J'imagine vos tête. O.o : "elle n'est pas morte, celle-là ?"
Ouhh une revenaaaannnte ! Je viens vous hanter, hahaha.
Vous l'avez compris, cette fois, ma flemme a pris un mois pour me lâcher. xD
Anyway, j'ai quand même écris quelque chose, et j'espère que vous ferez vous aussi l'effort de me dire ce que vous en pensez ! :D (ça fait toujours très plaisir !)
Bonne lecture, amigos.
Destinées Liées - Par Maayou
Chapitre 23
« - Neji-san ne souhaite pas diner, monsieur.
- Donne-lui tout de même un plateau dans sa chambre. »
Akané acquiesça et s'en alla. Hiashi était satisfait. Au final, tout rentrait dans l'ordre. Son neveu avait fait le bon choix. Il souffrait peut-être au moment présent, mais plus tard, il comprendrait que son acte n'avait pas été vain. Il changerait le clan, chose que lui-même avait été incapable de faire.
Son frère avait payé à cause de sa faiblesse. Il s'était sacrifié pour le clan. A sa place.
Chaque jour Hiashi ne pouvait s'empêcher de ressentir de la culpabilité alors qu'il se répétait la même chose.
Il aurait dû y aller. Il aurait dû y aller.
Sa fille, son devoir. Pas celui de son frère. Le sien.
Hiashi ne pouvait pas s'empêcher de penser que donner à Neji le titre de leader réparerait sa faute. Il était évident que Neji le méritait, comme l'avait mérité son frère avant qu'il ne soit lui couronné chef parce qu'il était l'ainé. Si Neji était à la tête de la famille, quand lui-même aura fini son devoir, là, il pourrait enfin se reposer…
« - Neji sama, il y a…
- Depuis quand est-ce que tu m'appelles comme ça, Akané ? »
Neji, assis en tailleurs, était pleinement en train de méditer lorsque sa domestique attitrée toqua à sa porte.
Son ton sec ne sembla pas la choquer.
Depuis quelques jours, il était sur les nerfs. Tous les préparatifs pour le mariage l'obligeaient à se rendre compte de ce qu'il était en train de faire. Même Nanako semblait avoir perdu son excitation.
Serrant les dents, Neji tenta de se rappeler que c'était la dernière fois que le clan l'obligeait de faire quelque chose. Parce qu'après, ce serait lui, le chef du clan. Et les choses n'allaient pas être marrantes pour eux tous.
Il ne prévoyait pas de se venger, nullement. Il était au dessus de cela.
La poignée de la porte pivota et la porte s'ouvrit sur Akané, laquelle avait l'air agacé. En dix-huit ans d'existence, il ne l'avait jamais vue comme ça.
- Vous êtes le prochain leader, expliqua-t-elle en déposant un plateau repas sur sa table. Je vous dois le respect.
Neji secoua la tête.
- Merci, dit-il rapidement. Mais je ne préfère pas. Tant que je porte…
- La marque ? Oui, je comprends. On se sent inférieur, n'est-ce pas ?
Neji n'acquiesça pas, parce qu'il était inférieur à personne. Mais il comprenait ce qu'elle voulait dire.
- J'espère que vous ferez bon usage de votre pouvoir, Neji-sama.
- Hn…
Akané en profita pour faire son lit (défait parce que le jeune homme passait son temps à rester enfermé, ne laissant personne rentrer ni le déranger) et se retourna sur le prodige.
- Autre chose ?
Neji leva les yeux et la fixa sans rien dire. Un pli agacé barrait son front. Akané connaissait cette expression : c'était lorsqu'il essayait de dire quelque chose mais qu'il ne savait pas comment. Elle attendit patiemment.
- As-tu…, commença-t-il avec hésitation, mais il se reprit. Aurais-tu des nouvelles de Tenten ?
Akané sourit tendrement alors qu'il évita son regard. Ce qu'il avait grandit.
