Et encore oublié ! Je suis vraiment navrée, j'étais pressée de le mettre, je le serai de moins la prochaine fois !

Typo:

Italique: Les souvenirs, plutôt lointain en plus ! XD

Et le reste: Bah, c'est le reste, sachant que les "..." sont les dialogues

Bon, je vous laisse lire ! Merci ! ^^


Ragnarök


Chapitre 2: Le Royaume de Jötunheim


Nous étions arrivés quelques minutes plus tard sur les terres de Jötunheim. Tout était ravagé, enfin, comme toujours depuis la prise du cube. Aucun Jötun n'était à l'horizon, alors qu'on marchait, enfin, que Fandral et Sif marchaient, parce que j'étais porté. Mes bras tremblaient, pendant que je me demandais quel genre de monstre sanglant nous allions rencontrer.

Serait-ce un monstre qui voudrait me tuer ? Sans doute.

Je m'accrochais à son cou, tandis que celui-ci avançait mais d'un coup brutal, il s'était arrêté. Je n'osais pas ouvrir les yeux. J'avais peur.

"Hé, Loki, tu dors déjà ?"

"Non."

"Alors, pourquoi tu ne dis pas bonjour à Býleist ?"

Mes yeux s'ouvrirent sur un géant, qui me regardait étrangement, paraissant connaître mon nom, mais étant certainement surprit par ma taille.

"C'est mon frère, lui ?" Demanda le géant, posant sa main sur ma tête. "Debout, si tu es le digne fils de Laufey que tu prétends être."

"Hé, ho ! J'ai rien demandé à personne moi !"

"DEBOUT !"

"Bon, ok, ne cries pas." Je posais maintenant mes pieds sur le sol gelé, mais ça ne m'affectait pas. Ma peau prenait juste une teinte bleutée.

Le Jötun resta surprit puis nous invita à entrer dans sa caverne. Tout était évidemment fait de glace, ce qui rendait les meubles scintillants alors qu'un fin rayon de soleil venait les illuminer. Même les canapés, ou ce qui en servait, étaient fait de glace, tellement que je me demandais comment les gens pouvaient s'asseoir dessus sans se faire mal.

Fandral avait maintenant rangé son épée, tout comme Sif. Le géant Býleist ne semblait pas en confiance, avançant avec crainte dans la bâtisse, venant m'attraper par le bras. Mon gant, que j'avais bien évidemment vite remit, brillait maintenant, recouvert de glace dès le contact.

"Assied toi devant le meuble ici, je vais examiner ton bras et te dire ce qu'il en est."

Je m'asseyais, restant calme, pendant qu'il me tripotait le bras, le tournant et le retournant, cherchant surtout à identifier ce que j'avais en moi.

A vrai dire, même moi je ne savais pas.

Au bout d'une dizaine de minutes, il se retira un peu, semblant désolé.

"Ecoute, je ne sais pas quoi faire pour t'aider, j'ignore même ce qu'est la créature qui t'a empoisonné."

Fandral se tendit, s'approchant de moi en me tendant mon gant de cuir. Les plaques sombres étaient de plus en plus répugnantes, recouvrant presque toute ma main, pleines de cloques qui bullait, et du liquide gluant et jaunâtre en coulait. C'était tout simplement aussi atroce à vivre qu'à voir.

Sif s'asseyait sur un siège, attendant une conclusion de la part de mon frère guérisseur.

"Je ne suis pas sûr de pouvoir l'aider beaucoup, mais en ce qui concerne la douleur, je peux peut-être l'aider à la calmer. Ces choses ne doivent surement pas lui faire du bien."

Mes yeux se tournèrent vers Fandral, qui m'accueilli avec un immense sourire joyeux, ce qui me rassurait. C'était un ami précieux, il m'avait toujours apporté soutient quand Thor m'avait repoussé de si nombreuses fois. Et là, après notre mille et unième bagarre de gamins de deux piges, il était encore là pour m'aider à sortir la tête de l'eau.

Sif, elle, était un peu particulière. Elle aimait jouer, s'aventurer dans toutes sortes de terres. Je pense plus que c'était la raison de sa venue. Elle voulait découvrir des mondes, des terres, des Royaumes et des coutumes qu'à Asgard on ne connaissait pas. Elle était en quête d'une identité à travers le reste de l'Univers, voir là où elle se plairait de vivre.

Et moi, je n'étais là que par obligation. J'étais obligé de faire ce long voyage, qui me fatiguait d'avance, parce que j'avais en moi quelque chose qui dépassait Asgard et qu'il fallait que je trouve un remède. Je devais voyager dans tous les Royaumes, risquer nos vies à tous les trois, pour trouver quelque part le guérisseur capable de m'enlever ça. Sans même savoir par où commencer.

