LES LOUVES DU NORD

Heyyyy mes p'tits chous ! aujourd'hui j'ai réussi à me lever sans râler comme un ours et j'avais même un semblant de sourire donc c'est une bonne journée et voilà j'arrête de raconter ma vie. Je vous aime.

Nymueh : Pas grand chose de nouveau ? rien qu'une attaque de poulpe OGM et des gobelins et un troll des cavernes, désolée mais j'ai pas réussi à ramener des Nazguls à temps pour pimenter le tout... Promis, on revoit Maëlia dans pas longtemps ! Tous à poële, que dire d'autre ? ;) bon bah j'espère que ce chapitre te plaira autant que les précédents.

Bonne lecture !


Tome 2 : La communauté de l'Anneau

Chapitre 8 – Du Balrog à la Dame de Lòrien

14 janvier 3019, Salle de Bazardul, dans la Moria

La communauté sortit de la Salle Vingt-et-Une par une autre porte et débouchèrent dans une immense salle semblable au premier grand hall. Seulement ils ne prirent pas la peine d'admirer les colonnades, et coururent en ligne droite pour la porte qui était de l'autre côté.

-Fuyons ! cria Boromir en voyant les gobelins qui les entouraient à perte de vue.

Ils se retrouvèrent rapidement encerclés par l'armée frétillante, et mille fois supérieure en nombre.

-I have a bad feeling about this, marmonna Ashana. [J'ai un mauvais pressentiment].

-Laisse les références au monde de maman en dehors de ça, grommela Alyandra. Même si je suis d'accord avec toi.

Ils étaient tous prêts à foncer dans le tas dans un dernier baroud d'honneur, quand un grognement monstrueux retentit à l'autre bout de la salle. Une lumière orangée apparut entre les colonnes au loin. Cela semblait s'approcher, et le halo était de plus en plus vif. Un deuxième grognement fut entendu, et les gobelins disparurent en piaillant. Gimli commença à rire, pensant – à tort bien entendu – qu'ils leur avaient fait peur.

-Je crois que je commençais à apprécier les gobelins, grogna Alyandra. Amira ?

-C'est un Balrog de Morgoth. Le dernier de sa race il me semble. Il n'a pas de nom précis, mais on le connaît sous le nom de « Fléau de Durin ». On ferait mieux de courir.

-Quel est ce nouveau maléfice ? osa demander Boromir.

-Un Balrog, souffla Gandalf comme s'il peinait à le croire. Un démon de l'Ancien Monde. Cet adversaire est plus fort que vous. Courez !

Cela sembla motiver suffisamment la Communauté qui détala vers la sortie de la salle sans attendre, Boromir en tête. Celui-ci manqua de tomber alors que le chemin s'arrêtait brusquement à ses pieds, et Legolas dut le ceinturer et le tirer en arrière, les faisant tous les deux tomber sur le sol, pour lui sauver la vie. Il eut presque un regret à accomplir ce geste.

Ils trouvèrent un escalier sur leur droite et s'y engagèrent en toute hâte. La seconde volée de marche était brisée à un endroit, et ils allaient devoir sauter. Legolas fut le premier à s'élancer, et atterrit sans encombre grâce à la grande agilité des elfes. Amira le rejoignit sans problème. Les autres hésitaient face au saut à faire. Des tremblements secouèrent le sol et les murs. Le Balrog approchait.

-Gandalf ! l'appela Legolas.

Le magicien inspira et sauta. Legolas l'aida à se redresser et se tourna vers les autres. Des flèches commencèrent à tinter contre la pierre autour d'eux.

-Dépêchons-nous ! pressa Ashana en repérant les gobelins qui leur tirait dessus.

-Merry ! Pippin ! s'écria Boromir en en saisissant un dans chaque main.

Et il sauta pour rejoindre l'autre côté, avec succès, mais une partie des marches s'écroula dès qu'il sauta, faisant reculer les autres.

-Sam ! appela Aragorn.

Il le lança à Boromir. Il attrapa ensuite Alyandra et lui donna suffisamment d'élan pour qu'elle atterrisse dans les bras de Legolas. Ashana grimpa sur Maharib et cette dernière franchit le gouffre de justesse.

-Gimli ! fit ensuite Aragorn.

-Non, personne ne lancera un nain ! Yaaaah !

Il sauta en avant et ses pieds se posèrent sur la pierre de l'autre côté mais il commença à basculer en arrière. Legolas l'attrapa par la barbe avant qu'il ne tombe, et réussit à le tirer vers la sécurité malgré les protestations sonores du nain.

-Pas la baaaarbe !

-Frodo ! s'exclama Aragorn en jetant ce dernier en arrière alors que l'escalier de leur côté s'écroulait un peu plus.

