Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, je vous mets le chapitre un peu en retard parce que je suis une double beta, alors ça fait un paquet de boulot ! Enfin, il était fini depuis bien longtemps, honnêtement, je n'aurais pas pu le finir à temps sinon !

Typographie:

Gras / Italique : Il s'agit du très court instant pendant lequel le second de Loki revient en lui, le reste du temps, il fait sa vie, hein...

Italique: Souvenirs, souvenirs !

Gras: Simplement, le second de Loki.

et enfin l'écriture traditionnelle revient au récit, sachant que les "..." sont les dialogues.


J'espère que vous aimerez !

Bonne lecture !


Ragnarök


Chapitre 8: La Galaxie d'Attilan et le Royaume d'Asgard


Je ne dormais pas. Il était peut-être minuit, peut-être une heure du matin, mais je ne dormais pas. Parce que quand j'essayais, je tremblais. J'avais peur. Le monstre étant sorti de mon corps il y avait à peine quelques heures, je me sentais vide depuis, je sentais qu'il me manquait quelque chose. Peut-être une identité, puisque l'autre m'avait prit la mienne. Je ne savais pas vraiment.

J'étais de nouveau dans ce cachot immense, encore parsemé de mon propre sang que Thanos avait fait couler cinq ans auparavant. Je sentais une immense faiblesse me prendre en cet endroit maudit. Mes chaînes étaient lourdes, tout comme mon cœur. J'avais tout perdu. Fenrir, Jurg, Thor, Òd, et certainement d'autres dont pour le moment j'ignorais l'identité.

Peut-être qu'eux aussi n'en avaient pas. Comment savoir ?

Un grincement de porte se manifesta devant moi, tandis que le monstre Loki venait de se placer devant moi. Il semblait satisfait. Je le détestais tellement. Je n'osais même pas imaginé ce qu'ils avaient fait, avec Thor. Ce que j'avais fait avec Thor, d'ailleurs. Malgré sa sortie de mon corps originel, il a gardé mon identité et mon apparence.

"Alors, mon second, on s'amuse bien ? On fait danser les chaînes ?"

"Monstre, je t'ordonne de te taire ! Tu es encore moi à ce que je sache !"

"Hey, man, tu croyais franchement que j'allais t'obéir ? Non ! C'est fini ! C'est l'heure de mon règne à moi maintenant ! Tu vas être gentil, d'accord, et accepter de mourir, comme le bon petit soumis que tu es depuis toujours."

Je m'agitais, tentant de sortir de mes chaînes, mais elles étaient même trop lourdes pour que je puisse soulever du sol mes poings. Je serrais les dents, m'approchant difficilement de son visage. "Libère moi."

"Tu t'es vu ? Jamais !"

"Libère moi !"

"Fais danser tes chaînes, que crois-tu que tu vas faire dehors ? Que tu vas me tuer ? Mais je suis plus fort déjà que tu ne le seras jamais dans ta vie !"

"Je t'en prie ! Ecoute moi ! Thanos va tout détruire si je reste ici, je dois partir ! Et même que... Tu vas m'accompagner."

Il recula, étonné, mais surtout moqueur. "Qui ça, moi ? Non !"

"Alors meurs." En un tour de magie, mes chaînes étaient au sol, et j'étais debout devant lui. "Moi, je m'en vais, avec ou sans toi."

"Tu n'as pas peur que je te balance ?"

Un sourire malin imprégna mes lèvres gercées. "Non, parce que si tu le fais, tu seras toi-même puni pour ne pas m'avoir surveillé alors que tu étais devant moi."

"Ah - euh - Oui, tu as raison, mais - euh - Bon, comme tu veux. Quand est-ce qu'on part ?"

Mes yeux brillant du plus beau vert, je me tournais vers lui, le regardant gentiment mais avec détermination. "On part maintenant, crois-tu que je vais attendre ?"


