Enfin la Guilde des Guerriers ! Pour le coup je me suis amusé à décrire la première mission car elle m'a bien fait rire. Apparition d'Oreyn aussi même s'il n'y est que brièvement, il viendra après à coup sûr. Plus que 12 chapitres après ça alors enjoy !

Chapitre 7 : La Guilde des Guerriers

Les visages à Bruma étaient pour la plupart fermés et hostiles, peut être dû au temps sombre, au froid ou aux mauvaises nouvelles qui circulaient au sein de l'Empire. J'osai à peine à les interpeller mais après plusieurs tentatives infructueuses, je réussis à tirer mon information. Je devais me rendre à Chorrol, encore une fois, là où se trouvait le siège de la guilde des Guerriers. J'attendis le lendemain pour le faire, me prenant une chambre pour la nuit et désespérant sur ma bourse qui se vidait à vive allure. Je n'étais pas restée au temple du Maître des nuages car j'avais besoin d'une certaine distance pour remettre mes idées en place. J'étais désormais une Lame, une protectrice de l'empereur. On était bien loin de la pauvre petite elfe des bois qui parcourait les rues à la recherche d'un abri, ni celle qui s'était fait arrêter sans raison et jeter en prison. C'était un changement majeur et je devais prendre le temps de réfléchir dessus. Me rendre à Chorrol et m'engager dans une guilde me paraissait être un bon moyen d'enrichir mon expérience, de gagner de l'argent et de me préparer à me battre pour l'Empire au mieux de mes capacités.

Je mis plus longtemps que prévu à atteindre Chorrol au pas de course mais arrivai au milieu de journée. Je passai par le prieuré et saluai les quelques moines qui s'afféraient à remettre en état leurs terres ravagées. C'était la première fois que je pénétrai à Chorrol alors que j'étais passée devant bon nombre de fois depuis. Les rues étaient larges et pavés, aussi propres que les murs blancs des maisons environnantes. Les petits manoirs foisonnaient à l'entrée de la ville mais j'aperçus de vulgaires cabanes au loin, dans une partie reculée de la ville. Je demandai mon chemin au garde de la porte principale et me dirigeai finalement vers la bâtisse de la guilde des Guerriers. Elle était bien plus grande que je ne m'y attendais, postée juste à côté de la guilde des Mages. Elles entouraient une grande place au centre de laquelle trônait un magnifique chêne, vieux mais plein de vie. Des gens parlaient avec animation autour, partageant les dernières nouvelles de la journée. J'entendais des coups de métal contre du bois et m'imaginais que certains membre de la guilde devaient s'entrainer à l'arrière du bâtiment. Je finis par sortir de ma contemplation et pénétrer par la porte massive.

Je débouchai sur une large pièce avec en son centre une poupée de bois marquée par les coups de lames. Le sol était tapissé d'un tatami usé par le temps et les nombreux pieds qui l'avaient foulé. Un feu de cheminé illuminait la pièce, derrière la poupée de bois. Sur la gauche j'aperçus une petite salle qui devait servir de garde manger. Au fond à droite, une autre porte donnait sur un escalier. Deux membres de la guilde étaient occupés à s'affronter. L'un des deux était un des nordiques les plus imposants que j'ai vu, armé d'une épée deux fois plus large que mes avant-bras. Il luttait contre une petite elfe des bois protégée d'un bouclier. Celle-ci esquivait avec grâce ses coups et s'amusait à le piquer à différents endroits avec sa courte épée. Un homme en armure en acier s'avança vers moi et je détachai mon regard de l'affrontement.

« − Puis-je vous aider ?, s'enquit calmement ce que je présumais être le portier

− Oui, je souhaiterai rejoindre la guilde

− Allez parler à Vilena Donton, je vais vous accompagner jusqu'à son bureau »

