Bonjour tout le monde, je vous souhaite un bon lundi ! ^^ J'espère que vous apprécierez ce chapitre !

Typographie du chapitre:

Gras / Italique:La voix seconde de Loki, son coté méchant, en fait.

Italique : Les souvenirs plus ou moins lointains.

Normal : Bah tout le reste de l'histoire, sachant que les "..." sont les dialogues.


Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant une nouvelle fois que vous aimerez ce chapitre dont la fin, à mon goût, est plutôt hilarante !


Ragnarök


Chapitre 3: Le Royaume d'Álfheim


Je ne savais pas vraiment comment on avait atterri ici, mais Fandral, Sif et moi étions en train de marcher dans des prairies vastes, pleines de fleurs et de verdures, et j'étais dans les bras de Fandral, qui me trainait un peu comme un poids. J'étais enroulé dans une grande couverture, orange, qui portait bien chaud. Seuls mes pieds en dépassaient en réalité, et ils tremblaient.

Avais je fait un malaise ?

"Sif, arrêtons nous dans ce village." Fandral pointa du bout de son épée un petit village qui semblait proche, mais même après deux heures de marche rapide, nous n'y étions pas arrivés. La fatigue me prenait rapidement mais quelque chose me sortit de mon presque sommeil. Ma main commençait à trembloter alors que sentais que je n'allais pas tenir éveillé. Sans plus attendre, je m'agrippais à la veste de Fandral, qui baissa par réflexe la tête. "Sif."

Elle se tourna vers nous, alors que mon pouls devenait plus rapide, plus saccadé. Vivement, elle vint près de moi. "Il est malade ?"

"Il refait un malaise. Son visage est touché maintenant."

MON VISAGE !?

Je me relevais brusquement, cherchant une glace ou quelque chose pour me voir. Mais voulais-je vraiment voir en réalité ? Non, pas vraiment si il s'avère que ce qu'ils disaient était vrai.

Fandral me toucha le visage avec son gant. "Oh, ne t'inquiètes pas, mon petit Loki, ce n'est pas bien grave. Tu as juste la moitié du visage pleine de cloques et dégoulinante de liquide gluant jaunâtre, non en fait, c'est pas la joie..." Il ne cacha pas son dégout, ce qui me blessa au cœur malgré ma volonté de paraître indifférent.

Sif regarda au loin, sortant son épée, la brandissant avec ardeur. "Il y a une embuscade, là-bas."

Dans sa voix, j'avais reconnu son envie d'y aller. Mais j'étais faible, je ne pouvais pas me battre. Et Fandral, qui avait pour corvée de me porter, n'allait pas pouvoir se battre non plus. Sif serait donc la seule à affronter les ennemis.

"Sif." Soupira Fandral, qui devait avoir eu la même conclusion que moi. Sif se tourna vers nous, me regardant avec douceur, comme si elle comprenait la douleur que je ressentais, puis elle dévia son attention vers Fandral, en un soufflement déprimé.

"Oui ? Tu vas encore me dire qu'on ne peut pas y aller, je te connais. Mais la route vers le guérisseur est là-bas pourtant !"

"Il doit bien y avoir un autre chemin pour y aller, nous ne devrions pas passer par là."

"Oh, mais tu veux prendre combien de temps !? On a pas deux jours devant nous, Fandral !"

"Je veux juste que Loki garde la vie, on n'est pas venus avec lui pour le faire tuer dans l'un de tes plans foireux, Lady Sif !"

Elle sembla s'énerver. C'était comme si ses yeux étaient devenus rouges. Elle s'était cambrée, et alors que je me déplaçais inconfortablement dans les bras de mon porteur, Sif hurla sur lui.

"ET TU CROIS QUE C'EST PARCE QU'ON VA FAIRE DEUX CENTS KILOMETRES DE PLUS QU'IL A PLUS DE CHANCES DE VIVRE !?"

"EN TOUT CAS, PLUS QUE SI IL SE FAIT ASSASSINER DANS UNE EMBUSCADE COMME CELLE-CI !"

"Fandral..." Mon cœur commençait à se serrer, douloureusement, tandis que je sentais la magie en moi m'écraser. C'était comme si mon corps entier était bloqué dans un entonnoir, dont je ne pouvais pas me sortir sans l'aide de mes amis.