- Elle va bien, rassura-t-elle. Je l'ai croisée au magasin hier.
- Ah… , fut sa réponse, pensive.
- Comment vit-elle votre décision ?
Comme d'habitude, Neji mit du temps à répondre. Sourcils froncés, il réfléchissait.
- Elle m'évite, fini-t-il par dire. Et je ne comprends pas pourquoi.
Akané secoua lentement la tête. Parfois, les hommes étaient vraiment stupides.
- Neji, vous allez vous marier. Et pas avec elle. C'est dur pour une fille de voir quelqu'un qu'on aime en choisir une autre.
- Tenten sait que si j'avais le choix, j'aurais prit elle.
- Alors pourquoi ne pas l'avoir choisie, elle ?
- Pardon ?
- On a toujours le choix.
- Ce que tu dis n'a pas de sens. Tu sais bien que ma situation ne permet pas une autre alternative.
La domestique secoua la tête.
- Réfléchissez.
Et avec ça, elle fit volte-face et s'en alla.
Neji, lui, resta sans bouger. Il était encore plus confus qu'il ne l'était heures plus tôt. Malgré lui il ne pouvait pas s'empêcher de douter, faisait-il le bon choix ? Devait-il vraiment passer par là, et perdre Tenten au passage ? Parce qu'il savait, il savait au plus profond de lui, que jamais le clan ne l'autoriserait à la voir, leader ou pas leader. Et il n'aurait plus de temps, serait responsable, et les Anciens ne le laisseraient jamais agir à sa guise.
Ce que venait de lui dire Akané avait une part de vérité, c'était inéluctable. Et bien sûr que Tenten n'acceptait pas son mariage… bien sûr. Même si elle avait dit que ce n'était pas grave, c'était parce que, encore une fois, elle était bien trop gentille et pensait aux autres avant elle-même.
Pourtant elle n'avait qu'à dire non… et Neji renoncerait.
Juste un mot. Oui, ou non ?
Il eut un rire amer depuis quand était-il devenu si faible ? Il se serait dégoûté y a deux mois. On lui offrait le titre de leader sur un plateau d'argent et il pensait à une fille…
Neji posa son poing contre son front.
C'étais exactement comme il l'avait dit : les sentiments embrouillaient l'esprit des gens et les rendaient plus faibles… il ne pouvait pas… s'empêcher de penser à elle… son rire, son toucher, ses paroles… Il ne pourrait pas continuer sans ça.
Il avait besoin de ça.
Soudainement, il se leva, enfila un pull et ses chaussures, et, tel un chat, sauta agilement par la fenêtre.
Il devait être sûr de faire le bon choix.
J'atteste que mon devoir de shinobi a été respecté et que la mission est terminée.
Tenten signa le cachet de la mission et la tendit à Tsunade d'une main tremblante. Cette dernière haussa un sourcil :
- N'es-tu pas censée donner ça au daimyo ? C'est après tout, pour lui que cette mission a été faite. »
Tenten secoua la tête. Longtemps elle avait admiré la dame, mais après ce qu'elle lui avait dit sur sa mère, la kunoichi avait perdu toute son admiration. A présent elle était vide. Difficile de garder la tête haute alors qu'elle se dégoûtait elle-même.
Elle mentait en permanence. Rock Lee, Neji… Surtout Neji. Elle l'évitait, prétextant avoir entraînement avec Shino, ou Shikamaru. Les deux étaient assez gentils pour la supporter. Elle ne voulait pas voir Neji : elle savait qu'elle était une mauvaise menteuse, et que tôt ou tard il découvrirait la vérité…
Tsunade la fit sortir de ses pensées :
- Tenten ?
- Tsunade-sama…, commença-t-elle avec un soupir. J'aimerai que vous vous en chargiez. Je n'ai plus à rien à lui dire.
Le Hokage leva un sourcil surpris.
« - Pourquoi ça ?
