Voilà voilà les amis ! Merci à tous de m'avoir lue et d'avoir partagé vos avis. Ca a été très enrichissant et ça me donne bien l'envie de continuer.

Pour le moment, toutefois, entre le déménagement et le nouveau travail, je préfère ne pas poursuivre directement parce que je ne pourrais poster que de manière anarchique et que ce ne serait pas confortable pour vous comme pour moi. Je vous avoue toutefois que j'ai encore plein d'idées et qu'il est fort probable qu'Alice et toute la troupe reviennent dans une seconde fiction.

Je préfère me laisser le temps de l'écrire avant de la poster. Mais je ne vous promets rien.

En tous les cas, merci encore à vous et n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ma fin ou comment vous voyez la suite. Ca sera apprécié.

Sans plus attendre donc, je vous livre la fin de cette fiction qui est, sans doute, to be continued

Epilogue

_ C'est littéralement parfait, Felicity. Je ne sais pas comment te remercier.

La blondinette souriait à Alice avec, toujours, cette pointe de jalousie dans le regard. Il fallait dire que sa complicité avec Oliver semblait si naturelle et complète qu'elle en devenait agaçante, et pas uniquement pour la jeune femme. Diggle aussi observait leur relation fusionnelle d'un œil attentif. Après tout, il ne savait pas grand-chose de la française et rechignait à lui accordait sa confiance, même si son « patron » l'avait fait sans condition.

Felicity s'était donné beaucoup de mal pour trouver le loft dans un délai si court. Encore heureux qu'il lui plaisait. Elle ne se lancerait pas à nouveau dans des recherches immobilières pour ses beaux yeux, ni pour ceux du beau justicier… Elle avait déjà été bien gentille de le faire une première fois.

_ Contente que ça te plaise, dit-elle en ne mentant qu'à moitié.

Les deux femmes se lancèrent un long regard avant qu'Oliver n'arrive en portant trois énormes sacs. Il sembla lui aussi ravi par l'endroit, savamment meublé et dont le loyer était d'un montant affreusement élevé. Mais le loft offrait sécurité et discrétion, deux qualités indispensables dans cette situation.

_ Je sens qu'on sera très bien ici, assura le jeune homme avant de poser son fardeau et d'avancer un peu.

S'il ne remarqua pas que son « assistante » avait tiqué, Alice n'en manqua pas une miette. Elle leva les yeux au ciel en se promettant de sermonner un peu Oliver sur le sujet. S'il ne le faisait pas consciemment, il jouait beaucoup avec les nerfs de son amie et, un jour ou l'autre, il finirait bien par le regretter.

Pour l'heure, il se contentait de faire le tour du loft en acquiesçant de la tête, satisfait. Alice reprit la parole comme Felicity semblait incapable de le faire.

_ Parce que tu comptes squatter ici ? demanda-t-elle.

Depuis une semaine, ils partageaient la même chambre d'hôtel, mais c'était plus pour des raisons pratiques que sentimentales. A sa sortie de l'hôpital, la blessée restait encore faible et avait besoin d'aide pour le quotidien. Oliver, qui s'était sérieusement fâché avec Sarah, avait sauté sur l'occasion pour rester avec elle. Il ne pouvait pas retourner au manoir où l'ambiance était toujours glaciale avec sa mère, il respectait l'espace de Sarah et lui avait laissé leur repère. Pendant un temps, il avait songé à dormir sous le Verdant, mais cela risquait d'attirer l'attention de Théa.

Pragmatique, il avait pris sa décision sans en informer sa petite troupe. Grave erreur…

_ Tu es toujours convalescente que je sache, répondit-il le plus simplement du monde.

_ Et toi, tu n'as toujours pas parlé à Sarah, reprocha Alice.

Mais l'homme n'y prêta pas attention, disparaissant à l'autre bout du logement. Alice en profita pour se tourner vers Felicity.

_ Désolée, dit-elle sans trop savoir pourquoi. Je ne savais pas qu'il avait prévu de rester…

_ Oh, mais Oliver fait ce qu'il veut, railla la jeune femme. Oliver fait toujours ce qu'il veut… Je ne vois pas pourquoi ça changerait soudainement.

