LES LOUVES DU NORD
Wéééééé, je suis de retour ! Vraiment désolée pour la semaine de retard, mais samedi dernier j'étais en voyage scolaire, puis j'ai été malade toute la semaine alors j'avais d'autres priorités que de publier -" mais, me revoilà !
Eanna Eponiel : Si, embêter les gens c'est bien un métier, on appelle ça "petite soeur" :) Oui, Aly passe par un peu toutes les émotions possibles et imaginables dans le dernier chapitre, mais elle est un peu déboussolée, c'est normal. Oui, Aragorn et Ashana sont toujours fiancés et oui ils vont croiser la route d'Eowyn, et oui ça va péter dans tous les sens. Il te reste une place dans ton abri antinucléaire au Mordor ? A la prochaine, bisous
Nymueh : héhé j'étais sûr que "ne te sens pas coupable d'aimer" ça ferait son petit effet ^^ Traite moi de folle mais je suis pas non plus une grande fan de Faramir alors faire finir ma super héroïne méga badass aka Maëlia avec cet espèce de fragile qui cherche désespérément l'approbation de son & %§! de père, ça collait pas vraiment pour moi. Vouiiiiiii caramel et tarte au citron ! Je trinque à ta santé avec ma tisane au miel, bisous
Lalwende12 : merci beaucoup ! bisous
Capucine : mot de passe ou pas on t'accepte quand même t'en fais pas. Merci, bisous
Anga27 : haha merci beaucoup
Tome 3 : Les Deux Tours
Chapitre 3 – Le Magicien Blanc
1er mars 3019, lisière de la forêt de Fangorn
Alyandra, qui avait pris le dernier tour de garde, réveilla ses compagnons alors que le soleil émergeait paresseusement à l'est. Ils prirent chacun une bouchée de lembas et entrèrent en file indienne dans la forêt, Aragorn et Maharib en tête. Après deux heures de marche en suivant les traces, Gimli remarqua une substance sombre et gluante sur des feuilles d'arbuste. Il s'en approcha et examina les feuilles de plus près. Il recracha en grimaçant.
-Du sang d'orc, annonça-t-il.
Aragorn continua à examiner la zone attentivement, et ils coururent plus loin pour continuer à suivre la piste.
-Ces traces sont étranges… lâcha Aragorn.
-Je sens que l'air est lourd ici, grommela Gimli.
-Cette forêt est vieille, lui répondit Legolas. Très vieille. Pleine de souvenirs, et de colère. Les arbres se parlent entre eux.
Un genre de grognement retentit sous le couvert des branches. Les louves montrèrent instantanément les crocs, et Gimli se mit en position de combat, hache dans les mains.
-Gimli ! le rappela à l'ordre Aragorn. Abaissez votre hache.
Le nain obéit lentement.
-Ils ont des sentiments mon ami, lui apprit Legolas. Et cela grâce aux elfes, ils ont réveillé les arbres et leur ont appris à parler.
-Des arbres qui parlent, ha ! Et les arbres, de quoi est-ce que ça parle, hein ? A part de la consistance des crottes d'écureuil ?
-Il y a une légende, à Hobbitbourg, intervint Ashana. Oncle Bilbo nous l'avait raconté quand nous étions allés le voir. Apparemment, une rivière enchantée a permis à certains arbres de grandir, de se déplacer, et de parler entre eux. C'est un conte pour enfant, mais ça ne m'étonnerait pas que de tels phénomènes se soient déjà produits, surtout ici. On ressent la magie si puissamment dans cette forêt…
Comme pour prouver ses dires, elle posa sa main sur l'écorce d'un arbre avec un sourire d'enfant ravie et sifflota. Ses yeux brillèrent d'un rouge intense, ainsi qu'un motif qui semblait informe sur son mollet gauche, et ils purent voir une étrange brume sortir de l'arbre et s'enrouler autour de son avant-bras.
-Mais qu'est-ce qu'elle fait ? s'étonna Gimli.
-Elle devient amie avec un arbre, soupira Alyandra.
Ashana retira sa main et une magnifique fleur rouge poussa en quelques secondes à l'endroit où elle l'avait posée.
-Ash, je suis ravie que tu te fasses de nouveaux amis, mais tu peux m'expliquer la lueur sur ton mollet ? Depuis quand tu as les jambes qui brillent quand tu utilises ton pouvoir ?
-Mon mollet ? répéta Ashana.
-Il y avait des lignes rouges étranges sur ton mollet, insista Alyandra. Montre-moi, tu as peut-être une vieille cicatrice.
