Hey, salut tout le monde ! Me revoilà pour une petite suite. Merci comme toujours à ceux et celles qui prennent le temps de me laisser un commentaire. Cela m'encourage à écrire, croyez-moi.

Allez, je ne vous fais plus attendre. Voici la suite !

Il appuya légèrement son pied au sol pour libérer son autre main, il ressentit bien la douleur naître à la plante de son pied mais l'ignora. Il était bien trop occupé à faire glisser le t-shirt par-dessus la tête de Kate. Le sien rejoignit le sol également et il pivota sans grâce sur son pied valide en soulevant Kate qui laissa aller un petit cri, surprise. Boitillant, il la fit reculer jusqu'à l'îlot et l'étreignit avec force, l'embrassa, suça au niveau de la carotide et la souleva de nouveau pour qu'elle se retrouve assise sur la surface lisse. Elle ouvrit les jambes pour qu'il puisse s'y caler et prendre l'équilibre nécessaire sans continuer de se blesser. Il s'attaqua alors à la base de son cou tout en décidant qu'il avait assez vu son soutien-gorge. Dégrafé, il le lança en arrière sans se soucier d'où il pouvait bien tomber et ses lèvres s'attardèrent gentiment sur les deux mamelons durcis par le plaisir. Elle prit la tête dans ses bras pour l'encourager dans son entreprise et enroula ses jambes autour de lui.

Le téléphone de Castle choisit ce moment là pour se mettre à sonner. Ils s'immobilisèrent comme si par ce simple fait l'engin arrêterait son raffut et les laisserait reprendre là où ils en étaient. Le visage de Castle se rembrunit alors et il sentit l'odeur de tissu qui brûle. Kate bondit et tira par le bout son soutien-gorge qui avait pris feu et le jeta dans l'évier. L'eau coula et un nuage de fumée en sortit avec un sifflement.

QUATORZE

-Pourquoi l'univers s'acharne-t-il? S'exclama Castle, théâtralement.

Le fait était que même si elle ne l'exprimait pas avec une telle dramaturgie, Kate ressentait tout autant de frustration. Il fallait croire qu'on ne voulait pas les laisser tranquilles, qu'on n'avait pas l'intention de les laisser s'épanouir dans cette relation balbutiante. Malgré l'odeur de brûlé qui avait envahi la cuisine et probablement le salon, malgré le portable qui continuait de sonner et malgré la douleur qui répandait sa rage par toute sa jambe, Castle arborait encore ces pupilles dilatées et sa posture était clairement féline. Kate arrêta de se mouvoir, captivée par l'envie qui émanait de lui. Elle se rendit compte qu'elle était encore dans la tenue idéale de quelqu'un qui se dispose à faire un strip-tease. Rougissant, elle couvrit sa poitrine, non sans avant détourner son regard du torse de son partenaire.

-Rick, reviens sur terre.

-Je n'étais pas sur terre, mon imagination était plutôt sur un plan de travail où je te faisais tout un tas de choses. Il s'interrompit, faisant semblant d'être frappé par une illumination soudaine. Oh, mais j'oubliais, cela n'avait rien d'un fantasme. C'était bien ce que j'avais l'intention de faire! Du moins jusqu'à ce que ce casse-pied de portable ne se mette à sonner! Encore! Continua-t-il, colérique.

Kate se dit que cette colère soudaine qu'elle n'avait que vu peu de fois depuis que leurs chemins s'étaient croisés avait quelque chose de très sexy et elle dut se focaliser sur le son insistant et ô combien irritant du portable pour ne pas se jeter sur lui.

-Rick, la dernière fois que tu n'as pas répondu au téléphone ça a eu de fâcheuses conséquences.

-Si par fâcheuses conséquences tu te réfères à me retrouver dans mon lit avec la femme qui hante mes nuits depuis des années...

-Soit donc un peu sérieux! Et si c'est Alexis?

Castle afficha une moue boudeuse. A l'heure qu'il était ce ne pouvait être sa fille, elle était certainement en cours ou à la bibliothèque à travailler et à travailler... D'ailleurs il se demandait quel gène avait muté pour que sa fille ait acquis un tel comportement responsable. Il eut un regard fugace pour la nouvelle porte et se dit qu'il l'aimait bien celle-ci.

-Tu as raison, finit par concéder l'écrivain.

