Merci à tous pour vos encouragements.
Hachiko-Tan, c'est moi qui te remercie.
LafandeCastle, je t'en prie, je suis heureuse de que cela te plaise et te fasse rire, c'est le but.
Emi : merci pour ta fidélité.
Castlefan : j'espère que cela sera encore assez « caliente » pour toi. Enfin, j'espère que tu me le diras.
Lille76 : merci, cela me réjouit que tu mettes en exergue les interactions. J'apprécie cette fic parce qu'elle me permet de travailler les dialogues.
Audrey1986 : j'espère que tu n'étais pas trop morte de rire, il te sera difficile d'apprécier la suite depuis l'au-delà.
SeriesAddict76 : Je n'ai pas fini de les faire tourner en bourrique, tu verras...
ThaleX : Oui, Ryan est vraiment adorable. J'aime beaucoup son personnage.
NATOUILE : Désolée de t'avoir fait attendre pour la suite.
DrWeaver : Les Bros sont un ressort comique important dans la série donc il est naturel que je m'en serve. De plus, je trouve que ce sont les personnages secondaires parmi les plus réussis.
Camlapro : Tu voulais la suite, la voilà.
Allez, bonne lecture !
-Mais de rien Détective. Tu sais que tu peux toujours disposer de moi où tu veux, quand tu veux et pour ce que tu veux...
Un tabouret crissa sur le sol et Kevin se leva comme s'il était monté sur ressort.
-Bon, c'est pas que mais nous devons retourner au poste !
-Hein, déjà ? S'étonna Espo qui s'était enfin trouvé un goût certain pour le voyeurisme.
-Oui, tu sais, on a cette affaire urgente à régler et -il regarda sa montre- oh, mais regarde comme il est tard ! Il empoigna Javier par le bras qui finit par se lever non sans saisir un des conteneurs avant.
-Oh, mais vous partez déjà ? Fit semblant de se lamenter Castle.
-Emportez au moins les beignets d'oignon ! S'exclama Kate en levant le paquet.
-Non, non, vous pouvez les garder, se justifia Kevin, empressé de prendre la fuite.
-Nous n'en voulons pas, n'est-ce pas Kate ?
-Non, ça donne mauvaise haleine.
-Oui, ça gâcherait tout...
Mais Ryan et Espo n'en entendirent pas davantage. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire ils étaient dans le parking pendant que Castle et Beckett n'en pouvaient plus de rire.
JE VEUX MON CAFE
SEIZE
-Non, non, je te dis qu'ils se payaient nos têtes, affirma Espo dans l'habitacle de la voiture.
-Mais ils étaient...
-Ils étaient quoi Ryan ?
-Bizarres.
-Bizarres, tu dis ? Ils étaient chauds comme la braise mon pote, pas bizarres. Bizarres ils le sont toujours. Toi et moi on se comporte comme deux partenaires. Eux, ils se comportent comme deux ados avec les hormones qui les...
-N'en dis pas plus. C'est comme si on parlait de ma mère, de mon père et de leurs pratiques sexuelles. Beurk.
-Attends, ils sont un soap à eux tous seuls. Au Poste on suit le moindre de leurs faits et gestes comme si on matait une telenovela.
-Jenny me pose souvent des questions à propos de leur non-couple.
-Je ne sais pas s'ils sont encore un non-couple.
-Tu viens de dire qu'ils se payaient nos têtes.
-Je veux dire par là qu'ils en font trop histoire de noyer le poisson.
-Tu crois que c'est une sorte de diversion tordue ?
-Oui et tu y es tombé dedans jusqu'au cou.
-Mais ils sont ensemble ou pas ?
Espo soupira et se gara devant un Starbucks en double file.
-Mon vieux, je vais te chercher un café carabiné histoire de te remettre les neurones à l'endroit parce que là, tu es encore sous le choc et tu comprends rien.