Ashana portait heureusement un pantalon avec un laçage latéral, alors elle défit les lacets entre son genou et sa cheville sur la jambe gauche après avoir retiré sa botte.
-MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA ?! s'exclama Alyandra.
-Euh… un tatouage ? répondit Ashana. Je l'ai fait faire après mes dix-sept ans, chez le meilleur tatoueur d'Erebor. Il m'a coûté une jambe d'ailleurs, sans mauvais jeu de mots.
-Je n'ai pas le temps de t'expliquer ce que je pense de ce tatouage, mais on y reviendra. Pose ta main sur un arbre et refais-nous le coup de la fleur. Allez !
Ashana s'exécuta, et à nouveau ses yeux et son tatouage en forme de fleur s'illuminèrent.
-Tatouage… Magie… Ça y est ! Je crois que j'ai compris ! sourit Alyandra. Fais-moi de la magie, n'importe quoi mais pas de fleurs ou de trucs de la nature.
Ashana ferma son poing et se concentra, avant de l'ouvrir. Une belle flamme y brillait. Ses yeux avaient une lueur rouge, mais le tatouage restait un simple dessin à l'encre noir sur sa peau.
-Mais c'est génial ! Si on se fait des tatouages, ça se lie à nos pouvoirs…
-Aly, Ash, je suis ravi de cette découverte, intervint Legolas. Mais on doit avancer et… Aragorn !
Il ajouta quelque chose en elfique que seuls Alyandra et Aragorn comprirent. Ils s'avancèrent rapidement aux aguets dans une petite clairière.
-Que se passe-t-il ? murmura Ashana.
-Le magicien blanc approche, annonça lentement Legolas en désignant la droite du menton.
Aussitôt ils se tendirent, armes en main, leurs yeux cherchant frénétiquement les alentours alors que leurs corps ne bougeaient pas dans une attente angoissante.
-Ne le laissons pas parler, prévint Aragorn dans un chuchotement. Il nous jetterait un mauvais sort.
Il saisit son épée et la sortit lentement de son fourreau dans un son crispant de frottement de métal. Gimli ressera sa poigne sur ses haches. Legolas caressait nerveusement l'empennage de la flèche qu'il avait encochée. Alyandra tapotait le bois de son arc avec appréhension. Ashana commençait à faire tourner son épée double comme les ailes d'un moulin à côté d'elle.
-Il faut faire vite, ajouta Aragorn.
Puis dans un grand élan général, ils se retournèrent tous d'un bloc, prêts à charger. Les flèches partirent, les louves s'élancèrent, les lames attaquèrent. D'un geste, la silhouette blanche apparue dans un immense et aveuglant rayon de lumière blanche les désarma tous magiquement, et envoya les louves valser contre les arbres. Au moment du choc, Alyandra et Ashana s'écroulèrent au sol en émettant un bruit sourd sous la douleur. Elles réussirent à se relever à quatre pattes, et relevèrent la tête vers le magicien, encore sonnées du coup que venaient de prendre leurs louves.
-Vous êtes sur les traces de deux jeunes hobbits, fit la voix du magicien.
-Où sont-ils ? questionna Aragorn.
-Ils sont passés par ici. Avant-hier. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Est-ce que cela vous rassure ?
-Qui êtes-vous ? Montrez-vous ! ordonna le rôdeur.
La lumière diminua et le Magicien Blanc apparut devant eux. Ils écarquillèrent tous les yeux, croyant à une hallucination, à un piège de l'ennemi.
-Cela ne se peut… souffla Aragorn.
-Pardonnez-moi, s'excusa immédiatement Legolas en mettant un genou en terre. Je vous ai pris pour Saruman.
-Je suis Saruman, répondit l'homme qui se trouvait devant eux. Ou plutôt Saruman tel qu'il aurait dû être.
-Vous êtes tombé, reprit Aragorn.
-A travers le feu et l'eau, acquiesça le magicien. Du plus profond cachot au plus haut sommet, je combattis le Balrog de Morgoth. Jusqu'à ce qu'enfin je pus jeter à bas mon ennemi qui alla se briser sur le flanc de la montagne. Les ténèbres m'entourèrent, et je m'égarai hors de la pensée et du temps. Les étoiles tournaient au-dessus de moi, et chaque jour était aussi long qu'une existence sur la Terre. Mais ce n'était pas la fin, je sentis la vie revenir en moi. Je fus renvoyé, jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie.
-Gandalf, sourit légèrement Aragorn en s'approchant de son vieil ami.
-Gandalf ? Oui… C'est ainsi que l'on m'appelait. Gandalf le Gris. C'était mon nom.
