Destinées Liées
Chapitre 21
Et enfin, le tournant. Ah ! Il est prêt depuis longtemps, mais j'attendais de voir si d'autres personnes allaient commenter. Au bout d'un moment je me suis dit, roh, poste-le et arrête de faire la méchante ! So there it it :)
Bonne lecture. (j'espère)
Tenten reçut l'information comme un coup de couteau dans le cœur : choc, douleur et pur incompréhension. Était-ce un mensonge ? Et si c'était la vérité, pourquoi ça semblait l'amuser autant ? N'y avait-il qu'elle qui donnait autant d'importance à la famille ?
Oncle. Ce mot sonnait comme vide pour elle, comme si elle parlait de l'oncle de quelqu'un d'autre et non pas du sien…
Elle perdit d'ailleurs l'usage de la parole pendant quelques secondes, si bien que ce fut Lee qui s'exclama :
- Comment ?! C'est impossible ! Vous mentez !
- Et en quoi ? Lança Kensuké, bras croisés. En quoi est-ce impossible ? Et que gagnerait-je en disant que cette jeune fille n'est d'autre que… ma nièce ? Rien. Mais je le dis, parce que c'est ma nièce… Je l'ai même portée dans mes bras, et j'ai même changé sa couche…
- Dans ce cas, interrompis Neji, pourquoi ne pas lui avoir dit ça plus tôt ?
- Parce que j'ai hésité. Tenten, la première fois que je t'ai vue dans le bureau du daimyo, je me suis demandé si c'était vraiment toi – après tout, je ne t'ai vue que bébé. Mais Tenten, tu ressembles tellement à Hana qu'il n'y a aucun doute. En plus, je ne pensais pas que tu allais… survivre.
Rock Lee s'énerva :
- Donc c'est vrai. Vous l'avez abandonnée à Konoha parce que sa mère avait peur de faire une mission. C'est tellement lâche !
Kensuké serra les dents.
- Cette mission… , commença-t-il d'un ton venimeux. Elle ne voulait PAS la faire ! Et ils l'ont obligée ! Elle n'était PAS en état ! Et c'est à cause de ça qu'elle n'est plus là aujourd'hui !
Neji jeta un regard à Tenten, mais cette dernière observait son « oncle », pétrifiée. Neji comprenait son choc et aurait espéré que cette fois, le destin la laisse tranquille. Il aurait aimé qu'après tout ce qu'elle avait subi, elle puisse voir sa mère, et non pas un malade mental qui se disait être son oncle.
Neji l'avait prévu, malgré lui. Elle avait vécu seule toute sa vie, elle finira donc seule. Et si le destin s'en mêlait, il ne pouvait pas l'aider…
Au final, il serra les poings, leva ses yeux clair sur Kensuké et demanda froidement :
- Il fallait faire quoi ?
- Pardon ?
- De quoi s'agissait la mission ?
Kensuké jeta un coup d'œil au daimyo, comme pour lui demander la permission de parler. Le vieil homme haussa les épaules et bailla, semblant trouver la scène vraiment ennuyeuse.
Le salaud.
- Il s'agissait de tuer le Kage de la foudre.
- Le Kage de la foudre ? Mais pourquoi ?
L'homme soupira :
- Car le Raikage avait tenté de faire un coup d'état à Konoha plus tôt, causant d'innombrables morts… Bien sûr, ça n'a pas fonctionné. Et avec l'attaque de Kyuubi, tout le monde à pensé que c'était sa manière de recommencer...
Neji resta silencieux. Tout ça n'était pas logique. Ils n'auraient envoyé qu'un seul shinobi pour tuer le Raikage ? On parlait quand même d'un combattant hors pair, le plus puissant bouclier humain que la terre n'eusse jamais porté et qui avait la possibilité d'affronter un bijuu à lui seul ! Le fait que Sandaime Hokage eusse ordonné à Hana Itô de se débarrasser seule de lui était simplement absurde.
Après un moment, Rock Lee posa la question qui hantait ses esprits :
- Et ils n'ont demandé qu'à la mère de Tenten de le faire ? Ce n'est pas normal.
- Ces chiens ont estimés qu'un assassin, douée soit-t-elle, pouvait s'en charger. De plus, Hana avait mis au point une arme infaillible… Malheureusement, ma soeur ne pouvait pas, elle avait perdu trop de gens et moralement, ça n'allait pas du tout. Ikuei, son amant, était mort durant l'attaque, ainsi que nos parents et tout le monde, ses amis et même des innocents. Elle ne se sentait pas capable. Alors, elle et moi, on a décidé de s'enfuir et d'aller loin de la guerre et des morts. De recommencer une nouvelle vie.
