LES LOUVES DU NORD
Hello mes p'tits chous ! Ça y est, on entre enfin dans le cœur de la quête. Enfin le début, mais vous m'avez compris.
Nymueh : Theodred se pose en candidat sérieux pour Maëlia en effet. Tu paries tes papillotes ? très bien, les paris sont ouverts. Bisous et chocolat chaud, je prends ! En Islande ? Mais quelle idée d'être là-bas en cette saison aussi... Il a neigé il y a deux jours chez moi mais ça a pas tenu, sniff.
Sur ce, bonne lecture !
Tome 2 : La communauté de l'Anneau
Chapitre 6 – Caradhras
8 janvier 3019, quelque part à l'ouest des Monts Brumeux
La Communauté de l'Anneau venait de s'arrêter pour prendre le déjeuner.
Ils progressaient assez rapidement si on prenait en compte le fait qu'ils étaient à pieds, avec seulement Amira, Maharib et Bill le poney pour montures. Bill transportait le matériel, et généralement personne ne montait sur les louves. Alyandra et Ashana le faisaient parfois quand elles fatiguaient un peu mais c'était rare. Les hobbits avaient été impressionnés et fascinés par les deux puissants et majestueux animaux. Pippin et Merry étaient montés chacun leur tour sur le dos de Maharib une fois, mais n'avaient pas trouvé ça si confortable finalement. Ils n'avaient pas osé essayé avec Amira, qui faisait le double de leur taille. Gandalf menait la troupe à travers les landes, les collines et les contreforts rocheux, suivi de Legolas dont la vision elfique s'avérait fort utile. Alyandra et sa sœur partaient régulièrement en éclaireuses, mais ce côté-là des montagnes semblait être assez délaissé par les orcs et autres créatures maléfiques, aussi n'eurent-ils aucun problème de cet ordre.
Les deux jeunes femmes avaient tenté, avec l'aide de leurs louves, d'établir une connexion mentale entre Layaqhar et elles, mais rien n'y faisait.
-C'est ce que mère expliquait à propos du réseau téléphonique, plaisantait faiblement Ashana. Dans les montagnes, le signal est complètement aléatoire !
Heureusement pour elles, aucun membre de l'expédition ne leur faisait de commentaire à ce sujet, préférant les laisser faire leur deuil tranquillement.
Boromir proposa un petit entraînement pour les hobbits à la pause déjeuner, et Alyandra et Ashana décidèrent de se dégourdir un peu également.
-Il nous faut prendre à l'Ouest des Monts Brumeux pendant quarante jours, expliquait Gandalf. Si la chance est avec nous la trouée du Rohan nous sera ouverte, et là nous prendrons à l'est, vers le Mordor.
Pippin et Merry étaient bien trop absorbés par la leçon d'escrime avec Boromir pour se soucier du nombre de jours et de la direction à prendre.
-Oui, c'est bien, sourit Boromir face à Pippin.
-Bougez vos pieds ! conseilla Aragorn qui fumait assis sur un rocher.
-Plus vite, encouragea Boromir qui s'était maintenant tourné vers Merry.
-Si vous me demandiez mon avis, bien que ce ne soit pas le cas, grommelait Gimli, je dirais que nous empruntons le chemin le plus long. Gandalf, nous pourrions passer par les mines de la Moria.
Alyandra et Ashana sursautèrent, et un frisson leur parcourut le bas du dos. Gimli était-il fou pour vouloir aller là-dedans ? Ne savait-il pas ce qui était arrivé ?
-Mon cousin Balin nous accueillerait royalement, finit le nain.
Les deux sœurs échangèrent un regard peiné. Non, il ne savait pas. Il n'avait aucune idée du massacre qui avait eu lieu. C'était leur Oncle Kili qui y était allé en mission diplomatique et surtout amicale, mais il était très vite revenu, attristé par le sort de ses amis, de sa famille, et plus largement de son peuple. Cela faisait déjà quelques années, mais pourtant la nouvelle ne semblait pas avoir atteint les Monts de Fer, où Gimli et sa famille résidaient habituellement.
