était moelleux et confortable, et encore mieux, les draps sentaient son odeur... Tenten avait eut l'impression de dormir dans ses bras. C'était parfait.
Elle grogna lorsque les battements de son cœur s'accélérèrent. Elle s'était promise de ne pas tomber amoureuse de lui, et voilà ce à quoi elle pensait ! Du n'importe quoi.
Secouant la tête, elle passa dans sa chambre afin de prendre une douche bien chaude et de se changer. Neji devait probablement être en train de s'entrainer, et elle pensait que, peut-être devraient-ils aller voir Tsunade-sama aujourd'hui pour lui demander si elle ne savait rien de ses parents ? Il y avait des archives, non ?
Tenten cligna des yeux.
Mais oui ! Les archives ! Les rapports de mission ! Le Hokage devait bien avoir quelque chose sur son passé, pourquoi ne l'avait-elle pas pensé plus tôt ?
Elle pouvait donc connaître son passé !
Soudainement heureuse, Tenten sauta surplace et ouvrit la porte à la volée, direction le jardin d'entrainement. Elle traversa le grand hall et faillit atteindre le dojo, sauf que dans sa vitesse, elle rentra en plein dans un homme et le fit tomber par terre.
- Oh je suis désolée !
Elle frotta son dos et ouvrit les yeux pour découvrir qui elle avait fait tomber, et elle tomba nez à nez avec...
Hiashi-sama lui-même.
...Et merde.
O.o.O.o.O
- Asseyez-vous.
Voix ordonnée grossièrement, même pas un regard adressé à elle... Tenten déglutit et s'assit au sol du dojo privé du clan. Elle se demanda pourquoi le leader du clan l'emmena aussi loin, et constata lorsqu'il ouvrit la porte du dojo, qu'il n'allait pas lui parler seul. D'autres Hyuuga étaient présents, dont Heien, l'Ancien qui lui avait parlé un jour. Les Anciens l'observaient sans expression notable, et Tenten se sentit toute petite.
Qu'allaient-ils lui faire ? Ok, elle avait fait tomber leur leader mais ce n'était rien qu'un accident ! L'homme ne s'était pas brisé un os et il n'y avait pas de blessé. Donc, pas de problème.
Mais bien sûr, il fallait qu'il ne soit pas de bonne humeur.
- Si je vous ai convoquée à nôtre conseil aujourd'hui, Tenten, c'est pour parler de votre mission au sein du clan.
Tenten ne dit rien, maladroitement assise sur ses genoux : elle essaya de ne pas baisser le regard. Trop de monde la regardait. Tous vieux et méprisants. Il n'y avait qu'à voir comme celui aux cheveux longs serrait les dents et -
- Disgrâce ! S'exclama soudainement ce dernier. De quelle mission vous parlez ? Elle ne sert absolument à rien ici !
...n'attendait que gueuler. Tenten grimaça. C'était la première fois qu'elle accédait aux réunions inter clan, et voilà ce qu'on disait d'elle. Charmant !
- Hitashi, marmonna Hiashi en observant le vieillard avec impatience. Puis-je espérer que vous n'interviendrez plus ainsi pendant que je parle ?
- Le fait est que vous, Hiashi-sama, ne dîtes rien. Il faut bien quelqu'un pour le faire !
- En effet !
- Tout le monde est d'accord sur le fait que vous êtes trop doux.
Hiashi sembla le prendre mal car aussitôt, il hurla :
- Assez ! Je parle !
Tout le monde se tut, et Tenten sentit les regards noirs qu'on lui jetait. Comme s'ils disaient « c'est de ta faute » rien qu'avec leurs yeux blancs. Flippant.
Savoir que les Anciens agissaient comme des enfants l'aurait amusée si elle n'était pas le sujet de leurs disputes. Là, elle subissait juste, observant la scène avec inquiétude. Il ne faudrait pas qu'elle perde son travail tout simplement parce qu'elle avait eu la malchance de fait renverser le leader...
- Ce que je disais, Tenten, c'était que vous n'êtes pas au clan ici en vacances. Vous avez une mission. Et cette mission est, rappelez-moi ?