- Je… je ne sais pas si je devrais en parler… »
On toqua à la porte. Visiblement, malgré l'heure tardive, le Hokage avait de la visite.
« - Deux secondes ! Lança-t-elle sèchement. Ta mission s'est mal passée ?
- N'est-ce pas top secret ? »
Tsunade eut un rire sarcastique.
- Je suis au courant de ta mission, compte tenu du fait que c'est moi qui l'aie agrée. Tu fais partie de mes agents, après tout. Le Daimyo n'a, à la base, aucun droit de t'utiliser pour faire en sorte que le Hyuuga se marie avec sa petite fille… mission qui est d'ailleurs insensée car très personnelle.
- Je suis d'accord, acquiesça Tenten. Les Hyuuga en tirent bon profit.
- Et le Daimyo davantage.
- Comment ça ?
- Le clan Hyuuga est le plus riche de Konoha. S'il est contrôlé par le Daimyo, il aura donc des droits sur une bonne partie de nôtre village. Et les Hyuuga gagnent en puissance. Tu sais comme égoïstes ils sont… Je sais que leur rêve est que l'un des leurs soit Hokage. Surtout ce Hisoka… insupportable.
Tenten ouvrit grands ses yeux.
- Ai-je fait une erreur en acceptant cette mission, Tsunade-sama ?
- Non. Au contraire. Konoha aura de meilleurs aides et plus d'argent. Et puis tu as fait preuve de beaucoup de maturité en l'acceptant. Néanmoins… la prochaine fois que le Daimyo essaye de t'utiliser, soit méfiante, Tenten. C'est bien d'être loyale, mais Sâto est un peu extrême. T'utiliser pour que Neji se marie à sa petite fille afin d'agrandir son territoire … le pauvre, il n'en sait rien.
Inutile de dire que Tenten se sentit encore plus mal en sortant du bureau. Elle fut tellement dévastée qu'elle ne remarqua pas que quelqu'un venait de tout entendre alors qu'elle rentrait chez elle.
Comment pouvait-elle continuer à mentir ouvertement à la personne qu'elle aimait ? Ca la tuait intérieurement.
Tenten eut un mauvais pressentiment lorsqu'elle passa sa clé dans la serrure. Elle fronça les sourcils et tourna doucement la poignée. Elle avait l'impression que quelqu'un l'observait… pas loin… comme…
Soudainement, elle se retourna avec une vitesse aveuglante et lança un shuriken sur sa cible.
La voix de Neji se fit entendre :
- Ugh ! Mais qu'est-ce qu'il te prend ?
Tenten leva aussitôt les mains à sa bouche.
- Neji ! Pardon ! Je t'ai pas fait mal au moins ?
« - … », fut sa réponse alors qu'il descendait agilement au sol.
- Qu'est-ce que tu faisais dans les arbres ?
- Je voulais te parler.
- Oh ? Ah… euh… Bah, entre, entre !
Elle avait bien sûr visé le cœur, mais Neji, étant très rapide, avait réussit à esquiver malgré le fait qu'il ne s'y attendait pas du tout. Il avait au final une entaille sur le pectoral droit. Plus tard elle l'allongea dans son canapé et, à l'aide son kit d'urgence, elle désinfecta sa blessure et y colla un pansement. Neji la regarda faire sans rien dire. Tenten, elle, essayait de ne pas regarder ses yeux, mais voir son torse nu la faisait trop rougir donc, au final, elle leva les yeux sur les siens.
- La prochaine fois que tu viens, réprimanda-t-elle avec des sourcils froncés, préviens. Comme ça, je n'aurais pas à te tuer !
- Où étais-tu ?
- Je… euh… chez Sakura.
Il leva sa main et toucha ses cheveux. Tenten essaya de ne pas se crisper. Son expression était neutre mais elle le connaissait trop pour savoir que ça ne voulait pas dire qu'il le ressentait.
- Tu mens très mal.
Tenten fronça davantage ses sourcils, le teint rouge.