-Non, Gimli, refusa l'Istari. Je n'emprunterai la route de la Moria que si je n'ai pas d'autre choix.
-Allez, un peu de nerfs, plus vite, encourageait Boromir.
Alyandra et Ashana retirèrent leurs capes et saisirent leurs armes favorites. Une épée-double pour la plus jeune, et de superbes double-dagues de poing pour l'aînée. Les hobbits cessèrent leurs mouvements frénétiques autour de Boromir pour les regarder curieusement. Ils n'avaient aucune idée de qui étaient ces jeunes femmes, ou de leurs capacités en combat, aussi furent-ils estomaqués face au court mais magnifique ballet mortel auquel elles se livrèrent pendant quelques minutes avant de rompre leur duel, souriantes et détendues.
-Tu as toujours un problème pour garder ton flanc gauche, lâcha Alyandra.
-Et toi tu devrais penser plus souvent à esquiver au lieu de parer, tu te fatigues les bras pour rien, commenta sa sœur sur le même ton jovial.
Legolas et Aragorn regardaient fièrement les deux sœurs, et Boromir faisait une moue appréciative. Legolas toutefois sembla repérer quelque chose au loin et sauta souplement sur un rocher.
Boromir toucha la main de Pippin avec son épée, qui en lâcha sa lame en grognant de douleur.
-Désolé, s'excusa rapidement l'homme en s'approchant.
Pippin lui décocha alors un coup de pied dans le tibia, et aidé par Merry, plaqua Boromir au sol sous le rire d'Aragorn. Alyandra et Ashana souriaient face à la scène mais pas uniquement pour les raisons comiques.
-Such a great sight, to see him eat the dust for once… soupira Ashana. [Une si belle vue, de le voir mordre la poussière pour une fois…]
-Pour la Comté ! Tiens-le bien Merry ! s'exclama Pippin.
-Qu'est-ce que c'est ? intervint alors Sam.
-C'est rien, c'est qu'un petit nuage, grommela Gimli.
-Mais qui avance vite, remarqua Boromir qui s'était relevé. Et contre le vent.
Tout le monde se tendit face au genre de brume foncée qui venait vers eux.
-Des crébains du pays de Dun ! s'exclama Legolas.
-Cachez-vous ! ordonna Aragorn. Frodo, Sam, à couvert !
-Merry, Pippin ! ajouta Boromir.
Ashana eut tout juste le temps d'attraper sa sacoche qu'Aragorn la tirait par le bras et la collait à lui sous un rocher. Alyandra vit leurs louves s'aplatir sous des feuilles avant qu'une paire de bras puissants ne l'enlève et ne l'emmène en dessous d'un rocher plat en quelques secondes.
-Ne fais pas de bruit elen-nil, souffla une voix chaude dans son oreille.
Ils retinrent tous leurs souffles quand ils entendirent les cris perçants des oiseaux au-dessus de leurs cachettes. Finalement ils s'éloignèrent assez vite, et Gandalf leur indiqua que la voix était libre.
-Des espions de Saruman, pesta-t-il. Le passage par le sud est surveillé.
Legolas aida Alyandra à sortir de leur cachette et réajusta son ancienne cape sur les épaules de la jeune femme, en profitant pour la garder contre lui un peu plus que nécessaire.
-Alyandra, vous allez bien ? intervint la voix peu amène de Boromir qui s'approchait.
Il n'aimait pas Legolas. Ni Aragorn d'ailleurs. En fait, il avait un certain respect pour Gandalf, un peu d'affection pour Merry et Pippin, se forçait à apprécier Ashana et était aux pieds d'Alyandra, mais il n'était pas très chaleureux avec ses compagnons de voyage.