Tenten déglutit.
- Que Neji soit sociable ?
- Etait-ce une question ?! S'énerva un Hyuuga qu'elle n'avait encore jamais entendu. Est-t-elle en train de demander ce qu'elle doit faire ici ? Est-ce elle que le daimyo a engagé pour notre prodige ?
- Et il vous a fallu un mois pour voir que cette pauvre gamine ne sait même pas pourquoi elle est payée des fortunes !
- Pitoyable !
- Taisez-vous tous ! Hurla alors Hiashi, et Tenten trembla sous sa voix. C'est à moi de parler ! On observe beaucoup d'amélioration depuis sa venue. Qui est là pour le nier ?
Personne ne dit mot. Hiashi tourna son regard perçant vers la kunoichi, qui commençait vraiment à se sentir mal à l'aise. Voilà donc ce qu'ils voyaient d'elle, une opportuniste !
- Néanmoins, poursuivit Hiashi en l'observant, vous êtes loin de votre objectif qui est de faciliter le mariage de Neji à Sâto. Vous ne devez pas seulement l'aider à se socialiser, mais à apprécier sa femme. C'était ça, la mission. Et à ce que je vois et ce que j'entends, vous passez plus de temps avec lui que l'héritière avec lui. Comment expliquez-vous ça ?
- Euh...
- Dois-je vous priver de sa présence ? Vous devez faire en sorte que leur mariage se passe naturellement. C'est vôtre mission. Suis-je bien clair ? Mon assistant envoie chaque semaine un rapport de vos faits et gestes au daimyo, alors vous êtes surveillée. Est-ce clair ?
Tenten acquiesça avec difficulté. « Oui, Hiashi-sama. »
- Maintenant, vous pouvez vous en aller.
Sa phrase était fausse. Elle ne « pouvait » pas, mais « devait », et Tenten l'avait bien compris. Sans ne même pas tenter de se défendre sur le fait qu'elle ne se croyait pas ici en vacances, elle se leva et quitta le dojo. Elle était furieuse qu'on pense cela d'elle, triste de voir que Hiashi estimait qu'elle ''ratait'' sa mission et elle avait mal au cœur.
C'était vrai. Elle avait pris bien trop d'aise depuis son arrivée : elle devait faire en sorte que Neji ait des sentiments pour Nanako, pas seulement le convaincre de vivre un peu, chose qu'il commençait à croire.
Elle n'osa pas rester dans l'enceinte de la résidence et décidé sortir prendre l'air, s'echapper loin de sa mission. Il fallait qu'elle voie Lee. Son meilleur ami lui manquait beaucoup, et lui jeter des armes lui fera du bien
Pourquoi avait-elle accepté une telle responsabilité ?
O.o.O.o.O
Neji travaillait ses 361 points du Hakke lorsqu'il entendit un bruit de pas derrière. Son Byakugan étant activé, il n'eut pas à se retourner pour voir que c'était Nanako et Hiashi-sama, mais la présence de son oncle l'obligea à se retourner.
Il fit une rapide courbette à la vue de son parent, et il se demanda en fronçant les sourcils pourquoi il était là. Nanako lui avait-elle parlé de lui ? S'était-elle plainte à lui ?
Neji n'eut pas à attendre pour que son oncle ne prenne la parole.
- Une technique bien intéressante que tu utilises là, commenta ce dernier avec intérêt. Mais elle n'est pas terminée… tu n'es pas assez fluide dans tes mouvements.
- Oncle, gratifia poliment Neji. …Vous vouliez me parler ?
Hiashi secoua la tête et s'assit sur le banc qui faisait face au jardin où Neji avait l'habitude de s'entrainer. Le jeune Hyuuga ne comprenait toujours pas la raison de la présence de son oncle alors que Nanako s'approchait de lui. Ses cheveux noirs relevés en un chignon serré, on ne voyait que son teint pâle et le gris pur de ses yeux alors qu'elle lui sourit.