- En laissant Tenten derrière ? Quelle logique, ajouta Neji avec sarcasme.
Sûrement excédé par la manière dont les adolescent parlaient, Kensuké s'énerva.
- Vous ne comprenez pas ! Ce n'est pas si simple. Ce n'est pas que je cherche à la défendre mais… Les morts. Hana a été profondément choquée par ce qu'elle a vu… le meurtre des membres de sa famille… Elle qui était déjà si sensible, tellement à fleur de peau, n'a pas pu le supporter... Elle s'arrachait les cheveux, se griffait les joues jusqu'au sang… Elle délirait complètement ! Et ça a duré des semaines… elle ne se nourrissait plus, ne dormait presque plus. Je… J'ai paniqué. Dans cet état, elle était incapable de s'occuper d'un enfant en bas-âge et moi, je ne me suis jamais…
Il s'interrompit une seconde pour jeter un regard furtif à Tenten. Celle-ci, toujours muette, n'en croyait pas ses oreilles.
- Je n'ai jamais ni éprouvé le désir ni la capacité à être un père. Aussi… j'ai demandé à Tori, la voisine de Hana, de te garder, Tenten, et… on s'est enfui.
Ses paroles ne furent reçues que par un silence. Tout le monde regardait Tenten maintenant. La fille ne bougeait pas. Personne ne savait comment réagir, et lorsque Lee fit un pas vers la jeune fille, Neji leva la main pour lui faire signe d'arrêter et secoua la tête. Le manieur de taijutsu fronça les sourcils.
Neji décida de poser les questions pour Tenten :
- Et après ?
Kensuké passa sa main dans ses cheveux, le regard rongé par la honte et les remords. Neji lui jeta un regard noir : il fallait y penser avant.
- On est resté dans un village de civile quelques années. Là, je me suis entraîné au Genjutsu : c'est comme ça que j'arrive à transmettre des images. Hana avait arrêté tout ce qui touchait le monde des ninjas, et elle s'en voulait beaucoup trop pour son passé. Les remords lui rongeaient l'esprit, elle faisait des cauchemars, et elle en est tombée malade. Tellement que…
Il serra le poing. Neji fronça les sourcils.
- Un jour, elle n'a plus supporté le fait… d'avoir abandonné sa fille et d'avoir quitté son pays et d'être devenue une… une hors la loi. Alors elle… elle a fini par tout abandonner.
- Tout abandonner ? Répéta Lee sans comprendre. Elle est…
- Elle s'est suicidé, expliqua Neji d'un ton neutre. Et bien sûr, elle n'a pas jugé intelligent de retourner à Konoha pour aller voir sa fille.
- Ils avaient envoyé des ninjas à sa recherche, et elle n'a jamais osé aller les revoir comme si de rien n'était. Ces chiens ont changé son rêve de kunoichi en cauchemar ! S'exclama-t-il soudainement, surprenant tout le monde. Au.. au final, elle m'a… donné sa mémoire pour que moi, si jamais Tenten était toujours en vie, je pourrais lui montrer que sa mère n'était pas une traitre et qu'elle l'aimait et qu'elle n'aurait jamais voulu la laisser tomber, parce que c'était son nindo, ne jamais laisser tomber les siens. Hana était -
Soudainement, Tenten fit volte-face et s'en alla d'un pas tranquille.
Les autres se regardèrent entre eux, interloqués.
- Tenten ! Ta mère t'aimait ! Tenten !
Neji fut le premier à réagir. Il se précipita derrière elle, sans s'embarrasser de calmer l'oncle déserteur.
Rock Lee, en revanche, jeta un regard menaçant à Kensuke :
« - Vous n'êtes vraiment pas digne d'être l'oncle qu'elle attendait. »
O.o.O.o.O
.
Ta mère t'aimait !
Qu'ils se taisent tous…
Elle ne t'aurait jamais abandonné…
Tenten se mit à marcher plus vite.