Sif s'avançait vers lui, serrant le manche de son épée. "Fandral, pose Loki. Je vais l'emmener, moi, puisque tu as décidé que vu son état, on va le garder encore deux semaines ici."

"Pas question ! Je le garde. Vas te battre si tu veux."

"Bon, vous avez fini ?"

Le monstre squelettique nous avait encore suivi, et il était juste derrière nous, et tandis que mon regard dérivait vers lui, il s'approcha en douceur. Il avait certainement du me reconnaître, non ?


"Pourquoi es tu ici !?"

"J'ai senti que vous aviez besoin de moi, alors je suis venu."

Il s'était avancé vers moi, mais j'avais vite reculé, horrifié par son visage à moitié brisé.

"Pourquoi être venu ici, repars maintenant !"

J'entendais les pas de Thanos au dehors, en train de s'approcher de ma cage.

"Tu dois partir, maintenant ! Ton père va te faire du mal si il te voit ici !"

Il attrapait mon poignet, ne voulant visiblement pas sortir. Je tentais de le repousser, mais n'y parvenais pas, et de plus, les pas de Thanos se faisaient plus décidés.

"Jurg ! Ecoute moi ! Tu dois t'en aller !" Il resserrait sa prise. "Vas-t'en !" Je tentais encore et encore de m'échapper de sa prise. "Allez ! Pars ! Vite !"

"Non, il en est hors de question ! Je ne vous laisserai pas seul ici, jamais, mon père vous a trop fait souffrir !"

Thanos, par malheur entrait à ce moment là dans la pièce, et il avait alors attrapé le poignet osseux de son fils, le tirant avec force en dehors de la pièce. Puis il était revenu, et je savais que c'était moi qui allait payer pour Jurg.

"Non - Non ! Allez vous en !"

De l'arrière de la porte, sans aucun doute, du coté de Jurg, du sang avait giclé sur la fenêtre. Le pauvre petit était apeuré, son père étant devenu violent avec moi.

"JURG !"

Thanos était maintenant ressorti de la pièce, après m'avoir laissé pour mort sur le sol, le visage ensanglanté.

Le petit avait reculé, ayant très peur de ce qu'aurait pu lui faire son père à l'heure qu'il était, en tenant ce couteau qui venait à peine de servir à ma punition.

"Maintenant, sale gamin, essaie d'y retourner, et je te garantis que je le tue. C'est clair ?"

Il referma la porte et la salle devint complètement rouge, alors qu'enfin, Jurg revenait me rendre visite, mais sous les yeux de son père -


"JURG !"

Je regardais tout autour de moi, mais il faisait sombre. Il était seulement une heure du matin, et on dormait dans un chalet qu'une jeune elfe avait bien voulu nous prêter. Mon état empirait. Chaque jour, des tâches noirâtres abominaient mon visage et le reste de ma peau, mais là n'était pas le vrai problème. C'était que ces tâches lâchaient une sorte de pu jaune et gluant. Beurk, tout ça sur mon visage.

Imaginez.

Non, plutôt pas, en fait.

Je posais mes pieds au sol, et alors qu'en un fier élan, je me redressais, Fandral entrait dans ma chambre.

"Était-ce un petit ami qui te faisait monter au septième ciel pour que tu cries comme ça ?" Il me détaillait du regard, et c'était gênant, mais surtout... Eh bien, bizarre.

Je touchais une mèche de mes cheveux, qui étaient maintenant deux fois plus longue qu'à l'origine, descendant jusqu'au bas de mon dos, toute bouclée. Était-ce mauvais signe ou était-ce moi qui m'inquiétais pour rien ?

Je crois que la réponse était évidente.

"Fandral, je ne m'envoie pas en l'air avec des elfes."

"Ou alors, c'est un mec d'Asgard que tu imaginais en train de te monter en rideau."

"Fandral, ma patience a des limites."

"Très bien, très bien." Il sourit, s'avançant pour prendre l'une de mes mains, celle qui n'était pas noire, de préférence. "Tu as mal quelque part ?"

"Non, tout va très bien. Juste -" Je n'avais pas vraiment envie de m'étaler sur le sujet, mais son regard en disait long sur son envie de savoir pourquoi j'avais crié. Et peut-être que cela m'aurait évité ses remarques sexuelles particulièrement désagréables. "Juste un cauchemar."

Sif pénétra dans la pièce. "Un cauchemar ?"