Nous montâmes à l'étage. Il s'agissait d'une salle à manger confortable avec une grande table au milieu, pleine de nourriture diverse. Plusieurs personnes y mangeaient et bavardaient tranquillement. Je sentis cependant une certaine gêne en dessous de cette apparence calme. Différentes portes donnaient sur les dortoirs et sur des chambres individuelles. Un chien loup vint m'accueillir en remuant la queue. Je le caressai avant de partir à la suite du portier qui gravit encore un étage. Cette fois la pièce était rempli de bureaux et de livres. Des membres s'afféraient sur des papiers, étudiant leur contenu minutieusement. Et enfin nous arrivâmes au dernier étage. Un seul bureau trônait en son centre, large et finement sculpté. Des vitrines au fond exposaient des épées magnifiques et des objets précieux. Une femme dans la cinquantaine discutait avec animation avec un dunmer au visage dur. Je ne m'attendais pas à ce que la Maître de la guilde soit une femme. Pourtant en la voyant, je ne doutais pas de sa force. Elle avait les cheveux courts châtains, parsemés de gris, qui encadraient un visage tanné par le soleil et le temps. Elle portait une cuirasse de cuir et d'acier qui lui tombait aux genoux et une masse au métal sombre pendait à sa ceinture. Son regard était féroce et je me dis qu'il serait judicieux de ne pas en faire mon ennemi. Son interlocuteur était aussi impressionnant qu'elle. Je ne connaissais pas très bien les dunmer mais je savais qu'ils étaient froids et durs, aussi intrépides que les orques. Les yeux rouges de celui-ci brûlaient d'un feu guerrier. Il avait le crâne rasé sur les côtés avec seulement une fine queue de cheval sur le sommet. Tous les deux se tournèrent vers nous alors que nous approchions. Je me sentais insignifiante devant leurs regards impétueux.

« − Oui ?, interpella Vilena Donton

− Cette jeune personne souhaite intégrer la guilde, dit le portier avant de se mettre l'écart

La vielle femme me détailla soigneusement de la tête au pied. Inconsciemment j'inspirai profondément et gonflait la poitrine, dans un veine effort pour paraître plus imposante. Le dunmer ne me jeta qu'un bref regard avant de grommeler tout bas.

− La guilde des Guerriers cherche toujours du monde, finit par dire Vilena d'une voix douce mais ferme, si vous n'avez pas de casier judiciaire et que votre tête n'est pas mise à prix, nous pourrions avoir besoin de vous

Au son de sa voix, je savais qu'elle n'était pas très convaincue par son discours. A leur place je pense que j'aurais été dans le même état d'esprit mais je n'étais pas prête à dire mon dernier mot, j'étais une Lame, je pouvais devenir une guerrière.

− Cela vous intéresse-t-il donc de nous rejoindre ?

− Oui, fis-je d'une voix décidée

− Excellent, vous voici désormais Associé de la guilde. Pour les contrats, vous devrez contacter soit Azzan soit gro-Khash, à l'étage en dessous. Vous commencerez par de petits travaux puis lorsque nous le jugerons, nous vous promettrons à un poste plus important. Vous pourrez demander aux différents membres de vous apprendre à vous battre. Quant aux règles, elles sont simples. On ne vole ni ne tue un membre de la guilde. Vous pouvez vous installer ici si vous n'avez pas de domicile. Maintenant disposez.

Je sentis la main du portier sur mon épaule qui me guida vers la sortie. J'étais étonnée par cette entrée presque trop facile au sein de la guilde. Nous nous redirigeâmes vers l'étage de la salle à manger. Le portier me guida vers le dortoir et me montra un lit inoccupé.

− Voici votre nouveau chez-soi. Vous pouvez venir vous servir de quoi vous sustenter quand vous le voulez. Les autres membres de la guilde se réunissent cependant le soir pour dîner ensemble et partager des nouvelles de leurs derniers contrats en cours. Maintenant vous pouvez aller demander à Azzan un contrat ou alors vous reposer. Il se trouve à l'étage au dessus, le rougegard avec la hache dans le dos. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser…

Je restai un moment sur place, à contempler mon nouveau lit miteux et le coffre à son pied. Je n'avais pas de possessions à ranger dedans ni particulièrement envie de me reposer. Je me dirigeai donc vers l'étage supérieur. Azzan avait la peau sombre, caractéristique des rougegard, et je le reconnus à son énorme hache à double tranchant dans le dos. Il me fut sympathique dès que je posai mon regard sur lui. Il avait une certaine force de caractère mais son visage doux était accueillant. Je m'avançai vers lui, alors qu'il était occupé à lire un parchemin sur l'un des bureaux. Je notai la présence d'un orque imposant sur celui en face du sien et devinait qu'il devait s'agir de gro-Khash. Je me postai devant Azzan et attendis patiemment qu'il ait terminé sa lecture. Finalement, après un long silence, il remarqua enfin ma présence. Délaissant son parchemin, il porta son regard sombre sur moi et m'inspectait de la tête au pied comme l'avais fait Vilena quelques instants plus tôt.

