Chapitre 5 : Martin le prêtre
Les gouttes tombant durement sur mon visage me sortir des ténèbres. La pluie faisait un écho étrange lors de son contact avec le sol près de mes oreilles. Je sentis qu'on me mettait la tête en arrière. Je n'avais pas la force de résister. Je bus le liquide sucré qu'on m'injecta dans la bouche. Aussitôt, une douce chaleur se répandit dans tous mes membres. Mon souffle se fit plus aisé alors que mes côtes se ressoudaient et je trouvai enfin l'énergie suffisante pour ouvrir les yeux. Mon regard rencontra celui d'un garde de Kvatch dont le sourire irradiait grandement le visage. Perplexe je me redressai assez pour apercevoir mon environnement. J'étais au milieu des vestiges de la porte, maintenant refermée. Le ciel avait perdu sa couleur rouge sang pour un bleu gris profond et les orages s'étaient calmés. L'oppression ressentie en arrivant ici avait disparu et laissait la nature soupirer de soulagement. Une petite troupe de soldat m'entourait, avide de me poser des questions.
Le garde au dessus de moi me tendit une main secourable et m'aida à me remettre sur pied. Je vacillai un moment sur place mais maintint mon équilibre précaire.
« − Vous avez réussi… Vous avez refermé la porte !, m'interpella le garde secourable
− Ilènd m'a aidé… Mais il est mort dans la dernière salle
J'étais étonnée par la faiblesse de ma voix
− Nous n'avons trouvé personne d'autre que vous.
− Que s'est-il passé ?
− Nous étions entrain de nous faire écraser par l'ennemi lorsque la porte s'est illuminée brusquement. Vous avez été éjectée sur plusieurs mètres avant que la porte ne s'effondre sur elle-même.
J'avais du mal à me concentrer, j'étais déstabilisée par les regards de tous ces gardes sur moi.
− Où est Jauffre ?
− Nous avons réussi à faire une percée jusqu'à la chapelle mais la ville grouille encore de créature, je crois qu'il est là-bas, entrain de superviser le reste. »
Enfin assurée de ne pas m'écrouler au sol, j'entrepris de rejoindre la grande porte de Kvatch. Les gardes continuèrent de me fixer du regard jusqu'à ce que je disparaisse hors de leur vue.
La ville était en ruine. Aucun bâtiment n'était intact et plusieurs feux ravageaient le reste. Des corps jonchaient le sol jusqu'à la chapelle en face. Je serpentai parmi eux jusqu'à l'entrée barricadée et frappait lourdement à la porte. Un garde m'ouvrit et après une brève inspection de moi-même et des alentours me permit d'entrer.
L'effervescence était contagieuse. Je chassai les dernières traces d'engourdissement et d'euphorie de la potion de guérison pour inspecter les alentours. Plusieurs civils au visage déconfis et fatigué étaient dispatchés dans la chapelle sur des lits de fortune. Les gardes surveillaient les entrées et sorties, tout en jetant de temps en temps un coup d'œil à leur chef au centre de la chapelle. Je poussai un soupir de soulagement en y voyant Jauffre discuter fermement avec le garde. Il était couvert de boue et de sang mais semblait indemne. Je m'approchai de lui en fouillant la salle du regard, à la recherche de celui que nous étions venus chercher.
Lorsque Jauffre m'aperçut, il m'y un certain temps à sortir du choc de mon apparition. Je m'arrêtai devant lui et soutint son regard perplexe et impressionné.
« − Vous avez réussi, souffla-t-il en écho avec le garde qui m'avait donné la potion, je… Je suis épaté.
− J'ai eu de l'aide de la part du dernier garde survivant de l'autre côté, malheureusement il a été tué par un daedra dans la dernière salle.