Jane était arrivée depuis quelques jours au palais d'Odin, et elle se portait à merveille. Elle semblait enceinte, j'en déduisais simplement que Thor avait eu le droit à sa nuit. Je regardais autour, m'avançant vers la porte d'or massif, et la poussa, pour arriver juste devant le Grand Roi d'Asgard, le Tout Puissant, le Meilleur de tous...

... Thor.

Je me mettais à genoux - par obligation bien sûr - et le saluait avec bienveillance - ça aussi -.

"Loki Laufeyson, que fais-tu à Asgard d'où tu es bannis ?"

"Je viens implorer ton pardon et ta protection. Je suis un danger pour Yggdrasil, et Thanos le Titan veut -"

"Je sais..." Il s'approcha avec un sourire doux aux lèvres, puis me serra dans ses bras, et sans même que j'ai eu le temps de comprendre, il me chuchotait déjà à l'oreille. "Tu sais, tu m'as beaucoup manqué depuis la nuit dernière. Je n'ai pensé qu'à toi."

Je m'arrêtais une seconde, comprenant bien que Monstre Loki avait été là pour Thor la nuit dernière. Dans un regard sombre envers l'esprit, je prenais plus Thor contre moi, pour avoir accès à son oreille droite.

"Qu'avons-nous fait, toi et moi, la nuit dernière ?" J'avais insisté sur le moi, mais l'esprit maléfique semblait complètement indifférent à la situation.

"Tu ne t'en souviens pas ?"

"J'étais sur Attilan toute la nuit d'hier, en fait."

Il s'arrêta d'un coup, il avait sans doute réalisé le mensonge, et son expression en colère sur le visage n'allait pas faire du bien à celui qui allait en recevoir la sentence.

Il fit volte-face pour regarder d'un des regards les plus sombres jamais vus chez lui l'esprit qui avait prit mon identité, et je restais immobile, ne souhaitant pas payer pour cet avorton.

"Toi ! Tu as abusé de moi !"

"C'est uniquement de ta raison si nous avons fini dans le même drap, tu voulais à l'origine partager cette chambre avec ton frère ! Ton cadet, qui plus est !"

"Je fais ce que je veux, avec qui je veux !" Il prit mon poignet, mais en un bond, j'avais reculé, m'étant adossé au mur avec frayeur.

Mon cœur s'était emballé, alors que les souvenirs de ce temps des prisons aux multiples compagnons me revenait. Je n'aurais pas du attaquer Midgard, je n'aurais pas partager de cellule avec ces monstres qui les habitaient en temps normal.

Thor, lui, ne semblait pas comprendre, mais Monstre Loki avait bien comprit, me regardant d'un air meurtrier, tandis que je tentais juste de fuir.

Tout était immobile. Thor me fixait comme si j'étais un extraterrestre, et les habitants d'Asgard s'étaient arrêtés dans leur marche continuelle pour regarder ce qui se passait. J'étais juste une bête de foire à ce moment précis. Tous étaient autour de moi, à se demander quel genre de tour j'allais leur faire. Un vrai cirque.

Mais je n'aimais pas tout ce monde. Sans plus attendre, je me cambrais, cherchant une direction vers laquelle courir et où personne ne pourrait me suivre. Ma chambre. Mes quartiers.

A toute allure, je me jetais dans ma chambre et en refermais la porte à clé.

"Loki ! Ouvre moi !" Rugit Thor de derrière, tabassant la porte magique de ses poings.

"Désolé, Thor, j'ai besoin d'être... Seul un moment. Je peux ?"

Tout à coup, tout était silencieux. Il n'y avait même pas de bruits de pas derrière la porte, à croire que le temps s'était arrêté dans sa course. J'avançais doucement, anéanti par la vue qui se posait devant moi. Peut-être était-ce moi qui avait été déconnecté du temps, finalement.