- Je… je ne mens pas !
- Dans ce cas, pourquoi est-ce que tu bafouilles ?
- Parce que tu me perturbes, marmonna-t-elle en croisant les bras. Remets ton tee-shirt.
Neji s'exécuta en silence, sourcils froncés, comme s'il soupçonnait quelque chose, mais Tenten l'ignora. Elle n'aimait pas mentir, encore moins à lui, mais si elle lui disait la vérité, c'est-à-dire qu'elle était chez le Hokage, il poserait trop de questions et douterait d'elle. A la place, elle se leva et rangea les médicaments à la salle de bain, et quand elle revint, Neji n'avait pas bougé.
- Qu'est-ce que tu voulais me dire ? Lui demanda-t-elle, un peu sur la défensive.
- Tu m'évites.
Tenten ne nia pas. Elle croisa les bras et observa le sol avec intérêt.
- Pourquoi ? Demanda-t-il ensuite, le regard sombre. A cause du mariage ?
- Non, Tenten secoua la tête. Ca n'a rien avoir avec ton mariage.
- Mais ça te tracasse, n'est-ce pas ?
Tenten haussa les épaules et évita son regard. A la place, elle observa ses mains, tendue.
- C'est juste que… ça fait bizarre. Tu te maries. Et moi…
Il resta silencieux. Elle décida de poursuivre.
- Et moi, comme toujours, je vais rester seule.
- Tenten, regarde-moi.
Parce qu'elle ne bougea pas, il attrapa son menton et le leva vers lui. Il s'approcha, et quand ses lèvres effleurèrent les siennes, Tenten ne put s'empêcher de les embrasser légèrement, leur lèvres s'attrapèrent et se caressèrent… mais comme toujours, il recula et planta son regard dans le sien.
- Si tu ne veux pas que je me marie je ne le ferai pas.
Hypnotisée par la beauté de ses yeux mauves, Tenten ne tenta pas de détourner son regard. Oh qu'elle l'aimait. Elle revoyait ce garçon qu'il était y a dix ans, alors qu'il passait toujours après les autres dans sa famille, lui qui n'avait jamais reçut aucun amour. Lui qui avait perdu son père et sa mère à cause de leur position dans le clan. Aujourd'hui il avait grandit, il était devenu beau et fort, et, alors qu'il pouvait enfin sourire à la vie, il lui disait qu'il était sur le point de tout abandonner pour elle… S'il savait ce qu'elle avait fait, plus jamais il ne la regarderait comme ça.
Soudainement elle fut remplie d'un profond sentiment de chagrin, et elle suffoqua.
Tenten ne pouvait plus se contrôler - sa bouche s'ouvrit avant même qu'elle ne réfléchisse :
- Pardonne-moi…
Et avant même que son cerveau n'enregistre ses paroles, elle était en train de pleurer. Elle pleurait rarement, presque jamais, mais depuis quelques jours, elle avait trop de tension sur ses épaules, et elle supposa que c'était la manière qu'avait son corps de lui dire stop.
Parce que Neji n'était pas habitué à réconforter ou consoler, il fut mal à l'aise, mais n'aima absolument pas ce qu'il voyait. Tenten avait l'air vraiment malheureuse, et il se demanda si ce n'était pas sa faute… avait-il dit quelque chose de mal ? Il comprenait que c'était normal de pleurer, même si lui ne l'avait jamais fait – enfin, que lorsque son père était mort, y a très longtemps - et il avait lu quelque part que le contacte humain réconfortait, alors sans rien dire, il la prit dans ses bras et la laissa pleurer contre son tee-shirt.
Quand, plus tard, il lui demanda ce qui n'allait pas, elle renifla et lui assura juste que ce n'était rien. Tête sur son épaule, elle voulait simplement rester là et ne pas penser à ses soucis. Il n'était pas d'accord mais elle changea rapidement de sujet en lui disant qu'il devait se marier, parce qu'il allait regretter toute sa vie de ne pas avoir saisit l'occasion.