Je sentais le poids de la tristesse sur mes épaules, malgré ma victoire. J'aurais fait tout ce que était possible pour ramener Ilènd en vie
− Nous nous assurerons qu'il trouvera une place d'honneur, me dit Matius en secouant la tête
− Avez-vous trouvé Martin ?, m'enquis-je presque fébrilement
Jauffre porta son regard par-dessus mon épaule et lorsque je me tournai, je vis enfin l'héritier en personne. Il était entrain d'aider à s'assoir une vieille dame sur un lit, tout en lui marmonnant des paroles réconfortantes. Pour un moine, il était bien charpenté. Ces cheveux foncés lui tombaient aux épaules et je discernais les traits des Septim sur son visage. Seuls ces étonnants yeux bleus à l'éclat de l'acier le différentiait de son père.
− Je ne lui ai pas encore annoncé, j'attendais que la situation se stabilise
− Mais pourquoi est-il si important ?, coupa Matius avec agacement
− Il s'agit d'une affaire des Lames, grogna Jauffre, d'ailleurs nous allons partir à présent, maintenant que la porte est fermée vous n'aurez pas trop de mal à nettoyer la ville
Matius lança un regard dédaigneux au moine guerrier avant de partir sans rien dire vers d'autres gardes pour la mise en place de la prochaine étape. Je laissai un petit sourire amusé s'épanouir un instant sur mon visage. Jauffre ne dit rien mais ses yeux s'illuminèrent. Lorsqu'il se tourna vers Martin cependant, son regard s'assombrit.
− Autant que ça soit terminé, marmonna-t-il en secouant la tête
Nous nous approchâmes de l'héritier côte à côte et patientâmes jusqu'à ce qu'il ait fini de s'occuper de la vieille femme. Il porta un intérêt curieux à notre présence malgré la fatigue que je pouvais lire sur son visage.
− Martin le prêtre ?, demandai-je aimablement, pouvez-vous nous suivre un instant ?
− Bien sûr, répondit-il d'une voix grave et lasse.
Nous le conduisîmes à la crypte, le seul endroit encore à l'écart de l'agitation. Il nous observa patiemment, attendant que nous prîmes la parole.
− Je suis Jauffre, chef en titre des Lames et voici Ash. Martin, il faut que vous nous suiviez, vous êtes en danger, commença Jauffre
− Vous êtes venus jusqu'ici pour me dire que je suis en danger ?, répéta-t-il ironiquement, je ne sais pas à quoi jouent les dieux ces temps-ci mais nous sommes tous en danger
− Dieux ou pas, nous avons besoin de votre aide, pris-je à mon tour la parole
− Si vous êtes venu me demander de l'aide, vous êtes plus bête que vous en avez l'air… A quoi sert un prêtre d'après vous ?
Je fronçais les sourcils face à l'insulte mais n'attaquai pas en retour, laissant Jauffre s'occuper de la révélation
− Vous êtes le fils d'Uriel Septim
Martin resta silencieux un moment avant de laisser échapper un petit rire sans joie.
− Vous croyez ça ? Non, je suis un prêtre d'Alkatosh, mon père était fermier.
− Les daedra sont venus pour vous.
− Une ville entière détruite pour me trouver ? Pourquoi ? Parce que je suis le fils de l'empereur ?
J'observai son lent changement d'attitude alors que le doute s'insinuait dans son regard étincelant.
− Pourquoi vous mentir ?, lui dis-je
Il détourna la tête et se perdit un instant dans la contemplation d'une tombe. Il commençait enfin à rassembler les détails qui devaient déjà lui avoir paru étrange depuis son enfance.
− Je ne sais pas, j'ai l'impression que vous me dîtes la vérité…, reprit-il en portant son attention sur nous
− Venez avec nous au prieuré de Weynon, il faut avant tout vous mettre en sécurité. Je vous raconterais ce que vous voudrez savoir en chemin, le rassura gentiment Jauffre
− On dit que vous avez fermé la porte d'Oblivion, déclara Martin à mon attention, vous leur avez redonné espoir. Très bien je vais vous suivre, passez devant. »
Jauffre acquiesça et nous escortâmes Martin hors de la crypte. Les gardes nous suivirent du regard alors que nous sortions par la porte, j'entendais leurs marmonnements nous accompagner tout au long du chemin. Matius ne nous jeta pas un seul regard mais son attitude tendue m'apprit qu'il savait parfaitement que nous partions.
