Désolée ! Je sais que j'aurais dû le mettre hier mais j'ai complètement oublié. Je me rattrape tout de suite, hein, j'espère en tout cas que tout le monde va bien !

Typographie:

Gras / Italique:La voix intérieure de Loki.

Italique : Les souvenirs plutôt bien lointains, disons le.

Normal: le récit, sachant que les "..." sont des dialogues.

ET ! Une petite surprise à la fin du chapitre en cette même police ! Vous m'en direz des nouvelles !


Bonne lecture !


Ragnarök


Chapitre 7: Le Royaume de Vanaheim


A droite !

Je marchais depuis environ une heure, écoutant la voix qui me parlait souvent, qui était ma seule amie. J'étais épuisé, trahi, je n'arrivais plus rien à penser mis à part cette chose que l'on m'avait fait croire. Cette trahison. J'avais vraiment cru qu'ils étaient venus pour m'aider, et j'ai compris. Au regard de Fandral sur ma main en Svartalfheim, j'ai compris ce qu'il voulait, lui, ce qu'ils voulaient, eux.

Seul Jurg était ton ami et tu l'as laissé se faire tuer ! Bingo ! Tu es le meilleur perdant que j'ai jamais connu ! Je commençais à l'apprécier, ce squelette. On se ressemblait tellement !

J'arrivais finalement à une petite auberge, qui semblait déserte. Mais c'était juste d'extérieur, car une fois dans le bâtiment, il y avait un monde de fou. Tous les plus grands alcooliques se retrouvaient dans cet endroit. Je marchais entre les tables, cherchant des yeux le Guérisseur Suprême des Neuf Mondes. Je ne le voyais nul part, tournant dans l'auberge, et une personne, un homme visiblement, caché sous une grande cape de fourrure me retint le bras, ayant une chope entière de bière dans la seconde.

Je me tournais vivement vers lui. "Monsieur, veuillez me lâcher, s'il-vous-plaît, je cherche le guérisseur Ód, vous l'auriez vu ?"

Il enleva sa capuche, dévoilant son visage de Vane. "Appelez moi seulement Ód. Je suis enchanté de vous rencontrer, Dieu Loki."

Je m'assis devant lui, prenant une chope aussi. "Est-ce que vous pouvez retirer une Gemme de l'Infini d'un corps ?"

Il sembla se concentrer. "C'est très complexe, mais pourquoi vous désirez ça ? Votre fils est touché ?"

"Non. Moi." Je lui montrais mon poignet, qui grouillait de plaques, de cloques et de pu. "Vous pouvez faire quelque chose ?"

Tu as parcouru sept mondes, personne n'a pu. Mais comment veux-tu qu'il fasse ?

"Je ne sais pas vraiment, ça demande beaucoup d'efforts. C'est la Troisième ?"

J'hochais la tête, prenant à pleine main ma chope pour la porter à mes lèvres, en prenant une gorgée, puis la reposant sur la table en bois massif. "J'essaie de m'en débarrasser, et je sais que Thanos le Titan Fou peut me la retirer, mais je ne veux pas lui donner l'occasion de faire plus de ravages..."

Il regarda dans son verre, et se leva brutalement, me prenant le poignet fermement. "Suivez moi. Nous ne sommes pas en sécurité ici..."

"Vous voyez l'avenir dans les chopes de bière ?"

Il me lança un regard dur, et raffermi sa prise. "Suivez moi, Dieu Loki. Vous ne me croiriez pas si je vous en parlais maintenant."

"Euh... D'accord, d'accord, je vous suit."

Tu es si misérable ! Cogne dans ce gros tas de graisse !


On entrait maintenant dans un chalet de montagne, qui semblait être la maison de ce Vane. Tout était boisé, les canapés étaient recouverts d'une fine soie grise et les meubles étaient de style ancien. Les murs étaient en bois, ce qui donnait une chaleur zen à la pièce quand le soleil tapait sur les murs. On se sentait bien dans ce petit salon.

Je m'asseyais sur le petit divan de soie, regardant autour de moi. "C'est somptueux."

"C'était la maison de ma mère, Dieu Loki, vous savez. Elle est morte pendant une bataille entre les Elfes Noirs et notre monde." Il sorti deux tasses qu'il remplit d'une tisane et m'en donna une, prenant place à mes cotés. "Mon père était un ivrogne qui était incapable de se battre. Alors il trouvait un moyen plus simple de s'accorder des petites victoires. Il tapait sur ma mère et moi-même."