- Bonjour, Neji. Quelle belle journée, aujourd'hui ! Et si on allait manger ensemble ce midi ?
Neji baissa les yeux sur elle une fraction de seconde, mais ne se donna pas la peine de répondre à sa question. A la place, il observa son oncle :
- Que fais Hiashi sama ici ? Demanda-t-il, sa voix grave et basse.
- Oh ! Il m'a juste demandé si j'appréciais ma présence ici. Et si tout allait bien entre nous. Et là, je pense qu'il veut juste voir ce qu'on fait pendant notre temps libre.
Neji fronça les sourcils. Il le surveillait. Il observait son comportement avec l'héritière, s'il suivait le deal, ou non. Le Hyuuga tenta de refluer la haine qui remontait en lui, et à la place, il fit volte-face et décida d'ignorer sa fiancée et son oncle en poursuivant son entraînement.
Son oncle voulait du spectacle ? Il s'était trompé de personne. S'il pensait qu'il allait jouer l'amant fou amoureux de la jeune fille, il s'était trompé de personne. C'était le travail de Hiro, ça. Encore une fois, il se demandait pourquoi le destin l'enchainait ainsi. Il fallait que cette gamine pourrie gâtée le choisisse lui et pas un autre.
Il les ignorerai de toute la journée.
O.o.O.o.O
Parce qu'on servait le thé dans la terrasse de l'aile droite de la résidence, Hiashi décida qu'il était le moment parfait pour reprendre les choses en main avec Neji et sa fiancée. Si la jeune fille elle-même éprouva le besoin de se plaindre du comportement indifférent de son neveu, c'était qu'il avait besoin d'un discours sur la manière de traiter une femme, chose que Neji ignorait probablement.
Hiashi soupira. Lui n'avait pas été aussi difficile avec son mariage arrangé. Les jeunes d'aujourd'hui ne voyaient que le présent et ne comprenait pas les avantages d'un tel mariage. De plus, on lui offrait l'héritière du Pays du Feu. Quoi rêver de plus ?
C'était le deuxième avertissement qu'il donnait de la journée. Celui de Tenten avait été pimenté par les commentaires des Anciens – Hisoka en ayant profité pour une fois encore commenter sa manière de diriger le clan – mais là, il allait s'occuper seul de Neji.
Quand il toqua à sa porte, son neveu méditait. Hiashi approuva avec fierté la patience de Neji : il avait donc réellement les qualités pour devenir leader.
Quelle surprise que les Anciens soient d'accord avec lui. Nommer un membre de la Bunke leader serait une première au clan…
- Oncle.
Il avait ouvert ses yeux et s'était levé, prêt à l'écouter. Son neveu avait l'air totalement neutre, mais Hiashi le connaissait assez pour savoir qu'il ne voulait pas lui parler ni entendre ce qu'il avait à dire. Il avait beau être un prodige mature et sérieux, il n'en revenait pas moins d'un adolescent, et Hiashi n'y alla pas par quatre chemins :
- Ton comportement vis-à-vis de ta fiancée n'est pas correct.
- Ai-je fais une mauvaise chose, demanda-t-il avec une pointe d'ennui, ou alors est-ce justement parce que je ne joue pas la comédie en sa présence ?
Hiashi secoua la tête et pénétra à l'intérieur de sa chambre impeccablement rangée et propre.
Il se souvenait parfaitement du jour où il avait donné l'ordre de le changer de couloir et de le transférer à celui de la sôke. Les Anciens avaient beaucoup râlé, mais Hiashi estimait que c'était la chose à faire après que son neveu ait atteint le rang de jounin à seulement 17 ans. Neji n'avait rien dit du tout et s'était exécuté sans discuter, mais Hiashi savait qu'il ne se plaisait pas ici. Il savait que Neji n'espérait aucun traitement de faveur et qu'il ne pourrait pas acheter le bonheur de son neveu en lui offrant des chambres.
…Ni en le forçant à se marier avec une inconnue.
- Tu te dois de montrer un minimum d'intérêt, lui apprit Hiashi. Ne la traite pas comme si elle n'était qu'une vulgaire domestique !