Il ramassa une de ses béquilles et Kate lui passa l'autre. Son regard se porta instantanément sur une partie de l'anatomie de la jeune femme qu'il avait du mal à éluder.

-Rick! S'offusqua-t-elle avec une légère tape sur les pectoraux pour le faire réagir mais sa main s'attarda plus que de raison sur sa peau douce et le muscle ferme. Elle finit par lever la tête vers le visage de l'écrivain qui affichait un sourire tordu, bien trop heureux de l'avoir prise sur le fait.

-Et c'est moi qui ai du mal à se concentrer...

Kate ignora son sarcasme et ramassa son t-shirt en espérant couper court à cette envie qui avait élu domicile quelque part à mi-chemin entre ses reins et ses ovaires.

-C'est le mien... proclama-t-il.

Elle le lui tendit, troublée. Kate se retourna alors pour chercher le sien. Enfin le t-shirt qu'elle portait et qui appartenait cependant à Castle. Rick ne perdit pas une miette des lignes de son dos et des muscles qui venaient se tendre pour se jeter dans ces hanches magnifiques et sveltes. Elle se redressa soudain, avec grâce et fluidité. Rick ferma la bouche qu'il essuya du revers de la main. Il avait vraiment l'impression de baver. Le portable entonnait son quatrième -ou étais-ce cinquième- appel et Castle se décida à bouger puisque Kate enfilait aussi son t-shirt. Partez, il n'y a plus rien à voir.

Mais ce n'était pas Alexis qui profitait d'une pause dans son emploi de temps barbare pour appeler son papounet, ce n'était pas Lanie qui avait l'intention de le menacer de toutes sortes de tortures pour qu'il prenne ses médicaments. Il ne s'agissait pas non plus de sa mère avec un de ses sursauts maternels dont elle seule avait le secret. C'était Ryan. L'image souriante de l'irlandais et le surnom « Honeymilk » étaient affichés sur l'écran de l'I-phone. Castle leva le portable pour que Kate, qui s'était rapprochée, puisse voir l'ID de l'importun.

-Allô? Dit Castle en décrochant enfin et en mettant le haut parleur.

-Eh, mon vieux, il était temps que vous décrochiez! Vous avez un drôle de rapport avec le téléphone ces derniers temps. Vous étiez trop occupé pour répondre?

-Non, Ryan, je roule en béquilles en ce moment. Je ne peux pas dire que ma vitesse de croisière soit élevée dans ces conditions.

-Nous avions pensé venir casser la croûte avec vous.

-Qui c'est «nous»? demanda Castle décidé à jouer les imbéciles.

-Espo et moi, répondit platement Kevin.

-Pourquoi, je vous manque déjà?

-C'est pas drôle quand vous êtes pas là, on a personne de qui se moquer! Lança Espo derrière son coéquipier.

Castle vit comme la jeune femme mimait un «bien fait pour toi». Soudain, Rick et Kate entendirent très distinctement un coup de klaxon. L'écrivain forma un « ils sont en route » effaré et Kate pâlit.

-En fait, j'en oublie la politesse, comment ça va Castle?

-Oh. Je vais bien même si je me vois obligé de prendre un congé pas forcément souhaité, répondit machinalement Castle

-Vous êtes un lâcheur, vociféra Espo.

-Je ne pourrais pas vous suivre avec mes béquilles. Je vous dérangerais.

-Ça ne changerait pas grand chose. Au moins vous pourriez y aller à coup de béquille si la situation devenait tendue! Railla Javier qui semblait trouver la conversation à son goût.

-Ha, ha, très drôle.

-Beckett aussi à pris un congé, continua Kevin.

Kate regarda son partenaire, alarmée.

-Vrai-vraiment? Bafouilla Castle.

-Ouaip.

-Oh, vous m'en direz tant.

-Vous n'étiez pas au courant?

-Non, pourquoi le serais-je?

-Je ne sais pas... Kevin prit un malin plaisir à rallonger l'incertitude dans son ton. Comme vous êtes plutôt proches...

-Encore plus ces derniers jours! Ajouta Espo. Rick... Oui, Kate? Imita mielleusement Javier.

-Voyons, les gars, ce n'est pas parce que nous nous tutoyons que... enfin, vous voyez.

