Bonjour à tous. Désolée, vraiment, pour l'attente mais je viens de décrocher un poste et je déménage dans trois jours… Voici donc une petite suite. Je compte encore mettre une scène après celle là puis laisser la fiction en suspens. Je ne veux pas écrire à la va vite alors que mon esprit est ailleurs. Si j'en ai le temps, je la poursuivrais ensuite. Sinon, j'aurais déjà été très heureuse de partager cette aventure avec vous.

Voici donc une légère suite avant l'épilogue. J'espère que ça vous plaira.

Une semaine avait passé et chaque jour avait apporté son lot de mensonges et de faux semblants.

Lorsque l'officier Lance repassa le lendemain de la fusillade, c'est une Alice fatiguée qui répondit sommairement à ses questions sous le regard nerveux d'Oliver, prêt à intervenir à tout instant. La « cousine » officielle, Felicity, ne savait pas bien que faire au milieu de ce tableau et elle serrait maladroitement la main d'une femme qu'elle ne connaissait pas et qui avait partagé avec Oliver plus qu'elle n'aurait jamais.

La blonde avait beau s'armer de patience et se répéter qu'elle n'avait aucune raison de l'être, son corps tout entier transpirer la jalousie et la colère. Pourtant, elle conserva un calme relatif et présenta à Quentin Lance de faux documents attestant de sa fausse parenté. Le policier se contenta de les classer dans le dossier, en annexe histoire de ne pas trop attirer l'attention. Il prit la déposition sommaire qui ne lui donnait guère de chances de trouver celui qui avait tiré sur la jeune femme.

Tout aurait pu en rester ça si, un jour plus tard, soit deux jours après la fusillade, un agent de la DGSE ne s'était pas présenté à l'hôpital avec une mine aussi sombre que mystérieuse. Il avait chassé Felicity et Oliver de la chambre, en dépit de leurs protestations. Ce fut avec un regard torve qu'il fixa Felicity quand une infirmière la présenta comme la cousine de la patiente. Il ne dit rien avant de s'enfermer dans la chambre et de s'entretenir longuement avec Alice.

La jeune femme était très fatiguée et eut du mal à trouver des mensonges crédibles. Nerveusement, Oliver la vit peiner, se reprendre et s'embrouiller alors que l'agent, notant implacablement le moindre détail, perçait progressivement à jour ses mensonges.

_ Oliver, murmura Diggle qui les avait rejoint. Si elle lui parle de tes liens avec la Bratva…

Les regards, lourds, que s'échangèrent les trois compères répondirent pour eux.

Finalement, l'agent finit par ressortir et il partit sans un mot. A ses visiteurs qui se précipitèrent pour la rejoindre, Alice assura avec calme que tout allait bien. Ensuite, elle sombra dans un sommeil épuisé. Oliver consentit pour la première fois à quitter l'hôpital, les arguments de Felicity ayant fait mouche.

_ Ne le prend pas mal, mais tu commences sérieusement à sentir mauvais… Et il serait temps que tu dormes sans quoi c'est toi qui va finir dans un lit d'hôpital.

Diggle avait enfoncé le clou, à voix basse pour que personne ne les entende.

_ N'oublie pas que toi aussi tu as été blessé par balles récemment…

_ Accessoirement, il faudrait que tu manges ! Comment veux-tu entretenir tes si gros muscles sans manger ?

Oliver avait regardé ses deux compagnons et soupiré.

_ D'accord, je vais me nourrir et me laver. Mais ensuite, il faut que j'aille voir Sarah. Je pensais qu'elle viendrait ici, mais…

Depuis leur altercation, il avait bien tenté de la rappeler, mais elle n'avait pas répondu. Finalement, agacé, il avait remis à plus tard une explication qui pourtant ne souffrait guère l'attente. Ses priorités avaient simplement changées. Il se demanda comment il allait expliquer cela à sa compagne… L'était-elle encore d'ailleurs ?

Ses résolutions ne purent rien contre le sommeil qui le faucha à peine fut-il sorti de la douche. C'est pourquoi, l'homme ne remarqua pas le bref passage de Thea qui s'inquiétait de lui. Il ne vit pas qu'elle avait clairement repérée sa blessure. D'autres explications s'annonçaient et avec elles un nouveau flot de mensonges.

On peut comprendre que l'homme fut si fatigué…