- J'en ai simplement marre, grommela Neji, et Hiashi fut surprit par la haine contenue dans sa voix. Marre qu'on me dise quoi faire. Marre qu'on me dicte qui épouser !
- Chaque membre important du clan se doit de passer par un mariage arrangé pour ne pas risquer un métissage et préserver nos techniques ! Comprends-tu l'enjeu de ton union ? Tu es sur le point d'épouser l'héritière du Pays du Feu ! Sais-tu à quel point ton mariage rapportera à notre clan ? Ton père et moi-même sommes passés par là.
Neji ne répondit pas, serrant les poings au point de se faire mal au fond de ses poches.
- Nous organisons sept mariages cette année. Celui de Hatari, Hide, Yasu, Toshi, Aiko, Toshiro et Hirofumi. Ces membres de la sôke ont 20 ans cette année et connaissent leur conjoint depuis deux ans, tout comme toi quand tu auras atteint cet âge-là. C'est leur devoir, et ils ne l'ont jamais renié !
Un éclair de mépris passa dans les yeux pâles de Neji.
- Et pourquoi m'arranger un mariage alors que je ne fais pas partie de cette 'oh si belle' sôke ? Questionna Neji avec amertume. Pourquoi m'affliger une telle responsabilité alors que je ne demande rien d'autre qu'un peu de paix ?
Et là, Hiashi n'aurait pas pu dire mieux pour qu'il se taise et oublie toute colère.
« - Parce qu'il est possible que tu sois le prochain leader du clan. »
O.o.O.o.O
Tenten arriva pile avant l'heure du diner. Elle décida de manger avec les domestiques à la cuisine, où l'ambiance était bien plus détendue que dans la salle à manger de la sôke. De toute façon, personne ne voulait d'elle là-bas. Les Anciens seraient content de constater son absence, n'est-ce pas ?
Elle avala son plat en rigolant aux plaisanteries de Ko, le garde du corps de Hinata, qui semblait avoir un faible pour Akane, la douce domestique. Tenten se sentait bien mieux avec les membres de la Bunke qu'ailleurs. Ici avec eux, elle pouvait oublier son travail, sa mission. Oublier le fait qu'elle devait aider Neji à aimer une autre femme. De toute façon, elle avait besoin de cet argent. De tout ce qu'elle avait reçu ce mois-ci (assez pour rembourser la moitié de ses dettes) Tenten n'avait pas fini de tout rembourser.
Du coup, elle ne pouvait pas arrêter la mission.
Quand elle sortit enfin de la salle à manger de la sôke, vers vingt-trois heures, elle était trop fatiguée et il fallait mieux qu'elle dorme. Elle ouvrit la porte de sa chambre sans même allumer la lumière et passa tout de suite à la salle de bain prendre une bonne douche bien brûlante : demain, elle se mettait au travail. Elle parlerait à Nanako, lui dirait ce que Neji aimait et ce qu'il n'aimait pas, et essayerait de tout faire pour les mettre ensemble.
C'était son devoir. Elle ne devait pas mélanger ses sentiments personnels avec son travail.
Et elle était déjà bien fière d'elle d'avoir réussi à éviter Neji toute la journée, même si elle adorerait le revoir…
Tenten secoua violemment la tête pour arrêter de penser n'importe quoi et s'enroula autour de sa serviette.
Comme tous les soirs, elle passa dans sa chambre et alluma la lumière pour pouvoir mettre son pyjama, sauf que -
- Argh !
…Neji se tenait debout dans sa chambre, droit comme un i. Tenten avait sursauté et son cri avait sans doute été entendu par tout le couloir maintenant.
- Neji ! S'écria-t-elle en rougissant violemment. Qu'est-ce que tu fous ici ?
Mais Neji ne répondit pas. A la place, son regard glissa sur son corps, l'observant de la tête au pied, et Tenten se rappela de l'état assez dénudé dans lequel elle se trouvait. Elle serra le tissu contre elle, honteuse, et elle ne croisa pas son regard pénétrant lorsqu'elle demanda :
- Il… il y a un problème ?