Comme Thanos avec Jurg, ça te rappelle rien ? Ton ami est MORT ! Et tout ça, à cause de toi ! Parce que tu es un imbécile, un lâche, et tout ce que tu veux ! Tu as laissé mourir ton ami qui voulait te protéger. Ah, mon second, si misérable créature.

Mes yeux étaient dans le vague. Brutalement, une voix me sortait de la discussion, cette voix était dans ma tête, dans mes souvenirs.


"Tu sais très bien, Loki."

Nous nous étions disputés. J'étais encore enchainé au mur, mais je me rebellais. Je voulais sortir, et Jurg m'avait bien fait comprendre qu'il ne pouvait pas me sortir sans l'autorisation de son père.

J'étais énervé.

"Si tu étais un vrai ami, tu me sortirais de là !"

"Non, Loki !"

"Pourquoi ? J'ai cru que tu t'en faisais pour moi, après toutes tes visites, je pensais que c'était parce que tu me prenais en affection !"

"C'est bien parce que je t'affectionne que je ne veux pas que tu partes dehors, avec tous les gardes qui sont là pour te tirer une balle dès que tu franchiras la porte de sortie !"

Je m'étais stoppé, le regardant droit dans les yeux, cherchant un mensonge. "Tu me dis donc la vérité. Que serais-tu prêt à faire pour me protéger, puisque tu m'affectionnes ?"

"Je serai prêt à mourir pour te protéger. Et tu le sais bien. Menteur." Il me fit un clin-d'orbite et quitta la pièce.

Je soupirais, exténué, les bras en bouillie. Mais bientôt, ma lutte contre la possession recommençait de plus belle.


"Dieu Loki, vous êtes parti où ?"

Brusquement, je me tournais vers lui, les yeux vides, la voix tremblante. "J'étais là, c'est juste que -"

"Vous avez perdu un ami. En tout cas, un proche pour qui vous aviez beaucoup d'affection. Et vous avez mal."

"A vrai dire, je ne peux pas être en forme, puisque j'ai perdu mon fils et mon meilleur ami, alors..."

Il arrêta de parler, fixant ses yeux d'un gris d'acier sur moi. "Et... Vous avez peur."

Mes mains tremblaient en effet. Mais je n'avais pas peur. J'étais seulement frustré. Rien de plus que ça.

Pour le Grand Menteur des Neuf Royaumes, tu sais que c'est un mensonge pourri ?

"Je n'ai pas peur."

"Dieu Loki, je connais le secret que vous cachez. Vous êtes sur le point d'exploser, la pression est trop grande et présente, mais vous ne pouvez pas, parce que si vous le faites, vous avez deux chances sur trois de provoquer Ragnarök, et tout le monde vous prendra pour responsable, et - si c'est juste - ils mettront votre tête sur une arme tranchante et la couperont en public."

Je m'étais arrêté de respirer une seconde, réalisant que tout ce que ce Vane disait avait une grande chance de se produire. Un regard noir atterrit sur lui, venant de mes yeux horrifiés par les images reçues. "Serait-ce une menace ?"

"Point du tout, c'est seulement un constat."

"Vous constatez drôlement bien."

"Cela doit venir de ma mère. Elle avait toujours eu ce genre de capacité."


"Ma mère avait la force de pouvoir tout déduire d'un simple regard sur toi. C'est bien la seule de l'Univers à avoir jamais su le faire."


Je secouais brutalement la tête. "Vous aviez un frère ? Une sœur ?"

Un malaise le prit. "Pourquoi une question aussi indiscrète ?"

"Pardonnez ça, mais c'est très important."

"J'avais... Un grand frère. C'était le fils de Thanos, le premier époux de ma mère. Ma mère m'a dit que j'avais une sœur aussi, mais elle était morte bien avant."

"Il s'appelait Jurg, n'est-ce pas ?"

Il baissa les yeux. "Quelque chose comme ça, oui. Mais pourquoi vous me demandez ça ?"

"Parce que Jurg, le fils de Thanos, est mort ce matin pour me protéger."

Il se leva, s'approchant en prenant une épée. "VOUS !" Il la pointa à ma gorge. "FILS DE LAUFEY !"

