Chapitre 32 : Une matinée bien mouvementée

Obi-Wan ! Obi-Wan ! Réveille-toi et rejoins-moi ! vite !

Obi-Wan se redressa d'un bon. L'urgence qu'il percevait dans l'esprit de Sarissa l'inquiétait. Il s'habilla aussi vite qu'il pouvait, trébuchant à moitié sur des affaires qui traînaient par terre.

il allait franchir la porte de son appartement lorsqu'une voix retentit dans son dos.

― Padawan !

L'intonation présente dans la voix de son maître provoqua chez le jeune homme une légère grimace.

― Maître, je suis navré, je ne vous avais pas vu.

― Je m'en étais aperçu. Si tu veux bien te regarder deux minutes dans le miroir avant de sortir, tu nous éviterais à tous les deux une gêne dans les prochains jours. Je ne tiens pas à ce que les maîtres Jedi me disent que mon padawan ne sait toujours pas se vêtir correctement.

Devant les propos de son maître, Obi-Wan se regarda dans le miroir présent à droite de la porte d'entrée. Il se rendit alors compte que sa bure de Jedi était à moitié rentrée dans son pantalon, et que ses cheveux étaient en bazar, lui donnant l'air d'une personne qui avait trop abusé de la boisson. Il remit sa bure en place avant d'arranger ses cheveux. Constatant que la tresse de son padawan était dans un état lamentable, Qui-Gon s'approcha et se mit à la refaire tout en prenant la parole.

― Au vu de ton affolement, je crois comprendre que ton amie t'a contacté par votre canal de communication favoris. Tu peux aller la rejoindre, à deux conditions, la première, ne faîtes rien de stupide, et la deuxième je veux que tu me rejoigne pour le repas de midi devant le temple, je t'invite avec Anakin à manger à l'extérieur. J'ai eu l'autorisation du conseil, pour Ani.

― Vous nous invitez ? s'étonna le jeune homme. En quel honneur ?

― Cela fait aujourd'hui un an que nous avons rencontré Ani, j'avais envie de marquer l'évènement.

Tout en parlant, QuiGon repositionna la tresse qu'il venait de finir de façon à ce qu'elle tombe sur l'épaule de son élève, sans la lâcher réellement. Obi-Wan le regarda faire, fronçant les sourcils, se demandant pourquoi son maître agissait aussi étrangement. Enfin, tout du moins, plus étrangement qu'à son habitude. Son maître recula d'un pas, ne lui laissant pas le temps de poser la question ouvertement.

― Allez file, ne la fait pas trop attendre. On se retrouve sur le parvis du temple.

Sans laisser le temps à Obi-wan de réagir, Qui-Gon sortit de leur appartement d'un pas calme et mesuré. Obi-Wan haussa les épaules, et après un instant de réflexion, attrapa un mellifruit dans la cuisine, avant de se diriger d'un pas rapide mais modéré vers le planétarium où l'attendait Sarrissa. Ne s'attendant pas à son appel, il avait été surpris, d'autant plus qu'elle n'aurait pas dû être de retour sur Coruscant avant la semaine prochaine.

Une fois arrivé au niveau du planétarium, il fut soulagé de constater que le couloir était vide, avant d'entrer et de verrouiller la porte, indiquant que la pièce était occupée pour une méditation. A peine eut-il le temps de se retourner, qu'il se retrouva plaqué contre le mur à droite de la porte. Il accueillit avec un plaisir non dissimulé ces lèvres qui lui avaient tant manquée. L'ardeur de leur retrouvaille faillit bien avoir raison de lui, mais, réussissant tant bien que mal à se reprendre, bien que difficilement, Obi-Wan se détacha doucement de son aimée. D'une impulsion dans la force, le jeune homme mit en route le dôme du planétarium, y faisant apparaître les nombreuses constellations visibles depuis Coruscant. Il inclina un des fauteuils en position allongée avant d'y entraîner Sarrissa, la tenant serrée contre lui. Tous deux restèrent ainsi, dans le calme, profitant de la présence l'un de l'autre. Entre ses missions à lui et les siennes, ils ne s'étaient pas vu depuis plus d'un mois. Et bien que la force leur permettait de communiquer de plus en plus loin, le manque s'était fait ressentir.