Ryan le suivit du regard, le vit pousser la lourde porte et disparaître. Comme son acolyte l'avait abandonné à ses cogitations, il dégaina le portable.
-Salut mon cœur ! Je dois vraiment te raconter quelque chose. Javier et moi sommes allés voir Castle à midi et devine qui était là... Oui, c'est bien ça, dans le mille. Comment le sais-tu ? Ah, oui, je vois, c'est vrai que sinon je ne t'aurais pas appelé. Eh, bien, tu me croiras ou pas, ils étaient encore plus bizarres que d'habitude. Espo les a carrément qualifiés de « chauds comme la braise ».
La voix excitée de Jenny lui parvint bien trop forte à son goût et il écarta le portable de son oreille.
-Comment, chauds à quel point ? Chauds, très chauds. Je dû traîner Javier hors du loft parce que ça frôlait l'interdit aux moins de seize ans. Ça craignait.
Jenny tempéra son ardeur en entendant le récit des événements.
-Toi aussi tu crois qu'ils se moquaient de nous en faisant du cinéma ?
Ryan attendit sa réponse mais le portable de Jenny coupa soudainement. Elle avait encore oublié de mettre son téléphone à charger. Il soupira bruyamment. Il ne savait toujours pas quoi penser de toute cette affaire quand la portière côté conducteur s'ouvrit et Espo lui tendit un café.
-Merci, dit-il d'un air absent.
Le silence gagna l'habitacle mais Kevin n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil de biais à son coéquipier.
-Quoi ?
-Je me demandais... l'Irlandais laissa sa question en suspens, craignant que son collège ne se gausse de lui.
-Vas-y dégaine.
-Ils sont ensemble ou pas ?
-16-
La porte de l'ascenseur s'ouvrit pour laisser passer Ryan et Espo. On ne pouvait pas dire que le Poste grouillait d'activité et le peu de collègues qui étaient restés pour le break de midi continuaient de manger ou de boire leur café.
-Mec, tu as fait localiser son portable et tu sais où il se trouvait.
-Elle était peut-être passée le voir après le boulot et l'avait oublié.
-Voyons Ryan, insista Espo s'asseyant à son bureau et baissant la voix. Réfléchis. Le portable de Beckett était dans le loft de Castle. Castle ne répondait pas.
-Il a dit qu'il écrivait, intervint Ryan, se faisant l'avocat du diable. Alexis a essayé de le joindre à plusieurs reprises alors que Beckett était encore ici.
-Admettons. Il a peut-être écrit pendant des heures mais je t'assure que s'il n'a pas entendu notre boucan c'est parce qu'il était très occupé et pas avec son personnage de fiction si tu vois ce que je veux dire.
-Pourquoi Beckett serait passée chez lui ?
-T'as vu comment elle matait l'ascenseur ? Et tous ces coups d'œil à son portable !
-C'est vrai que Beckett ne vivait pas très bien son absence aujourd'hui, acquiesça Ryan. Mais bon, il n'y avait que de la paperasse à faire, c'est normal qu'il ne vienne pas, non ?
-Oh, tu sais, ils suivent leurs propres règles. Ces deux-là vivent dans une autre dimension que toi et moi. Peut-être que depuis qu'il se tutoient, ça a déclenché quelque chose.
-Et bien sûr, puisque Beckett l'attendait avec impatience et que Castle n'est pas apparu, elle a accouru aussitôt qu'elle a pu ?
-Ouais et à mon avis quand Castle a ouvert la porte il l'a trouvée dans un drôle d'état, lâcha Espo en plissant les yeux.
-Fâchée tu veux dire ?
-Pas fâchée, hors d'elle. Tu sais comme elle peut être flippante parfois.
-Et comment ils auraient fini par... Ryan évalua la salle du regard, cherchant des oreilles indiscrètes. Comme personne ne leur prêtait la moindre attention, il continua : franchir le cap ?