- Non, répondit le Hyuuga d'une voix particulièrement rauque, et Tenten, surprise, leva les yeux sur lui.
Si Neji avait habituellement un teint pâle, il semblait presque 'rosé' en ce moment précis. Serait-il possible qu'il appréciât ce qu'il voyait ? Non, bien sûr que non ! Neji et les filles, ça faisaient sept. Elle n'était même pas sûre qu'il ne possède des hormones….
Un silence gênant s'installa dans la pièce, et Tenten commençait à avoir froid ainsi dévêtue.
- Ecoute Neji, dit-elle alors. C'est pas que je t'aime pas, mais il fait froid, et je suis fatiguée, et il faut que je m'habille, alors est-ce que tu pourrais….
- Tu n'as qu'à t'habiller. Tes vêtements sont là, à ce que je sache.
Son regard la fit rougir de plus belle. Trop intense !
- Euh… oui, j'aimerais beaucoup, mais pas avec toi dans la pièce !
- Il faut que je te parle, dit-il en l'ignorant totalement.
- Maintenant ?
- Hn.
- Super, dit-elle en levant ses yeux noisette au ciel. Toi qui ne veux jamais parler d'habitude, tu le fais au moment où je suis crevée et à moitié nue. A croire que tu choisis tes moments pour -
- Tenten.
- ...Venir me pourrir la vie. Tout le monde veut me pourrir la vie ici. C'est à croire si ce n'est pas inscrit dans votre code génétique : pourrir la vie de Tenten. Il y a Hanabi, Hiashi, et même les Anciens, tout le monde me -
- Hiashi ? Les Anciens ? Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
- …Soûle ! Qu'on me laisse tranquille, c'est déjà assez dur comme ça de vivre ici, sérieux c'est dur alors qu'on me laisse faire mon taf et -
- Tu parles dans ton sommeil.
- Et…. Quoi ?
Tenten arrêta son monologue – elle parlait toujours trop quand elle était mal à l'aise – et le fit face. Que venait-il de dire ?
- Je parle dans mon sommeil ? Répéta-t-elle, incrédule. Qu'est-ce que je dis ?
Neji eut un sourire moqueur, creusant des fossettes dans ses joues. Outre le fait que ce simple geste lui coupa le souffle – le salaud, ça l'amusait, alors qu'elle avait sûrement dut parler de lui, bête comme elle était et…
- Qu'est-ce que j'ai dit ?
- Des choses.
- Sans blague ! Lança-t-elle en levant les yeux au ciel. Neji, sérieux, qu'est-ce que j'ai dit ?
Neji poussa un long soupir et croisa les bras sur son torse. Il n'avait pas l'air de mauvaise humeur, au contraire, la situation semblait presque l'amuser !
- Tu as parlé de nourriture, dit-il enfin, amusé. Même endormie, ton esprit ne semble être orienté que par cela.
- Et ? Insista-t-elle. Qu'est-ce que j'ai dit d'autre ?
Parce que si elle n'avait fait que cela, ce n'était pas grave au pire. L'essentiel, c'était qu'elle n'ait pas dit une grosse bêtise, comme son prénom, ou alors marmonné quelque chose à propos de ses sentiments pour lui.
Soudainement Neji perdit son sourire, et à la place, son ton froid lui répondit :
- Peu importe. J'avais des choses importantes à te dire, précisa-t-il avec un ton sec.
Tenten se demanda pourquoi l'atmosphère de la chambre changea à ce point, et quand elle frissonna, elle se rappela qu'elle n'était toujours pas habillée. Et cet imbécile de Neji n'était pas assez patient pour la laisser s'habiller.
Elle soupira. La journée semblait être loin d'être finie !
Youhouuu ! Tenten amoureuse ! Neji prochain leader du clan et oh, il commence à aimer les femmes ! xD
Anyway, il est tard, je suis fatiguée et j'ai cours archi tôt demain. Lundiii *pleurs* argh je hais les lundis !
Quelques commentaires pour me dire votre avis ? :)