Alyandra, Ashana et Legolas tirait à présent sur les gobelins et les orcs pour protéger la Communauté, et Boromir, encadré par les louves, suivait Aragorn et Frodo des yeux, prêt à les aider. L'escalier derrière eux s'effondra alors, et le pilier sur lequel reposait la partie des marches où ils se trouvaient commença à bouger. Il pencha finalement en avant, et ils sautèrent pour rejoindre leurs compagnons, avant de continuer leur folle course.

Ils arrivèrent à la dernière salle avant le pont. En fait, l'étroit passage de pierre était juste devant eux, à quelques mètres.

-Vers le pont, vite ! les houspilla Gandalf alors que le Balrog apparaissait derrière lui.

C'était un être terrifiant. Il devait bien faire plus de vingt mètres de haut lorsqu'il se redressait complètement. Malgré sa forme vaguement humanoïde, il n'avait rien d'humain. Son corps semblait être fait de lave solidifiée noirâtre, et des flammes s'échappaient de ce qui devait être sa peau. Ses ailes et son corps dégageaient une substance brumeuse noire repoussante. « De l'ombre et des ténèbres », comprit Alyandra.

Aragorn s'engagea le premier sur le pont très étroit. Suivaient Boromir, Frodo, Merry, Pippin, Maharib, Ashana, Sam, Gimli, Alyandra, Legolas et Amira. Gandalf fermait la marche, mais il s'arrêta au milieu du pont.

-Vous ne passerez pas, menaça-t-il d'une voix forte.

-Gandalf ! cria Frodo d'une voix étranglée.

Ils étaient tous en sécurité, ils devaient avancer, seulement Gandalf ne semblait pas prêt de les suivre. Le Balrog se redressa et s'enflamma en réponse au défi du magicien.

-Il est chaud, notre ami, murmura Ashana.

-Il s'enflamme vite et pour un rien, renchérit Alyandra.

-Les filles, intervint Aragorn.

-Désolée, grommelèrent-elles en même temps.

-Je suis un serviteur du Feu Secret, détenteur de la Flamme d'Annon ! reprit Gandalf. Le Feu Sombre ne vous servira à rien, Flamme d'Udûn !

Le bâton de Gandalf l'enveloppa d'un halo de lumière blanche, alors que le Fléau de Durin levait une immense épée enflammée. Il l'abattit sur le bâton de Gandalf mais son épée se brisa en tomba dans le vide, surprenant tout le monde.

-Repartez dans l'ombre ! ordonna l'Istari.

La Communauté recula d'un pas, impressionnée par le duel surréaliste qui se déroulait devant eux. Le Balrog s'avança sur le pont, et sortit un fouet qui semblait incandescent, par sa couleur orange lumineuse. Il le fit claquer au-dessus de sa tête comme une menace.

-VOUS NE PASSEREZ PAS ! s'exclama Gandalf d'une voix qui résonna dans toute la salle avant de frapper son bâton sur la pierre devant lui, soutenant le regard du démon.

Le Balrog sembla crier en avançant à nouveau sur le pont, mais la structure s'écroula sous lui, le faisant tomber dans le vide noir au-dessus duquel se tenait Gandalf. Cependant il réussit à enrouler son fouet autour de la cheville du magicien et Gandalf chuta, réussissant néanmoins à s'accrocher à la pierre pendant quelques instants.

-Non ! Gandalf ! cria Frodo en voulant aller l'aider, mais Boromir l'en empêcha.

Le magicien sembla capable un moment de remonter, et tout le monde retint son souffle.

-Fuyez, pauvres fous !

Et il tomba.

Frodo hurla, emporté par Boromir, alors qu'Aragorn, en fin de file, restait figé, regardant où son vieil ami était tombé. Rappelé à l'ordre par Boromir, il s'enfuit à leur suite, évitant habilement les flèches qui leur pleuvaient dessus depuis que le Balrog n'était plus en vue.

15 janvier 3019, Sortie est de Khazad-Dûm

La Communauté, ou ce qu'il en restait, arriva enfin à l'air libre, hors de la Moria, loin des orcs, de la puanteur des cadavres, du Balrog. Sans Gandalf. Ils couraient depuis des heures, et n'avaient pas vu la nuit ou l'aube passer lorsqu'ils baignèrent à nouveau dans la lumière du soleil, celle du matin. Ils se laissèrent tomber sur des rochers, épuisés, finalement frappés de plein fouet par la perte de leur guide.

Aragorn essuya son épée et soupira.

-Legolas ! appela-t-il. Relevez-les.

-Accordez-leur un moment, par pitié, plaida Boromir.

-Dès la tombée de la nuit, les collines grouillent d'orcs ! répliqua Aragorn. Il nous faut atteindre les bois de la Lothlòrien. Allons Boromir, Legolas, Gimli ! Relevons-les !

Il attrapa Sam par les épaules et le mit sur ses pieds.