-Ils ont mis presque quatre ans pour se tutoyer. Ils mettront bien quatre ans de plus pour se tenir par la main. Dans une dizaine d'années ils oseront s'embrasser, sans la langue, histoire de prendre les choses calmement... et ils finiront dans un lit ensemble. Mais ce lit a toutes les chances d'être médicalisé à l'allure où ils vont.

-Espo... Continuez comme ça et je dirai tout à Beckett. Elle va trouver une multitude de variations aux techniques de torture rien que pour vous, Et croyez-moi, lorsqu'il s'agit de torture physique, elle peut être extrêmement imaginative.

Castle la regarda, cherchant dans son expression de la jeune femme son approbation à ses propos. Il n'y avait l'ombre d'un doute, son air furibond et déterminé à la fois ne présageait rien de bon pour le pauvre Latino. Ah, Esposito, la vengeance est un plat qui se mange froid, semblait-elle dire.

-En fait, Castle.

-Oui?

-Nous sommes à cinq minutes de chez vous.

L'estomac de Rick monta jusqu'à sa gorge et retomba à sa place en un temps record. Kate n'avait pas l'air d'en mener plus large si l'on devait en juger par la pâleur qui avait pris possession de son visage.

-Et? Peut-être que s'il niait l'évidence, elle n'aurait pas lieu.

-Nous avons pris de quoi nourrir un régiment, annonça Kevin.

Oh, oh. Cela ne sentait visiblement pas bon. Du moins ça sentait autant le roussi que le malheureux soutien-gorge abandonné dans l'évier. Kate disparut dans la cuisine, décidée à faire disparaître toute preuve de l'assassinat de lingerie dont ils étaient à l'origine.

-Ouais mon pote! Rien de mieux que la bonne bouffe pour vous remettre un homme sur pied. Croyez-moi lorsque je vous le dis, c'est une de ces vérités absolues de mi abuela.

-C'est quoi?

-C'est quoi, quoi? Demanda Kevin, confus. De quoi parlez-vous Castle. Avec ces médicaments vous manquez de clarté dans vos propos. Faudrait baisser la dose.

-C'est quoi comme nourriture?

-Italien.

-Italien... J'aurais préféré du thaï.

Le silence. Castle commençait à transpirer. Il réfléchissait à un moyen de les faire changer d'avis ou à les détourner de leur chemin pour gagner du temps.

-Vous les riches vous êtes des capricieux, dit Javier qui finit par rompre le silence.

-Si vous amenez du thaï, je paye tout. Italien compris.

-Hum...

Castle entendait les rouages du cerveau d'Espo tourner à travers le téléphone. Le Latino jamais ne pouvait résister à la perspective de se remplir la panse gratuitement.

-Vous pouvez commander aussi si vous y tenez tant, réagit Ryan, pragmatique.

-Mais vous passez à côté d'un tas de restaurants Thaï. Vous n'avez qu'à prendre des plats à emporter.

-Je ne vois pas ce que ça change... continua Kevin, lucide.

-La dernière fois, j'ai attendu une heure à ce que mon repas arrive. Ils sont plus efficaces lorsqu'on va sur place.

-Si vous le dites...

-Oui, c'est sûr et certain. En plus vous pouvez choisir comme ça. Emporter ce qui paraît le plus appétissant et le plus volumineux aussi.

-Il a raison, intervint Espo qui salivait d'anticipation comme le chien de Pavlov.

-Ok... qu'est-ce que vous voulez qu'on prenne?

-Peu importe, je vous laisse le soin de nous composer un menu digne de vos illustres présences. Et comptez une personne de plus.

Castle coupa la communication avant de subir un interrogatoire. Il ne voulait pas que Kate se cache. Ils seraient discrets mais il ne lui infligerait une retraite honteuse au fin fond de sa chambre en attendant que Ryan et Espo s'en aillent. Alors que Kate était encore dans la cuisine pour se débarrasser des preuves, il dégaina son portable de nouveau et passa un coup de fil. Cela devait être rapide et précis, il avait moins d'une demi-heure.