- Et nous ?
Elle cligna ses yeux marron.
- Quoi, nous ?
- Qu'est-ce qu'on va faire ?
- Oh, murmura-t-elle, on va se débrouiller, comme d'habitude…
Le silence s'installa entre eux, et personne n'osait regarder l'autre. Ils savaient tout deux que leur relation ne serait pas possible après ça. Mais il était bien sûr trop difficile de se rendre à l'évidence. Ils étaient jeunes alors ils espéraient.
Tenten espérait malgré elle que quelque chose, n'importe quoi, les sortent de là…
- Au fait. Tu veux toujours aller à la kermesse de dimanche ?
Tenten sursauta.
- J'ai jamais dit que je voulais y aller…
- Je te connais assez pour savoir qui tu es et ce que tu veux, Tenten.
Son ton, agacé, la fit sourire.
- Et toi, renvoya-t-elle, tu as envie d'y aller ?
- Bien sûr que non, répliqua le prodige, vertement. Mais je sais que tu veux y aller.
- Et donc ?
- Et donc je vais me forcer à venir.
Tenten sourit davantage alors qu'il se renfrogna et ne put s'empêcher d'embrasser sa joue. Il était trop mignon quand il boudait.
- Et Nanako ?
- Je n'aime pas jouer la comédie, marmonna Neji en croisant les bras. Elle ira avec qui elle veut.
- Neji ! Arrête de défier le clan. Tu le regretteras !
- Je préfère juste profiter de ma liberté tant qu'il est encore temps.
Et sur ces paroles, il la bascula en arrière et colla ses lèvres aux siennes. Et sous ses baisers dévastateurs, Tenten oublia tous ses soucis.
- Hakke kusho !
Sa paume s'enfonça dans l'arbre, et la puissance d'impacte de son chakra contre le tronc déchira l'arbre en deux. Neji, essoufflé, fronça les sourcils quand il constata qu'il n'était pas seul.
Il se retourna et tomba nez à nez sur Hirofumi. Lequel souriait vertement.
- Ouch, tu n'as pas l'air content… !
- Dégage de là.
Hiro se mit à rire de plus belle.
- J'ai appris quelque chose de marrant. J'ai pensé que je pourrais partager avec toi la nouvelle !
Neji l'ignora. Il était tard et il n'avait pas de temps pour de telles gamineries. Et puis, s'il l'ignorait, l'imbécile le laisserait bien tranquille.
- J'aurais fais la même tête à ta place. Savoir que même une coéquipière m'utilise, j'aurais été aussi dégoûté. Je compatis, ajouta-t-il avec une fausse pitié. Mais c'est tout à fait normal, dit-il d'un air sérieux. Tout le monde sait que les Bunke ne servent qu'à être utilisés. Et Tenten a été vraiment maligne, je l'avoue. Même moi, je suis tombé dans son piège !
Neji s'arrêta de frapper l'arbre et se retourna lentement vers son aîné.
- Soit tu restes et tu le regretteras, soit tu t'en va et tu as la vie sauve.
Voix parfaitement contrôlée. Pas une once de la colère qui le tenaillait. Comment osait-il parler de Tenten de cette façon devant lui ?
- Ah, parce que tu ne sais pas ! C'est ça ? Tu n'es au courant de rien ! C'est encore plus drôle !
Hilare, Hiro se mit à rire. Neji plissa les yeux et, sa patience ayant atteint sa limite, il agrippa le Hyuuga par le col de sa chemise en soie et le colla contre un mur. Hiro pantela.
- De quoi tu parles ? Gronda-t-il en serrant sa poigne.
- Tu ne serais pas content, marmonna Hiro avec difficulté, mais il souriait toujours. Tu vas être surpris. Voici la vérité…
Et Neji regretta aussitôt de lui avoir demandé.
