Chambre de Walter dans sa prison. Il fait jour. Il est recroquevillé dans son lit. Sa mine est terrible. Il ne bouge pas.
Une série de bruits de pas se fait entendre. Un plateau passe par la porte. Une nouvelle blouse s'y trouve. L'homme de l'autre côté regarde par l'embouchure C'est toujours le gardien avec le tatouage sur le bras. Il voit Walter immobile.
GEÔLIER : He ! Debout. Il faut que vous enfiliez ça.
WALTER, murmurant : Allez en enfer.
GEÔLIER : Allez ! (Il frappe sur la porte) Ne me forcez pas à entrer.
Rien en se passe. L'home hésite puis ouvre la porte. Il récupère la blouse et s'approche de Walter. Il est gêné par l'odeur. Le vieillard n'a plus l'air de faire attention à son hygiène.
GEÔLIER : Ca ne vous ferait pas de mal d'utiliser votre douche de temps en temps.
WALTER, la voix un peu plus claire : J'ai dit allez en enfer !
GEÔLIER : Vous allez vous laver et puis enfiler cette tenue.
Walter lève un œil plein de rancœur sur lui.
WALTER, distinctement : Allez. En. Enfer.
L'homme pointe un revolver sur lui. Walter reste indifférent, regardant de nouveau dans le vide.
GEÔLIER : Je pourrais vous faire du mal.
WALTER : Ah vraiment ?
Il tourne les yeux vers lui, sans regarder son arme.
WALTER : Vous croyez pouvoir me faire du mal ?
GEÔLIER, baissant son arme, se sentant idiot : Levez-vous.
Il lui attrape les épaules et l'aide à se lever.
Plan du visage de Walter, vide et morne, sous la douche. Des gouttes lui tombent sur les yeux. C'est comme s'il n'était plus là. Il respire profondément et se frotte sans grande vigueur.
Plan du gardien entré dans la salle de bain qui l'aide à enfiler sa blouse. Walter gémit.
Nouveau plan dans la chambre. Le gardien fait face à un Walter dépressif, habillé et humide.
GEÔLIER : Suivez-moi. Ne tentez rien d'idiot.