Bon, je ne vais pas mentir, j'avais regardé. Elle portait des sous-vêtements roses, honnêtement je m'en fichais, c'était juste que - enfin - essayez de comprendre, je venais de me réveiller d'un cauchemar et une belle femme comme elle - oh, en fait, j'm'enfonce. Laissez tomber, pensez ce que vous voulez.

"Oui, il faisait un cauchemar. Il se faisait sans aucun doute monter en l'air par un taureau."

Tiens, Loki, tu voulais qu'il arrête ses remarques sexuelles ? Eh bien, non, ce n'est pas si simple que ça.

"Fandral !"

"Oh, quoi ? Tu as peur d'admettre la vérité, je comprend, ça ne doit pas être facile d'assumer le fait de fantasmer sur un taureau."

Sif gloussa alors qu'une couleur rouge imprégnait mes joues.

"Nous aurons bientôt un Lokitaure* !"

"Fandral ?"

"Oui, Loki, amant du taureau ?"

"Vas te pendre dans un coin."

Sif s'avança. "Oh, tu sais, moi, un jour, j'ai rêvé que j'avais une relation avec un cheval."

Je rougis.

"Mauvaise référence !" Ricana Fandral, se rappelant très bien de mon aventure un peu... Spéciale pour avoir Sleipnir.

"Ma vie privée ne regarde que moi ! J'étais curieux, c'est tout."

Fandral sourit jusqu'aux oreilles. "Tellement curieux. Tu voulais voir à quoi ça ressemblait, c'est tout. Zoophile."

"Pardon ?"

"Oh ? Mais j'ai rien dit. Voyons." Il se tourna. "Zoophile."

Sif regarda Fandral en souriant. "Oh tu sais, notre Loki est tellement curieux."

"Pourquoi tu dis ça ?"

Elle se tourna pour me faire face. "Tu as regardé."

"Quoi ?"

"Mes seins."

"Non !" La rougeur prenait encore mes joues. "C'est pas vrai !"

"Et même, Sif, que Thor m'a dit que Loki t'avait déjà regardé comme ça plein de fois. Et pour te dire, sur Jötunheim, il a regardé... Plus bas."

"Bâtard !" Criais-je.

Sif se tourna vers moi. "Tu aimes jouer ? C'est pour ça alors que tu regardais Thor avec des yeux de biche."

"C'est faux !"

"Et même qu'on dit que tu as tenté de l'embrasser. Espèce de gay."

"Zoophile, gay, quoi encore ?"

Fandral s'approcha. "Nécrophile."

"Quoi ?" Jamais !

Sif était morte de rire. "On sait bien que ce n'est pas le cas, oh, on te taquine, mon doudou !"

"Hey !"

"Au fait." Elle se tourna pour partir. "J'aime tes cheveux."

"Mes cheveux ? Ils sont très bien comme ils sont, garde tes remarques pour les tiens !"

Fandral nous regardait nous disputer, semblant déstabilisé, puis il tourna son attention vers moi.

"Il n'y a que moi qui me souviens qu'on était là parce qu'il avait fait un cauchemar ?"

"Avec un taureau ?" Rit Sif, se moquant ouvertement de moi.

"Non, avec Jurg. Un de mes anciens amis. Thanos, c'est son père et... C'était pas cool."

Fandral me regardait, alors que Sif se tournait vers ses pointes de cheveux, s'amusant à les tortiller.

Seul le guerrier semblait s'intéresser à ce que je disais. Ça en faisait déjà un !

"Quoi ? Un ami ! Loki a un ami ! Mais c'est extraordinaire !"

Ma main frappait contre mon visage, tant mon désespoir était immense. "Oh, je l'avais pas vu venir celle-là..."

"Raconte m'en plus, est-il aussi mélodramatique que toi ?"

Pardon ? La colère remplissait maintenant mes yeux. "Non, sérieusement, ce n'est pas drôle ! Si vous aviez été à ma place, vous n'en ririez pas !"

"Pourtant, la blague de Fandral était marrante." Confirma Sif, et elle ne récolta en réponse qu'un regard des plus sombres de ma part.

"Vous êtes des gamins ! Pourquoi vous ai-je demandé votre aide, mais qu'est ce qui m'est passé par la tête !" J'étais épuisé et en colère, sans oublier le stress du cauchemar. C'était l'humeur la plus pitoyablement agréable que l'on pouvait obtenir de moi.