Felicity allait se détourner mais Alice posa une main sur son épaule pour la retenir. Elle planta ses yeux dans les siens et figea la blonde sur place par la sincérité de ses propos.

_ Oliver est un idiot. Et tu as toutes les raisons d'être en colère. Sache seulement qu'il ne m'aime pas. Il ne m'aimera jamais.

_ Ca ne me regarde pas, bafouilla la geekette mais Alice la coupa, impatiente.

_ Si, ça te regarde. Alors je préfère mettre les choses au clair. Je ne sais pas ce qu'il fera ou ne fera pas avec Sarah, mais sache qu'il tient à toi. Vraiment. Même s'il est trop borné pour le reconnaître et trop idiot pour le montrer correctement.

Felicity rougit comme rarement et Alice lui sourit avec autant d'amusement que de compassion. Revenant sur ses pas, le principal intéressé arriva sur ces entrefaites.

_ Qu'est-ce que vous complotez toutes les deux ? demanda-t-il avec humour.

Mais Alice en décida autrement.

_ Je disais à Felicity qu'elle a tout à fait raison de fantasmer sur toi parce que tu es le meilleur amant que j'ai connu. Toutes les femmes devraient avoir la chance de passer entre tes bras au moins une fois dans leur vie. Jusqu'à ce que tu te décides à n'en choisir qu'une. Et elle aura de la chance.

L'effet fut immédiat et, pour une fois, Oliver rougit autant que Felicity qui s'empressa de s'éclipser.

_ Je dois filer au bureau, mentit-elle en remettant son manteau précipitamment et gauchement. Je vous laisse vous installer. Appelez-moi si vous avez besoin de quelque chose…

Avec un temps de retard, la blonde se dit qu'elle était vraiment trop gentille.

_ A plus tard ! dit-elle avant de disparaître.

Après qu'elle eut refermé la porte sur elle, Oliver gronda avec force.

_ Non mais ça ne va pas de dire ça ?

Alice, plantée sur ses deux jambes, ne se laissa pas impressionner pour deux sous.

_ Et toi, ça ne va pas de balancer que tu t'installes avec moi comme ça ?

L'homme ne comprenait vraiment pas, s'en était comique.

_ Tu ne veux pas que je reste ? demanda-t-il, à côté de la plaque.

_ Ca n'est pas la question, répondit-elle sans l'aider. Oliver, il va falloir que tu fasses un choix une bonne fois pour toute. Tu ne peux laisser traîner les choses comme ça, ce n'est pas fair-play.

_ Mais de quoi tu parles à la fin ?

Alice soupira et marcha jusqu'au canapé. La conversation s'annonçait longue. L'homme ne jugea pas bon de l'imiter. Elle s'agaçait d'être toujours si fatiguée mais se souvint qu'elle avait failli mourir. Elle devait se forcer à la patience et savourer sa chance. Les médecins avaient bien insistés là-dessus.

_ Je parle de tes déboires sentimentaux, Oliver, annonça-t-elle d'un ton évident. Et « déboire » semble être le terme tout indiqué…

L'homme se renfrogna. Il n'avait visiblement pas prévu d'aborder ce sujet dans un futur proche. C'était sans compter sur le talent inné de la française pour mettre les pieds dans le plat.

_ Je ne pense vraiment pas que ça te regarde, tenta-t-il pour se dérober mais un long regard inquisiteur finit par le convaincre qu'il n'y échapperait pas.

Soupirant, vaincu, il vint s'asseoir à côté d'elle. Alice goûta cette première victoire.

_ Il est inutile de me le faire remarquer, murmura-t-il les yeux baissés. Je crois que je suis pire que jamais en la matière… Je ferais mieux d'arrêter tout bonnement de fréquenter des gens, ça sera plus simple.