"Certes."

"VOUS AVEZ LAISSE MON FRÈRE PÉRIR POUR VOUS ? VOUS ÊTES UN SALOP !"

"Si vous le dites. Mais posez cette arme."

"Pas avant de vous avoir décapité avec !"

Je ne bougeais pas, tandis qu'il avançait, et quand sa lame entra en contact avec ma peau, je restais calme, malgré la pression en train de monter en flèche dans tout mon corps, me donnant des tremblements.

"Je vous prie de vous calmer, et de poser cette épée."

"ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE ! JE VAIS VOUS BUTER !"

"Faites."

Il appuya son épée, ses longs cheveux bruns passant devant son visage pâle, et quand il sentit un frémissement de ma part et qu'il vit du coin de l'œil une goutte de sang perler, il retira l'épée. Sans plus parler, mais maintenant toujours l'épée avec férocité, il s'approcha pour la repousser derrière ma nuque, tentant de scier.

"Pour des raisons pratiques, vous pourriez tirer."

"La ferme." Il était redevenu calme, mais semblait comme fasciné par le sang qui tachait mes vêtements.

"Vous savez, c'est pas que je m'ennuie mais - vous savez, - ça fait mal."

"La ferme !"

Il repoussa son épée après avoir entaillé un morceau de peau pleine de cloques, et lâcha son épée, prenant plus précieusement la fine membrane et l'emmenant un peu plus loin, commençant à l'étudier.

Il se tourna vers moi, reprenant son épée. "Vous avez une magie noire plus puissante que jamais je n'en ai vue."

"Est-ce curable ?"

"Pas que je sache."

Qu'est-ce que je t'avais dit ? Maintenant, lève toi et éclate lui les dents de ta tête !

"Pitié, tais toi..."

"Excusez moi ?" Il me regardait étrangement. Sans même m'en rendre compte, j'avais répondu à la stupide créature contenue dans mon esprit.

Stupide toi même, bouffon !

Je me tournais vers le Vane, qui était en armure de combat, regardant par la fenêtre. "Vous savez, Òd, j'ai... Depuis quelques temps une voix interne, qui m'inspire de violence et de méchanceté avec les autres. Une créature que cette magie en moi a apporté et dont je ne peux plus me débarrasser."

T'en débarrasser ? Petit bâtard, attends un peu ! Dans le genre rancunier, je suis bien de loin le plus dangereux !

Ma main commençait à briller en violet, alors que maintenant je prenais en compte la vengeance du monstre intérieur. Il apparut, en moi, éliminant ma partie véritable pour semer le chaos.

Il s'avança vers Òd, lui attrapant violemment le bras, tandis que les yeux de mon corps étaient noirs. Le Vane recula brutalement.

"Alors comme ça, on cherche à me virer, hein ? Mais c'est mon corps maintenant ! Ce ne sera plus jamais celui de l'autre !"

Le Vane échappa à la prise. "Loki, reprenez vous, vous pouvez vaincre ce démon ! Je vous en prie ! Si vous n'y parvenez pas, Thanos va venir ici !"

"Mais tu vas la fermer ta gueule ?" Hurla le monstre à travers ma voix, mais en plus grave et sombre, et il lança le Vane dans une vitre, le faisant passer à travers, le verre explosant sur le corps ensanglanté. Òd se redressa en vitesse, prenant le bras qui appartenait à mon corps, tentant de me faire revenir à la surface. L'autre le chassa d'un simple coup de coude, qui l'envoyait vers un meuble ancien boisé.

"Loki, je vous en prie, vous pouvez le faire ! Réveillez vous !"

"Tu ne comprend pas que c'est moi qui ait le pouvoir maintenant ? Petite loque ! Je vais te faire ramper et t'arracher la peau du cou avec mes ongles !"

Le monstre s'approchait déjà du guérisseur mais Thanos fit son apparition juste devant lui, lui prenant le poignet, mon poignet, à moi normalement. Sif et Fandral bordaient ses cotes, regardant ces yeux sombres qui étaient désormais les miens. Le monstre avait prit le dessus.

"Thanos ! Je viens me faire esclave, pour que tu me fasses soldat à tes cotés. Et..." Le monstre s'arrêta une seconde, laissant un sourire mauvais imprégner ses lèvres. "... Je veux que tu tue l'autre."

