Petit warning : il se peut que ce chapitre soit un peu plus violent que les autres mais rien de bien poussé ni graphique (mention de torture et évocation de massacre)

Chapitre 15 : De sève et de sang

J'attendis la nuit pour pénétrer Chorrol, non sans soudoyer les gardes à l'entrée au passage. Il n'y avait personne dans les rues à cette heure tardive mais je préférai me faire aussi discrète que possible. Je portai Ajum-Kajit sur mon épaule, tachant de conserver l'équilibre malgré ses ruades terrifiés. J'avais pris soin de le bâillonné avant d'avoir pénétré la ville.

Oreyn m'ouvrit la porte sans que j'aie à frapper, il devait me guetter depuis un moment. Il referma soigneusement après que j'eus franchie le seuil et m'indiqua de poser mon fardeau sur la chaise trônant au centre de la petite pièce.

« − Vous l'avez ramené. Bien. Il est temps de poser quelques petites questions.

Il avait dit cela avec un grand sourire froid en se craquant bruyamment les phalanges des doigts et l'argonien l'avait observé avec des yeux exorbités. Je lui enlevai son bâillon avant de rapprocher une chaise sur laquelle je m'assis à côté. Oreyn se mit à nous tourner autour, une lueur dangereuse dansant dans son regard.

− Bon voilà le truc, commençai-je, nous souhaitons des informations et vous allez gentiment nous les donner auxquels cas mon camarade ici présent défoulera ses nerfs sur vous et je n'ai pas la force ni l'envie de l'en empêcher.

− Qui êtes-vous ? marmonna l'argonien d'une voix terrifié

− Qui nous sommes n'est pas important. Combien êtes-vous ?

Ajum-Kajin me fixa avec perplexité puis avec suspicion.

− Pourquoi voulez-vous savoir ça ?

La gifle qui envoya violemment sa tête sur le côté le rappela à l'ordre. Choqué par ce coup soudain, il ouvrit la bouche comme un poisson hors de l'eau puis jeta un regard empli de douleur et d'humiliation à Oreyn. L'elfe l'ignora et se massa doucement la main, irritée par les écailles de l'argonien.

− C'est nous qui posons les questions, grommela-t-il en reprenant sa déambulation autour de nous, combien êtes vous ?

− Je…, commença difficilement Ajum-Kajim avant de s'arrêter à cause du regard à glacer le sang que le Champion lui envoya, nous sommes plus de cent maintenant. Nous prenons de l'ampleur de jour en jour.

− Et bien voilà, c'est pas si dur, m'exclamai-je en lui tapotant le genou, plus vite vous nous direz ce que vous voulez et plus vite nous vous laisserons partir

− Vous allez vraiment me laisser partir ? baragouina l'argonien avec des yeux débordant d'espoir

− Seulement si vous répondez à nos questions, l'assurai-je

− Qui dirige la Compagnie Boinoir ? reprit l'elfe noir

L'horreur se dessina sur le visage reptilien du prisonnier. Son regard fureta partout dans la pièce, à la recherche du moindre moyen d'échapper à la question. Il tremblait littéralement de peur.

− Non ! Je ne vais pas le trahir ! Je ne vous dirai pas ! s'écria-t-il d'une voix haut perché

− Mauvaise réponse, grimaçai-je

Encore une fois, le coup partit sans qu'il ne le vit venir. Cependant, c'était non plus une gifle mais un vrai coup de poing dans la mâchoire, envoyé avec tellement de force qu'il rejeta l'argonien en arrière. Il chuta durement sur le sol, faisait vibrer la terre brute. Je lançai un coup d'œil étonné et impressionné à Oreyn avant de me lever et de remettre sur ses quatre pieds la chaise et l'argonien dessus. Ce dernier eut du mal à faire la mise au point et ses yeux roulaient douloureusement dans leurs orbites.