Sous son masque fatigué, c'était du désespoir qui pointait. Et, ça, Alice pouvait parfaitement le comprendre. Elle-même avait renoncé à aimer depuis bien longtemps et le jeune homme était le seul pour qui elle faisait exception. Bien malgré elle, soit dit en passant. Mais peu importe. Il n'était pas question d'elle cette fois. On lui avait déjà accordé bien trop d'attentions à son goût ces derniers temps. Elle était redevable à nombre de gens. Et elle savait comment payer sa dette, au moins pour l'une d'entre elle…

C'est pourquoi elle posa sa main sur l'épaule de son nouveau colocataire avant de proposer.

_ Tu veux mon avis ?

Il releva les yeux pour croiser les siens. Il semblait aussi hésitant que tenté, alors elle précisa le fond de sa pensée.

_ Mais attention, il sera sans concession ni faux semblants. Tu n'aimeras probablement pas tout ce que je vais dire.

Bien que sur la défensive, l'homme finit par accepter d'un mouvement de tête. Alice rassembla ses idées avant de se lancer. Finalement, les mots sortirent avec facilité, probablement parce qu'elle le connaissait bien. Et qu'elle avait compris depuis un moment plus de choses que lui.

C'est fou comme on peut être aveugle quand il s'agit de soit…

_ Le problème, Oliver, n'est pas de savoir avec qui tu veux être mais plutôt qui tu veux être, toi.

Attentif, il ne dit rien et l'invita à poursuivre d'un froncement de sourcils.

_ Sarah te voit comme celui que tu es en ce moment. Parce qu'elle sait d'où tu viens et ce que tu as traversé. Elle a vécu pas mal de choses elle aussi et pour une part elle a partagé ton exil. Elle est donc la seule à pouvoir pleinement comprendre le côté sombre que tu gardes au fond de toi et qui ne te quittera jamais. Quand tu es avec elle, c'est cet Oliver là que tu vois se refléter dans ses yeux.

Il garda à nouveau le silence, alors elle continua.

_ Avec sa sœur, Laurel, c'est l'ancien toi qui ressurgit. Celui d'avant l'île et de tout le reste. Ca a dû être séduisant un temps de retrouver celui-là, surtout quant tu es revenu et que tu as été concrètement confronté au fossé qui sépare le passé et le présent. Mais je crois que tu as compris que c'était impossible. Pas à cause de ton ami, celui qui est mort…

_ Tommy, murmura-t-il avec émotion.

_ Oui, Tommy. Pardon, s'excusa-t-elle en se remémorant leurs longues discutions à l'hôtel.

Quand on est coincée avec une blessée, il faut bien trouver des occupations peu fatigantes. Et puis, le jeune homme avait tant gardé pour lui depuis des années qu'il avait eut besoin de se confier et il semblait qu'elle était la seule avec qui il se sentait relativement à l'aise pour le faire. Elle n'avait surtout pas réfréné ses élans.

Plus que tout autre, peut-être, elle savait que ce qui reste dans le cœur peut le faire exploser…

_ Avec Laurel, c'est donc impossible, résuma-t-elle. Parce que le jeune homme insouciant et inconséquent d'alors est mort depuis longtemps.

Amer, l'homme acquiesça sans répondre. Alice enchaîna.

_ Ne reste donc plus qu'une solution…

Elle lui laissa quelques instants pour que l'évidence fasse son chemin en lui. D'ailleurs, il finit par parler, bien qu'il semblait redouter que verbaliser les choses leur donne plus de poids. Plus de réalité. Comme si l'ignorer jusqu'à présent repoussait l'échéance.

_ Toi, murmura-t-il avec une telle tendresse qu'elle en resta stupéfaite.

Elle ouvrit de grands yeux ronds et ôta sa main de la sienne, comme si ce contact l'avait brusquement brûlée. Interdite, elle chercha à lire dans ses yeux la plaisanterie qu'il faisait, mais elle n'y trouva qu'une sincérité perdue. Il lui fallut plusieurs minutes, le temps de rejeter le fol espoir qui, le traître, forçait le passage en elle. Mais elle coupa court à tout ça. Ca n'avait pas le moindre sens, ni la moindre chance. Leur histoire n'avait jamais vraiment existé. Elle n'existerait jamais.