Fandral regarda longuement Sif avant que les deux dieux guerriers se décident à sortir. J'étais maintenant seul dans ma chambre -

"Tu n'es pas seul."

Cette voix venait de derrière moi, ce qui m'avais bien évidemment fait sursauter. Une voix sombre et puissante, exactement comme celle de Jurg.

"Jurg ?"

Une ombre se plaça devant moi. "Je suis venu, parce que je sais que tu as besoin de moi."

"Tu dois sans aucun doute aimer la torture que l'on me fait subir dès que tu m'approches." Malgré ce ton des plus désagréables que j'avais employé, un vague sourire heureux affecta mes lèvres. "Pourquoi devrais-je avoir besoin de mon vieil ami ?"

"Tout ce que tu traverses est difficile. Et... Je sais que tu voulais que je te parle de ta famille."

"Je t'en prie ! Parle moi ! Qu'est devenue ma mère !? Et mon père, je l'ai bien tué, n,'est-ce pas !? Oh, pitié, toi qui sait tout, dis le moi ! Ai-je des frères de sang !? Jurg, je t'en supplie ! Explique moi !"

Jurg se tourna vers moi, me regardant douloureusement, alors que les pas de son père dans le couloir se faisaient plus prononcés et que ma peur était visible. Très visible. Tellement que le monstre lui-même avait eu peur en me voyant, commençant à m'agiter.

"Es-tu sûr de vouloir savoir maintenant ? Si mon père entre ici, il te tuera. Veux-tu savoir au prix de la Mort ?"

"Oui, Jurg, parles moi, je t'en prie, explique moi, je veux comprendre !"

Le squelette baissa la tête, regardant mes chaines. "Eh bien moi, je préfère te voir en vie sans savoir que mort pour comprendre."

"Oui, je t'ai dis que je ne voulais pas t'en parler, mais tu sais bien que c'était parce que tu étais presque mort et que mon père, si il nous voyait, t'aurait achevé sans une once de pitié. Crois-moi, Loki. Maintenant, si tu veux savoir, je peux tout te dire. Tout ce que tu as toujours voulu savoir."

"Et qu'en est-il de ton père ?"

"Ici ?" Un rire franc passa ses lèvres. "Il n'a aucun droit sur toi. Nous sommes sur les terres elfiques, il n'a pas le droit de te tuer, ou ce sera reconnu comme un crime de la plus haute importance."

Mes yeux se dirigèrent vers la fenêtre, qui était toujours close. En fait, je n'avais pas encore trouvé le moyen de l'ouvrir. Mais ça n'avait pas d'importance. Mon ami était là maintenant. C'était l'essentiel.

"Jurg, merci d'être revenu pour moi."

"C'est normal de le faire." Il s'asseyait sur le lit, semblant soudainement tendu. "Je vais tout te raconter. J'ai rencontré ta mère le jour de l'accouchement."

"Ne vous en faites pas, nous y sommes presque, encore un petit effort, Farbauti !"

"Je l'avais entendu souffrir, j'étais venu sans attendre. Et j'ai vu ce petit. Si... Petit, justement. Beaucoup trop pour un géant des glaces. Et j'en étais fasciné."

"Voilà. Ne vous inquiétez plus."

Les infirmiers Jotuns tendirent le bébé, tout petit, à sa mère, qui le prit contre lui.

"Loki. Je vais l'appeler Loki. Mon petit Loki Laufeyson."

"Le plus beau bébé que je n'ai jamais vu. Loki. Toi. Tu étais la petite merveille, tu me fascinais, j'étais tout le temps en train de te regarder grandir, tu étais mon occupation. Mais un jour, mon père l'a su. Au bout de deux cents ans de vie, et j'ai cru que mon père allait te tuer. Mais il savait qu'il pouvait faire plus simple pour détruire la vie d'un enfant."

"Je vous propose une alliance. Je garde le petit, et vous pouvez garder les autres."

"C'est du chantage ? Je ne donne pas mes enfants !"

"Oh ? Dois-je ainsi recourir à la force ? Si je tue le premier, vous me donnerez le petit ?"

Thanos brandit la gorge de l'aîné, Helblindi, et y plaça une lame. "Je le tue ? Ou vous me donnez le petit Loki ?"

"Je préférerais l'égarer que vous le donner !"

"Oh. Mais c'est une excellente idée."