Aucun des deux ne prononçait un mot. Cela devait maintenant bien faire une dizaine de minute, si ce n'est plus qu'ils étaient installés l'un contre l'autre, profitant simplement de la présence de l'autre, se gorgeant de l'odeur de leur compagnon lorsqu'ils furent dérangés par le bruit d'un estomac gargouillant. Dans un léger rire, Obi-Wan sortit le mellifruit de sa poche pour le tendre à son amie.

― Comment as-tu su ? s'étonna-t-elle avant de prendre le fruit en remerciant Obi-Wan d'un léger baisé.

― Tu as cette fâcheuse manie de sauter les repas quand tu es pressé.

Obi-Wan sourit en regardant Sarrissa couper en deux le fruit. Ne pouvant résister, il lui embrassa la tempe, tout en resserrant sa prise. Sarrissa lui tendit un morceau de fruit qu'il prit dans sa bouche en mordillant légèrement ses doigts au passage.

― Le fruit est pour toi, pas pour moi.

― Je sais très bien que je t'ai réveillé et que tu n'as pas pris la peine de prendre un petit déjeuner avant d'arriver ici, contrat Sarrissa en lui tendant un nouveau morceau.

Une fois le fruit entièrement consommé, Obi-Wan questionna Sarrissa sur l'urgence de son appel.

― Tu n'étais pas pressé de me voir ? le charia-t-elle.

― Bien évidemment que oui, et tu le sais très bien. Tout comme je sais que tu me caches quelque chose depuis quelques jours.

― Tu n'es vraiment pas au courant ?

― Non, pas le moins du monde, lui répondit Obi-Wan en caressant légèrement le bras de Sarrissa d'un geste tendre et presque inconscient.

― Alors cela veut dire que j'ai réussit à penser à toi tout en te cachant cette information ! Une étape de plus dans l'utilisation de notre lien.

― En l'occurrence ce serait plutôt la non utilisation… Bon tu comptes me le dire un jour ?

― Voyons Obi-Wan, un Jedi doit savoir…

― … faire preuve de patience, je sais. Mais ce que je sais, c'est que là actuellement, je ne suis pas le Jedi, je suis juste Obi-Wan qui passe du temps avec la femme qu'il aime, femme qui le fait languir en le taquinant et lui faisant miroiter une information qu'elle lui cache depuis des jours à priori.

― Depuis des jours, depuis des jours. Je te signale que je viens à peine de rentrer…

Obi-Wan la coupa d'un léger baisé avant de chuchoter.

― Tu joues avec les mots ma chère. Tu sais pertinemment bien ce que je veux dire.

― Très bien, très bien…. Il se pourrait que lors de mon enquête, j'ai découvert l'existence d'un trafic d'enfants sensibles à la force transitant par Tatooine.

― Tatooine ? s'exclama Obi-Wan. Mais enfin, j'y étais il y a un an et il n'y avait pas de trace d'un trafic.

― Il ne serait installé que depuis peu. Les trafiquants changent de planètes de la bordure extérieure de manière régulière pour brouiller les pistes. D'après mes informations, ils devraient rester sur Tatooine encore un mois, au minimum, deux, au maximum. Ils auraient actuellement deux enfants. J'ai demandé au conseil l'autorisation de mener les opérations. Ils m'ont accordé d'y aller à condition que je sois accompagné. J'ai donc fait valoir le fait que tu connaissais les lieux pour y être déjà allés une première fois. Maître Qui-Gon devait nous accompagner, mais le conseil l'envoie en mission diplomatique je ne sais plus où.

― Sur Salliche, on devait partir dans deux jours pour accompagner les sénateurs.

― Oui, enfin, tu ne vas plus sur Salliche, mais tu viens avec moi sur Tatooine. Nous n'avons pas la possibilité d'attendre le retour de cette mission, ni d'apprendre à connaître un autre Jedi connaissant cette planète. Donc on y va tous les deux, on trouve des informations, un maximum. On va devoir se trouver une couverture d'ailleurs, personne ne devra se douter de notre identité, enfin la couverture est presque prête. Une semaine après notre arrivée, une escouade d'une dizaine de Jedi nous rejoindra pour récupérer les enfants et arrêter les différents participants. Maître Yoda était particulièrement… énervé… autant qu'il peut l'être par la situation. C'est pour cela que notre infiltration ne sera pas bien longue. Il veut agir le plus prudemment possible, mais également le plus rapidement.

