Je voudrais m'excuser pour ce long silence mais un déménagement est une affaire éprouvante et le soir après le boulot, les cartons et les coups répétés de vinaigre blanc sur le carrelage je n'avais pas trop l'énergie d'écrire. Mais me revoilà, ce premier matin de libre depuis une éternité, de retour à l'écriture et j'ose espérer que je n'ai pas trop perdu la main.
Bonne lecture à tous et à toutes, lecteurs fidèles et commentateurs avisés.
Kate sourit à ses enfantillages. Il était tout simplement craquant. Castle saisit son visage et posa ses lèvres sur celles de Kate avec une douceur extrême. Il maintint ses grandes mains sur les joues de la jeune femme une fois qu'ils se furent séparés. Il voulait garder ce visage rosé, ces lèvres humides et ce sourire heureux dans sa mémoire. Elle vint capturer une dernière fois un baiser et s'éloigna. Rick resta là, appuyé sur l'îlot à la regarder fermer la porte derrière elle et bien plus encore jusqu'à ce que le virus de l'écriture le reprenne. L'envie de mettre des mots à ce qu'il ressentait à ce moment même était trop forte. Rick Castle avait la tête pleine de sensations enivrantes, d'images sensuelles et d'un émoi voluptueux qui l'avait gagné sans crier gare. Mais plus que toute chose, bien plus que toute frénésie des sens, une certitude l'habitait, celle que tout le temps attendu et la souffrance endurée pour Kate Beckett en valait la peine.
JE VEUX MON CAFE
DIX-HUIT
La porte de l'ascenseur s'ouvrit sur une Kate Beckett souriante. Un quelconque habitant de cet immeuble cossu la croisant se serait dit que la jeune femme était de bonne humeur, lui aurait rendu son sourire et aurait emporté un peu de cette sensation de plénitude chez soi. Rien de plus contagieux que la joie. Elle était relativement facile à exporter quand on avait le cœur ouvert à ce genre d'impressions. Mais ce ne fut ni madame McGee ni monsieur Gable que la policière croisa, encore moins le jeune homme aux tâches de rousseur qu'il lui arrivait de rencontrer dans le hall, en pleine discussion avec Ralph ce fut une cascade rousse, la peau diaphane et les yeux doux et à la fois perçants -comme ceux de son père- d'Alexis Castle qui se jetèrent quasiment sur elle. La jeune fille eut un mouvement de recul instinctif tandis que Beckett resta glacée sur place, la porte de l'ascenseur presque frôlant son dos. Son émotion lui fit entendre les notes d'Ennio Morricone et dut réprimer l'envie de porter sa main jusqu'à son arme. Kate ne voulait pas que l'embarras qui flottait entre elles finisse par devenir un règlement de comptes à OK Corral.
-Hey ! Dit-elle avec tout l'enthousiasme qu'elle avait pu trouver. C'était pas trop mal pour un début.
-Hey... Répondit Alexis.
Ce n'est pas comme ça que la rouquine l'aiderait à rendre les choses plus naturelles entre elles, pensa Kate.
-Je partais... continua Kate. Elle grimaça intérieurement, c'est vrai que ce n'était pas du tout évident. Je ne faisais que monter et descendre par l'ascenseur, il paraît que c'est bon pour la santé...se moqua-t-elle intérieurement.
-Oh... OK.
Alexis était d'une loquacité imparable aussi. C'était comme un mauvais dialogue dans un épisode de Derrick : lourd, inconsistant et très, très lent. Kate décida qu'elle devait prendre les choses en main.
-J'ai fait en sorte que ton père prenne ses médicaments.
-Il est pire qu'un gosse lorsqu'il s'agit d'avaler ses pilules, corrobora Alexis avec un sourire timide.
-Je parie que Kate sait comment s'y prendre, lâcha Lanie qui avait rejoint le duo. N'est-ce pas Kate ?
Kate décida qu'elle ne leur parlerait absolument pas du type d'appât dont elle s'était servie pour l'amadouer mais ne put s'empêcher d'y penser et le rouge lui monta aux joues. Si la jeune fille s'en était aperçue, elle faisait en sorte de que cela ne se voit pas. Ce qui n'était pas le cas de Lanie qui esquissa un sourire narquois qui en disait long sur ses présomptions.