"Mon père avait décidé qu'il allait corrompre ton père pour égarer l'enfant. Mais, Farbauti avait tenté de te retenir, comme toute mère l'aurait fait."

"Hé ! Lâche le ! Où est-ce que tu emmènes mon fils comme ça, Laufey !? Il reste ici ! Avec moi ! Je suis sa mère !"

Farbauti attrapa l'enfant, tentant de l'arracher des bras du père, mais alors qu'il était occupé à cette tâche, Laufey le transperça d'une lame de glace dans le cœur.

"Et c'est ainsi que Farbauti s'est éteint. Maintenant, je ne te raconte pas la suite, enfin, tu la connais."

"Je crois que oui. Combien ai-je de frères ?"

"Deux. Helblindi et Býleist."

Je souriais, mais la tristesse était en fait encrée dans mon cœur maintenant. Je savais toute l'histoire que j'avais toujours voulu qu'on m'explique, mais elle ne me plaisait pas. J'aurais sûrement préféré ne pas la connaître.

Ne jamais la connaître.

Mais bon.

"Jurg, est-ce que tu peux m'aider ? Je cherche un guérisseur, mais on ne peut pas y aller par la route du Nord. As-tu un autre passage ?"

"Oui. Je t'y emmène demain matin. Mais tu dois te reposer, ce que tu as en toi est hautement puissant, et c'est dangereux de ne pas te reposer."

"Je te crois." Il s'élançait vers la porte, un léger sourire sur la mâchoire, mais je le retins par le poignet. "Merci, Jurg, d'être là pour moi."

"Je te promets que cette fois, mon père ne pourra pas nous séparer."

Et sur ces mots, il était parti, me laissant seul dans cette chambre sombre. J'avais peur d'arriver trop tard.


On était entrés dans une grande bâtisse en bois, dans lequel le guérisseur se trouvait. Heureusement, grâce à Jurg, nous n'avions pas rencontré de problèmes sur la route. C'était une ville dame qui nous avait ouvert la porte, mais c'était en réalité sa fille qui s'était chargée de moi.

"Je ne peux pas bien vous aider, cette magie me dépasse. C'est le pouvoir même de la Gemme qui se trouve en vous. Seul la retirer vous permettrait de... Survivre, en fait."

J'avais alors demandé à Jurg de m'emmener sur Attilan, pour que Thanos me vole la Gemme. Jurg voulait -

"[...] te laisser du temps pour réfléchir."

"Mon choix est fait, Jurg, je veux garder ma vie ! Emmène moi voir ton père !"

Il avait sourit. "Je crois que tu n'as pas retenu la leçon que Thor désire t'apprendre."

Je n'avais pas compris.


Et je ne comprenais toujours pas. J'étais assis sur mon lit, cherchant dans un livre un moyen de détruire cette Gemme, puisque Jurg ne voulait pas m'y emmener. J'allais me débrouiller tout seul.

Fandral pénétra dans la pièce, s'asseyant à coté de moi, semblant exténué. "Loki... Euh... Est-ce que je peux te parler de quelque chose ?"

"Oui, bien sûr. Tu me sembles mal, tu es sûr que ça va ?"

Il hocha doucement la tête puis, en se déplaçant inconfortablement, il se plaça juste plus près de moi. "Ecoute, j'aime Sif."

"Oh ? Je n'avais pas remarqué... Est-ce un problème ?"

"Un peu. Elle ne m'aime pas."

"Lui as-tu demandé ?"

"Non, je n'oserai jamais..."

Un sourire espiègle imprégnait alors mes douces lèvres pleines de choses malsaines et méchantes. "Si tu ne le fais pas, on va faire simple, je le dis."

"Non, tu ne le feras pas ? Je suis ton ami..."

Si tu savais comme j'y prendrais plaisir, tout ça juste pour me venger de ce que tu as dis cette nuit ! Et ouais ! Je suis cruel, hein !? T'as encore rien vu !

"Je ne le ferais pas, tu le sais, mais tu devrais vraiment lui dire. Ce serait mieux pour toi, je pense. Elle est pleine de bon sentiments."

"Oui. Tu as sans doute raison. Je vais essayer alors." Il me sourit puis se dirigea vers la porte. "Tu devrais te coucher, demain, à l'aube, Niflheim !"


* Une référence au Minotaure, vous devriez savoir ! ^^