Ses longs cheveux roux balayant son dos à la cadence de ses pas résolus, elle quitta l'appartement sans se retourner. Finalement, se dit-elle en appuyant sur le bouton de l'ascenseur, rien ne lui permettait de jalouser Kate. Si elle apportait un certain bonheur à son père, il manquait dans la vie de Richard Castle une présence qui puisse combler le trou qu'avait laissé l'affection qu'il avait placé dans d'autres femmes qui ne le méritaient pas. Kate Beckett était peut-être une femme compliquée mais elle n'avait jamais vu son père aimer une autre femme comme il semblait l'aimer elle. Kate semblait également vouloir progresser et devenir meilleure pour lui. Finalement, peut-être pouvait-elle accorder plus de crédit à cette relation naissante. Qu'elle finisse par exploser ou par réussir, seulement le temps le dirait.

TREIZE

Après le départ de Martha sur un « soyez sages mes enfants » avec une ironie à peine déguisée, la quiétude avait envahi le loft. Kate se dit que l'immeuble était un havre de paix car même à une heure où la ville fourmillait, ici rien n'y paraissait. On y semblait coupé du temps et de l'extérieur. C'est bien de cela dont elle avait besoin à présent. De cela et de cette présence calme et chaleureuse qu'elle percevait à ses côtés. La présence en question émit un soupir de contentement et la jeune femme se tourna vers Rick. Ils s'étaient assis sur le canapé. Kate avait placé un pouf sous le pied de Castle et celui-ci s'était laissé aller à un silence total et rassurant. Elle s'était demandé plus d'une fois s'il dormait, peu habituée comme elle l'était à ce qu'il ne parle pas, mais de temps en temps il serrait le bras qu'il avait passé derrière son dos et la main qu'il maintenait à sa taille jouait nonchalamment avec la peau à la base de ses côtes, lui arrachant ci-et-là des petits frissons involontaires. Kate décida de profiter de l'instant et se lova un peu plus contre le flanc de l'écrivain. Sa tête vint se caler sur son épaule et Rick posa un baiser léger sur ses cheveux. C'était un geste d'une tendresse infinie qu'elle avait appris à apprécier ces dernières heures. Castle était un homme surprenant, passionné parfois et attentionné dans d'autres occasions, elle aimait ce doux équilibre plus qu'elle ne l'aurait soupçonné. Inconsciemment elle leva une main vers ces cheveux qui balayaient le front de son partenaire. Elle lui trouvait ainsi un air enfantin adorable. Elle passa ce qui parut une éternité à jouer avec puis à suivre du regard chaque centimètre de son visage serein. Sentant qu'elle le dévisageait, il sourit.

-Pourquoi souris-tu ?

-Je suis heureux.

Cette remarque la prit au dépourvu, croyant qu'il allait lâcher une boutade comme il en avait l'habitude. Ses grands yeux bleus s'ouvrirent, brillants et magnifiques. Dieu, qu'elle adorait ce regard pénétrant, se dit-elle.

-Je suis heureux, voilà tout, répéta-t-il à court de mots.

-Moi aussi, parvint-elle à extirper du fond de son cœur, encore mal à l'aise et beaucoup trop inhibée par des années de sous-entendus et de non-dits.

Il aurait voulu lui dire qu'il l'aimait, une fois de plus, cette fois-ci dans une situation normale, mais il sentait bien qu'elle n'était pas encore prête. Soit, il attendrait pour le lui dire, il attendrait pour le lui entendre dire aussi. Pour l'instant il se contentait de sa présence, de sa chaleur, de son regard ouvert et de ses mots encore tout en retenue. Pas à pas, jour après jour, il avait fini par gagner son cœur, il finirait aussi par la libérer de tout son bagage émotionnel ou du moins à lui donner d'autres repères sur lesquels se baser.

Rick fut sorti de ses pensées et arraché à sa détermination contenue lorsque la voix de Ralph se fit entendre.

-Monsieur Castle?

