Les deux hommes marchent dans les couloirs du bâtiment. Ils n'empruntent pas le même chemin que Walter lors de sa fuite. Il empruntent des escaliers similaires et Walter finit par se sentir perdu. Ils arrivent enfin vers une porte identique à celle que le scientifique avait aperçu, qui portait le nom de code Michael.

Le gardien touche le centre de la porte blanche. Une série de symboles bleus apparaît, comme un clavier de calculatrice. Walter regarde. Il tape trois coups et la porte s'ébranle. Elle coulisse, s'enfonçant dans le mur bleu. Le gardien entre puis se retourne et voit Walter, toujours sur le pas. Celui-ci le regarde avec un visage triste, comme implorant la pitié. L'homme recule et attrape le vieillard. Il le fait entrer en le poussant.

C'est une pièce avec une plus faible luminosité. Le sol est un carrelage bleu, et les murs sont d'un gris sans défauts. Plusieurs tables sont disséminées, portant pour certaines des équipements chirurgicaux, pour d'autres des appareils médicaux, et pour d'autres des appareils d'analyses, reliés par des files électriques, et relevant plusieurs signaux. Mais sur une table éclairée par une lampe élevée, se trouve un petit corps chétif et nu, à la peau blanchâtre. Il est recouvert d'une couverture de fils à transfusion ou électriques, et d'appareils collés à sa peau, ou plantés dedans. Son crâne est fourré dans un casque grillagé et luminescent, sur lequel dansent des étincelles. Plusieurs perfusions tissent une toile sur sa couche.

WALTER, l'apercevant : Michael !

Il tente de s'approcher mais est retenu par son gardien.

WALTER : Comment pouvez-vous les laisser faire ça ?

Il voit une autre table éclairée par une lampe. Trois autres personnes en blouses bleu clair s'en approchent, portant des masques et des couvres-chefs. Walter fait l'aller-retour entre ceux là et son gardien avant de comprendre. Il s'agite et tente de s'échapper dans l'autre sens mais est saisi par son gardien et un autre garde, sorti de la pénombre. Il se débat. Une seringue s'enfonce dans sa carotide. Il perd l'usage de ses membres rapidement puis s'évanouit.

Les deux gardes le placent sur la table. Windmark apparaît à côté.

WINDMARK : J'arrive trop tard. Il m'aurait été agréable de voir son visage au moment où il découvrait son complice.

Le gardien fronce les sourcils, comme dégoûté par la cruauté de l'observer.

Chirurgien : Tout est en ordre.

WINDMARK : Très bien, commencez.