Elle se sentait comme anesthésiée. Elle avait reçu un poing en pleine poitrine. La torpeur l'empêchait de ressentir quoi que ce soit mis à part cet… étonnement. Trop… ça faisait trop… mal… connaître la vérité et savoir que sa propre famille, sa propre mère avait décidé de l'abandonner, et de se tuer ensuite, de se laisser tomber. Qu'était l'amour ? Qu'était l'amour maternel ? Etait-ce sa façon d'aimer ? Elle l'avait complètement laissée seule, confiée à sa voisine comme un vulgaire objet pour ensuite fuir comme une simple civile qui ne faisait pas face à ses épreuves et à son devoir de Shinobi.
Parce que tu es ma nièce bien sûr.
La folie ne justifiait pas qu'une mère abandonne son enfant. Tenten pouvait à la rigueur comprendre qu'elle ait déserté son village, et encore ! Mais son enfant… ?
Tenten finit par atteindre un coin vide de monde et se laissa tomber sur un vieux banc et pierre et laissa un sanglot s'échapper de ses
lèvres.
Avait-elle atteint le but de sa vie ? Depuis toujours elle ne voulait rien d'autre que rencontrer ses parents. L'un avait été assassiné, et l'autre s'était donné la mort dans sa folie.
Et maintenant elle savait tout. Et elle aurait préféré ne rien savoir.
- Tenten !
Tenten ferma fort ses yeux et se mordit la lèvre quand elle sentit le bras de Neji se refermer autour de ses épaules pour la ramener contre lui. Elle n'aimait pas pleurer devant lui, s'était promise de ne jamais lui montrer aucun faiblesse, alors rapidement elle s'essuya les yeux avec ses manches longues et marmonna d'une voix tremblante :
- Tu m'as trouvée grâce au Byakugan… ?
- Evidemment.
Tenten resta silencieuse et renifla, une, deux, trois fois. Neji toucha son visage avec ses doigts, le regard pâle et neutre, et pour la première fois depuis longtemps, Tenten ne savait pas ce qu'il pensait. Etait-il… déçu ? Surpris ?
Elle l'observa tristement, presque timidement mais son esprit était ailleurs. Brusquement, il dit :
- Ce n'est pas ton sang qui te définis, Tenten.
- Alors qu'est-ce qui fait qui je suis ? Qui serais-tu sans ton clan, Neji ? Personne. Du moins, aux yeux de la société. Alors qui suis-je ?
La main de Neji glissa en une caresse sur son menton.
Elle soupira.
Avec une hésitation et une incertitude qui étaient absolument étrangères chez lui, il se pencha vers elle. Si près, que Tenten dû fermer les yeux, jusqu'à ressentir sur ses lèvres la chaleur des siennes. Ce fut bref mais le cœur de Tenten eut tout juste le temps de renaître.
Elle l'observa, confuse.
Neji toucha lentement sa joue et ses lèvres formèrent un sourire véritable.
- Tu es Tenten. La maîtresse des armes de Konoha. Et moi, je suis là pour toi.
O.o.O.o.O
.
Tenten pénétra dans le salon du daimyo la tête haute. Elle ignora le regard emprunt de honte que lui jeta Kensuké et observa le daimyo avec assurance.
- Le Hokage espère une réponse à sa lettre le plus rapidement possible, daimyo-sama.
Murasame l'observa avec une lueur perçante dans les yeux, et, avec un sourire moqueur, il s'enquit :
- Pourriez-vous tous nous laissez seuls, Tenten et moi ?
Neji fronça les sourcils :
- Pourquoi cela ?
- Je dois m'exprimer seul avec elle, Hyuuga. D'ailleurs, tu ferais mieux de visiter le palais où tu vas habiter.
Rock Lee ouvrit la bouche pour protester mais Tenten lui jeta un regard calme, comme pour lui dire que ça va, elle n'était pas en danger. Finalement ils quittèrent la salle, les laissant seuls tous les deux.
Aussitôt le daimyo perdit son sourire. Tenten, quant à elle, fronça les sourcils. L'atmosphère venait brusquement de changer.
- Tenten, Tenten. Dis-moi… qu'est-ce que ma fille fait ici ?
- J'en sais rien…, répondit l'adolescente avec hésitation. Elle… elle voulait vous voir, je présume ?
A sa grande surprise, Murasame commença à rire.
- Si y'a bien une chose que je sais sur ma petite-fille, commença-t-il en se levant, c'est qu'elle ne préfère pas me voir. Autrement dit, tu n'as même pas pris le temps de la connaître. D'ailleurs, Tenten, qu'est ta mission ? Rappelle-moi donc pourquoi je te paye, qu'on rigole.