Rick se redressa sur le canapé pour pouvoir se tourner. Ralph vit sa tête surgir et sourit, constatant qu'il avait bonne mine.

-Bonjour, Ralph! Lâcha Castle, avec son habituelle bonne humeur.

La tête de Kate fit également son apparition et une rougeur monta aux joues de l'employé.

-Oh, excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger, dit-il en constatant que l'écrivain et sa partenaire était bien trop proches pour que l'objet de la visite soit la courtoisie. D'ailleurs, il ne l'avait pas vue arriver.

-Vous ne dérangez pas, Ralph. Entrez, je vous prie. Nous avons du café si cela vous tente.

-Oh, j'en suis navré mais je ne peux pas rester. Je venais juste vous dire que j'ai réussi à vous avoir quelqu'un pour la porte. Il sera ici dans moins d'un quart d'heure.

-Merci infiniment.

-De rien, Monsieur.

Ralph se tournait déjà que Castle l'interpellait.

-Attendez !

Il se leva tant bien que mal, cherchant l'équilibre et ses béquilles. Kate se redressa également et doucement lui intima de s'asseoir.

-Mais...

-Laisse-moi faire.

La jeune femme alla directement vers la cuisine et remplit un mug de transport pour Ralph et posa deux pancakes sur une assiette.

-Oh, il ne fallait pas...

-C'est avec plaisir, le coupa Kate en lui tendant le tout se fendant d'un sourire sincère.

Assis, Castle la vit échanger avec cette armoire à glace de près de deux mètres avec une naturalité qui le surprit. Elle semblait tellement à l'aise dans ce nouveau rôle et dans ce qu'il espérait deviendrait un des nouveaux cadres de sa vie.

La jeune femme revint s'asseoir auprès de l'écrivain et l'embrassa légèrement sur le coin des lèvres. Elle les sentit s'étirer tandis qu'il se laissait aller complètement de nouveau sur le canapé en la serrant tout contre lui. Le silence tomba de nouveau dans le loft, seulement peuplé par la respiration douce et synchronisée de deux personnes sur la même longueur d'onde.

-13-

Victoria jetait un coup d'œil à la réglementation. La Capitaine du douzième avait craint cette situation depuis le début. Craint ? Non, ce n'était pas le mot auquel elle songeait. Plutôt elle procrastinait, elle s'efforçait de fermer les yeux et cela elle avait appris à le faire très tôt, dès son arrivée au poste. Décidément, ces deux lui auront tout fait, songeait-elle. C'était un partenariat atypique mais elle devait bien s'avouer qu'il était bien huilé et marchait comme sur des roulettes. Ils avaient trouvé un équilibre, qui d'ailleurs n'avait rien de précaire, et longtemps elle avait cru que cet équilibre s'établissait aussi hors de leur vie professionnelle. Elle en aurait mis sa main à couper dès le jour où Beckett et Castle étaient rentrés dans ce bureau, physiquement proches et mentalement connectés. Il suffisait d'inspirer pour sentir l'alchimie qui les liait et d'ouvrir les yeux pour percevoir le lien qui les unissait. Avec le temps, elle comprit qu'ils ne formaient pas un couple mais il fallait être aveugle et stupide pour ne pas voir qu'ils tendaient désespérément dans ce sens. Si elle devait se fier à son instinct, cette demande de la jeune femme pour prendre deux semaines, alors qu'elle ne semblait vivre que pour son travail, était plus que suspecte et signifiait que quelque chose ou plutôt quelqu'un avait pris la place prépondérante dans son univers. Elle ne pouvait pas la blâmer. Rick Castle était un homme charmant et agréable à regarder, il était rempli d'attentions pour ses proches et ses collègues et avait une intelligence rare. A son avis, le sens de l'humour de l'écrivain et son caractère parfois puérile étaient exaspérants mais ils ne semblaient pas constituer des défauts pour la jeune femme, au contraire, elle lui souriait lorsqu'il lâchait ses blagues douteuses et le regardait avec une infinie tendresse lorsqu'il boudait comme un enfant de cinq ans.

