Windmark est dans un couloir du bâtiment. Il regarde autour de lui, entendant des pas. Il aperçoit un homme, en combinaison verte. L'autre le regarde. Il a un tatouage sur le bras. C'est l'homme sur qui Walter a tiré. Il est mal en point.

GEOLIER : Il avait un flingue. Comment il a pu trouver un flingue ?

Windmark incline sa tête silencieusement et se téléporte, sans lui répondre.

Oslo. Windmark apparaît dans une ruelle. Il marche peu de temps dans la rue et atteint une avenue. Il se dirige patiemment vers un restaurant. Il entre, snobe le serveur et rejoint une table ou trois autres observers l'attendent. Il jurent à côté de lui. Tous les trois ont leurs vêtements abîmés, leur chemises blanches tâchées, leurs manches déchirées, leur chapeaux froissés ou abandonnés, des contusions sur les bras et le visage. Windmark s'assied.

MUELLER : Il nous est parvenu qu'un incident a eu lieu à Flekkeroy.

Mueller, l'observer que Peter avait réussi à tuer en 2036, a un hématome sur la lèvre. Il parle avec beaucoup moins d'assurance qu'auparavant.

WINDMARK : Juste une petite expérience, dont les résultats, il me semblent, furent concluants.

ROYCE : Je crois deviner que vous avez planifié sa fuite. Dans quel but ?

WINDMARK, attendant quelques secondes, puis souriant : Les choses que ça a provoqué en moi... C'était splendide. Je ne doute pas que si vous aviez été là pour le voir, votre esprit serait rempli d'une puissante vigueur.

Royce, lui aussi assassiné par Peter, ne sourit pas. A son côté, le quatrième observer, inconnu, déguste voracement son plat, en écoutant.

ROYCE : Il me semble que vous pourriez profiter de votre temps de manière plus utile, Windmark.

WINDMARK, commençant à pimenter son assiette, irrité : Ne plus entendre mon pseudonyme précédé du titre de Captain me procure une sensation étrange dans mon bas dos. Et très déplaisante.

ROYCE : Ce qui me déplaît, c'est votre capacité à organiser vos propres frivolités, alors que, visiblement, vos semblables doivent affronter de bien plus douloureuses situations.

MUELLER insistant : Bien plus douloureuses.

WINDMARK : Y a-t-il un problème avec le statut que Paris m'a accordé ?

MUELLER : Oui.

ROYCE, agacé, interpelle l'observer dévorant son plat : Griffith, je pense que nous pourrions tous gagner à ce que vous prêtiez plus d'attention à notre conversation.

GRIFFITH, finissant sa bouchée : Je me permets de remettre en cause cette affirmation, et de questionner aussi bien ses fondements que ses motivations.

Il prend une nouvelle bouchée. Royce lève les yeux au ciel.

WINDMARK : Il m'apparaît pourtant que vous vous portiez à merveille. Quoi qu'il en soit, ce genre de discussion ne m'intéresse pas.

MUELLER : Cela ne me procure aucun étonnement, étant donné que notre malheur ne vous affecte en rien.

WINDMARK : Mueller, je pense nécessaire de vous rappeler que, moi aussi, j'ai fait la malheureuse expérience de mon décès.

ROYCE : Il suffit. Cette discussion ne fait que raviver l'intense pincement qui gagne si souvent mes muscles mastoïdiens. Paris estime que les analyses doivent débuter sur les deux individus.

WINDMARK : A-t-il envoyé une autre ration ?

MUELLER, passant la main dans sa poche : Voilà votre part.

WINDMARK, saisissant une fiole en verre remplie d'un liquide incolore sur la table : Ah. Cela me soulage et me satisfait au plus haut point. Je ne peux pas décrire les effets que cette drogue a sur moi.

ROYCE, souriant : Aucun d'entre nous ne le peut. Griffith est le seul à préférer le plaisir que lui procure son alimentation à cette substance.

GRIFITH, la bouche pleine : Elle m'est tout de même profitable, puisqu'elle me redonne de l'appétit.

Les trois autres se regardent, surpris. Cela leur semble pourtant impossible.