-Gandalf, répéta Gimli avec une joie non-dissimulée.
-Je suis Gandalf le Blanc, reprit le magicien. Et je reviens vers vous, en ce moment décisif.
-Cheveux longs ? Check. Barbe qui traîne ? Check. Robe-manteau-cape étrange et unicolore ? Check. Air de papy bienveillant ? Check. Parle par énigmes ? Check. Pas de doute, c'est bien Gandalf, lança Alyandra avec un large sourire.
Ashana se jeta au cou du vieil Istari avec un cri de joie.
-Par contre papy, maintenant tu me donneras la main le long des précipices hein, rit-elle. Faut plus tomber comme ça.
Ils se remirent en route, guidés par Gandalf.
-Une étape de votre voyage est terminée, une autre commence, expliqua-t-il. Nous devons aller à Edoras, à grande allure.
-Edoras ? souffla Ashana à sa sœur. Si on va là-bas, on pourra peut-être trouver des informations concernant… enfin, tu sais…
-On pourra demander si quelqu'un sait ce qui est arrivé à Maëlia, acquiesça doucement Alyandra. Mais ne bâtis pas de trop grands espoirs, Amira essaye régulièrement d'appeler Layaqhar, et est toujours sans nouvelles.
Ashana hocha la tête avec résignation.
-Edoras ? reprit Gimli plus haut. C'est pas tout à côté…
-Nous savons qu'il y a la guerre au Rohan, ajouta Aragorn. Que le Roi va mal.
-Oui, confirma Gandalf. Et il ne sera pas aisé de le guérir.
-Alors on a couru tout le long du chemin pour rien, se plaignit Gimli. Allons-nous laisser ces pauvres hobbits ici, dans cette horrible, sombre, humide endroit infesté de…
Un grondement menaçant lui répondit, résonnant entre les arbres.
-Euh… reprit le nain. Je veux dire, cette charmante, très charmante, forêt ?
-Ce fut plus qu'un simple hasard qui amena Merry et Pippin à Fangorn, l'informa Gandalf. Un grand pouvoir est endormi ici depuis de longues années. L'arrivée de Merry et Pippin sera un peu comme la chute de petites pierres qui déclenchent une avalanche dans les montagnes.
-Il est un point sur lequel vous n'avez pas changé, cher ami, rit Aragorn. Vous parlez toujours par énigme.
-C'est ce que je disais, men baruk*, marmonna Ashana. [*ma hache]
-Men baruk ? répétèrent en même temps Alyandra et Gimli avant d'exploser de rire.
-Sérieusement ? reprit Alyandra en regardant sa sœur qui devenait écarlate. Men baruk ?
A peine avait-elle prononcé ces mots qu'elle repartait dans une crise de rire.
-Que signifie ces mots ? demanda discrètement Legolas à Aragorn.
-Je n'en ai pas la moindre idée, répondit le concerné.
-Oh, je vois, sourit Gandalf. A présent, je comprends mieux pourquoi c'est Aragorn qui porte votre collier, Demoiselle Ashana.
-Il porte ton collier ?! s'exclama Alyandra d'une voix aiguë. Depuis quand ?! Et pourquoi est-ce que je ne suis pas au courant ?!
-Depuis qu'il m'a demandé en mariage ! s'énerva Ashana. Et ça me semblait logique et implicite, le fait que je lui donne mon collier ! Je ne te l'ai pas mentionné parce que j'étais sûre que tu le saurais déjà.
-Toi et ton sens des traditions, grommela l'aînée. Tu ne peux rien faire dans les règles, hein ?
-Oh, mais lâche-moi un peu ! Et pour ceux qui se demandent depuis cinq minutes ce que veut dire men baruk, eh bien ça veut dire ma hache ! Parce que tant que je serai moi, les petits noms que je donnerai à mon fiancé seront décidés par moi ! C'est bon, on peut avancer ?
Ils reprirent leur route. Aragorn se glissa près d'Ashana et lui murmura quelque chose à l'oreille, la faisant rougir jusqu'à la pointe de son épée double, avant de rejoindre Gandalf en tête.
-Une chose est sur le point de se produire, qui n'est pas arrivée depuis les jours anciens… Les Ents vont se réveiller, et découvrir qu'ils sont forts.
-Forts ? répéta Gimli en regardant autour de lui avec un air peu rassuré. C'est bien…
-Arrêtez de geindre, maître nain, le tança le magicien. Merry et Pippin sont en sécurité. En fait ils le sont bien plus que vous n'allez l'être.