Elle soupira et s'affaissa un peu plus dans sa chaise de bureau élimée mais confortable. Pour sûr, Roy Montgomery s'était posé les mêmes questions à un moment déterminé et il avait choisi de fermer les yeux et de voir, de laisser du temps au temps. D'ailleurs, elle trouvait Castle loin de son image de coureur de jupons que lui avait prêté la presse et depuis plus d'un an il ne s'invitait qu'occasionnellement dans la page six. Tout le monde au poste s'était fait à cette drôle de coopération et personne ne la mettait en cause. Qu'ils aient franchi un cap ou pas, elle ne pensait pas que leur façon de travailler puisse changer, après tout ils étaient éperdument amoureux l'un de l'autre depuis longtemps. Elle espérait seulement qu'on ne les trouverait pas un jour dans des activités illicites ou du moins non appropriées dans le placard à balais.

Un petit clic sur la croix et la page s'évanouit. Elle continuerait de fermer les yeux, pour l'instant, mais rien ne l'empêchait de s'amuser quelque peu de la situation. Il fallait bien briser la routine de temps en temps.

-13-

Kate jetait un coup d'œil à ses mails ou du moins elle en avait eu l'intention dans un premier temps mais bientôt, son attention se concentra en un seul et unique objet : Castle. Il était assis sur un tabouret de l'îlot de cuisine et maintenait une discussion animée avec le professionnel que Ralph lui avait envoyé pour changer sa porte d'entrée. Le type avait flairé chez Castle un bon client pour qui le prix n'était pas un problème et lui proposait tous genres de portes, allant du décor le plus improbable à celle digne d'un abri antiatomique. Elle aimait observer Rick sans qu'il s'en aperçoive, elle pouvait ainsi suivre les mouvements de ses mains, sa façon inconsciente d'approcher le buste de son interlocuteur -savait-il parfois à quel point pouvait-il se rendre intimidant avec sa carrure?- et ce visage expressif qui en disait souvent plus que ses paroles. Soudain il se tourna vers elle, sentant que ce vide qu'elle avait laissé auprès de lui durait un peu trop. Un sourire illumina son visage dès qu'il rencontra le regard de la jeune femme. C'était une invitation muette mais explicite, viens, disait-elle. Ce qu'elle fit. Kate prit place sur le tabouret à droite de Castle et aussitôt il enlaça ses doigts aux siens..

-Qu'en penses-tu? Je n'arrive pas à me décider entre ces deux là, dit-il tout en montrant du doigt les deux portes sur le catalogue. Celle-ci est carrément à preuve de...

Elle le regardait parler sans vraiment l'entendre vanter les mérites des deux portes, obnubilée uniquement par sa présence et par le fait qu'il veuille l'inclure dans les choix, aussi minimes soient-ils, de sa vie quotidienne. Cela avait un air de normalité qu'elle n'avait éprouvé depuis des siècles.

-Alors, qu'en penses-tu?

-Qu'on devrait demander à Ryan et à Esposito de venir les tester.

