-Demain c'est déjà aujourd'hui, dit Castle.
Soudain, on toqua à la porte, pas trop fort mais assez pour qu'elle sursaute.
JE VEUX MON CAFE
VINGT
Elle ne put s'empêcher de rouler des yeux. Il était terrible, vraiment terrible. Richard Castle était comme un enfant capricieux. Ce qu'il voulait, il le voulait tout de suite. Enfin, plus précisément c'était plutôt ce qu'il pouvait avoir. Si l'on considérait les presque quatre ans qui leur avait fallu pour en arriver là, on ne pouvait pas dire que l'immédiateté était de mise. Cela fut sans surprise qu'elle le trouva là, de l'autre côté de sa porte, souriant malicieusement, les cheveux en bataille et habillé simplement avec une veste à capuche bleu marine et un pantalon beige. Il avait chaussé des baskets et se tenait sur une jambe à l'aide de ses béquilles. Kate appréciait ce Castle plus casanier, plus adorable que métrosexuel.
-Devine qui vient dîner ce soir, lâcha-t-il.
-Il n'est plus l'heure de manger, répliqua Kate, confuse.
-Cela dépend du genre d'appétit que l'on a...
Il fit un pas en avant et baissa la tête. Kate, pieds nus, était bien plus petite et bien qu'il aimât la flic en talons hauts, il devait avouer que d'avoir le dessus lui plaisait aussi. Ses lèvres étaient sur le point d'entrer en contact avec les siennes qu'elle s'écarta, l'intimant à quitter le couloir pour intégrer l'appartement.
-Qui te dit que j'ai envie de goûter à ce que tu as à me proposer ?
-Ta voix, au téléphone, dit-il posant une béquille sur le mur avant de lui prendre la main. Il y a une nuance bien particulière dans ta voix lorsque des pensées pas très orthodoxes s'insinuent dans ta tête.
-Et qu'est-ce qui te fait penser que ces pensées te concernent ? Demanda Kate, espiègle, gardant toujours la distance.
-Tes yeux, répliqua Castle, la ramenant vers lui et la saisissant par la taille en la fixant si intensément qu'elle sentit un sursaut d'envie lui courir par le corps. Il se pencha de nouveau, cette fois-ci ne rencontrant aucune réticence, aussi feinte soit-elle, et frotta son nez contre celui de la jeune femme. Les yeux mi-clos, Kate le regardait à travers ses cils, les lèvres entrouvertes. Tout ton langage corporel, ajouta Castle dans un murmure.
Leurs lèvres se joignirent chacun s'amusant à sucer le tissu soyeux de l'autre. Mais le temps du jeux ne dura guère. Bientôt, Rick glissa la langue dans sa bouche, cherchant avidement la sienne et quand il la trouva, le contact fut tellement électrisant que leurs corps se réclamèrent, affamés. Beckett s'approcha encore plus, saisissant d'une main le cou de l'écrivain tandis que l'autre se perdait dans ses cheveux. On n'entendait dans la nuit que des murmures de délectation, des bruits de succion, des respirations entrecoupées et des froissements de tissu. Ils s'embrassèrent ainsi goulûment pendant longtemps, se cherchant, se buvant intensément sans aller plus loin jusqu'à plus soif. Puis de l'excitation on passa à la tendresse, Castle posa sa deuxième béquille qu'il avait réussi à garder en main par miracle, puis la serra fortement dans ses bras avec un soupir d'aise. Il se tenait debout, abandonnant partiellement son poids à l'équilibre que lui procurait la jeune femme, la joue appuyée sur ses cheveux et les yeux fermés. Kate souriait, respirant l'agréable parfum désormais connu dans son cou, les bras passés autour de sa taille, et s'abandonnait avec confort à leur étreinte doucereuse dans le silence du bâtiment endormi. Soudain, une des béquilles glissa et tomba au sol avec un bruit effroyable qui se répercuta le long du couloir et Castle, surpris, lâcha un de ses petits cris caractéristiques, peu virils qui avaient le don de provoquer l'hilarité générale. Les deux rirent de bon cœur en comprenant que dans leur précipitation ils avaient oublié de fermer la porte et à quel point cela aurait été embarrassant pour quiconque serait passé par là d'être témoin de leur baiser torride.
