Et voici la suite ! Comme je suis moi aussi fan d'Olicity voici une série de scènes qui devraient ravir ceux qui partagent mon avis ! J'espère qu'elle vous plaira. Si la première n'est qu'ébauchée, les suivantes seront plus encore entre le milliardaire et la geekette, promis ! Dites moi si ça vous plait toujours surtout.
Felicity est une jeune femme positive. Sans être aussi naïve qu'on le pense, c'est le genre de personne à voir le verre d'eau à moitié plein et à saisir toutes les opportunités de positiver, quelle qu'elles soient. En cet instant pourtant, elle avait du mal à laisser son naturel prendre le dessus parce que le seul point positif c'était qu'Oliver était vivant et que Sarah et Diggle allaient bien. C'était, certes, un sérieux début, mais c'était largement insuffisant.
_ Je n'ai pas besoin de points de suture !
La voix tonitruante du jeune homme retentit depuis le haut de l'escalier et fut presque aussitôt suivie pas un bruit de coup et un cri étouffé de douleur. Mais à quoi jouaient-ils ? se demanda Felicity en sortant la trousse de premiers secours.
« Oliver devrait nous faire faire un stage en chirurgie ! Enfin, pas à moi, je n'arriverais pas à m'empêcher de vomir, mais à Diggle ça serait très utile ! Ils se sont moqués pour l'équipement de radio, mais là… »
Oliver semblait absolument furieux, si bien que la blonde rentra la tête dans ses épaules d'une manière totalement inconsciente. Elle l'avait rarement vu dans un tel état de rage et ça n'augurait rien qui vaille. Déjà qu'en temps normal il était compliqué de faire entendre raison à Oliver Queen, mais quand il était comme ça, c'était tout bonnement impossible. Felicity ne tarda pas à comprendre ce qui opposait les deux amants.
_ Je me change et je vais à l'hôpital ! clama-t-il en arrachant ce qui restait de sa chemise et de sa veste.
De fait, il n'était déjà pas beaucoup vêtu mais là ça en devenait presque gênant. Felicity, en dépit de toute la gravité de la situation, ne put empêcher son regard de parcourir, non pas les habituelles courbes musclées de ses abdominaux, de ses pectoraux, de ses bras ni de ses hanches, mais bien des deux cuisses qui apparaissaient sous de larges trous dans son jean.
« Il est complètement foutu, songea-t-elle. Heureusement, il a les moyens de s'en acheter d'autres. Si seulement il pouvait se tourner, je pourrais voir… »
C'est à cet instant que le regard torve d'Oliver croisa le sien et que la jeune femme se reprit. Ce qu'elle pouvait être stupide parfois !
_Tu as besoin de soins et tu dois surtout te reprendre ! s'impatienta Sarah en se mettant devant lui.
Minuscule et toute fine en comparaison à la masse musculaire de l'homme, elle ne se laissait pourtant pas impressionner le moins du monde. Oliver semblait au paroxysme de la colère.
_ J'ai besoin de réparer vos erreurs, cingla-t-il en arrachant sans plus de procès son jean.
Felicity savait qu'elle aurait dû détourner les yeux, voir se retourner complètement pour bien se couper de la scène. Pourquoi pas en pianotant sur son clavier ou en se faisant cuire un œuf, peu importe. Jamais encore elle n'avait vu Oliver Queen en boxer.
« J'étais sûre qu'il mettait des boxer ! Des caleçons ça aurait cassé tout, et les slips c'était inconcevable ! »
Elle n'eut besoin de personne pour se gifler, bien qu'elle le fît mentalement et dans le silence. Elle sentit presque la douleur cuisante sur ses joues qui étaient en feu, mais pas pour les bonnes raisons.
_ Parce que c'était une erreur pour John de te sauver la vie peut-être ? continua Sarah, ignorant totalement Felicity.
_ Elle n'a pas tiré pour tuer, répondit-il sèchement. Je ne serais plus là si ça avait été le cas. Elle avait besoin d'un peu plus de temps et moi aussi ! J'aurais pu la raisonner ! Elle ne me voulait pas de mal !
S'en fut trop pour Sarah qui tapa à nouveau dans sa blessure pour le faire réagir.
_ Pas de mal, hein ? Et ça ? C'est quoi ? C'est une balle, Oliver ! Et tu n'as même pas tenté de la désarmer ! Tu aurais pu le faire, je t'ai vu ! Pourquoi tu ne t'es pas défendu ?
Pour la première fois depuis son arrivée le jeune homme s'immobilisa, un autre pantalon à la main. Hésitant, il se reprit après quelques instants. Sa voix était plus calme quand il parla à nouveau. On aurait dit qu'elle était brisée. Felicity sentit une irrésistible envie de le prendre dans ses bras pour l'apaiser, mais elle savait que c'était inutile. Oliver Queen n'est pas du genre câlin.
Dommage…
_ Parce que je voulais que la décision vienne d'elle, murmura-t-il, le regard dans le vide pour ne pas croiser le leur. Je voulais la convaincre, pas lui faire plus de mal encore en me battant contre elle.
Sarah eut un large soupir et sentit la jalousie monter plus que jamais. Ecoeurée par l'attitude de son compagnon, elle se demanda un instant s'il l'était encore. Amère, elle n'avait plus qu'une envie : s'enfuir. Elle décida qu'il était grand temps de le faire.
_ Donc pour l'épargner elle, tu l'aurais laissée te tuer, résuma-t-elle en s'éloignant de quelque pas, lui tournant le dos. Peu importe si nous, tous ceux qui tenons à toi, on t'avait perdu, n'est-ce pas ? Tu te sens si coupable que ça te rend égoïste à ce point ?
Oliver en avait assez. Cette conversation avait suffisamment duré et il était temps qu'elle cesse, pour le bien de tous. Tout était déjà allé bien trop loin ce soir ! Il allait répondre lorsque Sarah se retourna avec une rapidité redoutable. La piqûre qu'il sentit à la base de son cou fut la seule preuve que, pour la seconde fois de la soirée, on lui avait tiré dessus. Il s'effondra sans avoir le temps de dire quoi que ce soit.
Felicity poussa un petit cri et se précipita au sol pour jauger de l'état d'Oliver. Avisant la fléchette de tranquillisant, elle l'ôta de la peau mais le produit était déjà entièrement passé dans le sang. Il était KO pour vingt bonnes minutes.
_ Mais… commença-t-elle en se tournant vers Sarah qui lui coupa la parole.
_ Dis à John de le soigner quand il arrivera. Ensuite, faites ce que vous pouvez pour lui faire retrouver son calme avant qu'il ne se montre en public. Moi, je n'ai visiblement plus ma place dans cette histoire !
Tournant les talons, elle partit comme une furie.
_ Sarah ! Sarah, attends !
Les appels de Felicity restèrent sans réponses. Posant à nouveau les yeux sur l'homme endormi, elle le retourna pour qu'il soit dans une position un peu plus confortable, bien que cela ne devait l'être qu'à moitié puisqu'il était presque nu contre le sol en béton. Avisant la plaie de son flanc, la blondinette s'affaira à la nettoyer en attendant que Diggle arrive.
Il lui était absolument impossible de porte à elle seule Oliver sur la table de soins…