-Tu connais Castle. Il lui a sûrement suffi de la regarder avec ses grands yeux bleus et de lui faire des excuses avec sa belle voix de baryton pour que la colère de Beckett s'évapore. C'est bien le seul qui puisse faire retomber l'ire de la terrible Kate Beckett.
-C'est le pouvoir de l'amour, répliqua Ryan, l'air rêveur.
-Exact, mon pote. Il doit avoir les bonnes phéromones.
-C'est vrai qu'il sent toujours bon.
-Avec le fric qu'il empoche avec chacun de ses romans il peut s'offrir tous les parfums du monde.
-Beau, riche et intelligent.
-En plus il a une Ferrari et joue à Halo comme un Dieu. Mon vieux, on est vraiment pas à la hauteur.
Ryan et Espo restèrent pensifs un instant tout en avalant leur café.
-Mais... commença Kevin, hésitant.
Espo se tourna vers lui les sourcils froncés et les lèvres pincées. Il leva le menton, l'incitant à continuer.
-Mais ils sont ensemble ou pas ?
-16-
Dans la chambre, de ténus rayons filtraient à travers les persiennes tirées pour venir s'échouer sur le lit. Kate aimait la pénombre qui épousait parfaitement le calme régnant dans le loft après le départ de leurs deux amis. Castle avait sorti le grand écran et avait choisi un film pour prendre quelque bon temps l'un dans les bras de l'autre. Kate l'avait laissé faire sachant que leurs goûts en matière de cinéma se rejoignaient et était partie se brosser les dents avec une brosse que Castle lui avait donné. Elle la regarda, se disant que peut-être voyait-elle trop de symbolisme à ce geste mais rien n'y faisait, elle était heureuse de faire enfin partie de sa vie. Elle s'épanouissait en songeant que la solitude n'était plus sa seule et unique option. Sa brosse à dents violette vint rejoindre la noire de Castle et, un sourire béat sur le visage, elle les contempla jusqu'à ce que Castle passa la tête par l'embrasure de la porte.
-Kate, le film va commencer.
La jeune femme se détourna du lavabo et des pensées qui fleurissaient dans son esprit et avança vers son compagnon, toujours avec un petit sourire flottant sur ses lèvres. Elle se dressa sur la pointe des pieds et déposa un léger baiser sur les lèvres de l'écrivain. Son sourire était apparemment contagieux puisque Rick l'imita et se pencha pour l'embrasser moins chastement. Kate eut le plus grand mal à lâcher ces lèvres qu'elle avait appris à apprécier et s'écarta légèrement mais, au lieu d'abandonner la chaleur du corps qui s'offrait à elle, ses bras vinrent s'enrouler à la taille de l'écrivain. Celui-ci la cerna aussi et elle se trouva bloquée entre son torse et ses béquilles, profitant de l'étreinte et de la sensation de bien-être que cette proximité de corps et d'esprit faisait naître en elle. Castle soupira d'aisance et Kate l'enserra plus fortement comprenant que ses sensations étaient partagées. Rick ne cessait de s'étonner de cette nouvelle Kate qui se dévoilait peu à peu. Il s'était attendu à ce qu'elle soit un peu plus distante, plus modérée, plus dominatrice aussi, mais elle s'abandonnait volontiers aux caresses, aux étreintes et était souvent physiquement proche, totalement désinhibée.
-Tu réfléchis trop, dit-elle soudain, la voix étouffée dans le creux de son cou.
L'air et le frôlement de ses lèvres contre sa peau le chatouilla. Cela le fit sourire.
-Qu'est-ce qui te fait dire que je réfléchissais ?
-Je te connais.
Rick s'écarta assez pour pouvoir la regarder sans se départir de son sourire.
-Moi aussi je croyais te connaître.
Kate fronça les sourcils, confuse.
-Je n'aurais jamais cru que tu serais si...
-Si quoi, Castle ?