Fenrir était au sol, en sang, mais recouvert d'une cape verte provenant de ma penderie. Il était immobile, son pelage si doux était pâteux, plein de sang séché et gluant, et sa petite tête, si petite tête, était posée sur un oreiller venant tout droit de mon lit. Je m'agenouillais à coté du cadavre, en touchant la douce crinière, mais il n'eut pas de réaction. Mes yeux s'embuèrent de larmes, tandis que je regardais attentivement ses yeux encore ouverts, bien verts, comme les miens, mais éteints. Plus aucune émotion ne passait par eux, ils n'avaient plus d'éclat. Mon cœur s'était ralenti, alors que je secouais ce fils que j'avais engendré depuis si longtemps mais dont la perte était inimaginable.

"FENRIR !"

Les larmes coulaient seules, pendant que tous mes membres me faisaient souffrir le martyr, tremblant puissamment, j'étais dans le vague, tout était devenu flou, mis à part ce petit corps, ce petit louveteau juste devant moi, mort. Mon enfant, mort. Mon amour, souillé. Ma fierté, détruite.

On m'attrapait par les bras, m'emportant de ce corps froid et sans vie, alors que je réalisais seulement que j'avais détruit toute ma chambre avec un choc magique important. Je savais où on allait me mettre.

Dans une cellule anti-magie.


"Il faut que tu sois patient avec cet enfant, Loki, il te demandera sans doute beaucoup d'attention, mais, souviens toi, tu ne vas pas lui apprendre les bonnes choses en ne faisant que hurler."

"Mère, je sais encore mieux que vous tous comment je dois éduquer mon propre enfant !"

Nous étions dans la salle du Trône, et Odin ainsi que Frigga me faisaient depuis une heure la morale sur comment éduquer Fenrir.

Mais je n'étais pas encore idiot.

"Loki, sois patient, Fenrir est un enfant qui a beaucoup d'énergie à refouler -"

"Mais je sais, Mère, tu ne vas pas m'apprendre quelle est la personnalité de mon enfant, quand même !"

Elle stoppa tout mouvement, et c'est Odin qui prit la parole.

"On n'a pas vu l'exemple du père parfait avec Sleipnir, Loki."

"Si vous ne me l'aviez pas enlevé dès sa naissance, prétextant que j'étais trop jeune pour m'en occuper, j'aurais pu être un père parfait !"

Il soupira. "En tous les cas, tu fais un essai avec celui-ci. Mais je te préviens: Si tu parviens à lui donner les bonnes valeurs, je te rendrai Sleipnir et tu garderas tous tes prochains enfants. Mais si tu n'y parviens pas, tu seras puni de geôle, je te prendrai Fenrir et tous tes prochains enfants si tu parviens à en avoir dans les prisons ! Est-ce clair ?"

En tremblant, je répondais: "Très clair."


C'était quelque chose que j'avais su démontrer au Père-de-Toutes-Choses. Que j'étais un bon père, qui faisait attention à chacun des besoins de son enfant, et que même quand Fenrir demandait de la chair fraîche à manger et qu'il voulait que je lui ramène un Asgardien vivant, je lui donnai la chair de mon bras pour qu'il puisse satisfaire sa faim.

Pour Hela, ça avait été plus compliqué. Dès son plus jeune âge, comme le Père-de-Tout avait été énervé du fait qu'il avait eu tort, sans mauvais jeu de mot, il était entré dans ma chambre pour me la prendre, tandis que celle-ci dormait paisiblement au creux de mes bras. Il me l'avait prise, et j'étais tombé en dépression, cherchant jour comme nuit la pièce dans laquelle on avait enfermée mon enfant.

En vain. Je ne l'avais jamais retrouvée, et même à ce moment même, je ne savais pas ce qu'elle était devenue.


J'ouvrais les yeux, et, sans grand étonnement, je me trouvais dans une salle complètement blanche. La salle anti-magie, qui se trouvait juste derrière le trône, d'où Thor me regardait avec peine et compassion. Il me mettait parfois hors de moi. Mes mains recommencèrent à s'illuminer de violet, mais Thor me fit signe d'arrêter.