« − Ah, vous devez être notre nouvelle recrue !, m'interpella-t-il en se levant

Il me serra fermement la main et m'invita à m'assoir devant lui.

− Je suis Azzan, Gardien de la guilde. Je serais votre supérieur direct avec gro-Khash là-bas, nous vous donnerons vos contrats et vos promotions si jamais vous les méritez.

J'entendis l'orque me saluer en grognant sans même relever la tête du document qu'il lisait.

− Tout d'abord, quel est votre nom ?

− Je m'appelle Ash.

− Très bien, avez-vous une expérience dans le combat en général ou un fait d'armes quelconque ?

Je réfléchis un moment. Je ne pouvais pas juste dire que j'étais prisonnière à la base. Et je ne voulais pas non plus mettre en avant mon nouveau statut de Lame car je voulais que cela reste secret. Il restait Kvatch.

− Et bien j'ai déjà combattu quelques gobelins et j'ai refermé une porte d'Oblivion à Kvatch

Un étrange silence suivit mon annonce. Azzan me fixait avec des yeux ronds et je sentais l'attention de gro-Khash derrière mon dos.

− Vous êtes le héros de Kvatch ?, déclara le Gardien avec stupéfaction

− Je ne sais pas, je n'ai fait que refermer une porte d'Oblivion là-bas, avec l'aide d'un garde, précisai-je avec embarras

− Et bien ça… Je ne doute pas que vous parviendrez à monter rapidement les échelons jeune Ash, me sourit chaleureusement Azzan, si vous voulez vous former davantage, nous avons plusieurs membres qui peuvent vous aider. A moins que vous ne vouliez commencer à travailler directement

− Je souhaiterai prendre un contrat dès maintenant, je suis un peu à sec…, répondit-je mal à l'aise

− Pas de soucis, j'ai ce qu'il vous faut. Nous venons de recevoir un contrat sur Chorrol, Arvena Thelas a un problème de rats chez elle.

Je laissai échapper un soupir.

− Héros de Kvatch ou pas, vous êtes bien obligée de commencer au bas de l'échelle ma chère, ria Azzan devant mon air déconfis, nous sommes tous passés par ça.

− Très bien, je vais le faire. J'ai juste horreur de ces satanées bestioles

− Comme nous tous. Vous trouverez la maison de Thelas à l'autre bout de la route principale, bonne chance. »

Je pris congé sans tarder et sortis de la guilde sous le regard curieux des deux Gardiens derrière leur bureau.

Je ne mis pas longtemps à trouver la maison de Thelas et frappai lourdement contre la porte du petit manoir. Une dunmer m'ouvrit au bout de quelques minutes.

« − Vous êtes de la guilde des Guerriers ?, m'aborda-t-elle avec un ton désagréable

− Oui, avez-vous un problème ?

Sans répondre à ma question, la femme me fit pénétrer chez elle mais ne m'invita pas à m'assoir. Elle se cantonna à me faire face de son air hautain de bourgeoise dans le hall de sa maison. Je sentais que j'allais avoir du mal à garder mon sang-froid avec celle-là si elle continuait à me toiser avec autant d'animosité.

−J'ai un problème oui, cela concerne les rats de mon sous-sol.

− Des rats ?

− Oui des rats dans mon sous-sol. Et ils ont été tués par quelque chose ! C'est horrible. Mes pauvres petits bébés ! Vous devez faire quelque chose. Je ne sais pas ce que je ferais sans eux… Leur petit nez rose, leur petite queue écailleuse. Je vous en prie, descendez au sous-sol et allez voir ce qu'il s'y passe.

Soit. Je ne m'attendais pas à ça. Plongée qu'elle était dans son admiration sur ses bestioles, elle n'aperçut pas l'air dégouté qui était apparu sur mon visage.

− Très bien, je vais allez voir ça… Où se trouve le sous-sol ?, m'enquis-je récalcitrante

− Par là.

Elle me guida dans sa petite salle à manger puis jusqu'à une porte au bout de la pièce.