-Affectueuse ? Tenta-t-il.
-Affectueuse, répéta la jeune femme. Que veux-tu dire par là ?
-Que tu es plutôt...
-Plutôt quoi, Castle ?
-Eh, bien, je pensais...
Kate se hissa sur la pointe des pieds et resta à quelques centimètres du visage de Castle. Elle prit son visage entre ses mains.
-Arrête de penser et agis, répliqua-t-elle avec un souffle de voix.
-À vos ordres, Lieutenant.
Leurs bouches se rejoignirent une nouvelle fois, les lèvres entrèrent de nouveau en contact. Kate glissa ses bras autour de son cou pour mieux épouser la forme de son corps. C'était comme si leurs deux anatomies eurent été faites pour se lober l'une dans l'autre. Castle encastra son dos contre la porte de la salle de bains et la sentit vibrer au son des premières notes de la musique éléctro de Vangelis. Le voix off avait donné compte de la situation, elle avait fini son intro et les lumières tour à tour bleutées puis chaudes de la première séquence inondèrent la pénombre de la chambre. La langue de Rick n'eut pas à se frayer un passage puisqu'elle l'y accueillit avec envie et bientôt elles entamèrent une danse sauvage qui les électrisa. De ses mains puissantes, Castle souleva les t-shirt de Kate, les pouces jouant avec ses cotes. Lorsque ceux-ci s'insinuèrent sous le soutien-gorge, elle gémit dans sa bouche et chercha davantage de proximité. Ses doigts fins vinrent fatalement saisir les cheveux de l'écrivain qui se pencha encore pour trouver un meilleur angle pour le baiser qu'il compter approfondir encore et encore. Leurs bassins connectèrent avec volupté lorsqu'elle se arqua et cette fois-ci ce fut au tour de Castle de gémir d'envie et de plaisir. Elle le sentit et son corps répondit immédiatement en répandant dans son bas-ventre une vague de désir irrépressible. Comme de commun accord, leurs bouches se détachèrent. Comme dans un miroir, leurs regards identiques échangèrent la même proposition. Kate saisit la main de Castle qui se laissa porter jusqu'au lit en boitillant. Il avait enseveli les draps sous une couche de coussins pour leur séance ciné improvisée vite oubliée, tandis que les lumières de l'écran leur procuraient une lueur changeante qui rendait leur expérience étrangement exaltante. Encore debout, Kate s'attela à lui enlever le t-shirt tandis qu'avec un regard insistant et fébrile, il la laissait faire. Elle s'attaqua à son jean. Défit la boucle de sa ceinture puis la fermeture éclair. Ses yeux vinrent de nouveau se vriller aux siens et sans le quitter du regard, elle fit tomber le pantalon en glissant ses mains le long de ses hanches. Castle n'avait plus que son boxer sur lui et son érection était plus qu'évidente. Il la surprit en voulant faire de même mais alors qu'il saisissait le bas de son t-shirt, elle repoussa sa main en la tapant comme s'il eut été un enfant trop gourmand. Il la regarda, interloqué.
-Laisse-moi faire, s'expliqua-t-elle avec un souffle de voix puis Kate caressa la poitrine ferme de l'écrivain et le jeta sur le lit.
Castle lâcha un petit rire amusé alors qu'il s'enfonçait dans les coussins. Il comprit que l'oreiller qui était venu lui cacher en partie la vue ne lui rendrait aucun service et l'envoya de l'autre côté de la pièce.
Kate avait un petit air mutin. Il adorait la voir ainsi, joueuse et sexy en diable.
Et voilà, personne ne pouvait les interrompre cette fois-ci... sauf moi ! Vous voulez la suite ? Je veux des commentaires... C'est machiavélique, je sais mais vous n'imaginez pas à quel point c'est un plaisir de recevoir vos avis et vos encouragements. Bref, entre dix et quinze commentaires et vous aurez la suite.
A bientôt j'espère.