Kate ferma donc la porte, sous le regard amusé de Castle qui avait repris ses béquilles.
-Tu veux boire quelque chose ? Demanda Kate se dirigeant vers la cuisine.
-Je prendrai la même chose que toi.
-Deux jus d'orange alors. Tu peux t'asseoir sur le canapé, j'arrive.
Castle entendit le lave-vaisselle s'ouvrir, les verres tinter et la porte du frigo s'ouvrir puis se refermer. Avant que Kate ne revienne, curieux comme d'habitude, il jeta un coup d'oeil autour de lui et remarqua quelques objets qu'il n'avait pas vus auparavant. La jeune femme avait ajouté ci et là quelques touches de couleur et il se demanda si ce petit détail, si mince soit-il, était un signe de rémission. Il avait pressenti ces derniers temps chez Beckett un regain de vitalité, un sursaut certain de bonne humeur aussi et une ouverture franche à son égard. Elle était nettement moins tendue, plus gaie, souriait facilement et le taquinait comme avant, versant souvent dans des joutes verbales croustillantes.
-J'aime ces nouveaux objets, dit-il en montrant du doigt une lampe bleue et des coussins mauves. Cela rend ton appartement plus vivant.
-Merci, dit-elle posant le plateau sur la table basse. Aux jus de fruits, elle avait ajouté des gâteaux et elle vit le visage de Castle s'éclairer face à son choix.
-J'adore ça, lâcha-t-il avec un enthousiasme qui fit sourire la jeune femme.
-Je sais.
-Oh, tu les as acheté pour moi... comprit-il, touché par ce petit détail.
-Peut-être, répliqua-t-elle après en avoir pris un elle-même.
Ils mangèrent en silence, côte à côte, Castle ayant saisi sa main droite, s'amusant avec les doigts fins de la jeune femme qui le regardait faire, absente. Elle baignait dans le calme que lui procurait sa présence et sentait son corps se détendre et sombrer dans un alanguissement plaisant. Castle sentait aussi le sommeil l'assaillir et se demandait s'il ne serait pas mieux de rentrer. Il ne voulait pas la pousser davantage, il l'avait déjà fait en se présentant à sa porte sans l'avertir. Et même si cela n'avait pas l'air de l'avoir brusquée, il ne voulait pas se montrer envahissant. C'était sa bulle, son espace et il ne voulait pas en transgresser les règles. Il se décida donc à partir, malgré le peu d'envie qu'il en avait. Il se redressa légèrement et Kate sortit de ses songes pour le regarder.
-Je vais rentrer, dit-il avec un sourire contrit. Tu dois être fatiguée.
Kate mit un certain temps à prendre conscience de ce qu'il disait. Elle ne songeait qu'à ce vide qu'elle avait ressenti ce soir-même et elle ne voulait pas en refaire l'expérience.
-Reste, dit-elle, décidée, lui faisant face.
Rick sourit, vint placer un léger baiser sur ses lèvres, soulagé de ne pas à avoir à demander ce qu'il désirait et heureux de voir qu'elle parvenait à lui faire une place un peu plus importante dans sa vie.
-D'accord.
Kate se leva, l'aida à en faire de même et ils se dirigèrent vers la chambre. Rick ouvrit grand les yeux, absorbant chaque détail de cette pièce qu'il n'avait jamais vu auparavant.
-Je reviens, dit-elle en se dirigeant vers la salle de bains. Et ne touche pas à mes affaires !
-Je n'y toucherai qu'avec les yeux ! Rétorqua Castle alors qu'elle n'était plus dans son champ de vision. Puis s'assit sur le lit, déposa ses béquilles au sol et les mains sagement placées sur ses genoux, il promena son regard partout, observant, découvrant, devinant chaque objet, chaque détail, chaque ombre projetée dans le plus intime des lieux de l'univers de Kate Beckett jusqu'à ce qu'elle revienne, prête pour la nuit. La première qu'ils passeraient ensemble dans ce lit.
-Ne reste pas comme ça, mets-toi dans le lit ou si tu dois aller... elle montra la porte menant vers la salle de bains avec le pouce par dessus son épaule.
-Euh, oui, oui. Je vais, tu sais... et je reviens tout de suite.