― Oui, il n'aime pas que l'on s'en prenne aux enfants.

― Comme tout Jedi... Sarrissa fit une légère pause avant de reprendre. Ce n'est pas pour rien que nos novices ont interdiction de quitter le temple avant un certain âge, sauf s'ils ont l'autorisation du conseil, et encore, ils doivent être accompagnés par au moins un Jedi et suivis par des gardes du temple.

― S'ils savaient le nombre de fois où on a suivi Bant et Bolla dans leurs excursions alors qu'on avait quoi ? sept ans ? huit ans ?

― Sept ans, et ils sont au courant. j'ai découvert que certains Jedi ont pour mission de suivre les novices qui s'aventurent seuls en dehors du temple. On leur laisse faire leurs expériences et on ne les attrape que si un danger approche. Enfin bref, demain à la première heure on décolle pour tatooine. Oh, et je ne t'ai pas dit où nous allons sur Tatooine non ? On va à Mos Espa !

― Mos Espa ! Mais c'est … !

― Oui, tu as bien entendu, confirma Sarrissa dans un grand sourire.

N'y tenant plus, trop heureux de la nouvelle, Obi-Wan serra sa compagne contre lui, l'embrassant de tout son être. Ils ne se séparèrent que lorsque le souffle commença à leur manquer.

― Je sais que tu n'attendais qu'une occasion pour t'y rendre, mais je te rappelle que nous y allons en mission. Je ne peux pas te garantir que nous aurons le temps de passer la voir.

― Je sais, la mission avant tout. Mais de savoir que tu as… je ne sais pas comment te remercier.

― Hum…. sourit Sarrissa en lui tapotant la joue. Et bien, disons que tu en auras l'occasion car je te rappelle que nous devons nous fondre dans la masse. Et, en plaisantant, maître Koon à proposé que notre couverture soit un jeune couple marié qui fuit sa planète. J'ai bien cru que Shaak allait s'étouffer et ne pas réussir à se retenir de rire à ce moment-là. Enfin les maîtres ont approuvé cette couverture car elle sera crédible d'après eux du fait que notre clan soit toujours aussi uni. Mais en attendant, nous devons nous rendre auprès de la costumière et aller faire nos papiers.

― Alors il ne faut pas tarder. Je dois rejoindre maître Jinn pour le déjeuner. Il était au courant n'est-ce pas ?

― Bien évidemment que oui, il était présent ce matin pendant mon rapport. Je te rappelle qu'un maître doit valider les missions de son padawan auxquelles il ne participe pas. En réalité, je pense que Shaak a eu la même idée puisqu'elle l'a convoqué dès qu'elle a eu entre les mains la transmission de mon rapport. Il était là même avant moi.

― Je vais devoir la remercier.

― Oui, enfin, je crois qu'elle en a surtout assez que nous ramenions tous les objets que nous pouvons avant de les revendre, rigola Sarrissa. Tu penses qu'on a assez ?

― Je pense oui. Enfin je l'espère. Je ne me vois pas faire comme mon maître et la jouer aux jeux, ou, dans je ne sais quel pari.

― C'est quand même fou quand on y pense, un maître Jedi a joué la vie d'un enfant sensible à la force lors d'un pari. Enfin, je te laisse, je vais travailler notre couverture avec Shaak, puis faire le tour du hangar pour trouver un vaisseau qui conviendrait. On se retrouve vers quinze heure chez la costumière ?

― Je n'ai pas mon mot à dire sur notre couverture ? se plaignit Obi-Wan.

― Obi, je suis navré de te le dire, mais tes idées en ce qui concerne les cou….

Sarrissa ne put terminer sa phrase, les lèvres de Obi-Wan venant couvrir les siennes avec douceur. Il s'éloigna doucement en chuchotant.

― Il reste encore une quinzaine de minutes à la projection, est-ce que tu penses que nous pourrions en profiter sans évoquer de sujet qui fâche ?