Tenten soupira. Bizarre comme Hiashi lui avait posé cette même question deux semaines plus tôt. Il fallait qu'ils sachent que là, sa mission était le cadet de ses soucis.
- Daimyo-sama…
- Je ne tolère aucun échec ! Hurla alors le vieil homme, et Tenten fit un pas en arrière tellement elle fut surprise. Je t'ai engagée pour que tu maries ma fille à cet homme ! Pas pour que tu profites de la situation pour l'approcher ! Est-ce que tu comprends ce que ça veut dire ?! Je te paye. Tu es en mission pour moi. Tu te dois de faire ton travail !
Rouge de fureur, il prit une grande inspiration pour se calmer.
- Écoute-moi bien. Tu vas faire en sorte qu'ils se marient. Ou alors je ferai en sorte que le Hokage te retire ton grade de shinobi, puisque, apparemment, tu n'en es pas digne.
- Vous n'avez pas le droit !
- Vraiment ? Serais-tu en train de me défier ? Le Hokage est sous quel ordre, à ton avis ?
Tenten ouvrit grand la bouche, puis la referma. Elle serra le poing, ferma les yeux très fort et les rouvrit.
- Entendu.
- Bien. Tu peux disposer. Et appelle ma Nana pour que je lui parle d'affaire. »
O.o.O.o.O
Ils avaient décidé d'utiliser au retour un transport leur permettant d'avancer plus vite. Le Daimyo avait lui-même payé.
Rock Lee et Neji furent surpris de constater que Nanako rentraient avec eux à Konoha, mais l'héritière s'était contenté de leur dire qu'elle préférait rester avec son fiancé. Neji lui avait aussitôt jeté un regard rempli d'incompréhension, laquelle lui offrit un sourire éclatant, l'air de demander, quel est le problème, chéri ? Tenten ne savait pas pourquoi à la base Nanako n'était pas restée à la résidence, mais elle sut par l'air furieux que Neji eut ensuite que ce n'était pas comme ça que devait se passer son retour à la Citadelle.
Elle lui aurait bien demandé quel était son problème mais elle en avait trop elle-même.
Sa mission, qui, à la base, n'était pas si difficile, était aujourd'hui un enfer total. Elle ne savait pas dans quoi elle s'était mise mais elle allait avoir du mal à en sortir : les étaux se resserraient.
Qu'allait-elle faire ? Obliger Neji à se marier malgré… malgré le fait qu'elle l'aimait, ou alors tenter de l'en empêcher ou perdre son rang ?
Tenten sentit son cœur accélérer lorsqu'elle croisa le regard de Neji. Son regard pâle mais qui cachait de la chaleur, quand il la regardait. Comment réagirait-il s'il découvrait la vérité ? Il allait la détester. La haïr, même, il allait encore se sentir trahit et…
Tenten ferma les yeux.
Elle pouvait encore sentir ses lèvres sur les siennes. La douce pression des siennes… sa main masculine caressant sa joue… comme à travers un rêve.
Non. Il ne devait pas savoir.
Quitte à mentir.
O.o.O.o.O
.
Rock Lee et Gai serrèrent Tenten dans leurs bras une fois qu'ils furent arrivés au village, deux jours plus tard. Neji et Nanako étaient rentrés à la résidence pendant qu'elle était partie faire son rapport à Tsunade.
- Tu es jeune et belle et forte ! Hurla Gai sensei, pratiquement les larmes aux yeux lorsqu'elle lui raconta tout. Faut pas te faire de soucis pour des erreurs stupides parce que tu es au-delà de ça, Tenten ! Tu es courageuse et moi, je suis fière de ce que tu fais ! Il est certain que tu as éclos, ma belle fleur !
- Merci, Gai-sensei…
- Tu es ma coéquipière féminine préférée !
- Lee, je suis ta seule coéquipière féminine.
- Mais tu es ma préférée ! A vrai dire, je t'aime comme ma sœur !
Tenten avait faillit en pleurer alors elle le serra plus fort contre elle.
- … Même si je préfère Sakura-chan plus !
Tenten l'avait frappé dans la côte.
- Aïe, ça fait mal !
- Imbécile !
- Mes élèves ! Pas de violence entre coéquipier !
Tenten frappa Lee une fois encore juste pour énerver son sensei et eut un sourire moqueur.
Elle l'avait dit elle-même. C'étaient eux, sa famille. Pourquoi accorder de l'importance à ce qu'elle n'avait jamais connu ?