Elle n'était que l'antalgique qui masque la souffrance, pas le baume qui répare et apaise définitivement. Comment pouvait-il ne pas le voir ?

Péniblement, elle finit par articuler.

_ Mais non… Non… Felicity.

Ce fut à son tour d'être pris au dépourvu. Comme deux idiots, ils se fixèrent un moment en chien de fusil. Ce fut lui qui reprit la parole, comme pour chercher à forcer la réalité, mais il ne s'agissait que d'une autre fuite.

_ Mes sentiments pour toi sont réels, décréta-t-il. Je ne supporterais pas de te perdre à nouveau je crois…

Il se mettait à nu et c'était là un effort dont elle avait parfaitement conscience. Mais il fallait qu'elle le repousse, pour leur bien à tous les deux. Lécher les blessures de l'autre ne permet que de négliger les siennes. Ca vous donne un but, une raison temporaire de tenir le coup, mais ça n'apporte pas la moindre guérison. Au contraire, on peut s'user à deux à tenter de sauver l'autre sans penser à soit.

Un nageur blessé ne peut ramener un noyé sur la berge. Il faut des bras solides pour porter…

_ Ce n'est pas la question, s'énerva-t-elle. Tu ne m'aimes pas. Par contre, avec Felicity, tu entr'aperçois celui que tu pourrais être. Et ça t'attire autant que ça te fait peur, parce que tu n'es pas sûr d'y parvenir. Et encore moins de le mériter. Arrêtes-moi si je me trompe.

_ Felicity n'est qu'une amie, se défendit-elle.

Elle s'énerva plus encore.

_ Tout le monde peut voir la façon que tu as de la regarder. Et c'est totalement réciproque. La question que tu dois te poser à présent, c'est de savoir si tu peux te contenter de celui que tu es à présent, celui qui survit à son passé mais sans affronter son présent. Ou alors, si tu désires plus, si tu veux vivre, non plus te débattre. Et ça, même si tu refuses de l'admettre pour le moment…

Elle le fixa un long moment droit dans les yeux pour le confronter à lui-même, puis elle se releva. Ouvrant une fenêtre, elle saisit une cigarette dans son paquet et en sortit une qu'elle eut à peine le temps d'allumer. Une pichnette du doigt l'envoya voler six étages plus bas. Oliver ne supportait pas de la voir fumer et lui faisait le reproche à chaque fois qu'il s'entait l'odeur du tabac froid sur ses vêtements.

Ca l'agaçait plus encore !

Pendant un moment, ils observèrent la cité tous les deux dans un silence religieux. Alice espérait que ses paroles se frayaient un chemin dans au travers de l'armure que l'homme s'était forgé au fil du temps. Elle voulait tant qu'il s'en sorte, alors tout ce qu'elle avait vécu prendrait un semblant de sens. Elle aurait existé pour une bonne raison.

Elle aurait sauvé quelqu'un, à défaut de pouvoir se guérir d'elle-même…

Finalement, des bras solides l'entourèrent et elle se retrouva contre lui, gorgée par sa chaleur et sa force, dans un bonheur si douloureux qu'il lui arracha des larmes. Elle tenta de les lui cacher en continuant de fixer le building droit devant elle. Mais il n'avait pas besoin de voir son visage pour percevoir son trouble. Lui aussi la connaissait trop bien à présent.

_ Il ne peut rien se passer entre Felicity et moi. Rien ne bon n'en ressortira, pas tant que Slade Wilson voudra m'atteindre.

Elle soupira, abdiquant puisqu'elle ne pouvait le vaincre.

_ Tu réalises que tu te cherches des excuses… murmura-t-elle et il resserra son étreinte.

_ En partie seulement, concéda-t-il.

Puis il la força à lui faire face, ce qu'elle ne put éviter puisqu'il était bien plus fort qu'elle. Un temps, elle évita ses yeux, puis elle céda. Ce combat était perdu depuis bien longtemps. Elle n'avait jamais su résister à Oliver Queen, même quand il s'appelait Olovian.