Le jour même de la kermesse, Tenten ne voulait pas y aller. Au lieu d'être excitée comme elle aurait dût l'être, elle était stressée comme pas possible, c'est dingue !
Bien sûr, comme toutes les filles de son âge, elle ne trouva pas quoi porter. Elle trouva finalement au fond de son tiroir un vieux kimono qu'elle avait acheté sur coup de cœur – elle avait aimé le rouge vif du tissu, comme du sang, s'était-elle dit, mais aujourd'hui, elle voyait plus tôt la couleur de ses sentiments (au final elle ne l'avait jamais porté) – et l'enfila. Bien sûr elle fut mal à l'aise et regretta tout de suite ses vêtements fluides et confortables. Néanmoins, se dit-elle, s'était la première fois qu'elle allait à la kermesse avec une personne qui comptait vraiment, alors elle fit un effort.
Elle fronça les sourcils quand elle croisa un miroir. C'était clair : elle ne pouvait pas y aller coiffée comme elle l'était tous les jours.
Avec un grognement, elle défit d'un geste agacé ses macarons et contempla ses cheveux. Elle y passa un coup de brosse et décida de se forcer à les laisser lâchés, sachant que Neji avait l'air de les apprécier comme tel. Elle n'aimait pas avoir ses cheveux voler dans tous les sens alors qu'elle devait se battre : maintes kunoichis avaient perdu leur combat à cause de leur chevelure ! Même Ino les attachait. Seul Neji semblait arriver à se battre avec les cheveux à peine coiffés.
Tenten secoua la tête et sursauta quand on toqua à la porte. Ca y'est. C'était l'heure. Calme-toi ma vieille, se réprimanda-t-elle sèchement. C'est rien du tout.
Et avant qu'elle ne puisse changer d'avis, elle ouvrit la porte.
Neji s'était forcé, hurlé, de faire l'effort de lui demander si c'était vrai. Si, elle aussi, comme les autres l'avait simplement utilisé pour arriver à sa fin. Et d'ailleurs, se hurla-t-il, pourquoi cela n'aurait pas été vrai ? Bien sûr qu'elle l'utilisait. Bien sûr qu'elle jouait l'hypocrite.
Après tout, qui ne l'avait pas utilisé ? Hiashi, le clan, Tsunade, et maintenant même elle.
- Alors c'est vrai ? Tu travailles vraiment pour le Daimyo ? Est-ce que je ne suis qu'en fait, une simple mission pour toi ? Un outil ?
Sa voix sonna comme celle d'un autre. Dénuée de sensation. Grave et vibrante.
Mais pour une fois, il regarda au travers de ses sentiments et vit absolument tout.
Il vit son choc. La façon dont sa bouche s'ouvrit pour se refermer. Ses sourcils se courber. Ses doigts trembler. Son corps trembler.
Constater la vérité avec ses propres yeux était plus difficile que l'entendre de la bouche de son pire ennemi.
Son cœur saigna alors qu'il l'observa.
Elle qui, alors qu'elle se tenait devant lui avec une expression abasourdie, était plus belle que jamais. Son visage était légèrement maquillé et mettait en valeur la pureté de ses yeux et son innocence… Il voulait passer sa main dans ses cheveux et lui retirer son joli kimono qui mettait si bien ses formes en valeurs…
L'embrasser... malgré la haine qui faisait bouillonner son sang.
Neji serra son poing si fort qu'il faillit transpercer sa peau avec ses doigts. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il se passait. Un cauchemar, peut-être ? Tenten ne pouvait pas, elle aussi, l'avoir trahi, ce n'était pas possible.