Elle lui vola un autre baiser en passant et il disparut par la porte menant à la salle de bains. Kate écarta les couvertures et se glissa dans le lit. C'était curieux, se dit-elle, à quel point tout cela semblait domestique, normal enfin, alors qu'ils n'avaient franchi le cap de la vraie relation que depuis un jour et quelques heures.
Bientôt, le son des béquilles et de la démarche de Rick se firent entendre de nouveau. Les yeux fermés, elle l'attendait, lui ayant laissé le même côté du lit que chez lui. Lorsque quelques longues secondes s'étaient écoulées sans que le lit ne bouge et sans bruit de pas, elle comprit qu'il s'adonnait à une de ses pratiques habituelles.
-C'est flippant, tu sais ?
-Pour toi, peut-être. En ce qui me concerne, ce n'est qu'une source supplémentaire de réjouissance.
-Viens là, fit-elle en tapotant la place vide à ses côtés. Tu risques d'attraper froid, ajouta la jeune femme en voyant qu'il n'avait plus sur lui qu'un t-shirt et son boxer.
Il approcha doucement, se débarrassant des ses béquilles et de ses autres vêtements au passage. Kate le trouva maladroit, presque timide, ce qui chez lui était rare et l'encouragea à approcher encore en levant les couvertures pour qu'il rentre dans le lit. C'était curieux de voir à quel point il tâtonnait et elle comprit que Rick voulait lui laisser l'initiative. Ta maison, tes règles. Elle ne se fit pas prier, vint se coller au plus près, sa tête sur la poitrine. Rick pouvait sentir la fragrance délicate de son shampoing et y reconnut cette odeur de cerise qui depuis des années le hantait. De ses doigts longs, elle dessinait des spirales sous son t-shirt. Le geste ne se voulait aucunement excitant, bien au contraire, mais plutôt apaisant et elle sentit Rick se détendre aussitôt. Il glissa un bras sous la tête de Kate, le lui offrant pour oreiller et se tourna vers elle pour l'enserrer avec l'autre. Ainsi pressée contre son torse, la chaleur l'envahit et Kate ferma de nouveau les yeux.
-Bonne nuit Rick, murmura-t-elle, déjà prise de sommeil.
-Bonne nuit, répondit-il la serrant encore plus fort.
-20-
La lumière filtrait entre les fines rainures du store, pulvérisant l'intérieur de la chambre de rayons diaphanes qui ponctuaient de clarté les meubles et dont certains venaient s'échouer sur le lit. Le réveil indiquait de ses lettres fluorescentes sept heures trois du matin et le calme somnolent de la nuit n'avait toujours pas laissé sa place à l'agitation bruyante de la journée. Pourtant, des yeux mordorés scrutaient déjà les ombres et finirent par se poser sur l'homme qui se tenait près d'elle, respirant doucement et régulièrement. Elle avait tout le loisir de le regarder sans l'importuner et Kate Beckett ne s'en priva guère, suivant chaque angle, chaque courbe, chaque arête. Elle n'aurait pu dire combien de temps la contemplation avait duré lorsque la lumière vint se poser sur le visage de l'écrivain. Il grogna et tourna la tête mais il ne parvint pas à éviter la lueur. Finalement, ses yeux papillonnèrent et les ouvrit. L'effet étonna Kate car celui qui était dans la lumière était d'un bleu étincelant et l'autre, resté dans l'ombre, avait pris une teinte bleu marine peu commune. Et elle sut qu'il souriait car ses yeux se plissèrent.
-Hey... dit-il d'une voix encore empreinte de sommeil.
-Bonjour, répondit-elle en l'embrassant sur le nez.
Il accueillit ce geste tendre en levant les sourcils en signe d'interrogation.
-J'aime ton nez, fit simplement Kate.
Castle s'appuya sur le coude, imitant la position de la jeune femme.
-J'aime tes réveils, souffla Castle.
-Vraiment ?
-Hum, oui.
-Et qu'est-ce que je peux faire de plus pour qu'il soit encore meilleur ? S'enquit-elle, aguichante, rapprochant leurs visages.
-Un café ? Proposa-t-il innocemment.
Kate qui ne s'attendait pas à cette réponse se demanda si Castle n'avait pas le cerveau un peu épais au réveil.