― Hum, et bien, je ne sais pas trop, j'ai beaucoup de chose à fai…

Les lèvres d'Obi-Wan sur son omoplate firent perdre le fil de son propos à Sarrissa. Obi-Wan, constatant que sa manœuvre avait fonctionné, sourit contre sa peau avant de prendre la parole, tout en caressant du bout des doigts les reins de son amie.

― Tu disais ?

― Et bien, pourquoi pas, après tout, un maître Jedi trouverait étrange que la méditation soit écourtée. Et je ne suis pas à quinze minutes prêt.

Les deux amants profitèrent de leur retrouvaille avant de quitter le planétarium, Sarrissa pour rejoindre Shaak qui l'attendait, et Obi-Wan parti en direction d'une salle d'entraînement. L'annonce de ses potentielles retrouvailles avec sa mère le rendait fébrile, et il ressentait le besoin de se recentrer avant le déjeuner. Lorsqu'il arriva dans la salle qu'il avait choisie, il la préférait pour ses larges fenêtres permettant une vue dégagée sur Coruscant, elle était déjà occupée par un humain, qui entraînait un jeune novice de l'espèce de maître Yoda. Obi-Wan s'installa en tailleur dans un coin de la pièce pour ne pas les déranger pendant leur enchaînement. Après plusieurs minutes, le maître jedi se tourna vers Obi-Wan, le saluant, obligeant Obi-Wan à se lever pour le saluer à son tour.

― Je ne souhaitais pas vous interrompre, s'excusa Obi-Wan, ce lieu m'a toujours relaxé.

― Ce n'est rien, sourit le maître. Tu es le disciple de Maître Jinn n'est-ce pas ?

― En effet, je me nomme Obi-Wan Kenobi, répondit en s'inclinant légèrement Obi-wan en signe de respect.

― Enchanté de te rencontrer Obi-Wan, je suis Kelleran Beq, et voici mon élève pour la journée, le jeune Grogu. Il est encore jeune mais peut parfois se montrer très surprenant. Que dirais-tu de faire une démonstration de sabre laser au jeune Grogu ?

― Ce serait un honneur maître, répondit humblement Obi-Wan en s'inclinant.

Obi-Wan regarda le jeune Grogu s'installer dans un coin de la pièce alors que maître Beq sortait son sabre de la poche intérieure de sa bure. Le jeune padawan se dépêcha de se mettre en position, ce n'était pas tous les jours qu'il avait la possibilité de croiser le sabre avec une personne autre que ses amis ou son maître. Il comptait bien profiter de l'occasion pour apprendre quelques mouvements.

Ce n'est qu'une heure plus tard que l'entraînement s'acheva. Obi-Wan était ravi d'avoir pu se dépenser, et maître Beq, qui semblait connaître son maître, lui avait appris quelques bottes en lui conseillant de les perfectionner avant de les utiliser contre maître Jinn.

Les Jedi se séparèrent calmement après leur entraînement, et Obi-Wan rejoignit son maître, comme prévu sur le parvis devant le temple Jedi. Ce dernier l'attendait calmement, discutant avec Anakin d'un sujet qui semblait hautement important. Cependant, lorsqu'il vit son frère, Anakin, jusque-là assis sur un rebord, sauta sur ses pieds et courut dans sa direction.

― Obi ! je n'avais pas réaliser ! Cela fait déjà un an que l'on se connaît ! Je n'ai pas vu le temps passé !

― Houlà, et oui, un an déjà… Bon, tu veux bien me confier ce qu'ont prévu de faire les jumelles cette semaine ? demanda Obi-Wan en se remémorant une scène qu'il avait entre-aperçu en sortant de la salle d'entraînement.

― Pourquoi tu dis ça ?

S'il ne le connaissait pas, Obi-Wan aurait pu tomber dans le piège de la question posée avec innocence. Seulement, en un an il avait appris non seulement à le connaître, mais aussi que l'association de son frère et des jumelles était plutôt explosive, au grand désespoir de nombreux maîtres, mais au grand amusement de maître Yoda. Obi-Wan poussa un léger soupir avant de répondre à son frère.

― Tout simplement parce que depuis l'une des fenêtres de la tour d'entraînement où j'étais, je vous ai vu vous taper dans les mains à votre façon. Et je sais parfaitement ce que cela veut dire.

― Je ne vois absolument pas de quoi tu parles….