-Bien, je vais vous laisser... Kate tapa dans ses mains pour mettre de l'emphase à sa sortie et reprendre de la contenance. La gestuelle rappela étrangement celle de Castle et Alexis ne put réprimer qu'un nouveau sourire vienne effleurer ses lèvres. C'était surprenant de voir à quel point la personnalité de son père pouvait transparaître chez les personnes qui constituaient son entourage.
-Remplis donc ton frigo et trouve-nous une bonne bouteille de vin parce que je vais passer pour le compte rendu après avoir torturé ton petit-copain. Allons voir ton paternel, Alexis. Sans Kate pour le protéger on pourra le faire pleurer comme une fillette.
Kate dut s'écarter pour laisser passer la métisse et sa complice. Pauvre Rick, Lanie était d'humeur taquine et il allait en faire les frais.
-N'oublie pas Kate, après ce sera ton tour... menaça la légiste alors que les portes se fermaient.
D'un pas rapide, Kate croisa le hall et fit signe à Eddie qui avait remplacé Ralph. Elle fut soulagée de son absence songeant que hormis Rick, le seul homme qui avait eu le privilège de connaître le soutien-gorge qu'elle portait c'était lui. C'en était assez de moments délicats dans la journée pour en rajouter un autre. Décidément, ces dernières heures avaient était source d'émotions. Quand elle ouvrit la porte, une légère brise vint ébouriffer ses cheveux. Comme elle n'était pas chez elle pour prendre sa douche, ses cheveux étaient plus indisciplinés et le frottement autour de ses oreilles et au bord de sa mâchoire la fit sourire. Un énorme poids avait disparu de ses épaules. Elle inspira profondément et commença à marcher d'un pas léger et dandinant. Elle se sentait bien, elle se sentait forte et gaie. Si elle devait y mettre un nom, peut-être le plus approchant serait bonheur. Et elle comptait bien en profiter. Après une nuit de sommeil, elle reviendrait pour se perdre de nouveau dans ses bras, pour goûter à ses lèvres, pour jouir de sa compagnie et de cet amour qui irradiait de lui et qu'elle s'était refusé ayant peur de ne pas le mériter. Les yeux scintillants, le sourire radieux et la plénitude qu'elle avait pu contempler dans le visage de Rick alors qu'il était perdu dans ses rêves, lui avaient fait croire en elle, en cette capacité qu'elle avait à lui donner ce qui lui revenait de droit. L'optimisme l'envahit instantanément et elle se dit qu'une nouvelle étape de sa vie commençait malgré les casseroles qu'elle traînait encore. Sa guérison était possible, elle en était à présent certaine. Tout s'était éclairci dès qu'elle avait pris conscience de que Kate Beckett avait besoin de Rick Castle auprès d'elle non seulement en tant que partenaire et meilleur ami, mais aussi en tant qu'amant et être aimé. Comme l'air qu'elle respirait, elle ne pouvait pas se passer de lui et en l'acceptant enfin la plus grande part d'ombre à son tableau s'était évanouie.