Non ! Tu n'as pas l'droit d'faire ça !

Thanos ricana. "Bien évidemment, je vais le faire. Viens donc avec moi. Et tu auras Thor."

Tu aimes mon frère ?

La ferme, mon second !

"Vraiment, je fais un bon marché avec vous. Sera-t-il amoureux de moi ?"

"Ce pervers ? Aucun besoin. Suffit qu'il voit le visage de son frère pour tomber dans les draps."

QUOI ?

Putain, la ferme !

J'étais ahuri. Comment Thor avait pu me cacher ça aussi longtemps, et surtout, pourquoi ne pas me l'avoir dit ? Ah... Je crois que je connais la réponse.


"Et, une dernière question, Loki, s'il-te-plaît."

Je me tournais vers lui, le pas sur la porte, regardant le grand blond qui était assit sur le bord de son lit, dans sa tenue de Roi d'Asgard. "Je t'écoute."

"Comment tu réagirais si... Ah... Non, laisse tomber..."

"Mais parle."

"Non, non, c'était une blague." Il quittait déjà la pièce, me laissant interrogateur.


Il avait souhaité te le dire, seulement, tu ne lui faisais pas assez confiance pour qu'il se rassure et le fasse sans une once d'hésitation. Grâce à ton acte de pure stupidité, il va m'appartenir, sous tes yeux verdâtres.

La ferme, honnêtement, tu as déteint sur moi.

Thanos s'avança, et attrapa le poignet de mon double, mais, lui, n'eut pas de réaction, là où j'aurais hurlé et me serais débattu. Je voulais qu'il me lâche, pour sauver mon cerveau des images de la prison qu'il m'envoyait, mais c'était l'autre qui commandait maintenant, il ne savait pas ma douleur, il ne savait pas ma blessure.

Il ne savait rien de moi.

"Comment dois-je t'appeler ?"

"Oh, appelez moi Loki, bien sûr."

En plus de me voler mon frère, tu me voles mon prénom ? Tu ne veux pas non plus voler mon pouvoir ?

J'ai le temps pour ça.

Ah, parce qu'en plus, tu comptes le faire ?

Il ne répondait plus, avançant vers le portail que Thanos avait ouvert, sous les yeux ébahis d'Òd, qui était toujours encastré dans son meuble. Il semblait encore bloqué, des morceaux de bois rentrant dans sa chair pâle, pour en faire sortir le sang par gouttelettes. Il avait le visage découpé par les morceaux de verre, et son œil droit était presque crevé, le morceau de verre étant arrivé juste au dessus de sa paupière.

Sif arriva vers l'homme, et toute ma puissance d'esprit se mit en marche pour résister au monstre et reprendre le dessus. Elle était maintenant au dessus de lui, lui pointant la gorge avec son épée, et, lorsqu'elle l'éleva dans l'air pour l'abattre sur l'homme, je me rendais compte que je n'avais pas pu bouger.

L'homme était maintenant allongé, coincé dans un meuble de bois, des débris plein son corps, et mutilé de sa tête. Une profonde douleur envahit mon esprit, m'inondant de remords et d'impuissance, ainsi que de peine pour ce pauvre homme que j'avais fait tuer en lui parlant de la Gemme.

J'avais eu tort de penser que quelqu'un pourrait me sauver de cet enfer. J'avais depuis le début fait une lourde erreur, d'abord en allant chez Surtur, ensuite en m'alliant avec deux traîtres, et en laissant mon louveteau à Asgard, où il fut assassiné, laissant Jurg me protéger parce que j'étais têtu et qu'il décède pour ça, et j'avais eu tort de mêler tout ce petit monde à mon soucis.

Je l'avais fait parce que, simplement, j'étais égocentrique. Je pensais que j'étais plus important, qu'il fallait que je me sorte d'une chose, d'un monstre que j'avais moi-même provoqué, y mêlant ma famille et mes amis, qui eux, ne demandaient rien de plus que de me voir sourire un peu.

Ça me faisait de la peine de me dire que c'était tout, entièrement, de ma faute. Je me sentais prisonnier dans mon propre corps, prisonnier dans mes propres sentiments, prisonnier de mon propre orgueil. Et j'avais entraîné tous ces gens à la Mort.

Bientôt, on avait disparu pour Attilan, où j'allais certainement passé les dernières heures de ma vie divine.