Je suis revenu avec toi, j'avais besoin de, comme on dit, rentrer à la maison ! Vieille bâtisse ridée !

Il s'approcha de la vitre qui me séparait de lui, posant sa main au niveau de mon visage.

"Loki..."

"Thor, laisse moi ! C'est toi qui m'a mit ici, c'est tout à cause de toi !" Je m'étais brusquement levé, lui faisant face. Puis, d'un coup bref, je plaquais mon poing contre la vitre, au niveau de son visage d'ange blondinet. "Tu aurais très bien pu me laisser dehors !"

"Loki, écoute moi, s'il-te-plaît -"

"Il n'en est pas question !"

"Je t'en prie !"

"La ferme, blondasse !"

Un bruit d'explosion venant de l'extérieur me fit me taire, tandis que je regardais d'un regard extrêmement sombre le Roi qui n'avait pas bougé d'un pouce pour aider sa population.

"Mais qu'est-ce que tu as fais, Thor ?" Criais-je, pour l'inciter à y aller.

"Ce n'est pas moi, Loki." Il me fixait tristement. "C'est toi."

Je reculais doucement, ne réalisant pas bien. "Moi ?"

"Tu as provoqué Ragnarök, mais ne t'inquiètes pas, je ne t'en veux pas. Je suis même, je pense, parfaitement capable de te comprendre."

Il souriait, alors que les hurlements des Asgardiens et les sifflements des bombes se rapprochaient.

"Ce sont... Des bombes ?"

"Non, c'est la terre qui se brise sous les pas des Géants de Muspelheim. Mais ne t'en fais pas, je te protégerai."

Il était calme, trop calme pour la situation. Même moi, j'étais plus secoué que lui.

C'est normal que tu sois plus paniqué que lui, mon second, tu culpabilises !

La ferme !

Soudain, d'un grand coup contre la porte, celle-ci s'arracha pour laisser place à Surtur. Il était trois à quatre fois plus grand que Thor, qui était déjà plus grand que moi. Il s'avança vers nous, regardant Thor avec dédain et m'ignorant royalement.

"Fils d'Odin, vous sermonnez peut-être le prisonnier, dois-je revenir plus tard ?"

"Je veux d'abord vous demander ce que vous avez mit en lui, Roi Surtur de Muspelheim."

"Stupide Asgardien, je lui ai implanté la Troisième Gemme de l'Infini, dans l'espoir qu'elle le tue !" Il approcha son visage pour me voir, puis s'accorda un sourire. "Mais il semblerait qu'il se porte encore très bien, Odinson."

Je me mettais juste derrière Thor, et nous étions seulement séparés par la vitre. "Thor, fais moi sortir, je vais t'aider..."

"Aider de quoi, Fils de Laufey ?" Éleva la voix Surtur, se relevant, pour se mettre au centre de la pièce. "L'aider à me vaincre ?"

Tous les Géants de Feu ici présents se mirent à rire, ce qui me permit de renchérir, et finalement, Thor me fit sortir. Je me plaçais juste devant Surtur, les mains devenant violettes.

"Vous savez, vous avez déchaîné en moi une puissance que même vous vous ne savez pas contrôler. Et vous espériez qu'elle allait me tuer, mais vous avez eu tort, parce que maintenant qu'elle est mienne, je peux mettre tout l'Univers à genoux dés lors qu'il m'en prend l'envie." Il stoppa tout mouvement, reculant alors que j'avançais en sa direction. "Je suis plus fort que vous ne le serez jamais, Surtur de Muspelheim, et vous ne pourrez plus jamais me la retirer." Mes mains devinrent plus intensément sombres.

Laisse le moi, laisse le moi, laisse le moi !

Je te le laisse, ne t'inquiètes pas. Mais, une question: C'est quoi ton prénom ?

Il prit le dessus, puis en s'avançant toujours, les mains de plus en plus violettes - "Mon vrai prénom est Hela. Et je suis ta fille."