Oliver était agacé. Non seulement Felicity n'était pas venue au bureau, mais elle s'était contentée de lui envoyer un mail plus que sommaire. Depuis, elle ne répondait pas à ses appels.
A dire vrai, le jeune homme n'était qu'à moitié surpris. Après tout, ils s'étaient disputés la veille, à cause d'un détail. Il s'en voulait d'avoir laissé sa frustration prendre le dessus et ses nerfs de se défouler sur la jeune femme qui n'attendait que cela pour faire de même. Diggle avait tenté de s'interposer et en avait pris pour son grade au passage. Finalement, tous s'étaient quittés en mauvais termes.
A présent qu'il avait la tête froide, il voulait faire amende honorable, mais encore fallait-il que Felicity lui laisse une occasion de le faire ! Isabelle Rochev n'avait rien perdu de son trouble et s'avança en ondulant des hanches d'une manière fort savante. Mais cela ne fonctionna pas, pas cette fois. Il avait l'esprit trop préoccupé.
_ Qu'est-ce qui ne va pas Oliver ? lança la jeune femme.
Il ne lui servit qu'un visage impassible. Après tout, il avait parfaitement conscience qu'elle était dangereuse, à sa façon. Et il ne voulait pas faire le moindre faux pas.
_ C'est ta blondinette, n'est-ce pas ? J'ai remarqué qu'elle brillait par son absence ce matin. Vous vous êtes disputés ?
_ Cela ne te regarde pas, répondit-il un peu sèchement.
_ Si cela affecte tes minces qualités de PDG, si, ça me regarde, singea-t-elle en retour. En tous les cas, si tu as besoin, je peux te trouver une assistante autrement compétente. Et je suis là, si tu as besoin de compagnie.
_ Isabelle… Tu ne penses pas que tu mérites d'avoir une plus haute opinion de ta personne ? Tu n'es pas fatiguée de te vendre comme ça au plus offrant ?
La gifle cingla sans qu'il ne puisse l'éviter. De toute façon, elle était amplement méritée. Il regretta ses paroles à la seconde même où il les avait prononcé. Mais c'était trop tard. La jeune femme disparut dans un claquement frénétique de talons.
« Super… Du beau travail Oliver, vraiment… »
L'homme soupira et songea que la journée ne pouvait décidément pas être pire lorsque son téléphone sonna. C'était Roy. Il redouta le pire de celui qui demeurait un électron libre.
_ Oliver ? C'est Roy. Je voulais te prévenir, Thea a été agressée. Nous sommes à l'hôpital.
_ Elle va bien ?
Ce fut ensuite la voix de sa sœur qui résonna dans le téléphone.
_ Ca va, Olie. Je lui ai dit de ne pas t'embêter avec ça…
_ J'arrive.
_ Non, ne te donne pas la peine, ce n'est vraiment rien…
_ J'arrive !
Prends ça Isabelle ! Désolée, j'ai pas pu me retenir lol