-Ce nouveau Gandalf est bien plus bougon que l'ancien, grogna le nain.
A peine furent-ils sortis de la forêt que Gandalf se mit à siffler. Aragorn alla chercher Harod et Hasufel, attachés plus loin. Les filles grimpèrent sur leurs louves, prêtes à partir. Un hennissement joyeux retentit au loin, et un superbe cheval blanc fit son apparition en haut d'une colline, galopant vers eux.
-C'est un des Meharas, à moins que mes yeux ne soient abusés par quelque sorcellerie, fit Legolas.
-Gripoil, sourit Gandalf. C'est le seigneur de tous les chevaux.
Ils s'inclinèrent tous devant l'animal.
-Et ce fut mon ami, lors de maints dangers.
La troupe partit au galop vers Edoras sans plus de paroles, pressant leurs montures. Finalement ils montèrent un camp sommaire pour la nuit, entre les roches au sommet des collines. Adossé à un rocher en retrait du camp, Legolas fredonnait imperceptiblement une vieille mélodie elfique, les yeux fermés, caressant dans un geste régulier les cheveux d'Alyandra, dont la tête reposait sur ses jambes alors qu'elle était étendue, ronflant doucement dans un sommeil paisible. Gimli dormait près du feu, et Ashana faisait semblant de dormir, allongée un peu plus loin, tournée vers la roche, puisque le sommeil la fuyait. Aragorn était assis près d'elle, et elle sentait le regard dont il la couvait, ce regard qu'il réservait pour les moments où il pensait qu'elle ne le voyait pas. Elle l'entendit se lever et rejoindre Gandalf qui observait l'horizon.
-L'ombre cachée qui rougeoie à l'est prend forme. Sauron ne souffrira aucun rival. Du sommet de Barad-Dûr, son œil observe sans relâche, mais il n'est pas assez puissant pour être à l'abri de la peur. Le doute le ronge déjà. La rumeur l'a atteint. L'héritier de Nùmenor est toujours en vie. Sauron a peur de vous, Aragorn. Il craint ce que vous pouvez devenir. Alors il frappera vite et fort le monde des hommes. Il utilisera son pantin Saruman pour détruire le Rohan. La guerre est proche. Le Rohan doit se défendre seul et en cela réside notre premier défi car il est faible et prêt à tomber, l'esprit du Roi est asservi, c'est un vieux tour de Saruman. Son emprise sur le Roi Théoden est extrêmement forte. Sauron et Saruman resserrent le nœud. Mais, malgré toutes leurs ruses, nous avons un avantage. L'anneau reste caché, et le fait que nous cherchions à le détruire n'est pas encore apparu dans leurs sombres rêves. Ainsi l'arme de l'ennemi s'approche du Mordor entre les mains d'un hobbit, chaque jour le rapproche des feux de la Montagne du Destin. Nous devons avoir foi en Frodo. Tout dépend de la vitesse et du secret de sa quête. Ne regrettez pas votre décision de l'abandonner. Frodo doit achever sa tâche seul.
-Il n'est pas seul, répondit Aragorn. Sam est avec lui.
-Ah oui ? Vraiment ? Bien… Oui, c'est très bien…
Aragorn salua Gandalf de la tête et revint près du feu. Il s'allongea aux côtés d'Ashana et l'attira doucement à lui, les couvrant de sa cape pour ne pas prendre froid.
-Fais de doux rêves, ruin-nil*, lui murmura-t-il en l'embrassant sur le front. Je veillerai sur toi. [*ma flamme]
2 mars 3019, quelque part au sud-ouest de Fangorn
Deux heures avant l'aube, Maëlia était assise dans l'herbe, les bras entourant ses genoux, adossée au pelage chaud de Layaqhar.
-Je ne comprends toujours pas pourquoi tu n'as pas voulu aller avec eux pour ramener le corps de Théodred, lui faire un dernier adieu et lui rendre hommage dans sa tradition.
-Je ne veux pas en parler.
-Quand est-ce que tu arrêteras de fuir ?
Maëlia s'allongea sur le dos, observant les étoiles.
-Je ne fuis pas.
-Tu pourras faire croire ça à tout le monde sauf à ton âme sœur. Quand arrêteras-tu ?
-Tout de suite, souffla Maëlia en se levant et en ramassant ses quelques possessions. On retourne aux Gués.
TADAAAAAAA ! On revoit presque tout le monde dans ce chapitre ! Dites-moi ce que vous en pensez par review, ça fait toujours plaisir, et (j'espère) à la semaine prochaine ! Bisous mes p'tits chous.