− Allez, on se remet, c'est pas encore terminé, repris-je calmement en lui tapotant les joues

Son regard finit par se fixer dans le mien. Il se pencha sur le côté et cracha une de ses dents pointues avec un petit gémissement. Oreyn lui lança un autre de ses sourires carnassiers, toujours en lui tournant autour.

− Qui vous dirige ? répéta l'elfe noir

L'hésitation marqua le visage du reptile. Oreyn fit mine de lui relancer un autre coup et Ajum-Kajin se recroquevilla sur lui-même en criant.

− Non je vous en prie, arrêtez ! Je vais tout vous dire ! C'est Ri'Zikar ! C'est lui qui nous mène. Et il aura votre tête ! Il va tous vous tuer !

Le tremblement de sa voix empêcha sa menace d'être prise au sérieux.

− Bien, on arrive au bout, l'encourageai-je malgré tout, maintenant le plus intéressant, d'où provient le secret de votre force ?

Cette fois, une étrange détermination se lut sur le visage de l'argonien.

− Rien de plus ! Je ne vous dirais rien de plus ! Je choisis la mort ! Vive la Compagnie Boinoir !

Sans qu'Oreyn et moi n'ayons eu le temps de réagir, Ajum-Kajin porta sa main gauche à sa bouche. Une bague que je n'avais pas remarquée jusque là ceignait son annulaire et il mordit dedans de toute ses forces. Aussitôt, son corps s'enflamma vigoureusement, manquant de peu de m'emporter sur son passage. Je bondis en arrière en laissant échapper un cri de surprise. L'argonien ne poussa pas le moindre son pour exprimer la douleur, il n'eut pas le temps de se lever qu'il tombait déjà au sol, mort. Nous restâmes un moment sans bouger, le cœur battant. Puis Oreyn s'approcha du corps à présent méconnaissable.

− Bon sang ! Ce chacal s'est tué ! Pour une mauviette de sa trempe ça m'épate…

Je m'éloignai du corps, l'odeur de carbonisé me donnait des haut-le-cœur et je retins difficilement la bile qui me remonta la gorge. Oreyn se tourna vers moi, imperturbable. Son regard rouge flamboyait de contentement.

− Ca n'a pas été une mort inutile au moins, nous avons réussi à récupérer quelques informations vitales. Mais nous n'avons pas touché au cœur du problème.

− Il va falloir voir ça de l'intérieur, lui dis-je difficilement en contenant la nausée qui me taraudait

− Je n'aime pas trop ça mais vous avez raison. Mais vous êtes la seule capable de faire ça. Vous allez devoir infiltrer les rangs de ces bâtards…Ca sera dur. Vous allez devoir m'évitez ainsi que tous les membres de la Guilde.

Je réfléchis sur ce qu'il venait de me dire quelques instants. Je prenais de gros risques mais je savais qu'il n'y avait plus que ça comme solution pour dissoudre la Compagnie Boinoir. J'étais Champion de la Guilde après tout, c'était mon devoir.

− Je vais le faire.

− Je n'en attendais pas moins de vous…

− Mmh… Qu'allez-vous faire du corps ? finis-je par demander à l'elfe noir

− Ce n'est pas un souci. Il y a des moyens discrets et efficaces de faire disparaître ça…

− Très bien je pars pour Leyawiin dès ce soir. Je vous tiens au courant dès que je peux, saluai-je avant de sortir sans attendre de réponse »

L'odeur était bien trop horrible pour que je reste une seconde de plus.

Leyawiin était au sud de la Cité Impériale, après Bravil. Je mis deux jours à l'atteindre, en faisant une escale dans un petit village nommé Bord de l'eau. Les gens y étaient vraiment accueillants et pour la première fois depuis un long moment, j'oubliais mes obligations et mes problèmes pour profiter d'une soirée agréable en compagnie de ces gens simples. Je poursuivais cependant ma route en leur promettant de venir les voir un jour prochain.