-13-

Il n'avait pas l'habitude des médicaments. Ce n'était pas non plus quelqu'un de maladif. Or, les émotions fortes, la nuit trop courte entrecoupée par des moments de veille, son précédent trip d'écrivain et le savant mélange de pilules qu'on lui avait concocté -et que Lanie lui avait intimé de façon plus que menaçante de prendre- l'avaient mis hors de combat. En le voyant tomber raide sur son canapé, Kate avait pensé à le laisser tranquille et filer chez elle pour prendre un bain, se changer et mesurer l'avancée dans leur relation. Cependant, elle n'avait pas osé partir sans le prévenir sachant qu'il serait pris d'inquiétude dès son réveil et de plus, la porte n'était toujours pas fixée. Richard Castle en écrasait donc une de bonne sous le bruit de l'ouvrier et le cliquetis de fourchettes, casseroles et autres ustensiles de cuisine que maniait une Kate pragmatique. Après tout, il fallait bien se nourrir à un certain moment, non ? Puis cela l'occupait. Elle s'était donc une fois de plus plongée dans le dressing de son partenaire et en avait extirpé un t-shirt bleu marine pour remplacer sa chemise maltraitée de la veille. Elle avait fourré son nez dans le frigo et avait choisi les ingrédients dans la flore luxuriante du bac à légumes. En se remémorant l'embarras qui transparaissait dans les paroles de Rick la veille, elle se décida à l'aider à perdre peu à peu les quelques kilos en trop avec un savant mélange d'effort et de nourriture saine. Si pendant plus d'une semaine l'effort ne pouvait qu'être somme toute assez sommaire, au moins elle pouvait se centrer sur ce qu'il ingurgitait. Mais après la soirée qu'ils venaient de passer, son esprit avait du mal à se centrer sur des petits pois ou des carottes et elle sentit la chaleur lui monter instantanément au visage. Il faudrait vraiment qu'ils trouvent un moyen de passer quelque temps tout seuls pour mettre en pratique une tactique qui leur permette de tirer bénéfice l'un de l'autre malgré les blessures de Rick ou elle devrait aller prendre une douche toutes les heures.

-Madame?

Kate sursauta et les images d'elle dans la douche, accompagnée de Rick, s'évanouirent.

-Oh, excusez-moi, je ne voulais pas vous effrayer.

-Non, non, ce n'est rien, j'étais perdue dans mes pensées.

-J'en ai fini avec la porte. Par contre, votre mari m'a demandé de changer la sonnette par une sonnette-vidéo. Mais je peux pas aujourd'hui parce que le modèle que votre mari a choisi nous l'avons pas en stock. Je repasserai donc dans la semaine.

-Oh, d'accord, pas de problème.

Il partit vers la porte et ramassa ses affaires. Ce faisant, Castle se réveilla et sa tête apparut par dessus le dossier du canapé, yeux plissés par le sommeil et cheveux en bataille.

-Attendez! Dit-il avant qu'il ne passe la porte.

Il se leva et s'avança en claudiquant aidé de ses béquilles. Un billet de cinquante dollars fit son apparition puis Castle fourra la main dans l'autre poche de son pantalon en se tenant dans un équilibre précaire pour en extraire son frère jumeau. L'ouvrier le remercia, heureux du pourboire plutôt généreux, et fila en promettant de revenir aussitôt qu'ils recevraient la sonnette-vidéo.

Dès que la porte fut fermée, il sentit deux bras l'enlacer par derrière et l'embrasser à la base du cou. Il se retourna pendant que Kate desserrait son étreinte pour le laisser faire. Il frôla ses lèvres une fois puis une deuxième puis il s'interrompit en sentant Kate sourire dans son baiser.

-Pourquoi est-ce que tu souris? Lui demanda-t-il en lui renvoyant la même question qu'elle lui avait posée quelques heures plus tôt.

-Parce qu'il a cru que nous étions mariés.

-Oh, vraiment?

-Oui, répondit-elle en capturant de nouveau ses lèvres.

-C'est parce que nous sommes parfaitement assortis...

-Peut-être.

Castle s'écarta pour la regarder, interloqué par le doute.

-J'ai besoin de plus de pratique... répliqua Kate, taquine.

Il se pencha de nouveau, soulagé.

-Je pense que nous pouvons en refaire l'expérience...

Sa langue demanda le passage et Kate l'accueillit avec un murmure de satisfaction.

-Il faut beaucoup de pratique pour que la théorie soit vérifiée, dit Rick dans sa bouche pendant qu'une de ses béquilles tombait au sol.

-Je suis d'accord, approuva-t-elle en passant ses doigts dans les cheveux de Castle.

-Des heures et des heures de pratique...