Býleist descendait maintenant, me donnant entre les gants une sorte de pommade. Une pommade ?

"Euh, je peux savoir pourquoi ?"

"Pour empêcher la douleur. Ça te fais mal, n'est-ce pas ?"

"Oui, mais comment une pommade pourrait m'aider ?"

Soudainement, pendant que Býleist commençait sa réplique, une bombe explosa non loin. Il se leva brutalement, et me prit par le poignet, m'approchant beaucoup de son visage. "Vous devez vous en aller, vite !"

Je ne comprenais pas bien ce qui se passait, mais on ne me demandait pas de comprendre. Fandral vint et m'attrapa par le bras, me tirant à l'extérieur, suivit de Sif, qui menait la garde.

Il y avait une fumée noire qui provenait du centre de Jötunheim.

En la voyant, je résistais à la prise de Fandral, tentant de m'en délivrer.

Il se tourna vers moi, dans la précipitation. "Pourquoi tu ne coures pas !?"

"On doit les aider !"

"Pas question ! Tu veux te faire tuer ou quoi !?"

"Regarde !"

"Loki, ne discute pas !"

Je pointais alors du doigt pour me faire mieux comprendre l'ouverture du BiFröst dans le centre. "Mais regarde !"

Il lança son regard dans la direction indiquée, et retint Sif. "Asgard attaque !?"

"Non, pas Asgard, Thor !" Expliquai je avant de me lancer vers le centre, sous le regard inquiet de Sif. "Eh bien, vous ne me suivez pas ?"

"Es-tu prêt à prendre le risque ?" Sa voix était inquiète, alors que son visage était tordu de douleur. "Si tu te fais tuer, Loki, que va-t-on faire ?"

"Vous rentrerez à Asgard, mais je peux vous jurer que ça n'arrivera pas. Allez, suivez moi !"

On se dirigeait maintenant vers le centre-ville, et les armées d'Asgard pillaient tout sur leur passage.

Leur Roi était derrière, commandant les armées. "Retrouvez Loki ! Et tuez le !"

Mon coeur s'accéléra alors que je cherchais une issue, quelque part où me cacher, mais dans ma fuite, j'heurtais un des chevaux d'Asgard, et le soldat qui était dessus m'avait bien évidemment reconnu.

"Hé ! Il est là ! Venez !" Il se baissa vers moi et m'attrapa par le bras, tandis que je tentais juste de fuir. "J'te tiens !" Il ricana, alors que les larmes dévalaient mes joues, mon regard perdu cherchant désespérément Sif ou Fandral. Mais aucun des deux n'était à portée, tous deux en train de se battre et de faire des ravages.

J'avais enfin aperçue Sif, qui se battait contre une dizaine de chevaliers Asgardiens.

"SIF !"

Elle se tourna, accourant vers ma position mais fut heurtée par un chevalier, de manière bien évidemment volontaire.

Elle se relevait doucement, ayant très mal visiblement au bas du dos. "Loki ! Accroche toi, j'arrive !"

Mes membres tremblaient tout entiers alors que le Roi Asgardien se mettait de toute sa hauteur devant moi, me méprisant du regard. "Loki." Souffla-t-il avant de m'attraper par le cou.

Un ricanement sorti de mes lèvres. "Dommage." Mes plaques noires qui s'étaient étendues jusqu'à mon cou brillaient d'un coup en violet, et tandis qu'il ne comprenait pas ce qui se passait, sa main explosa, aspergeant toutes les personnes autour de sang et de morceaux de chair. J'en avais plein le cou, mais ça m'amusait. Mes lèvres se fendaient en un sourire mesquin, tandis que je touchais de nouveau le sol.

Les chevaliers autour de moi étaient tous sous le choc, tellement qu'ils hésitaient à m'attaquer. Ils restaient là, sans mouvement, leur épée à la main mais ne la bougeant même pas d'un centimètre. Thor était au sol, me regardant avec horreur en se relevant enfin, fixant ensuite l'emplacement qui devait contenir sa main mais où un vide sanglant régnait désormais.

Fandral s'approcha, posant ses mains contre mes hanches pour me prendre contre son torse, son épée dans une main, regardant attentivement le Roi Asgardien. Il voulait seulement me protéger, mais Thor ne l'avait pas prit comme ça. Ni aucun des gardes qui nous entouraient. Ils nous regardaient tous comme si nous étions...

Ensemble.

N'importe quoi.

Le guerrier se plaça derrière moi, m'enserrant dès qu'un soldat d'Asgard eu fait un mouvement. "Je vous défend de le toucher !"