Mais ce vide dans son coeur…
O.o.O.o.O
Plus tard dans la soirée, Neji agrippa brusquement Nanako par l'avant bras et la ramena contre lui. Elle laissa échapper un cri de lamentation.
- Que fais-tu encore ici ? Lui demanda-t-il brusquement. On avait un accord.
- Aïe ! Neji-san, tu… tu me fais mal !
- Que fais-tu encore ici ? Répéta-t-il avec colère. Tu étais censée rester...
- Il ne m'écoute pas et me tuerai sinon ! Je n'ai pas le choix, sinon il va… Comme avec mon père… m'exiler…
Neji plissa les yeux. Son père était exilé ?
- Je dois me marier. Sinon il va m'envoyer vivre ailleurs, et je ne veux pas !
Habituellement, Neji lui aurait ordonné d'annuler le mariage parce qu'il se fichait complètement de son sort, mais il n'était plus cet homme. Aujourd'hui ne pouvait pas faire ça.
Il serra les dents.
- Est-ce vrai ?
Elle acquiesça, et il ne détecta aucun signe de mensonge chez elle. Rapidement, il réfléchit. Comment faire en sorte que le daimyo accepte le fait qu'elle ne se marie pas… ?
Il fallait que quelqu'un de haut placé les défendent.
Quelqu'un comme Hiashi-sama.
Neji lâcha Nanako mais planta son regard dans le sien. Elle semblait effrayée, loin du regard de manipulatrice qu'elle avait toujours.
- Tu vas écrire une lettre à mon oncle, expliqua rapidement le prodige. Dedans, tu lui explique pourquoi tu ne veux pas de ce mariage. Dit-lui que tu aimes quelqu'un d'autre et que je n'étais pas comme tu pensais. A partir de là, j'aviserai. Si Hiashi-sama accepte le fait que je ne me marie pas, le daimyo ne pourra rien dire. Est-ce clair ?
Nanako acquiesça vivement.
O.o.O.o.O
- Neji-san ! Hiashi-sama… désire vous voir.
Aoi, le secrétaire de Hiashi s'approcha de lui, et Neji plissa les yeux. Comme d'habitude, l'homme était porteur de mauvaises nouvelles. Seulement, Neji était fatigué et il n'avait pas la tête à aller parler à son oncle.
Il passa une main irritée dans ses cheveux et acquiesça.
- Dîtes-lui que j'arrive.
Neji laissa tomber son sac dans sa chambre et passa à la salle de bain pour se laver la figure. Longtemps, il s'observa dans le miroir qui ornait le mur. Physiquement, il était le même. Mais à l'intérieur, il avait changé. Il s'était… adoucit ? Habituellement il aurait laissé Nanako avec ses problèmes. Chacun les siens. Mais là, il avait pensé autrement.
Tenten… Tenten l'avait adouci. Mais était-ce une mauvaise chose, au final ? Il fallait dire qu'il avait l'esprit bien plus tranquille depuis qu'elle était là. Avec elle il ressentait. Avant, sa vie était vide et presque inutile. Une vie soumise à la branche principale, un destin qui ne lui promettait rien.
Aujourd'hui sa vie n'était plus aussi froide. Il avait ses yeux noisette et son sourire pour la réchauffer.
Gai sensei et Rock Lee pour le souler et l'irriter.
Il n'était plus seul.
O.o.O.o.O
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- Vous désiriez me voir.
Hiashi sama ne leva même pas le nez de sa masse de papier. Neji plissa les yeux : il n'était pas d'humeur habituelle.
- Oncle ?
- …Est-elle si importante que ça… ?
Neji fronça les sourcils davantage. Il ne suivait pas… De qui parlait-il ?
- Qui ça ? Questionna-t-il en croisant les bras.
Hiashi soutint son regard perle. Le sien était rempli de déception et, au final, il secoua la tête.
- …Non rien. Comment a été la mission ?
Neji répondit avec hésitation, mais Hiashi se contenta de sa réponse et le laissa partir. De qui parlait-il ?
Ca ne pouvait pas être Tenten. Impossible, comment le saurait-il ?
…Pourtant si ?
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Tenten entra dans la résidence et ressentit en elle un sentiment étranger. Cet endroit n'était pas chez elle. Il était temps qu'elle retourne dans son petit appartement dans le coin de la ville, où elle était seule, certes, mais tranquille et chez elle.