− Je reviens. »

Thelas m'observa avec inquiétude dégainer mon sabre et ouvrir lentement la porte. Je m'engouffrai dans un couloir humide et froid et m'avançai jusqu'au bout. Des bruits écœurants m'accueillir. J'entendis les chocs des griffes des rats contre la pierre, leurs petits couinements désagréables. Puis un bruit de lutte brisa cela. Les rats se mirent à crier de peur alors qu'un grondement résonnait. J'inspirai et tournai vers la gauche. Les rats étaient acculés dans un coin par une énorme bête. Celle-ci se détourna de ses proies lorsque j'apparus. Il s'agissait d'un puma, affamé apparemment. J'eus à peine le temps de mettre en avant ma lame que la bête me bondissait dessus. Aveuglé par sa faim, elle se jeta sur mon arme, abrégeant sa vie. Je basculai sous son poids et tombai sur le dos, le souffle coupé. Avec difficulté, je repoussai le puma et me remis debout alors que les rats s'approchaient de moi. Je battis prudemment en retraite.

Thelas m'attendait anxieusement. Elle faillit s'évanouir en apercevant le sang sur ma poitrine.

« − Qu'avez-vous découvert ? Avez-vous sauvé mes bébés ? Que s'est-il passé ?, me bombarda-t-elle de question.

− Vous aviez un puma dans votre sous-sol

− Un puma ?, s'écria-t-elle en me perçant littéralement les tympans, c'est impossible

− Si vous ne me croyez pas, allez voir par vous-même, grognai-je en me frottant les oreilles, il est entré par un trou donnant sur l'arrière cour.

− Mais… Et s'il y en avait d'autres ? Et s'il n'était pas seul ? Allez trouver Pinarus Inventius, c'est un chasseur, il connait la région comme sa poche. Il saura quoi faire »

Je poussai un autre soupir. Je ne m'étais pas attendu à devoir me retrouver à chasser du puma. Je fis cependant ce qu'elle me demanda. Je rejoignis un breton qui habitait à côté. Il m'accueillit sans problème et après que je l'eus convaincu que j'avais bien tué un puma, nous partîmes en chasse. Nous ne mîmes pas longtemps à les déloger de leur promontoire, sur le sommet d'une colline, juste en face de la muraille de Chorrol. Ce fut un combat plutôt sale. Quatre pumas contre deux humains. J'en sortis avec plus de griffures et de morsures que je ne pus compter mais j'avais achevé la mission. Le chasseur, fier de sa prise, rassembla les carcasses et me donna distraitement une potion de guérison. Je le laissai dépecer le fruit de sa chasse et retournai voir Thelas. J'étais fatiguée et couverte de sang mais contente de mon devoir accompli.

« − Vous pensez tous les avoir éliminés ? C'est vrai ? Et bien c'est faux ! Il en reste un dans mon sous-sol, dépêchez-vous d'aller le tuer

Je la fixai assez longtemps pour qu'elle se rende compte de mon agacement puis me dirigeai encore une fois au sous-sol. Un de ses rats se trouvait dans la gueule du puma, j'en étais secrètement ravie. Je plongeai sur la pauvre bête et lui plantai mon épée dans le corps, alors qu'elle tentait de fuir avec sa proie. Je commençai à me lasser de cette mission interminable, la nuit tombait lentement et j'avais une journée de voyage dans les jambes.

− Remercions les dieux que vous ayez tué cette chose ! C'est ridicule ! Quelqu'un veut du mal à mes pauvres bébés ! Je parie que c'est Tisseplume, ma voisine. C'est elle ! Elle n'a jamais pu supporter ni moi, ni mes compagnons d'ailleurs.

Je faillis rétorquer que peu de gens aimait les rats mais je pense que ça aurait fait plus de mal que de bien.

− Je sais que c'est elle, poursuivit Thelas. Je l'ai vu rôder autour de chez moi la nuit. Elle se croit tellement maligne ! Elle et toutes les autres femmes. Je lui ferai voir moi ! Je veux que vous découvriez ce qu'elle mijote.

− Vous êtes sûre ?