Je me blottissais contre Fandral -non, nous ne sommes pas ensemble !- tellement que la peur m'envahissait. J'ignorais ce que Thor serait prêt à faire contre moi maintenant que j'avais tué son père, l'heureux Odin. Quelque part, son père en était lui-même satisfait, depuis la mort de Frigga -enfin bon, ça n'a vraiment aucune importance...

Tous les Jötuns autour de nous nous étaient reconnaissants. L'un d'eux s'avança vers nous, et se mit devant pour nous protéger des Asgardiens. Mais je vis dans les yeux soudain furieux de Thor que ça allait mal finir.

"Poussez vous !"

"Il n'est pas question que vous touchiez à cet homme ! Il ne vous a rien fait !"

Mon regard était rivé sur le Jötun, mais Thor reprit: "Je vous demande, pour votre sécurité, de vous pousser."

"Et je refuse !"

"Il s'agit là de mon frère !"

Le Jötun me regarda doucement, me mettant en confiance alors que la situation semblait s'envenimer. "Peut-être."

"Et du tueur de mon père, le Père-de-Toutes-Choses ! Odin ! Le Roi d'Asgard !"

"Il s'agit surtout là d'un héros !"

Thor gloussa. Moi ? Un héros ? J'étais touché par cette qualification, bien que Thor, lui, n'en semblait absolument pas convaincu. Il s'avança vers le Jötun, un sourire mauvais sur les lèvres.

"Mais qui es-tu, toi, pour me dire de telles bêtises ? Tu n'es rien ! Regarde toi, pauvre créature !"

"Je suis Helblindi." Mes yeux s'ouvrirent en grand alors que je regardais maintenant l'homme qui se disait être mon aîné. "Et je suis le Roi de Jötunheim."

"Bien." Un sourire tordu arracha les lèvres de Thor alors que la folie emportait son visage. "Maintenant que les présentations sont faites !" Il brandit Mjöllnir, mais quand il voulait frapper, je m'étais mis entre deux.

"Non !" Les deux souverains me regardaient, avec rage pour l'un, et pour l'autre avec une sorte de fierté. Je tendais les mains à l'encontre du Roi d'Asgard qui ne voulait pas abandonner. "Non, Thor, non ! Enfin..." Je me tournais vers les chevaliers, puis vers le peuple Jötun. "Nous n'en sommes plus à de telles futilités !"

"Loki, pousse toi !" Rugit Thor.

"C'est hors de question ! Thor, réfléchis, pour la première fois de toute ta vie, je te demande de le faire !" Il abaissa Mjöllnir pour me regarder dans les yeux. "Thor, je t'en prie, pourquoi avoir déplacé toute la cavalerie d'Asgard ? Il suffisait de venir ici et de me tuer. Je me serais sans aucun doute laissé faire !"

Fandral baissa la tête alors que Sif le rejoignait enfin. Thor s'approcha de moi, me faisant face en faisant se hâter son cheval, qui se leva brusquement, et me poussais par terre.

Tous les guerriers d'Asgard ricanaient sous le coup de leur Roi. Je serrais les dents.

Comment peux-tu être devenu si imbu de toi-même ?

"Loki ! Tu veux que je te tue, c'est ça ?"

"Je t'ai dis que si tu le souhaitais, je me laisserais faire. Mais maintenant, j'ai changé d'avis." Je me levais, essuyant la poussière que j'avais sur le bas de mon leggings en cuir. "Tu me laisse tranquille, et peut-être que je me déciderai à tous vous laisser repartir. Dans le cas contraire, je me verrai obliger de faire des sacrifices."

"Je vais te faire mordre la poussière !"

Je m'avançais, le regardant méchamment, mes mains brillant en violet foncé. "Il faudra d'abord que tu me battes."

Un éclair déchira le ciel. Mais ce n'était pas Thor. Un soldat noir, la capuche et la cape déchirées, une hache dans sa main squelettique, car oui, c'était un squelette, était apparu, sur un cheval tout osseux. La peur m'envahit alors que je reconnaissais l'un des soldats d'élites de Thanos.

"Qu'est ce que." Fit Thor, s'avançant à cheval vers le chevalier intrus. "Hé vous ! Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous voulez ?"

"Thor, mon dieu, mais la ferme !" Rageais je alors que le monstre avançait, menaçant. Moi, je pensais savoir ce qu'il voulait.

Moi.

"Je répète ! Qui êtes-vous !?"

Le monstre retira sa capuche, laissant place à un crâne brisé avec de grands yeux rouges. "Quelqu'un a trouvé le Troisième Joyau."

"Le troisième quoi ?"

"La Troisième Gemme de l'Infini. Et elle est ici, parmi vous. Je l'ai sentie."