-Debout, Sam, encouragea-t-il.

Il rassembla la troupe.

-Ash, Aly, si vos louves ont encore assez de force, j'ai besoin que vous partiez en éclaireuse et ouvriez une voie sûre vers les bois. Il nous faut aussi trouver de l'eau.

Les filles se contentèrent d'hocher la tête et partirent devant au galop.

Ils atteignirent les bois enchanteurs de la Lothlòrien en milieu d'après-midi, et n'arrêtèrent de courir qu'une fois à couvert sous les frondaisons, là où les orcs n'osaient pas s'aventurer.

La forêt était une vision idyllique, des rayons du soleil passaient à travers les feuilles et donnaient au lieu une atmosphère mystérieuse, mais pas inconfortable. Les arbres étaient robustes et s'élevaient haut dans le ciel, le sol était couvert de mousse et de fleurs.

Aragorn guidant leur file indienne bien ordonnée, ils s'avancèrent en marchant entre les arbres.

-Ne vous éloignez pas, jeunes hobbits, les pressa Gimli. On raconte qu'une grande ensorceleuse vit dans ces bois. Une sorcière elfe, aux terribles pouvoirs. Tous ceux qui l'ont regardée sont tombés sous son charme. Et on ne les a jamais revus.

Alyandra leva les yeux au ciel. Mais bien sûr ! Galadriel était certes très belle, mais de là à rendre tout le monde fou d'elle et à faire disparaître les gens… Elle ne l'avait pas beaucoup vu lors de son séjour en Lòrien avec Legolas, quelques années plus tôt. Elle avait passé son temps avec Legolas lorsqu'il avait du temps pour elle, ou quelques soldats avec qui elle avait sympathisé sur le champ d'entraînement. Leur commandant, Haldir, était un grand elfe pour qui elle avait beaucoup de respect et d'affection. D'ailleurs… Elle échangea un regard de complicité avec son amant, et continua à avancer sans cesser de sourire.

-Eh bien, voici un nain qu'elle n'envoûtera pas si aisément. J'ai l'œil du faucon et les oreilles du renard.

A peine avait-il dit ces mots que des elfes apparurent comme par magie autour d'eux, leurs arcs bandés et pointés sur eux. La Communauté s'immobilisa immédiatement. Legolas et Alyandra furent les seuls à ne pas sortir leurs armes.

-Le nain respire si fort que nous aurions pu le tuer dans le noir, lâcha un grand elfe blond en s'avançant parmi les archers.

-Haldir de Lòrien, salua Aragorn en elfique en s'inclinant. Nous cherchons aide et protection.

-Aragorn ! intervint Gimli. Ces bois sont dangereux. Rebroussons chemin !

-Vous êtes entrés dans le royaume de la Dame de Lòrien, répliqua Haldir. Vous ne pouvez en partir. Venez. Elle vous attend.

Il allait se détourner pour les guider mais fronça les sourcils et finalement, sourit.

-Princesse Alyandra c'est un plaisir de vous revoir. Êtes-vous venue… ?

-Avec Amira ? sourit Alyandra en s'avançant. Bien sûr.

Sa louve sur les talons, Alyandra vint s'incliner devant Haldir. Haldir lui tendit la main pour la relever, et plaça celle de la jeune fille au creux de son coude. Boromir allait protester mais Ashana lui écrasa sauvagement les orteils avant de marcher à la suite de sa sœur. Ils se mirent en route.

17 janvier 3019, à l'entrée de Caras Galadhon

Ils avaient voyagé pendant deux jours, échangeant assez peu de paroles, jusqu'à atteindre la cité elfique de Caras Galadhon. Legolas et Alyandra, les seuls qui étaient déjà venus, s'émerveillaient à peine moins que les autres face aux arbres impressionnant et aux délicats escalier qui s'enroulaient autour d'eux. La nuit était tombée lorsqu'ils atteignirent la demeure de Galadriel et de son époux Celeborn. Ils se massèrent à l'entrée, et la Dame de Lòrien apparut devant eux.

-Dix sont ici alors qu'ils étaient onze en quittant Rivendell, s'étonna Celeborn.

-Douze et treize, corrigea Ashana entre ses dents. Les louves comptent.

Alyandra la fit taire d'un coup de coude.

-Dites-moi, où est Gandalf ? Car j'aimerais vivement m'entretenir avec lui.

Un regard d'inconfort fut échangé parmi la Communauté.

-Il a basculé dans l'Ombre, souffla Galadriel. Votre quête ne tient malheureusement qu'à un fil. Écartez-vous-en un tant soit peu, et ce sera l'échec, entraînant la ruine de tous.

Ses yeux se fichèrent alors dans ceux de Boromir. Alyandra fronça les sourcils et observa la réaction de son fiancé, qui semblait au bord du malaise.