Mon arrivée à Leyawiin se fit en milieu de journée et j'en profitais pour faire un petit tour de repérage. La ville était tout en couleurs chatoyantes, propre et imposante grâce à ses hauts manoirs. J'appréciai l'odeur qui émanait des étales du marché sur la grande place de la ville et contemplai avec émerveillement des pièces d'armures finement forgées. Je finis par demander mon chemin au premier garde que je vis et me dirigeai enfin vers le manoir de la Compagnie Boinoir.

Comparé au manoir de Chorrol de la Guide des Guerriers, celui-là était beaucoup plus grand et majestueux. Il renvoyait l'image que la Compagnie avait d'elle-même c'est-à-dire fière et arrogante. Je poussai l'imposante porte en chêne et pénétrai dans une ambiance calme, presque froide. L'endroit était encore plus grand de l'intérieur. L'architecture y était à la fois hasardeuse et organisée, laissant un large hall s'ouvrir sur plusieurs pièces, bibliothèques, salle à manger, salle de repos. Une dizaine de membres vaquaient à leurs occupations, le tout dans le silence. Ce fut d'ailleurs ce qui me marqua le plus, cet étrange silence qui émanait de toutes ses personnes réunies. Ils avaient le visage agars, les yeux dans le vide, comme plongé dans une torpeur profonde.

Un Khajiit, dans son armure noire, finit par se rendre compte de ma présence et vint à ma rencontre. Je l'aperçus me détailler de la tête au pied, jaugeant de mon gabarit et de mon armure elfique. Je détestai ce personnage dès que je posai mes yeux sur lui. Il dégageait une aura d'orgueil et de suffisance qui me déplut aussitôt. Je connaissais ce regard, celui d'un être capable de vous poignarder dans le dos pour une plus grande récompense si jamais vous ne faisiez pas attention à vos arrières.

« − Je suis Jar-Fazir, s'introduisit-il sur un ton méprisant, qu'est ce que vous voulez ?

− Je souhaite intégrer la Compagnie Boinoir. Je m'appelle Ash.

− Vous voulez nous rejoindre ? Mmmh… Un autre rat de la guilde quitte le navire, fit-il avec un sourire sans joie

− Qui vous dit que je suis de la Guilde ?, répliquai-je méfiante

− Vous transpirez leur odeur de désespoir…

− Soit et alors ? Je peux quand même intégrer la Compagnie ?, dis-je sur un ton désagréable car ce personnage commençait à m'exaspérer profondément

− Mais bien sur, nous sommes toujours ravis de voir la Guilde perdre ses bons petits soldats, s'exclama-t-il avec un sourire carnassier, vous devez parler à Jeetum-Ze. C'est lui qui s'occupe du recrutement ici.

Sans me laisser le temps de parlementer, il me montra un argonien assis dans la pièce principale et s'éloigna sans un regard. Je grinçai des dents mais fis comme si de rien n'étais et me dirigeai vers le membre assis. La peau reptilienne de Jeetum-Ze était beaucoup plus sombre que la plupart des argoniens qu'il m'avait été donné de croiser au cours de mes voyages. Des éclats rougeoyants flamboyaient sur ses écailles cependant, comme celui du sang sous la lune. Son armure était bien plus impressionnante que celui du Khajiit désagréable, ornée plus richement, éclatante sous les flammes des torches et des bougies qui éclairaient la pièce.

« − Qu'est ce que vous voulez ?, s'adressa froidement l'argonien à ma personne sans lever les yeux

− Je souhaite rejoindre la Compagnie Boinoir.

Encore une fois, je passai sous l'inspection minutieuse de mon intervenant. Celui-ci finit par poser son livre et se redresser. Il était imposant, me dépassant presque d'une tête.

− Vous voulez rejoindre la Compagnie ? Hmm… Vous avez l'air assez expérimentée. Je pense que j'ai déjà entendu parler de vous pourtant. Vous appartenez à la Guilde des Guerriers non ? Vous avez fait beaucoup de travail pour eux ces derniers temps. Oui… Pourquoi est ce que vous voulez vous joindre à nous ?