-Il faut passer par le col de Caradhras ! annonça Gandalf.
Des soupirs et des exclamations démoralisées accueillirent sa phrase. Les voilà donc partis sur la montagne, marchant dans la neige et le froid pendant plusieurs jours. Les filles et les louves y étaient habituées, après avoir parcouru les pentes d'Erebor un millier de fois. Aragorn était à l'aise également, et Legolas profitait du pas léger des elfes pour ne pas s'enfoncer dans le manteau blanc qui s'étendait sous leurs pieds. Les autres avaient un peu plus de mal à progresser mais tenaient bon.
Ashana et Alyandra avaient été envoyées en éclaireuses à nouveau pour voir si le passage du col semblait gardé, mais elles n'avaient rien vu. Elles trouvèrent une étrange tension lorsqu'elles revinrent auprès de la Communauté, mais ne dirent rien.
12 janvier 3019, non-loin du col de Caradhras
Deux jours. Cela faisait deux jours qu'ils étaient au milieu de cette fichue tempête de neige ! Ils continuaient pourtant à avancer tant bien que mal dans la poudreuse, leurs mâchoires jouant un concerto de castagnettes, mais déterminés à en finir avec cette montagne de malheur.
Legolas marchait devant, repérant la voie la plus sûre sur la corniche où ils se trouvaient, puis Alyandra et Ashana qui étaient suivies de Gandalf. Boromir tenait Merry et Pippin, Aragorn tenait Sam et Frodo et Bill le poney avançait devant Maharib et Amira qui gardaient l'arrière de la troupe.
-J'entends une voix sinistre dans les airs, remarqua Legolas.
-C'est Saruman ! s'exclama Gandalf en entendant les incantations maléfiques dans le vent.
Un craquement retentit au-dessus d'eux et des rochers tombèrent, menaçant de les écraser s'ils ne s'étaient pas immédiatement plaqués à la paroi.
-Il essaie de déclencher une avalanche ! expliqua Aragorn. Gandalf, il faut faire demi-tour !
-On ne peut pas rester là ! appuya Ashana.
-Non ! Gandalf répliqua fermement alors qu'il sortait de leur tranchée et saisissait fermement son bâton.
Il commença à réciter des formules, mais Saruman était visiblement plus puissant. Un éclair frappa la montagne au-dessus d'eux, et la Communauté se retrouva ensevelie. Alyandra laissa échapper un cri perçant quand elle sentit le sol glisser et se dérober sous ses pieds. Elle chuta mais quelque chose ou plutôt quelqu'un réussit à attraper sa main et la retint. Legolas était couché dans la neige, penchant au-dessus du vide, tenant la main de sa bien-aimée des deux bras.
-ALY ! hurla-t-il sous le coup de la peur.
-Legolas ! cria-t-elle en pleurant. Legolas ! Aaaah !
Elle tentait frénétiquement de poser ses pieds sur quelque chose mais il n'y avait que le vide en-dessous d'elle, et ses mouvements la faisaient dangereusement glisser de la poigne de l'elfe. Elle réussit tout de même à ce qu'il attrape ses deux mains après plusieurs tentatives. Les autres commençaient à émerger de la neige, Aragorn le premier. A peine avait-il vu le drame qui menaçait de se dérouler devant lui qu'il lâcha les hobbits dans la neige et se jeta à plat ventre aux côtés de son ami.
-Alyandra ! Accroche-toi !
Il saisit une main, Legolas saisit l'autre, et ils commencèrent à tirer. Alyandra criait, tremblait et pleurait toutes les larmes de son corps, terrorisée.
-Alyandra ! s'exclama Ashana, les yeux agrandis par la peur.
Gimli regardait sa lointaine cousine avec appréhension, mais prêt à aider à la remonter s'il voyait un moyen. Finalement Legolas ramena la jeune femme sur la corniche, où elle tomba sur lui en pleurant, s'accrochant à sa tunique comme une enfant. Boromir claqua sa langue sous la colère mais s'empêcha tout commentaire.