Il comprenait mieux maintenant pourquoi elle voulait à ce point qu'il se marie. Cela n'avait rien avoir avec sa prétendue gentillesse. Tout était, comme il le disait toujours, prédéterminé. Evidemment, c'était logique ! C'était pour sa mission ! Quel imbécile il avait été, c'était évident. Elle l'avait utilisé lui pour avoir un meilleur niveau, la profiteuse, la… la…
« - Est-ce que tu m'as menti, oui ou non ?! »Grogna-t-il soudainement, sa haine jaillissant en lui comme son chakra le ferait. « Réponds ! »
« - Oui ! » Hurla Tenten, les yeux remplis de larmes, et elle leva la main et toucha le pan de son tee-shirt. « Mais Neji, ce n'est jamais ce que j'ai voulu faire ! Le daimyo m'a piégée ! Nej-»
Il la repoussa.
« - Ne me touche pas. »
Son beau visage se défit, et Neji sentit son cœur se serrer alors qu'il observa la personne qu'il aimait souffrir à cause de lui. Comment pouvait-il avoir encore de la place pour elle dans son cœur ? Quelle faiblesse !
Il serra les dents. C'était une simple illusion. Il n'y avait rien dans son cœur. D'ailleurs, il ne l'avait jamais aimée. C'était une illusion.
- Tu l'as fais exprès, n'est-ce pas ? Poursuivit-il, amer. Tu es venue à la maison, m'a retourné la tête avec tes idées. Puis tu t'es rapproché de moi. Tu as profité de ma faiblesse et m'a fait croire que je pouvais compter sur toi. Tout ça pour ton propre compte. Tu as peut-être pensé qu'en travaillant avec le daimyo, Tsunade te remarquerait, c'est ça ?
- Non ! Ecoute m-
- C'est fini, lâcha-t-il.
- Neji !
Elle lança un kunai pour le retenir, mais il l'esquiva rapidement.
- Neji ! Lança-t-elle d'une voix pleine de sanglot. Je t'ordonne de te retourner !
Il fit volte face et sans alla avant de faire une chose qu'il allait regretter. Ca voulait dire la prendre dans ses bras et tout lui pardonner.
Comment avait-elle pu oser ? La… la…
Neji grogna sauvagement alors que l'insulte ne venait pas. Il était juste rempli de haine. Pourquoi, oh grand pourquoi l'avait-il crue ?
Tout ce passait exactement comme il l'avait prévu. A présent il était seul et brisé.
Cela avait pourtant l'air si vrai… si juste…
Le destin finira toujours par le rattraper.
Si Neji laissait au moins Tenten s'expliquer, il n'aurait pas aussi mal, on est bien d'accord. Mais bon.
Merci d'avoir lu ! Quel courage ! Vous venez de lire 4005 mots !
Avant de vous dire à bientôt (XD mensonge aussi grand que le mont Everest), je vais pour une fois répondre aux commentaires.
Neutral Wolf : Merciii ! Neji est beeetee je suis d'accord ! Et Tenten aussi ! Et je suppose que tu dois les trouver encore plus stupides dans ce chapitre hahaha
Kowata : Chère Kowata, si Tenten perdait son statut de kunoichi, elle serait vraiment triste. Déjà qu'elle n'a pas de famille, elle ferait quoi sans son devoir ? Sa passion ? Je pense que ça la fait renaître, tu vois... comme tous dans Naruto. Même Shikamaru ne voudrait pas arrêter XD
Caramelise : Ouiii, les pauvres !
Smeylie : Si tu lis ce message, je tiens à ton dire que ton commentaire m'a fait sourire comme ça ":D" et que j'espère que tu n'es pas morte, parce que voilà la suite !
Maga-Chan : Tu es maligne. Hiro a utilisé son Byakugan et bien sûr, il aime tout gâcher. J'espère que la suite t'a plu ! ^^
Kimney : J'abandonnerai que quand ce sera fini XD Merci ! J'espère que tu as aimé ce chapitre aussi !
Je remercie Anonyme Enragé, qui m'a fait beaucoup rire, Blueminds, Sand, Freebird, Rebecca, Canelle, Isabelle, Adouille cuite (mdr), Frip, Katsuhina, et tous les autres qui ont, comme ceux que je viens de citer, n'ont pas de compte et me suivent.
Comment je fais ma star là XD