Il avait dit sa tirade lentement et de façon posée. Mon cœur se mit à battre la chamade mais je respirai profondément, ce n'était pas le moment de me trahir.

− Oui je faisais partie de la Guilde mais il n'y a aucun travail là-bas.

− Pas de travail ? Ha ! Il y a plein de chose à faire ici à Cyrodiil ! La Compagnie Boinoir accepte volontiers de le faire.

Il avait dit cela avec un rire froid, ses yeux flamboyant d'une soif de sang ardente.

− Très bien, nous allons vous trouver de quoi vous occuper.

− Je peux commencer quand ?

− Comme vous semblez impatiente de commencer, suivez-moi dans la zone de formation. Nous avons une mission à laquelle vous aimerez participer.

Je ressentis un fort malaise lorsqu'il prononça ses mots. Quelque chose dans sa posture ou l'intonation de sa phrase me donna la chaire de poule et je frissonnai malgré moi. Sans attendre, je le suivis jusqu'à l'escalier qui nous mena au sous sol. La salle d'entrainement était impressionnante, trois fois plus large que celle de la Guilde. Un tatami en couvrait le sol et une multitude d'armes diverses s'étalaient sur les murs de pierre. Trois nouveaux membres patientaient au centre de la salle. Eux aussi avaient cet étrange regard absent sur le visage et je m'inquiétai de la raison. Mais je sentais que j'approchais de la découverte de leur secret. Je me plaçai près d'un jeune Khajiit au pelage clair et fis face à Jeetum-Ze. L'argonien nous observa un moment sans rien dire puis la parole de sa voix posée.

− Vous avez tous les quatre une mission, les gens du Bord de l'eau ont besoin de nous pour chasser des gobelins qui se sont installés dans la région. Vous savez ce que vous avez à faire. Recrue, j'ai quelque chose à vous dire, déclara-t-il en me fixant intensément

Il m'entraina à l'écart et laissant les trois autres contempler le vide.

− Vous devrez faire attention lors de cette mission. Quelque fois les nouvelles recrues ont des complications.

Je le fixai, les sourcils froncés.

− Elles n'ont pas l'habitude de nos méthodes. Prenez-ça, ça améliorera vos compétences dans les combats. Nous nous en servons souvent, c'est une très très bonne chose.

Il me dit cela en me tendant une petite fiole sombre qu'il avait sorti de sa sacoche. Je pris l'objet avec méfiance et observai le liquide sombre remuer faiblement à la lumière des torche. Sa dernière phrase avait accentué encore plus mon malaise.

− Qu'est-ce que c'est ?, finis-je par demander

− Ceci ? Et bien c'est un cadeau des marais argoniens. La sève d'hist. Un cadeau de ma patrie. L'hist est généreux envers nous, si généreux.

Je le contemplai, choquée par ce qu'il venait de me dire. Je connaissais mal la région des argoniens mais je savais que l'hist était interdit ici en Cyrodiil.

− Vous faites de la contrebande de sève d'hist ?, soufflai-je estomaquée

− Ne soyez pas stupide, grommela-t-il, nous sommes rentrés avec l'hist lui-même. Un superbe hist qui offre ses cadeaux à la Compagnie entière. Ce sont les mages, qui sont si intelligents qui l'ont permis. La magie et le fer. Mais ce n'est pas le moment de parler. Buvez votre cadeau et prenez la route avec vos confrères.

Ainsi donc c'était cela leur secret… La sève d'hist. Je n'aurais jamais cru cela possible. Des rumeurs circulaient sur l'effet dévastateur de ce booster de capacités. Jusqu'à présent, je n'en avais jamais vu de ma vie car les argoniens le conservaient jalousement pour eux. C'était un arbre rare et fragile et ils avaient réussi l'exploit d'en ramener un ici même à Leyawiin, grâce à l'aide des mages. Oreyn avait presque deviné pour le coup.