J'eus toutes les difficultés du monde à grimper sur le dos du petit cheval pie, engourdie comme je l'étais malgré la potion de guérison. Mon corps demandait grâce mais notre objectif pour le moment était de nous éloigner de cette ville assiégée. Un vieux cheval avait été mis à disposition de Martin par la garde et sous la demande de Jauffre. Il était à l'aise sur son dos, ce qui m'apprit qu'il devait monter depuis sa jeunesse. Il semblait que ce prêtre cachait beaucoup de talents diverses. Si du sang de dragon coulait effectivement en lui, je ne m'en étonnai pas. Sans un mot nous partîmes au petit galop sur le chemin par lequel nous étions venus.
A peine quelques minutes après, Martin commença à bombarder le moine guerrier de questions. Je le laissai faire, concentrée comme je l'étais à me maintenir sur le dos de mon cheval et de ne pas m'écrouler sur le sol boueux. Jauffre lui expliqua comment l'empereur lui avait confié la tâche de le mettre en sécurité lors de sa naissance, comment il avait gardé un œil sur lui toutes ses années et comment il avait été assassiné.
Je sentais le regard de Martin sur ma nuque, plus perçant qu'une lance. Je me déportais sur le chemin et ralentis pour me trouver à son niveau où j'attendis qu'il prenne la parole.
« − Alors vous étiez présente pendant sa mort ?, me demanda-t-il
− Oui, fis-je en grimaçant car je n'avais pas spécialement envie de me replonger dans ce souvenir là
− A-t-il souffert ?
− Non
− Vous a-t-il demandé de me dire quelque chose ?
Je portai mon regard sur lui et secouait la tête d'un air désolé. J'étais triste pour lui, d'apprendre comme ça qu'il était l'héritier et que son vrai père n'avait jamais daigné lui adresser la parole ni même se faire connaître. Bien sûr je mesurais le danger d'une telle révélation et le respectais mais le regard plein d'espoir du jeune prêtre me déboussolait.
Le silence retomba un moment entre nous alors que nous nous approchions de Skingrad.
− Nous allons faire une pause à Skingrad jusqu'à l'aube et ensuite nous repartirons directement pour le prieuré, annonça Jauffre »
Je lui lançai un regard soulagé et reconnaissant. Je n'aurais pas pu continuer comme ça longtemps. Martin hocha la tête pour montrer qu'il avait pris connaissance de ce qui avait été dit mais son regard montrait que le prêtre était ailleurs, plongé dans ses pensées. Je me doutais qu'il lui faudrait du temps pour digérer tout ça.
Nous passâmes la nuit dans une auberge différente de celle de la dernière fois, pour ne pas éveiller les soupçons. Je crois que je n'ai pas autant apprécié un lit miteux et un repas chaud de toute ma vie. Et voilà que le lendemain nous repartîmes sans tarder.
Martin semblait de retour parmi nous et encore une fois il nous scrutait minutieusement. Il était apparent que je l'intriguais beaucoup.
« − Vous ne faites pas partie de l'ordre des Lames, affirma-t-il
− Non en effet, fis-je en lui adressant un sourire amusé
− Pourquoi donc faites-vous partie de cette mission ? Vous semblez jeune pour parcourir les routes comme ça
Je gardais le silence un moment. Je sentais l'attention de Jauffre portée sur notre dialogue, même si je ne pouvais voir que son dos de là ou j'étais.
− J'ai quatre-vingt dix huit ans, ce qui correspond à peu près à vingt-trois ans pour un humain.
− Vous êtes bien jeune…
− Et pourtant j'ai vécu plus longtemps que vous, lui rétorquai-je avec un petit rire
− Vous avez raison
C'était la première fois que je voyais un sourire apparaître sur son visage. Il réchauffa son regard et fit étinceler de malice ses yeux.
− Quant à ma participation à tout ça… Je me sentais redevable envers l'empereur.
− Pourquoi ?
Il semblait vraiment avide de savoir maintenant.