Heureusement pour Anakin, Qui-Gon décida qu'il était temps pour eux de se mettre en marche vers le restaurant. Son intervention permit alors à Anakin de changer de sujet. mais Obi-Wan se promit que cette fois, si le piège était collectif il ne tomberait pas dedans. Pourquoi maître Yoda les encourageait-il à continuer leur bêtise sous prétexte que cela faisait un entraînement à tous les Jedi ? s'il y avait bien un endroit où ils devraient pouvoir relâcher leur vigilance, c'était au temple….

Le trajet jusqu'au restaurant se déroula dans la bonne humeur. Anakin profitait d'être hors du temple pour observer et essayer de mémoriser un maximum de choses. Cela fit sourire Qui-Gon qui interrogea Anakin à ce sujet.

― C'est ta première sortie du temple depuis ton arrivée non ?

― Oui ! répondit avec vivacité Anakin, il me tarde le mois prochain, il est prévu que mon clan fasse une sortie guidée avec un maître ! Celle de l'année dernière avait déjà été faite juste avant mon arrivée, et ensuite les maîtres ont décidé que tant que je ne serai pas suffisamment acclimaté au temple il valait mieux que je reste à l'intérieur.

Obi-Wan sourit à cette information avant de grimacer. Il ne se rappelait que trop bien de sa première visite de coruscant avec son clan…. mais surtout que c'est à ce moment-là que les idées de Bant avaient été plus osées. Qu'est-ce que les jumelles et Ani allaient bien pouvoir leur inventer une fois qu'ils auront accès à Coruscant ? Il allait devoir mettre en garde le maître les accompagnant, certains lieux ne sont pas à leur montrer, enfin, pas tout de suite du moins. Il espérait que les jumelles ne les connaissaient pas encore.

― Vous ne connaissez pas encore l'identité du maître qui vous encadrera ?

― Non, maître yoda nous a dit qu'il y réfléchissait encore. Beaucoup de maîtres vont partir en longue mission à priori et ne seront peut-être pas rentrés à temps.

― Et maître Yoda vous a expliqué tout cela ? demanda Qui-Gon d'un ton étonné, devançant Obi-wan, cela ne ressemblait pas au vieux maître de donner autant d'informations.

A l'entente de la question, Anakin regarda à sa droite, perdant son regard sur les devantures des bâtiments. Il semblait avoir compris qu'il avait trop parlé et cherchait maintenant comment s'en sortir. Ce fut avec difficulté et hésitation qu'il répondit.

― Et bien, il se pourrait, que de manière tout à fait hasardeuse, à la bibliothèque, le compte de maître Yoda était ouvert sur le datapad que nous consultions.

― Un bien pratique hasard je trouve, releva Obi-Wan, avant que son maître ne prenne la parole.

― Nous voici arrivés, avant d'entrer, Anakin, je veux que tu saches que le fait que les documents de maître Yoda puisse être à la portée d'un novice est dangereux. Je te demanderais donc de relever tous les incidents de ce genre et de les faire remonter à maître Yoda. Il en va de notre sécurité à tous.

― D'accord maître, acquiesça le jeune homme en baissant légèrement les yeux.

Qui-Gon sourit avant de pousser la porte tout en parlant.

― Bien, maintenant que tout est réglé, rentrons profiter de ce repas. Obi est attendu pour des essayages d'ici trois heures.

― Ne m'en parlez pas maître… soupira Obi-Wan en entrant à son tour, je me demande ce que les filles vont bien pouvoir inventer, mais je n'ai pas eu mon mot à dire.

― Si j'ai bien compris, vous allez jouer le couple noble qui s'exile et coupe les ponts avec sa famille pour pouvoir se marier, et profiter de sa lune de miel. Je trouve ça très romantique, sourit Qui-Gon. Qu'en penses-tu Anakin ?

Obi-Wan ne put que sourire, il savait que ce repas allait être plein de remarques de la part de son maître. Des remarques à double sens, que lui comprendrait mais pas Ani. Enfin il espérait que Ani l'ignorait…

― Je ne sais pas. Qu'est-ce qu'il se passe lors d'une lune de miel ?

La question pleine d'innocence du jeune garçon rassura son frère et le fit éclater de rire, donnant ainsi le ton du repas.