-18-
Rick était déjà derrière son bureau quand on toqua à la porte. Il maudit celui qui venait troubler sa séance d'écriture quand sa logique refit surface et comprit que ce ne pouvait être qu'Alexis. La serrure venait d'être changée et elle n'en possédait pas encore les clés. Il se leva, prit ses béquilles et s'avança vers la porte. Bientôt il devrait reprendre ses cachets, il le sentait car chacune de ses plaies se mettait à palpiter dès qu'il sollicitait le moindre mouvement de son pied. Hors de question alors de le poser s'il ne voulait pas hurler de douleur. C'était étrange comme elle avait été supportable alors que... Son regard se tourna vers l'îlot de la cuisine et pensa à leurs ébats inachevés. Il aurait d'ailleurs du mal à penser à autre chose pendant assez longtemps lorsqu'il se servirait du plan de travail. Il crut percevoir une légère odeur résiduelle de tissu brûlé mais peut-être que son imagination lui jouait encore des tours. Parfois, il pouvait revivre un souvenir et il en percevait le goût et l'odeur tout comme les sensations qu'il avait éprouvées. Dans certaines occasions, c'était tout à fait écœurant en sachant qu'il passait le plus clair de ses journées à s'occuper de meurtres et que depuis des années il pouvait accéder à des scènes de crime parfois insoutenables en d'autres occasions, il se félicitait d'avoir une telle imagination et une si bonne mémoire. C'étaient des armes indispensables pour un écrivain mais aussi, comme dans cet instant même, elles lui permettaient de revivre des moments qu'il avait bien envie de faire perdurer. Et dans cette cuisine, sur cet îlot, cela avait été si intense que son rythme cardiaque s'accélérait et les sensations s'éveillaient au creux de ses reins rien qu'en y songeant. Il secoua à contrecœur la tête pour refouler toutes ces images avant que son état d'excitation ne soit trop évident et souffla un bon coup. Apaisé, il ouvrit la porte pour se trouver nez à nez avec Lanie. Oh, oh, il avait tout oublié de cette séance de torture qui l'attendait...
-Du calme, beau gosse. Je suis pressée donc je n'ai pas le temps de trop te malmener, lâcha-t-elle dès qu'elle vit son visage se décomposer.
-Ce n'est pas la durée qui m'inquiète, mais l'efficacité, répondit-il.
-Un légiste est aussi un médecin.
-Pour les morts.
-Arrêtez donc de me chercher si vous ne voulez pas vous trouvez sur ma table d'autopsie.
-Papa, vous pouvez peut-être avoir cette conversation à l'intérieur ?
Castle laissa passer la métisse et sa fille qui l'embrassa sur la joue. L'écrivain lui sourit et l'embrassa sur le front. Plus d'une fois dans la journée, ses pensées s'étaient portées sur Alexis. Il craignait que la nouveauté de sa relation avec Kate n'amène un vent de malaise ou d'irritation dans le cœur de sa fille. Il se refusait de faire un choix entre deux des trois femmes de sa vie, mais il ne voulait pas que ce lien si spécial qu'il entretenait avec Alexis se brise. il était bien déterminé à gagner l'acceptation pour eux deux en montrant à son enfant qu'il y avait toujours autant de place pour elle qu'auparavant. La rouquine leva les yeux sur son père et lui sourit. Deux petites fossettes apparurent sur ses joues encore enfantines et il ne put contenir son bonheur. Il la serra fortement dans ses bras et la jeune fille laissa échapper un rire cristallin. Elle aimait voir son père ainsi, heureux, jouer le grand ours enthousiaste.
-C'est pas tout Castle, mais je suis pressée.
-Vous avez des plans ? Demanda-t-il, heureux de pouvoir prendre en main la conversation et de ne pas subir les moqueries ou les indiscrétions de Lanie.
-Oui, dit-elle sans détour.
-Oh, vous avez décidé de remettre le couvercle avec Esposito ? La questionna-t-il, sans gêne.
-Non. À vrai dire, une jeune femme m'attend.
Castle leva les sourcils. Une jeune femme ?
-Elle doit rejoindre Beckett chez elle, annonça Alexis, guettant avec intérêt la réaction de son père.
-Oh, je vois... Vous allez mener votre enquête, dit-il avec un sourire en coin.
-Peut-être.
-Voyons, Lanie. Vous allez passer votre soirée à discuter de moi, répliqua-t-il avec une auto-suffisance qu'il ne ressentait pas forcément.
-Que vous fait-il penser que vous serez le centre de la conversation ?
-Voyons, c'est plutôt évident... crâna l'écrivain.
Alexis souriait car elle sentait son père se raidir, éprouvant plus de crainte que de fierté mais ne pas voulant le montrer. Son cerveau tournait à plein régime, doutant, se demandant si il avait été à la hauteur des espérances que Kate avait placées en lui.
-Assez parlé de vous. Je vous assure que vos oreilles auront tout le temps nécessaire pour siffler plus tard.