-Il faut quitter la montagne ! cria-t-il à Gandalf. Prenons par la trouée du Rohan et faisons un détour par ma cité !
-La trouée du Rohan nous rapproche trop d'Isengard ! répliqua Aragorn.
-On ne peut pas passer par-dessus la montagne, alors, passons par-dessous, intervint Gimli. Passons par les mines de la Moria.
-Laissons le porteur de l'Anneau décider, lâcha Gandalf. Frodo ?
-Nous passerons par les mines, choisit le hobbit.
-Qu'il en soit ainsi, accepta Gandalf.
Ashana leva les yeux au ciel, mais continua à réconforter sa sœur. Legolas l'assit sur Amira et garda un bras autour de sa taille pour la retenir, posant son autre main sur l'encolure de la louve, avant de guider le groupe vers le bas de la montagne. Ils se forcèrent à continuer jusqu'à ce qu'ils retrouvent des rochers qui n'étaient pas recouverts de neige pour camper cette nuit-là.
13 janvier 3019, sur un chemin de montagne près des portes de la Moria
Ils avaient marché toute la journée sans pause pour atteindre les Mines de la Moria au plus vite. Devant eux se dressait ce qui avait autrefois dû être un magnifique aqueduc de pierre taillée, mais qui n'était maintenant qu'une ruine, souvenir de l'âge d'or révolu de ce grand royaume nain.
-Oh… souffla Gimli en pointant alors un doigt devant lui. Les murs de la Moria.
-On dirait que la pierre est balafrée avec toutes ces fissures, souffla Alyandra. C'est sinistre.
La nuit était déjà tombée quand ils arrivèrent devant le petit lac, juste devant la porte. Frodo faillit glisser d'ailleurs, et annonça que l'eau était froide.
-Bon, alors voyons, marmonna Gandalf en passant sa main sur la pierre. De l'ithildin, cela ne reflète que la lumière des étoiles, et la lumière de la lune.
Comme si les nuages lui obéissaient – ce qui n'était pas improbable avec le magicien – ils s'écartèrent, révélant la pleine lune dans le ciel. Alyandra et Ashana sourirent en levant leurs visages vers l'astre. Comme leurs louves, elles appréciaient beaucoup la lumière de la lune et des étoiles. Des inscriptions dans la pierre s'illuminèrent alors, et Gandalf recula de deux pas pour les regarder attentivement.
-Il est écrit : « Les portes de Durin, Seigneur de la Moria. Parlez ami, et entrez ».
-Et vous comprenez ce que cela veut dire ? interrogea Merry.
-C'est très simple, si vous êtes un ami vous donnez le mot de passe et les portes s'ouvriront, expliqua l'Istari.
Il planta ses pieds dans le sol et pointa son bâton contre le centre des portes avant d'énoncer une phrase dans une langue très ancienne que personne ne comprit d'une voix forte et convaincue. Rien. La Communauté commença à douter de la mémoire du vieux magicien, qui commençait à essayer de pousser les portes avec son épaule. Les deux princesses levèrent les yeux au ciel. Seul un non-nain pouvait imaginer une seule seconde d'ouvrir une porte en ithildin sans le mécanisme adéquat. Elles s'assirent donc sur le sol et attendirent, pendant que Gandalf marmonnait devant la porte. Ce manège dura un moment, et chacun s'était installé par terre en attendant. Aragorn et Sam s'étaient chargés de répartir le matériel dans les sacs de chacun.
-Les mines ne sont pas un endroit fait pour les poneys, avait dit l'homme. Même pour ceux qui sont aussi courageux que Bill.
-Au revoir Bill, avait dit Sam en flattant le poney une dernière fois.
-Ne vous inquiétez pas Sam, il saura retrouver son chemin.