De plus ses dettes étaient presque payées, maintenant. Bientôt elle pourrait arrêter sa mission… mais il fallait qu'elle la finisse…
Convaincre Neji de se marier… Lui mentir. Pouvait-elle ? Devrait-elle le faire, juste pour son compte au final ? Mais Tenten avait de l'honneur. Elle avait une mission. Et elle devait… la respecter…
Tenten secoua vivement la tête et passa dans sa chambre pour se doucher. Il était tard et, elle remercia silencieusement Lee et Gai pour l'avoir invitée à manger des grillades car elle n'était pas d'humeur à affronter le regard perçant des Hyuuga. Bientôt deux mois qu'elle était là et ils étaient toujours aussi froids.
Une fois propre elle enfila son pyjama habituel et défit ses macarons pour dormir.
Sauf que, avant, elle décida d'aller souhaiter à Neji une bonne nuit, comme elle en avait prit l'habitude.
Elle toqua à la porte de sa chambre et n'attendit même pas qu'il lui dise d'entrer avant de le faire.
Il enlevait son bandeau protecteur quand elle pénétra dans sa grande chambre nickelle. Il lui jeta un rapide regard neutre.
- A quoi ça te sert de toquer si tu rentres tout de suite après ? Lança sa voix profonde alors qu'elle vint s'asseoir sur son canapé. Tenten.
- Hm ?
Elle leva les yeux sur sa marque et ne dit rien, alors il la regarda faire. Neji détestait, méprisait, haïssait cette marque. Il ne la montrait à personne, n'aimait pas être vu avec. Voilà pourquoi lorsque Tenten s'approcha jusqu'à être tout proche de lui, il se raidit instinctivement.
Elle leva les doigts et toucha sa marque.
- Ca fait mal ? S'enquit-elle doucement, presque timidement.
Il garda les yeux ouverts, n'observant que le miel liquide des siens.
- …Non.
- Alors pourquoi tu en as honte ?
Il fronça les sourcils et Tenten se sentit obligée d'ajouter :
- Tu-tu m'as dit l'autre jour que mon sang ne me définis pas. Alors laisse-moi te dire la même chose, Neji. Ce n'est pas cette marque qui va dire qui tu es.
- Pourtant c'est ce que je suis. Soumis à la Sôke.
- Est-ce vraiment important ? Ca ne change pas le fait que tu es un génie, un leader et un combattant hors pair, Neji.
Elle rougit.
- Ca ne change pas ce que… je ressens… pour toi.
Parce que Neji resta indéfiniment silencieux, Tenten détourna le regard, son teint vira au rouge foncé. Pourquoi ne disait-il rien ? Oh, Neji n'était pas connu pour être bavard, c'est vrai, mais elle lui avait carrément dit que… peut-être qu'elle avait été trop rapide ?
Au final elle marmonna quelque chose qui ressemblait vaguement à « bonne nuit » et pivota sur elle-même pour s'en aller loin d'ici, sauf que Neji retint son poignet.
Elle retint sa respiration quand son regard pâle s'enfonça dans le sien.
- Et qu'est-ce que tu ressens ?
Tenten sentit son cœur s'accélérer au son de sa voix. Si grave et basse, si profonde. Avec une pointe d'anxiété, comme s'il craignait sa réponse.
Pour toute réponse Tenten effleura ses lèvres avec les siennes, sentant Neji la ramener contre lui presque machinalement. Elle frissonna quand sa langue frôla la sienne, et elle se sentit fondre lorsqu'il posa son front sur le sien et qu'il l'observa.
- Tenten, je…
- Je sais.
Elle pouvait le voir dans son regard. Il n'avait pas besoin de le dire pour qu'elle le croie.
- Je t'aime aussi, murmura-t-elle en posant son visage dans le creux de son cou.
J'ai longtemps hésité à mettre ou non la déclaration de Tenten, ayant peur que ça face ringard, mais bon au final je l'ai fait. Quoi qu'il en soit j'espère que ce chapitre vous a plu !
Et que la scène du bisou n'a pas trop surpris - du genre "whoouaah nonn c'est trop tôt, blablablabla".
Kensuké me fait bien rire dans ce chapitre. Il avoue quand même qu'il a donné sa nièce à sa voisine pour se barrer. HAHAHAHHAHA ! Du JAMAIS VU ! xD (Fallait bien que je trouve quelque chose)
à toute :)