Mes yeux dérivaient, comme un automatisme, vers mes mains. Merde.

Thor se recula, laissant le monstre avancer et celui-ci vint me faire face. "Et celui qui détient la Gemme, c'est le petit."

"Hé, je ne suis pas petit, ok ? Je fais un mètre quatre-vingt-dix !"

Fandral gloussa, puis se mit devant moi, restant tout de même poli envers la créature venue d'outre-tombe. "Monsieur, je vous présente mes excuses. C'est moi qui ait volé la Troisième Gemme."

"Hein !?" M'exclamais-je, alors que Sif venait plus près de moi. "Mais c'est même pas vrai ! Y a pas de Troisième Gemme ! C'est une LÉGENDE !"

La bête cruelle me lança des yeux furieux. "Ce n'est pas une légende ! Mon maître désire son gant, et il désire ainsi que j'emporte le petit."

"Ho !"

Fandral me fit signe de me taire, pendant que Thor tournait autour du cheval du monstre.

"Comment s'appelle ton maître, créature ?"

"Il s'appelle Thanos."

"Dis à Thanos qu'il va goûter à la vengeance de Mjöllnir. De ma propre main, à moi, Thor, Roi d'Asgard."

Je tremblais. J'avais peur du regard perçant que le monstre avait envers moi.

Est-ce qu'il me reconnaissait ?


"Sale gamin ! Retourne dans ton cachot, le Maître n'en a pas fini avec toi !"

"Je ne veux pas me faire posséder ! Vous êtes tous des malades dans cette galaxie ! Je viens d'Asgard, moi !"

"Je m'en fous ! Ta cage !"

Je me souvenais encore de ce monstre qui tant de fois avait été chargé de me torturer, de me laisser mourir quand normalement il devait me donner à boire ou manger, c'était le conseiller second de Thanos. Je savais qu'il avait eu mal de faire ça, un soir, quand il était passé devant ma cage avec le repas.

Mais j'avais osé refuser la possession.

"Monseigneur Thanos, vous êtes sûr ? Il me fait de la peine..."

"FAIS CE QUE JE TE DIS, CRÉATURE !"

Chaque fois qu'il passait devant ma cellule et que je pleurais, il me regardait par la petite fenêtre, mais sans jamais osé entrer. Sauf une fois. Un jour où j'avais lutté contre la possession, et que j'avais presque cédé. Il était entré ce jour là, quand il m'avait entendu pleurer.

"Hé, petit... Tu as mal quelque part ?"

Il était inquiet pour moi.

"Qu'est-ce que vous me voulez encore !?"

"Je veux seulement t'aider, petit. Tu as faim ? Soif ? Tu veux quelque chose ?"

"Mon frère me manque, mais qu'est-ce que j'ai fais..."

"Tu sais... J'avais une petite sœur avant, mais elle est morte. Parce que ma mère n'a pas voulu obéir à Thanos. Elle a du sacrifier l'un de ses deux enfants, et elle a choisi de me sauver moi. Je m'appelle en réalité Jurg. Je suis un fils de Vane, mais mes parents... Ont disparu. Ma mère décédée et mon père... N'est plus ce qu'il était."

"Que voulez-vous dire.. ?"

"Tu aimes ton frère ?"

"Oui, plus que tout..."

"Alors... Fais lui le plaisir de ne pas mourir ici."

Je me souviens encore de ces heures que j'avais passé dans cette prison, à repenser aux paroles qu'avait eu cet homme, à mes yeux, et que je ne comprenais pas. C'étaient des paroles sages, celles qui avaient réchauffé mon cœur dans les nuits où j'avais peur de devenir fou, de succomber à la possession qu'on souhaitait m'infliger.

Et un soir, d'hiver, où je l'avais revu -

"S'il-vous-plait..."

Il s'était avancé dans la cage, m'apportant ainsi mon dîner.

"Oui ?"

"Est-ce que... Enfin... Merci."

"Merci ?"

Il semblait qu'on ne lui avait jamais dit merci pour rien. Mais j'avais besoin de lui dire. De lui montrer toute ma reconnaissance. Ma reconnaissance éternelle.

"Oui, vous m'avez aidé à comprendre. Alors, pour mon frère, je vais vivre et retourner avec lui. Merci..."

"Mais... Personne ne me dit merci, je suis un serviteur."

"Qui était votre père, une dernière question."

"Un homme... Qui était bien avant... Mais il est mort aussi, en fait... Mais il a survécu à la Mort. J'ignore comment. Mais je dois maintenant le respecter. Il est mon Seigneur."

Il s'était tourné, et j'avais vu sa souffrance.

"C'est Thanos mon père."