-14-

Ralph était arrivé avec un paquet. A peine quinze minutes plus tôt, pourboire et diligence aidant, Ralph était entré dans le magasin de prêt-à-porter au coin de la rue et avait choisi des vêtements avec application selon les instructions de Monsieur Castle. Amène ceci, amène cela, excuse-moi de te demander ça mais avec mon pied... L'écrivain avait été le plus précis possible pour que la tâche soit brève et fructueuse. La facture restait somme toute assez raisonnable et les vêtements simples mais bien taillés. Il les aurait voulus pour sa femme. Si sa femme avait eu un corps comme celui du Lieutenant Beckett. La partie la plus délicate avait été celle où il avait eu à choisir un soutien-gorge, d'autant plus que la boutique était très fréquentée à cette heure-là. Parler de soutien-gorge, baleines, dentelles ou satin, et de voir comment la vendeuse sortait une bonne dizaine de modèles et les exposait sous son nez. C'était un sacré moment de solitude. D'imaginer la jeune femme avec le sous-vêtement l'avait laissé toute chose. Monsieur Castle était vraiment un veinard.

Donc Castle était là, debout, pendant que Kate restait assise sur son lit, se demandant si elle ne pouvait tenter une évasion plus que téméraire. Il regardait le paquet, dubitatif, tentant de trouver un peu de courage pour le donner à Kate. Il craignait la réaction de la jeune femme. Kate était si indépendante... comment allait-elle le prendre? Mais le temps pressait et il n'avait pas d'autre choix. C'était ça ou elle resterait une fois de plus à l'écart. Le paquet calé sous le bras, boitillant et transpirant, il s'avança vers la chambre.

-Castle? Demanda-t-elle en sortant à peine la tête par l'embrasure de la porte menant à la chambre. Qui étais-ce?

-Oh, c'était Ralph. Je lui avais demandé une petite faveur. Il lui tendait l'emballage et Kate le saisit, comprenant tout de suite de quoi il s'agissait en percevant la texture.

Castle déglutit. Il tentait de déchiffrer les émotions qui passaient sur le visage de la jeune femme. N'en pouvant plus, il décida d'intervenir.

-Écoute, ne le prends pas mal. Ce n'est pas un de mes caprices. Je ne le fais pas pour que tu te sentes obligée de...

-Je sais. Je te rembourserai.

-Ce n'est pas nécessaire. Considère que c'est une juste réparation pour les dégâts que j'ai fait.

A présent soulagé, Castle vit comment sa compagne ouvrait le paquet et en extrayait un chemisier assez ressemblant à celui qu'elle portait la veille. Elle regarda la taille et sourit.

-Tu es très observateur, dit-elle en s'approchant et l'embrassant légèrement à la commissure des lèvres.

-Il y a encore autre chose...

Kate remit la main et en sortit un soutien-gorge en dentelle rouge. Castle la regardait attentivement.

-Hum, le mien était bien plus simple.

-Oui...

-Si je comprends bien, tu as pris ce que tu voulais et pas ce que j'aurais choisi pour moi-même.

-Euh.

-Je n'ai pas l'habitude de porter ce genre de lingerie...

-Je...

-Tu as demandé à ce pauvre Ralph d'aller me chercher des sous-vêtements.

-Oui, j'y aurais été moi-même mais...

-Tu aurais tout simplement pu me dépanner.

Castle fronça les sourcils.

-Je n'ai pas ce genre de choses dans mes tiroirs...

Kate roula des yeux. Qu'est-ce qu'il pouvait être nigaud parfois!

-Toi non, mais ta fille ou ta mère oui.

-Ah, oui, je vois. Mais non.

-Quoi, mais non?

-Non, je ne pouvais pas te dépanner avec un soutien-gorge de ma mère ou de ma fille. Il eut un petit frisson à l'idée d'enlever le sous-vêtement d'une Kate frémissante. C'est gênant...

-C'était histoire de une ou deux heures tout au plus. Une fois les frères siamois partis j'aurais filé à la maison.

-Tu pensais me quitter? Dit-il inquiet, les yeux exorbités et plus bleus que jamais.

Kate fut surprise de sa réaction.

-Quoi? Bien sûr que non! Je pensais juste aller prendre un bain et passer un peu de temps dans mon appartement.

-Tu en as déjà assez de moi? Lâcha-t-il, peiné.

Beckett sentit la peur, l'anxiété dans la posture de Castle, dans sa gestuelle. C'étaient des appréhensions génuines, il ne blaguait pas. Qu'avait-elle fait à ce pauvre homme pour qu'il se sente à ce point peu sûr d'eux?