-Ha, ha, très drôle.
-Venez vous asseoir que je jette un coup d'œil à ce pied, ordonna-t-elle d'un ton sans réplique comme elle s'approchait du canapé.
Castle obéit et avança en claudiquant. Il appuya ses béquilles contre l'accoudoir et se laissa aller lourdement sur le canapé. Alexis prétexta devoir se changer et ranger ses affaires pour s'éclipser. Elle ne se sentait pas encore à l'aise lorsqu'on parlait de Kate et de son père en sa présence. Elle en éprouvait encore une sorte de gêne qu'elle n'avait pas ressenti dans d'autres occasions bien que son père ait toujours pris à cœur de ne pas la mêler à ses aventures sans lendemain ni à ses amourettes. La raison en était peut-être que cette fois-ci elle savait que ce n'était aucunement une affaire de désir sexuel assouvi ni histoire pour meubler sa solitude, elle pouvait percevoir en Kate Beckett l'amour de sa vie et cela, qu'elle le veuille ou pas, l'effrayait et l'incommodait en même temps. Peut-être y avait-il un soupçon de jalousie dans cette façon de voir les choses, mais c'était certainement une manifestation de son instinct de protection. Son père avait un grand cœur et une sensibilité à fleur de peau bien qu'il le cachât avec un caractère faussement désinvolte. Si leur histoire tournait à la catastrophe, elle craignait qu'il ne s'en remette pas où qu'il devienne un être aigri et insensible. Alexis avait déjà vu la déception le frapper et cela n'avait pas été beau à voir.
-Comment ça va ? Demanda-t-elle en ouvrant sa sacoche médicale.
-Ça tire un peu mais dans l'ensemble c'est supportable.
-Je ne parlais pas de votre pied.
-Oh... Eh bien, je me sens bien, très bien même.
-On s'est beaucoup inquiété pour vous.
-Pourquoi ? Dit-il, étonné.
-Pour un tas de raisons. Depuis le jour où Kate à failli mourir... -Elle inspira profondément, le souvenir était encore vivace- on a remarqué que votre moral se dégradait. Après l'agitation des premières semaines, où vous ne dormiez quasiment plus obsédé par trouver celui qui lui avait tiré dessus, vous avez complètement disparu avec le dossier. Nous n'avions plus de nouvelles.
-N'en parlons plus. Tout ça est derrière moi. Derrière nous.
-J'en suis heureuse. Vous méritez d'être heureux. Et elle aussi.
-Je ferai de tout mon possible, dit-il, affichant une mine déterminée. Il en avait assez que l'on lui rappelle ces sombres instants. Il voulait tout simplement baigner dans le bien-être et dans la joie qu'il connaissait à présent.
-Je sais, assura Lanie. Jamais un homme avait fait voler en éclats la carapace de son amie et elle savait qu'uniquement un homme de valeur et l'aimant fortement aurait pu y arriver. Cet homme, elle l'avait en face.
Lanie prit un pouf et s'y assit. Elle saisit la jambe de Castle qui alerté par le mouvement se cramponna comiquement aux coussins du canapé. Lanie roula des yeux, ayant pris ce geste à Kate qui en usait et abusait en compagnie de l'écrivain.
-Vous êtes pas sérieux...
Castle fit l'innocent, sachant pertinemment que son bandage était maculée d'auréoles rouges. Il avait changé sa chaussette pour faire illusion mais le sang n'avait pas disparu du tissu poreux et blanc.
-Je vais devoir toucher deux mots à Kate à propos de trop user de votre corps.
-Ne la secouez pas trop, elle n'y est pour rien.
-Je sais bien que vous y êtes aussi pour quelque chose.
-Moi ? S'offusqua-t-il, la main sur la poitrine, incrédule. Ce n'est tout de même pas de ma faute si elle ne peut pas se passer de mon corps. Et ce n'est non plus de la sienne si je suis bien trop appétissant pour y résister.
-Oui, bien, en attendant, vous prenez votre pied en le martyrisant. Vous vous attendez vraiment à ce qu'il cicatrise en vous conduisant comme un homme des cavernes ?