_ Tu veux bien que je restes ici alors ? demanda-t-il pour la forme.

Il était bien évidemment sûr de sa réponse. Même pas parce que c'était lui qui payait le loyer le temps qu'elle se retourne.

_ Comme si j'avais déjà pu te dire non, marmonna-t-elle.

_ Normal, railla-t-il. Il paraît que je suis le meilleur amant que tu aies connu et que toutes les femmes devraient connaître mon lit au moins une fois dans leur vie…

Il lui arracha un sourire, qu'il partagea.

_ Ne prends pas la grosse tête non plus. Tu as un sacré paquet de défauts aussi.

_ Parce que tu es parfaite peut-être !

Il nia de la tête et se pencha pour lui voler un baiser. Il avait besoin de tendresse, à défaut de pouvoir goûter l'amour. Il avait besoin de se sentir encore en vie. De se souvenir pourquoi il faut toujours s'accrocher à la vie. De retrouver ce qu'elle peut apporter, même quand il ne s'agit que d'un pis-aller.

_ Oliver… tempéra-t-elle comme il glissait ses lèvres dans son cou. Qu'est-ce que tu fais ?

Il poursuivit un moment, soulagé de constater que son corps réagissait toujours au sien avec élan. Physiquement, il y avait eu une connexion intense entre eux, dès le premier jour. Ce n'était peut-être pas de l'amour, mais c'était puissant et bon. Exactement ce qu'il voulait en cet instant.

_ Je ne fais que ce dont tu as envie, répondit-il tranquillement.

Le souffle de celle qui restait femme malgré elle s'accéléra et sa voix devint plus rauque comme il poursuivait ses baisers et les agrémentait de caresses. Elle n'avait même plus l'illusion de ne pas lui céder…

_ C'est… Pas toi qui disais… Que j'étais convalescente… ?

Il la guida vers la chambre, avec douceur mais fermeté. Elle le suivit sans résister. Il ôta son tee-shirt et ouvrit la porte pour la mener jusqu'au lit.

_ C'est pour ça que je compte faire tout le boulot, mais pas te ménager, annonça-t-il toujours tranquillement. Il faut que toi aussi tu reprennes goût à la vie. Ton discours s'applique autant à moi qu'à toi… Je t'aime suffisamment pour partager ça avec toi.

Avec douceur, il la guida sur le matelas et s'allongea sur elle. Aussitôt, le bassin de la jeune femme s'arqua pour rencontrer le sien.

Il est des choses qui ne changent pas…

_ A défaut d'amour une amitié améliorée ? lança-t-elle en le dévorant des yeux tandis qu'il lui ôtait son pantalon.

Il n'y avait que lui pour lui faire oublier sa pudeur et ce corps qu'elle n'aimait pas. Que lui pour enflammer la moindre parcelle de sa peau sans même la toucher. Que lui pour la faire gémir avant même de commencer à badiner…

_ Appelle ça comme tu veux, murmura-t-il avant de fondre sur elle avec une fougue savamment contenue.

Cette fois, il lui arracha un petit cri en parcourant son ventre de baisers enflammés. Serrant ses poings, la jeune femme puisa dans ses ultimes ressources pour énoncer une vérité qu'il voulait négliger.

_ Il faudra quand même que tu te décides à choisir Felicity, sermonna-t-elle. Au cas où je n'étais pas suffisamment claire un peu plus tôt, c'est avec elle que tu es censé finir…

Il poursuivit un moment avant de consentir à lui répondre.

_ Nous verrons bien. J'ai appris à ne plus anticiper le futur, il est bien trop incertain.

Tandis que le jour continuait à se lever, les deux amis firent l'amour avec passion, avec urgence, dans la douleur autant que dans le plaisir. De cette étreinte même naquit une certitude : rien n'est figé. Tout peut arriver dans la vie, c'est ce qui fait son charme autant que sa cruauté.

Il n'est rien qui soit impossible…