Elle s'approcha une fois de plus après avoir posé chemisier et soutien-gorge sur le lit. Sa main aux doigts fins vint caresser sa joue toujours pas rasée et elle s'amusa quelques secondes avec les poils drus pendant que ses yeux s'attachaient aux siens.

-Tu dois te reposer.

-Je ne suis pas fatigué.

-N'ait aucune crainte, je n'ai pas l'intention de fuir.

Il baissa les yeux, honteux de penser au pire alors que rien dans leur situation n'étayait ses suspicions. Il ne pouvait tout simplement pas l'éviter.

-Je suis désolé, finit par murmurer dans un souffle d'air.

-Ne le sois pas. Je te promets de faire disparaître cette inquiétude. Mais pour cela il faut que tu me fasses confiance et que tu te fasses confiance.

Les yeux de Rick retournèrent aux siens.

-Tu es quelqu'un de bien Rick. Je n'ai aucune envie de prendre la fuite en sachant que tu es là, près de moi. Me suis-je fait comprendre?

-Oui... Il esquissa un léger sourire, encore quelque peu timide. Tu devrais t'habiller. Ils ne vont pas tarder à arriver.

-Je sais.

Elle se retourna et Rick ne prit même pas la peine de quitter la pièce. Il s'assit tout simplement sur le lit, la regardant faire.

-Tu crois qu'on doit leur dire? S'enquit Kate tout en accrochant son nouveau soutien-gorge.

-Si tu ne veux pas, on peut inventer une histoire pour expliquer ta présence ici.

-Je ne sais pas. J'ai peur que cela arrive aux oreilles de Gates. Le règlement est stricte concernant les relations entre coéquipiers.

-Techniquement je n'en suis pas un.

Elle se tourna, lui offrant une vue imprenable sur son torse orné de dentelle rouge. Il se félicita de sa bonne idée.

-Décidément, je ne pouvais pas te dépanner.

-Rick, sois sérieux!

-Je ne fais que constater. Tu as bien plus... Il mima les contours d'une poitrine. D'envergure?

Elle lui jeta le t-shirt dans le visage. Rick se laissa aller contre le lit comme s'il avait reçu une charge de dix tonnes.

-Alors, doit-on leur dire ou non? Qu'en penses-tu?

-Je pense que nous devons faire comme d'habitude et tâter le terrain en premier lieu, répondit Castle en regardant sa chaussette maculée de petite tâches de sang. Il l'enleva et constata que son bandage avait souffert. Lanie va me tuer.

-Donc on ne dit rien.

-Elle doit venir me changer les bandages ce soir, elle le verra de toutes façons.

-Pas Lanie, les gars!

-Ah, oui.

-Oui?

-Oui.

-Oui, quoi?

-On minimise au maximum les fuites si c'est possible, éclaircit Rick. Sauf que parlant de fuites ce n'était pas clair. Kate regarda le pied de l'écrivain, les sourcils froncés. Ce fut au tour de Castle de secouer la tête. On ne leur dit rien. Pour l'instant. On ne dit rien aux gars.

-Je n'aime pas leur mentir.

-Je sais. Moi non plus. Mais tous les commérages du douzième passent par Ryan et Espo, argua Castle, en omettant qu'il était lui-même souvent de la partie.

-Et si on leur demandait de ne rien dire?

-Ryan est parfois maladroit, répliqua-t-il, dubitatif.

-Oui, c'est vrai qu'il est plutôt naïf, corrobora Kate. Il met souvent les pieds dans le plat.

-Sauf qu'avec lui ce n'est pas d'un plat qu'il s'agit mais d'une bassine.

-Tu as raison, finit par concéder la jeune femme en s'asseyant près de Castle. Maintenons le secret aussi longtemps que possible, je n'ai pas l'intention de trop te partager.

-Vous êtes du genre possessif, n'est-ce pas Détective? Dit Castle l'attirant vers lui.

Elle se retrouva couchée à moitié sur son torse lui faisant face.

-Vous n'en avez pas idée, Monsieur Castle.

-Il faudra me montrer si le concept reste trop abstrait, dit-il en levant la tête pour accueillir les lèvres de Kate qui allaient au contact.

Et on tapa à la porte. Encore.

Allez, qu'en pensez-vous. J'attends vos commentaires avec impatience !