-Un homme des cavernes ? Vous y allez fort ! J'ai de bonnes manières, moi.
-Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Souffla-t-elle entre les dents tout en appuyant un peu trop fort pour nettoyer une des plaies.
-Aïe ! Voilà ce que je veux dire ! Vous venez d'en faire l'illustration parfaite !
-Arrêtez de gémir, Castle. Je parie que vous ne gémissiez pas autant quand c'était Kate qui y mettait un peu trop d'enthousiasme.
-Bien au contraire, je gémissais... mais on était deux à gémir, contre-attaqua Rick en serrant les dents alors que Lanie refaisait son bandage.
La métisse ignora le commentaire salace et se leva. Elle prit la gaze dont elle s'était servie, les gants en latex qu'elle avait enfilés et le bandage maculé de sang et alla dans la cuisine pour les jeter. Lorsqu'elle ouvrit la poubelle, une odeur âcre de brûlé monta jusqu'à ses narines et elle vit une pièce de tissu à moitié carbonisée. Elle saisit une bretelle encore entière et souleva ce qui avait l'air d'être un soutien-gorge.
-On a l'air de bien s'amuser chez vous... commenta-t-elle en tenant le sous-vêtement comme s'il s'agissait d'une pièce à conviction.
Castle, qui enfilait de nouveau sa chaussette, regarda par dessus le canapé et rougit violemment.
-Vous faites mes poubelles maintenant ?
Lanie le reposa et le couvrit de ses déchets. Elle fit un nœud au sac et l'emporta. Elle retourna pour chercher sa sacoche et Castle voulut se lever mais Lanie le repoussa doucement vers le canapé. C'est alors qu'il aperçut le sac. Il fronça les sourcils, confus.
-Je ne voudrais pas qu'Alexis tombe sur certaines choses. Elle n'en mène pas large encore et ça ne ferait que l'incommoder un peu plus.
-Je sais, dit Castle, sombre.
-Ne vous inquiétez pas. Ça prendra du temps mais bientôt vous rirez en pensant à ces instants un peu tendus.
-Pourvu que vous ayez raison.
-Richard Castle, commença-t-elle, menaçante, un doigt enfoncé fortement dans la poitrine de l'écrivain, sachez que j'ai toujours raison.
-Merci Lanie. Castle la regardait, souriant. Il finit par se lever quand-même, passant outre les ordres de la légiste. Ses yeux avaient retrouvé sa brillance naturelle et la jeune femme ne put réprimer l'envie de l'embrasser sur la joue. Il se baissa pour qu'elle puisse l'atteindre en souriant encore plus largement. Elle appréciait énormément l'écrivain en tant que personne et l'appréciait encore d'avantage en voyant les changements que sa présence avait causés chez sa meilleure amie. Sa tendresse était contagieuse, tout comme sa gentillesse. Elle se rendit compte que lui aussi avait changé. Que ce don de soi et ses attentions étaient déjà là à leur rencontre, c'était une évidence, mais avec le temps, ils s'étaient développés et étaient devenus les constantes de son caractère. Il n'était plus ce bel homme pédant et souvent exaspérant. Ces petits défauts dont il faisait preuve s'étaient quelque peu estompés et à présent, loin d'être des aspects néfastes de sa personnalité, ils étaient devenus des caractéristiques étrangement rafraîchissantes. L'écrivain était tellement spontané qu'on ne pouvait que l'apprécier d'avantage. Le travail et la vie en général étaient bien moins pénibles lorsque Rick Castle se trouvait près de vous.
Elle lui tapota la joue comme on le ferait à un enfant choyé. Cela lui arracha un petit rire amusé et ses yeux se plissèrent encore plus, le rajeunissant extraordinairement. Pas étonnant que le mur de Kate se soit écroulé, songea-t-elle.
-Bien, beau gosse, je file interroger votre petite copine.
Alors, qu'en pensez-vous ?
Vous savez comment ça marche, une quinzaine de commentaires et la suite est à vous !
À bientôt j'espère.