− Parce que… Il m'a fait confiance sans même me connaitre, assez confiance pour me remettre le joyau le plus précieux du royaume et me confier le secret sur son fils. Il aurait très bien pu transmettre ça à l'autre garde des Lames toujours en vie. Au lieu de ça, il me l'a donné à moi. J'aurais aussi bien pu jeter l'amulette n'importe où et partir faire ma vie ailleurs. Mais je lui devais au moins ça. »
Encore une fois je passais sous silence qu'à ce moment-là j'étais prisonnière. Ce n'était qu'un détail au final. Martin ne rajouta rien et préféra réfléchir sur ce qu'il venait d'apprendre, peut être son jugement envers son père biologique en serait légèrement modifié.
L'attaque vint sans qu'aucun de nous ne soit en mesure de la voir venir. Une chose énorme et couverte de poil fonça sur le flanc de mon cheval, lui assenant un coup fatal à la tête. Déstabilisé, l'animal chuta sur le côté, me coinçant la jambe sous son poids. Le souffle coupé, je tentai de me dégager et d'attraper mon arme alors que la chose s'avançait à toute allure sur moi. J'eus le temps de la détailler rapidement alors qu'elle se lançait. Ce que j'avais pris pour un animal sauvage était en faite un énorme orque couvert d'une toison d'ours. Il leva sa massue aussi grosse que sa tête et se prépara à me fracasser le crâne avec. Cependant, avant qu'il ne finisse son attaque, Martin lui trancha l'arrière de la jambe. L'orque poussa un grognement de douleur et tomba sur le genou affaibli. Puis, l'héritier lui planta l'épée dans la gorge. Il s'écroula au sol, mort avant de l'avoir touché. Je restai immobile, encore choquée par ce que je venais de voir. J'aperçus au loin Jauffre qui tentait vainement de maitriser sa monture qui se cabrait violemment. Martin s'approcha de moi et poussa la carcasse du petit cheval pour me permettre de me dégager. Je m'appliquai aussitôt un sort de guérison sur ma jambe, pour faire disparaître la douleur sourde qui la parcourait.
Martin m'aida ensuite à me relever. Il partit essuyer son épée qu'il rengaina dans les replis de sa robe de prêtre et inspecta la carcasse de l'orque.
« − Encore un bandit, fit-il en secouant la tête
− Je ne savais pas que vous saviez vous battre comme ça, l'interpellai-je en tentant toujours de reprendre mon souffle
− Mon père avait beau être fermier et j'ai beau être prêtre, je n'en sais pas moins me défendre
Je ris faiblement à cela. Il me plaisait bien cet héritier. Nous rejoignîmes Jauffre qui était enfin parvenu à se stabiliser. Le vieux cheval de Martin n'était nulle part en vue, il s'était enfui dès que son cavalier avait mis pied à terre.
− Tout va bien ?, s'enquit Jauffre inquiet
− Oui, c'est bon. Mais maintenant nous n'avons plus qu'une monture pour rejoindre le prieuré et pas de village à l'horizon, pointa Martin
− Vous allez monter avec Jauffre, je vais trottiner à côté, lui dis-je
− Vous êtes sûre ?, s'étonna Jauffre
− Je suis un elfe des bois, je n'aurais aucun mal à tenir le rythme, affirmai-je fièrement »
Et ainsi nous continuâmes jusqu'au prieuré. La course me calma lentement et je trouvai une cadence parfaite pour ne pas trop me fatiguer. Mes pensées flottèrent autour de moi pendant que je profitais de la nature. Les souvenirs allaient et venaient, je pus enfin mettre tout ça en place après ces derniers jours éreintants.
Nous arrivâmes après le milieu de journée. Dès l'apparition du clocher de la petite église, je sentis un pressentiment me gagner. L'étrange oppression qui s'était abattu sur Kvatch était apparue ici, bien que moins fortement. Je sus qu'il y avait un problème quand je vis un homme courir à notre rencontre, en jetant des coups d'œil terrifié derrière lui.
« − Jauffre, vous êtes là, les Neufs soient loués, haleta-t-il en s'arrêtant devant nous
Le moine guerrier mit aussitôt pied à terre et posa une main réconfortante sur l'épaule de l'elfe noir
− Que ce passe-t-il Eronor ?