-Je voulais te voler ton café de nouveau. La dernière fois, même si je l'ai fait sans savoir, l'effet a été, comment dire, surprenant.
-Alors, si je comprends bien, il te faut un déclencheur...
-Non, fit-il de la tête puis il saisit une mèche rebelle, s'amusa un instant avec, sans la quitter pour autant des yeux. Mais, je ne sais pas, je trouve qu'il y a un truc avec le café. Il est une constante, un lien indéfectible entre toi et moi, tel un troisième personnage dans notre histoire. Avec le recul, que tu t'en serves comme prétexte c'est quasiment littéraire, c'est l'élément perturbateur qui nous a permis de franchir le cap. Je sais que c'est un peu simpliste mais j'aime cette symbolique.
-Analyse littéraire à sept heures du matin.
-Déformation professionnelle. De plus, le café cachera ma mauvaise haleine, dit-il en exhalant dans sa paume puis en inspirant pour se laisser choir sur le lit faisant semblant de s'évanouir.
-Dégoûtant, lâcha-t-elle en le frappant sur la poitrine.
-Oh, oui, ça y est, je savais que tu avais des tendances sadiques.
-Tu aimerais, hein ?
-Cela ouvrirait de nouvelles perspectives...
-Ne rêve pas Castle, je ne vais pas m'habiller toute en cuir juste pour réaliser tes fantasmes.
-Dans mes fantasmes, tu n'est pas vêtue de cuir. Il glissa un bras sous la taille de Kate et la souleva soudainement pour la placer au-dessus de lui. Dans mes fantasmes tu n'est absolument pas vêtue. Il plongea son visage dans ses cheveux, plaça des baisers sur son cou. Rien. Tu ne portes absolument rien, continua-t-il se concentrant sur la carotide. Il sentit les doigts de Kate s'enfoncer dans sa chevelure, lui demandant d'en faire davantage. Aussitôt dit, aussitôt fait. Ses mains s'insinuèrent sous le tissu fin du t-shirt, suivirent les côtes puis cerclèrent son dos. Bientôt, il trouva la fermeture du soutien-gorge mais au lieu de le défaire, il le poussa vers le haut et Kate leva les bras. Le t-shirt et le sous-vêtement se retrouvèrent au sol. Kate était à présent redressée, assise sur le bassin de l'écrivain qui voulut la ramener à lui. La vue du torse nu de la jeune femme l'excitait, elle pouvait le sentir et elle décida de s'en amuser.
-Ce que tu vois te plaît Rick ?
-Je préférerais toucher avec mes mains plutôt qu'avec mes yeux...
-Tu en oublies le café, n'est-ce pas ?
-Hum, je n'ai jamais dit que c'était indispensable. Pas besoin de caféine quand la testostérone coule à flots.
-Ça, je l'ai bien senti...
-Quelle subtilité !
-Penses-tu vraiment que le moment se prête aux subtilités ? Demanda Kate, la voix rauque.
-Non, peut-être pas. Il se redressa sur les coudes et Kate étouffa un gémissement en se mordant la lèvre inférieure lorsque son membre durci exerça encore plus de pression. Nous allons lui trouver un mot bien plus adéquat... fit-il en tentant une fois de plus de la ramener à lui mais elle le repoussa et Rick retomba lourdement. Ce faisant, il s'empara des ses hanches et écrasa son bassin encore plus. Si elle voulait jouer à ce petit jeu, soit. Il comprit qu'elle n'était pas si indifférente qu'elle voulait bien le faire croire en voyant que ses seins étaient gonflés et ses tétons durcis et saillants. Amusé autant qu'attisé, il soutint le regard défiant de la jeune femme.
-Ton t-shirt, dit-elle, avec autorité.
-S'il n'y a que ça pour te faire plaisir... il leva les bras, soumis. Kate se baissa, satisfaite, et fit remonter le vêtement. Lorsqu'elle l'eut enlevé, Rick se redressa brusquement mais ne réussit qu'à frôler des lèvres un des tétons.
-Qu'est-ce que ces manigances, Ricky ? L'éperonna-t-elle en mettant de l'emphase sur son diminutif.
-Tu triches, Beckett.
-Ce n'est pas moi qui ai essayé de t'avoir en traître.
-En attendant, je suis en position de faiblesse. Je suis blessé...