− Je ne vous paye pas pour que vous vous défiliez dès que je donne un ordre, je vous dis que c'est elle

− Très bien, je vais voir ça. »

Grommelant, je sortie à l'arrière du manoir et me postai de telle façon à ce que j'ai vue sur l'arrière du manoir et l'avant et que je ne sois pas visible depuis la route. Et j'attendis. Je faillis m'endormir, je l'avoue, mais alors que je piquais du nez, j'aperçus un silhouette longer les ténèbres. Je restai figée sur place et attendit de voir de qui il s'agissait. Une longue queue couverte de pique menaçant balayait le sol silencieusement et je reconnus un argonien. Ou plutôt une argonienne. Elle s'avança jusqu'à l'arrière de la maison, sans me voir et après un coup d'œil aux alentours, déposa un gros morceau de viande près du trou dans la maison. Ainsi donc la vieille folle avait raison…

Je patientai encore un peu que l'argonienne passe devant ma cachette et m'interposa devant elle. Elle eut un sursaut de peur et faillit détaler mais je levai les mains en signe de paix.

« − Je suis désolée de vous avoir surpris, je ne voulais pas vous faire peur, lui dis-je doucement

− Qu'est ce que vous voulez ?, demanda-t-elle suspicieusement

− Etes-vous Tisseplume ?

− Oui, c'est moi. Que voulez-vous ?

− Je vous ai vu.

− Pardon ? Et bien je ne vois pas du tout ce que vous voulez dire.

Elle se tortilla nerveusement et sa queue battit brusquement de droite à gauche. A la lumière de la torche qui brulait dans la rue, je contemplai sa figure reptilienne. Le museau allongé soulignait son regard de prédateur. Ses écailles vertes luisaient à la lumière du feu et de petits piques couraient sur les côtés de son crâne. J'avais toujours trouvé cette race particulière et peu esthétique mais j'avais rencontré plusieurs de leurs membres au cours de ma vie vraiment agréable.

− Et le morceau de viande est tombé de votre poche comme par enchantement, narguai-je ironiquement

Tisseplume soupira et je vis ses épaules et sa queue s'abaisser piteusement.

− Très bien, vous avez gagné. Je pensais que si je laissai de la viande pourrir dehors, ces sales créatures sortiraient et les gardes pourraient leur régler leur compte.

− Le problème c'est que plutôt que de faire sortir les rats, votre stratagème a attiré des pumas

Un air horrifié apparut sur le visage de l'argonienne, bien que difficile à décerner.

− Des pumas ? Dans son sous-sol ? Je voulais juste faire sortir les rats ! Je ne voulais faire de mal à personne, sauf aux rats. Je vous en prie, ne lui dîtes pas !, me supplia-t-elle

Je voyais bien qu'elle me disait la vérité. Et personnellement, je trouvais son idée plutôt intéressante, c'était dommage que les pumas aient été attirés plutôt que les rats.

− Et si vous gardez ce petit secret, je ne manquerai pas de vous récompenser. Je peux vous montrer quelques trucs d'acrobatie…

Sa proposition m'intéressa aussitôt. Les argoniens étaient réputés pour leur agilité et j'étais bien venue là pour apprendre.

− Très bien, je ne dis rien à Thelas et vous m'apprenez ce que vous savez.

Bondissant presque de soulagement et de joie elle acquiesça aussitôt.

− Venez me rejoindre chez moi, dans la partie nord-ouest de la ville le soir, à la tombée de la nuit, je vous aiderez à améliorer vos compétences.

− Très bien, à demain alors. »

Enfin libérée, l'argonienne disparut dans la nuit sans un bruit. Je me rendis de nouveau chez la vieille folle. Elle m'ouvrit avant même que je n'ai eu le temps de frapper.

− Alors vous l'avez suivi ? C'est elle qui est derrière tout ça hein ? Dîtes-moi ce que vous avez découvert !

− Je suis désolée de vous décevoir mais Tisseplume n'a rien à voir avec tout ça, mentis-je pieusement

− Elle n'a rien dit hein ? Hmph… Mais vous avez réglée le problème et je suppose que c'est cela qui compte. Merci pour tout. Voici votre paiement. »

Elle me tendit une petite bourse pleine de pièce d'or que j'encaissai sans rien dire. Je pris congé et retournai à la guilde. Pour une première mission, je ne m'étais pas trop mal débrouillé. J'espérai juste qu'à l'avenir je n'aurais pas à lutter contre des rats de nouveau.