Merry et Pippin s'amusaient à lancer des cailloux dans le lac, ce qui avait le don d'agacer tout le monde. Aragorn finit par saisir le bras de Pippin avant qu'il ne puisse achever son geste.
-Arrêtez avec ces pierres, prévint-il.
Ashana fouilla un moment dans son sac et en sortit un petit flacon taillé dans du cristal rouge, une matière qu'on ne trouvait qu'à Erebor, extrêmement résistante et surtout magnifique, mais moins précieuse que le rubis. Elle le déboucha précautionneusement et avala une gorgée du contenu avant de soupirer de plaisir les yeux fermés.
-Tu en as emmené ? s'étonna Alyandra.
-J'en ai plein mon sac, répondit malicieusement la plus jeune. J'en ai acheté au marché noir avant de partir, Kaelan avait besoin que je lui refasse un stock aussi.
-Vous êtes incorrigible tous les deux ! s'esclaffa l'aînée. C'est lequel ?
Ashana n'eut même pas besoin de regarder l'étiquette sur le flacon pour connaître la réponse.
-Recette Picte [Le pays Picte correspondait plus ou moins à l'actuelle Écosse], huit ans d'âge, répondit-elle avant de fouiller son sac. Mais j'en ai un de quatre ans d'âge, et j'ai aussi du Celte [j'associe le pays Celte à l'actuelle Irlande dans cette histoire], neuf et six ans d'âge. J'ai quelques flacons de vin elfique, Mirkwood et Lothlòrien, plusieurs centaines d'années d'âge. Et j'ai des liqueurs de Dale aussi je crois.
Elle sortit les flacons un par un pour vérifier.
-Liqueur de baies rouges mélangées, liqueur de mûres, eau de vie aux airelles… ah, et j'ai même pensé à prendre deux flacons de l'alcool de prune que fait Oncle Dwalin, tu sais, celui dont Papy raffolait. Et quatre flacons d'hydromel que Elrohir m'a donné.
Alyandra regardait sa sœur d'un air blasé. Elle fit rapidement le calcul dans sa tête.
-T'es vraiment qu'une alcoolique, tu le sais ça ? Trente-trois flacons d'alcool étaient vraiment nécessaires ?
Legolas, qui entendait tout, sourit. Connaissant Ashana, tout était normal.
-Absolument, répondit cette dernière du tac au tac. Bon, tu veux de celui-là ? Ou je t'en passe un autre ?
Alyandra tendit les mains et attrapa au vol la bouteille de whisky Picte huit ans d'âge, boisson dont la recette avait été rapportée par Maëlia et qui faisait fureur dans la montagne depuis, et dont elle-même raffolait. Elle s'en envoya une gorgée et rendit le flacon à sa sœur qui le rangea soigneusement dans le compartiment prévu à cet effet dans son sac.
Aragorn et Boromir regardait avec inquiétude les ondes sur le lac depuis que les hobbits s'étaient amusés à jeter des pierres, alors que Gandalf se rasseyait en grommelant qu'il n'y arrivait pas. Frodo regarda curieusement la porte.
-C'est une énigme, comprit-il. « Parlez ami et entrez ». Quel est le mot elfique pour « ami » ?
-Mellon, répondit machinalement Gandalf.
Les portes de pierre s'ouvrirent toutes seules dans un grincement sinistre et un raclement de graviers.
Alyandra et Ashana échangèrent le même regard tendu avant de suivre les autres qui s'étaient rassemblés devant l'entrée sombre. Les Mines de la Moria étaient ouvertes.
#OnAttendTousL'AttaqueDuPoulpeTransgéniqueDansLeProchainChapitre
Voilà, on sait désormais qu'Ashana a un penchant pour l'alcool, et la Compagnie arrive dans les mines sombres et dangereuses de la Moria... qui sait ce qui rôde dans l'ombre ? Enfin on le sait tous mais bon. Et Maëlia va partir en campagne militaire avec Théodred !