J'hésitai. Je ne connaissais pas les effets de la sève d'hist mais pour que cela soit interdit à Cyrodiil, il devait bien y avoir une raison. Cependant je ne pouvais pas refuser, d'après le regard de l'argonien en face de moi. Prenant une grande inspiration, j'avalai le contenue de la fiole d'un trait.

Au début je ne ressentis rien, seulement le goût sucré et amère de la sève me couler dans la gorge. Puis une étrange sensation me parcourut le corps. Je me sentis légère, le sang bouillonnant et le cœur battant. Mes sens devinrent plus accrus et ma perception du monde plus précise. Je me sentais renaître, avec une force inimaginable me parcourant les membres. J'eus toute les peines du monde à me concentrer sur ce que me dit Jeetum-Ze, tellement qu'au final je ne compris pas sa phrase. J'étais sur un petit nuage et je suivis les trois autres recrus à l'extérieur du manoir.

J'avais des moments d'absence mais je n'en avais rien à faire, la sensation était bien trop plaisante. Je ne me vis pas monter sur Dust, qui piaffait nerveusement face à mon étrange comportement. Je ne remarquai pas non plus la route défiler à vive allure, je savourai juste le vent sur ma peau et le frisson d'excitation que je ressentais à lancer mon cheval au triple galop. Je n'avais plus aucune notion du temps, je ne sus quand nous arrivâmes, mais le voyage me parut à la fois interminable et trop court.

Des gobelins, il y avait des gobelins partout, ces infâmes monstres verts. Inconsciente de mes propres gestes, je dégainai mon épée et fonçai dans le tas. Prise d'une violente soif de sang, je tranchai, découpai, transperçai la moindre créature qui était à portée. L'odeur du sang flottait dans l'air, son goût métallique m'emplissait la bouche et je savourais davantage le pouvoir qui me courrait dans les veines, la puissance était incomparable.

Je m'entendis rire, crier et même pleurer de façon éloignée, comme si je n'avais plus conscience de mes actions. Je divaguais, emportée par ce flot d'adrénaline. Plus rien n'avait d'importance que de tuer chaque être vivant autour de moi. Alors je me laissai encore plus emporter par la folie. J'enfonçai les portes des maisons, inconsciente des cris de peur et de désespoir qui résonnaient autour de moi. Je tuai encore et encore.

Arriva un moment où il ne resta plus personne de vivant. Je respirai difficilement, avec l'impression que mon cœur allait éclater sous le coup de la pression. Je ne savais pas quoi faire, j'étais perdue. Alors, je me mis à courir. Je quittai les lieux du carnage et m'enfonçai dans les ténèbres.

Chaque ombre était un ennemi, chaque éclat était un danger. Je criai puis ris puis pleurai, tout en fonçant toujours plus loin, bondissant par-dessus les obstacles, trébuchant, chutant.

Encore une fois, je ne sus combien de temps je divaguais ni combien de temps je parcourus la campagne. Finalement, en plein milieu de la rue d'une ville que je ne reconnus même pas, je sentis mon énergie me quitter brusquement. Un malaise s'empara de moi, comme si mon âme n'était plus à sa place dans ce corps si lourd et si maladroit. Je titubai sur place, incapable de me concentrer sur mon environnement puis je laissai les ténèbres me dévorer, heureuse de ne plus avoir à supporter cet état de vide.

Et bien, ça sent le roussi… Non allez, c'était une mauvaise blague, je pète le feu en ce moment dis donc. Vous brûlez d'impatience de savoir la suite ? Rah non allez j'arrête les blagues de mauvais goûts !

En tout cas ce chapitre reste mon préféré. C'est à cause de cette mission que j'ai décidé d'écrire cette fanfic. Elle était horrible dans le jeu… Brrr

La suite arrive bientôt, je sais comme ça peut être frustrant les vilains cliffhangers… Mais maintenant vous savez le pouvoir de la Compagnie Boinoir, ça va barder !

See ya !