-Mais l'espoir perdure, tant que la communauté existe. Ne laissez pas vos cœurs se troubler. A présent, allez prendre un peu de repos, car vous êtes accablés par le labeur et le chagrin. Cette nuit, vous dormirez en paix.

Ils furent conduits en bas à nouveau, et des tentes furent installées pour eux autour d'une fontaine. Une voix elfique chantait une musique sinistre et lancinante dans l'air.

-Une complainte pour Gandalf, leur apprit Legolas.

-Que disent-ils de lui ? demanda Pippin.

-Je n'ai pas le cœur à vous la traduire, répondit l'elfe. Ma peine est encore trop récente.

On leur apporta de quoi s'installer confortablement dans les tentes, et des vêtements neufs qu'ils acceptèrent gracieusement. Chacun disparut dans ses quartiers pour se changer. Ils étaient répartis par deux comme suit : Aragorn et Legolas, à leur gauche Frodo et Sam, puis Alyandra et Ashana avec Amira et Maharib, puis Merry et Pippin, et finalement Boromir et Gimli. Les hommes étaient déjà tous dehors lorsque les filles sortirent. Le silence se fit autour d'elles.

Ashana portait une robe de velours rouge foncé, décorée d'argent, aux manches tombantes, et Alyandra portait le même genre de robe, mais violette aux décorations dorées, avec des manches en voiles.

-Après toutes ces aventures sur la route, on en oublierait presque qu'elles sont plus belles que des déesses, souffla Gimli.

Chacun vaqua ensuite à ses occupations. Aragorn suivit Boromir lorsque ce dernier s'éloigna, et Alyandra se glissa à leur suite, curieuse mais surtout inquiète pour son fiancé.

Boromir était assis sur les racines proéminentes d'un arbre lorsqu'Aragorn se tint près de lui.

-Reposez-vous, conseilla-t-il. Ces frontières sont bien gardées.

-Je ne pourrai trouver de quiétude, répondit Boromir. J'ai entendu sa voix à l'intérieur de ma tête. Elle parlait de mon père, de la chute du Gondor. Elle m'a dit « même aujourd'hui il y a encore de l'espoir », mais je n'en vois aucun, cela fait longtemps que nous n'avons plus d'espoir.

Alyandra posa une main sur son cœur, touchée par les mots de son fiancé. Son peuple à elle vivait assez renfermé sur lui-même et n'avait pas besoin d'espoir, puisqu'il ne savait presque rien de ce qui se passait hors de sa montagne. Mais le Gondor, lui, était en première ligne.

-Mon père est un homme noble, poursuivit Boromir. Mais son autorité décroit, et notre peuple n'a plus foi en lui. Ils comptent sur moi pour améliorer les choses, et j'aimerais y arriver, j'aimerais voir la gloire du Gondor restaurée. L'avez-vous déjà vue, Aragorn ? La tour blanche d'Ecthélion ? Scintillant comme une flèche de nacre et d'argent, ses bannières flottant dans la brise du matin ? Avez-vous été rappelé chez vous par le son retentissant des trompettes d'argent ?

-J'ai vu la Cité Blanche, répondit doucement Aragorn. Il y a longtemps.

-Un jour, reprit Boromir d'un ton convaincu, nos chemins nous y mèneront. Et le garde de la tour pourra clamer très haut : « les Seigneurs du Gondor sont de retour ».

Aragorn eut un faible sourire, et remarqua Alyandra qui les observait de loin. Il lui fit signe d'approcher.

-Ne perdez pas espoir, dit-il à Boromir en se levant.

Alyandra s'avança dans la lumière de la lune, et s'assit près de son fiancé.

-Je vous ai entendu, dit-elle doucement. Et je me souviens de la beauté de la tour dans le soleil du matin. Nous y retournerons, Boromir.

Il prit sa main et l'embrassa avec force, pour sceller cette promesse.


Voilà voilà, on arrive presque à la fin du tome 2, plus qu'un chapitre. Je sais pas pour vous, mais je trouve vraiment que le "Vous ne passerez pas !" de Gandalf est mille fois plus badass à l'écran que quand il est écrit. C'est vraiment dur de faire passer ce moment à l'écrit.

Petite annonce, je pense très probablement publier un chapitre le weekend prochain, chapitre 9 et conclusion du tome 2, mais ensuite je ne posterai plus rien jusqu'à après les vacances de Noël, soit le samedi 13 janvier, plus ou moins. Pour la simple et bonne raison que je serai en vacances en famille et également en pleines révisions, donc que je me concentrerai sur autre chose que cette fanfiction pour deux petites semaines. juste pour vous prévenir.

Sur ce, à la semaine prochaine mes p'tits chous, portez vous bien, couvrez vous parce qu'il fait froid, et buvez du chocolat chaud.