-Tu sais déjà que tu n'en as pas besoin de ce membre là. Celui qui compte a l'air tout à fait en forme.
-Et tu es plus habillée que moi, tenta-t-il en voyant que son dernier argument avait été habilement réfuté.
Rick ne portait plus qu'un boxer, tandis qu'elle avait le bas du pyjama et son sous-vêtement. Il avait raison.
-D'accord... Elle se redressa sur ses bras, comme si elle se disposait à faire des pompes et Castle comprit ce qu'elle lui demandait. Malin, il glissa sa main sous la lanière du sous-vêtement voulant faire d'une pierre deux coups mais Kate tapa sur sa main comme si elle punissait un enfant trop gourmand.
-Aïe !
-On est jamais mieux servi que par soi-même, fit-elle en enlevant le bas de son pyjama puis reprit sa place. Instinctivement, Rick leva une fois de plus son bassin et Kate ressentit une vague de plaisir l'électriser des seins jusqu'au bas ventre en passant par les reins. La jeune femme comprit alors que ce petit jeu elle ne pourrait pas le jouer indéfiniment. C'est ainsi qu'elle décida de passer à l'attaque et se releva légèrement pour libérer les hanches de Rick. Elle saisit l'élastique du boxer et s'apprêtait à le lui enlever lorsqu'il l'arrêta.
-Pourquoi toi ?
-Quoi, pourquoi moi ?
-Pourquoi est-ce que ce serait toi qui aurait le dernier mot ?
-Tu veux vraiment que l'on discute de ça là, maintenant ?
-Tu prends toujours l'initiative et moi je suis...
-Je pense que nous avions déjà abordé ce sujet.
-Dans des circonstances moins agréables, certes, lâcha Castle avec une voix lascive qui provoqua un regain de plaisir chez Kate. Il en profita une fois de plus pour se redresser et s'assit complètement. Il moula ses mains aux fessiers de sa compagne et la ramena au plus près de lui. La respiration momentanément coupée par ce nouvel assaut, elle se laissa faire et Rick promena ses lèvres tout autour des sa gorge, descendit vers les seins et lécha les mamelons puis aspira ses tétons. Kate se cambra, écrasa de ses mains le visage de son partenaire contre sa poitrine enfonçant davantage les tétons dans sa bouche et il glissa ses mains dans le sous-vêtement bordé de dentelle pour empoigner son derrière, toucher sa peau douce et ferme. Kate n'en pouvait plus. En un instant, ce fut une précipitation indicible et tous les deux à présent nus, sans vraiment avoir conscience de qui avait enlevé quoi, s'adonnèrent enfin au va-et-vient auquel ils aspiraient en position assise, arrachant par cette nouvelle profondeur des gémissements contagieux, voire des cris, qui les exaltaient et les poussaient à chaque secousse un peu plus loin dans le plaisir jusqu'à son comble.
Une fois leurs pulsions assouvies, Castle reprit sa verbe.
-J'ai eu le dernier mot... railla-t-il, les yeux fermés, un large sourire sur le visage et des perles de sueur brillant au bout des poils naissants au dessus de sa bouche.
Kate qui se reposait auprès de lui se leva sur son coude pour mieux le regarder. Il tourna la tête et vrilla ses yeux dans les siens. Avec des mouvements circulaires, elle caressait ses pectoraux puis s'attarda sur son abdomen, sans lâcher mot, suivant à présent ses propres mouvements sur la peau pâle de son partenaire.
-Tu as peut-être gagné une bataille, mais pas la guerre, fit-elle en souriant machiavéliquement tout en faisant voyager sa main à chaque fois plus bas. Lorsqu'elle trouva ce qu'elle cherchait, les yeux bleus de Castle s'écarquillèrent.
Alors ?
On va jouer à un petit jeu... Comme je n'ai plus d'idées, dites-moi si vous voulez que j'aborde un sujet en particulier ou que je les mette dans une situation, délicate ou pas. Si vous n'avez pas d'idée, vous pouvez tout simplement lâcher quelques mots, je les insérerai dans un dialogue. Vous pouvez vous amuser et chercher des trucs incongrus. Je trouverai le moyen de m'en servir.
À bientôt, j'espère !
Ah, oui, n'oubliez pas de me donner votre avis sur ce dernier chapitre.