− Ils sont apparus de nulle part…
A ce moment, l'ennemi se manifesta. Le même qui avait tué l'empereur. Trois hommes en armures se jetèrent à notre rencontre. Sans attendre, je sortis mon arc et tirai sur l'un d'entre eux. La flèche le manqua de quelques centimètres et il fonça sur moi. Jauffre poussa le dumner sur le côté sans ménagement et sorti son sabre. Il para son attaquant et lui planta la lame dans son corps. Martin n'eut aucun mal à se débarrasser du dernier pendant que je sortais une autre flèche. J'attendis le dernier moment pour la décocher. Elle se planta dans son épaule et j'achevai l'homme au sol d'un coup de dague dans la poitrine.
− Eronor, allez vous mettre à l'abri, nous nous occupons du reste, ordonna Jauffre en se précipitant vers la bâtisse principale
Nous le suivîmes activement. Nous dépassâmes le corps sans vie du moine qui lisait quand j'étais arrivé la dernière fois et nous fonçâmes à l'étage. Pendant que Jauffre pénétrait dans le passage secret, Martin et moi surveillâmes les environs. Le cri de rage du moine guerrier m'apprit que l'amulette avait disparu. Je le vis émerger le visage crisper par la colère.
− L'ennemi nous a battu sur tous les niveaux, cria-t-il en levant les bras au ciel
− Pas exactement, Martin est avec nous, lui rappelai-je
− Sans l'amulette nous sommes quand même condamnés
− Chaque chose en son temps, il faut d'abord mettre Martin en sécurité
− Aucun endroit ne semble vraiment sur, intervint l'héritier avec un calme impressionnant
− Evidemment mais nous pouvons gagner du temps. Il reste le temple du Maître des nuages. Il a été construit il y a très longtemps et reste une forteresse cachée. C'est un sanctuaire, un refuge de la dernière chance car peu d'homme sont nécessaire pour la défendre. Martin sera en sécurité là-bas.
− Qu'attendons-nous alors, en route, m'exclamai-je en descendant l'escalier
− Vous feriez mieux de prendre le cheval de frère Piner, je ne pense pas qu'il en est de nouveau besoin, précisa tristement Jauffre, avant de partir je vais m'assurer que tout le monde va bien. L'ennemi a de toute évidence quitté les lieux une fois qu'ils ont trouvé ce qu'ils étaient venus chercher. Attendez-moi à l'écurie.
Martin me suivit de près alors que nous rejoignons l'étable. Je passai une simple bride à ma nouvelle monture palomino et plus imposante cette fois et demanda encore une fois sa permission de le monter. Martin m'observa sans rien dire. Il avait un visage soucieux.
− Ne vous inquiétez pas, nous rejoindrons bientôt un endroit sûr.
Il ne répondit rien.
− Vous savez, ce n'est pas de votre faute pour Kvatch
− Beaucoup de gens sont morts
− Vous ne saviez pas. Mais maintenant, vous êtes en mesure de sauver Cyrodiil entièrement.
− Comment savoir si je serais capable de le faire ?
Je m'approchai de lui et avec toute la confiance que je pouvais placer en mon regard lui dis :
− Parce que vous êtes un héritier des Septim, vous avez ça dans le sang. Et du peu que j'ai vu jusqu'à présent, vous êtes bien plus capable que vous ne semblez le penser.
Martin me lança un regard reconnaissant.
− Vous savez trouver les mots Ash, me dit-il avec un petit sourire
− J'ai eus du temps pour, répondis-je en haussant les épaules.
Jauffre apparut finalement, tenant son destrier par la bride.
− Seul frère Piner a périt, les autres sont secoués mais en vie, nous indiqua-t-il en grimpant sur le dos de sa monture, dépêchons-nous, nous pourrons arriver à la tombée de la nuit »
Il aida Martin à grimper derrière son dos et j'enfourchai mon cheval. Nous nous élançâmes à vive allure, déterminés à atteindre enfin cet endroit sûr.