Le feu les reprit, incendiant leurs corps, leurs sens brûlant de passion. C'était enivrant de voir à quel point le désir les gagnait et ils s'y abandonnaient sans lutter, la sensation était bien trop éblouissante pour y échapper.

-Ça sent mauvais... dit Kate se séparant brusquement, laissant Castle la bouche ouverte et les yeux fermés.

-Nous avons qu'aller prendre une douche ensemble... et il reprit possession des lèvres de la jeune femme.

-Ça sent le brûlé, continua-t-elle en s'arrachant à contrecœur de sa bouche vorace.

-Hein?

-Oh, non! Kate le lâcha soudainement et courut vers la casserole. Castle lutta pour regagner l'équilibre grâce à sa seule béquille et finit par se baisser comprenant que sans l'autre il ne pourrait pas avancer pour la rejoindre.

-Kate?

Il se plaça derrière sa compagne pour regarder par dessus son épaule. Dans la casserole, la sauce avait commencé à accrocher et une légère couche brunâtre s'était formée.

-Mince...

-Ce n'est pas grave, dit-il en appuyant une béquille contre le plan de travail pour entourer la taille de la jeune femme. On peut commander, plus tard... Je n'ai pas ce genre d'appétit.

-Ah, bon? Mais quel genre d'appétit avez-vous, Monsieur Castle?

Elle écarta la casserole de la plaque vitro-céramique. Rick approcha sa bouche de l'oreille de Kate et souffla doucement les quelques mots qui mirent le sang de la jeune femme en ébullition.

-J'ai faim de la peau soyeuse d'une lieutenant de police super-sexy. J'ai faim de sa bouche aux lèvres rouges et de ce corps qui me rend fou...murmura-t-il, en la retournant et la plaquant fortement contre lui.

-Si je comprends bien... Kate emprisonna la lèvre inférieure de Rick entre ses dents, y passa la langue puis reprit : si je comprends bien, je suis le seul mets qui puisse te rassasier?

-Tes capacités de déduction m'ont toujours étonné Lieutenant.

-Laisse-moi t'étonner encore plus avec bien d'autres... capacités.

-Je suis impatient de les connaître.

Il appuya légèrement son pied au sol pour libérer son autre main, il ressentit bien la douleur naître à la plante de son pied mais l'ignora. Il était bien trop occupé à faire glisser le t-shirt par-dessus la tête de Kate. Le sien rejoignit le sol également et il pivota sans grâce sur son pied valide en soulevant Kate qui laissa aller un petit cri, surprise. Boitillant, il la fit reculer jusqu'à l'îlot et l'étreignit avec force, l'embrassa, suça au niveau de la carotide et la souleva de nouveau pour qu'elle se retrouve assise sur la surface lisse. Elle ouvrit les jambes pour qu'il puisse s'y caler et prendre l'équilibre nécessaire sans continuer de se blesser. Il s'attaqua alors à la base de son cou tout en décidant qu'il avait assez vu son soutien-gorge. Dégrafé, il le lança en arrière sans se soucier d'où il pouvait bien tomber et ses lèvres s'attardèrent gentiment sur les deux mamelons durcis par le plaisir. Elle prit la tête dans ses bras pour l'encourager dans son entreprise et enroula ses jambes autour de lui.

Le téléphone de Castle choisit ce moment là pour se mettre à sonner. Ils s'immobilisèrent comme si par ce simple fait l'engin arrêterait son raffut et les laisserait reprendre là où ils en étaient. Le visage de Castle se rembrunit alors et il sentit l'odeur de tissu qui brûle. Kate bondit et tira par le bout son soutien-gorge qui avait pris feu et le jeta dans l'évier. L'eau coula et un nuage de fumée en sortit avec un sifflement.

Alors, qu'en pensez-vous ? Laissez-moi des commentaires s'il-vous-plaît que je sache dans quel sens continuer et ce que je dois éluder par la suite. Je ne vous demande pas un exposé commentant petit un la forme, petit deux le contenu mais tout simplement que vous me dites si cela vous plaît ou pas. Merci encore !